Zibeline n°23 octobre 2009
Zibeline n°23 octobre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de octobre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : la paix en Méditerranée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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XIV ARTS PLASTIQUES PRÉAU DES ACCOULES MAV Arlequin coquin Fidèle à sa mission de sensibilisation des enfants à l’art par le jeu, le Préau des Accoules fait écho à la nouvelle exposition du musée Cantini, De la scène au tableau, en brossant le portrait du fameux Arlequin. Qui mieux que ce personnage légendaire pouvait ouvrir le monde du théâtre aux enfants ? Farceur, pitre, menteur et malin, Arlequin comédien cache derrière son masque bien des secrets et des facettes… Le Préau des Accoules les dévoile au jeune public à grand renfort d’activités pédagogiques (découverte de la scène et ses décors, du costume, des masques, ateliers de gestuelle et d’improvisation), de panneaux illustrés et de jeux conçus et fabriqués spécialement, preuves d’une belle inventivité. Le parcours est ponctué de haltes thématiques -l’habit fait l’Arlequin, les enfants d’Arlequin ou encore Arlequin sous le masque- qui favorisent la découverte et la réflexion et permettent à l’équipe de partager des moments ludiques avec les enfants. Avec, cerise sur le gâteau, de véritables trésors dénichés dans les collections des musées de Marseille que le Préau des Accoules met à portée de leur regard : gravures et dessins du XVIII es. provenant du musée Grobet-Labadié, masque comique du II es. av. J.C. du Musée d’archéologie méditerranéenne, images publicitaires du XIV es. du Musée d’histoire de Marseille… Une occasion unique, selon la directrice Laurence Rossellini, d’offrir aux enfants un premier contact privilégié avec des œuvres originales. Pour certains d’entre eux, ce sera également l’occasion de toucher du doigt le théâtre car le spectacle vivant fait son entrée en scène au Préau des Accoules grâce à de nombreuses collaborations. Avec son proche voisin le théâtre de Lenche pour des visites couplées avec l’exposition, avec la compagnie Tiramisu qui fait découvrir le jeu masqué aux minots, l’équipe du théâtre Massalia qui ponctue l’exposition de lectures et l’Institut culturel italien qui propose des ateliers de théâtre en langue française et italienne. Sûrs qu’après cette exploration du monde d’Arlequin, les enfants rêveront tous d’être un jour comédien ! MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Arlequin, comédien et coquin enfants de 4 à 10 ans jusqu’au 29 mai ouverture tout public mercredi et samedi de 13h30 à 17h30 avec animations gratuites sur inscription (samedi 14h et 16h, mercredi 16h, vacances scolaires lundi, mardi, jeudi, vendredi 14h) Le Préau des Accoules 04 91 91 52 06 Combinaison, années 50, Maison Henri Ours, Musée de la Mode de Marseille François Moura Espaces de ville Avec Sous la lune II, la Maison de l’architecture et de la ville de Marseille accueille pour la première fois une exposition interactive destinée aux familles et au jeune public L’œuvre-jeu du sculpteur Miquel Navarro, commande du Centre Pompidou à Paris, réussit le tour de force d’être ludique, pédagogique et poétique ! La MAV prête volontiers sa verrière à cette installation de 50 m² qui s’expose dans le monde depuis…. 1994. Avec un succès qui ne se dément pas : une manière de parler autrement de l’architecture, et d’élargir son public en proposant une exposition à manipuler… Déployée au sol, l’œuvre rassemble plus de 1000 pièces mobiles qui, au fil des manipulations, composent une ville imaginaire vue d’en haut, une « ville idéale » née de la combinaison de cubes, colonnes, tours et pyramides. Quant aux règles du jeu, elles sont faciles puisqu’elles peuvent être réinventées à tout moment ! « D’un point de vue pédagogique, souligne la MAV, cette présentation de la ville permet au public d’avoir un nouveau point de vue sur elle, non plus de l’intérieur mais d’en haut ». Sans compter que chacun peut suivre ses propres pistes, entre réalité et imaginaire, et appréhender l’espace urbain à son échelle. Que l’on vive en bord de mer, en milieu rural ou dans une mégalopole, on se réapproprie les éléments « comme des mots que l’on peut combiner avec les mains » pour aménager son territoire, inventer des monuments, dessiner un plan. Bref, rêver sa ville de demain… Zibeline : Comment expliquez vous que cette exposition rencontre un tel succès depuis 15 ans ? Boris Tissot, commissaire de l’exposition : Cela tient à la qualité du travail du sculpteur et au plateau qui permet une meilleure approche de l’espace dans lequel nous vivons. Le fait de présenter l’exposition sous la verrière de la Maison de l’architecture et de la ville est particulièrement propice : les jeunes y seront invités à jouer et à créer leur ville. Ils vont la découvrir ou la redécouvrir, et ils auront beaucoup d’histoires communes à partager. Centre Georges Pompidou Dans chaque ville, le public dispose d’outils identiques et pourtant l’espace qu’ils reconstruisent n’est jamais le même. Pourquoi ? C’est la parole des jeunes qui sert de liant et révèle le palimpseste de la ville dans laquelle le jeu se déroule. Ce sont eux qui nourrissent cette ville imaginaire, dans l’interstice entre chacune des sculptures. Et de ce lien naît un nouvel espace urbain, grâce aux relations entre la main, les histoires et les jeunes qui se l’approprient. Parfois, on pose une caméra dans les ateliers pour pouvoir capter ces « interstices » et l’on constate d’innombrables variations d’un atelier à l’autre. Sept sculptures verticales sont fixées au sol, comme sept repères immuables… Avec Miquel Navarro, on a souhaité poser des repères et, pour des questions de sécurité, les fixer au sol. Bien qu’elles soient en aluminium poli de couleur grise, les jeunes inventent au milieu d’elles des jardins. Dans toutes les villes du monde, l’exposition devient toujours un lieu de création, un lieu de vie. PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE GODFRIN- GUIDICELLI Sous la Lune II Miquel Navarro Maison de l’Architecture et de la Ville Jusqu’au 6 nov Visite/atelier d’1h30 environ sur inscription Entrée libre à l’exposition 04 96 12 24 10
THÉÂTRE ANTIQUE D’ORANGE PATRIMOINE XV Homo spectator ! Depuis mai, le théâtre antique d’Orange est peuplé de Fantômes, et s’anime d’étranges fêtes où l’on entend le cliquetis des armes… De merveilleux prétextes pour faire découvrir la culture antique en action ! Le monument draine des milliers de visiteurs chaque année. La beauté exceptionnelle du site, son caractère unique (n’est-ce pas le théâtre romain le mieux conservé de l’Empire ?), constituent d’indéniables atouts. Mais le public est exigeant, les pierres seules ne suffisent pas à calmer son appétit, il faut aussi les faire vivre pour déplacer les familiales foules… 20 siècles de fantômes Grimpez au sommet de la cavea, quelle vue sur l’ensemble de cette belle architecture ! Glissez-vous dans la galerie couverte qui surplombe l’édifice, là où les pullati, les marginaux de la société, étaient placés pour assister aux représentations (pour eux, il fallait voir sans être vus !). Dans les alvéoles, sortes de grottes creusées à intervalles réguliers, les fantômes du passé vous attendent, ceux de l’Aurusio du III e siècle, deux jeunes gens qui se disputent les faveurs d’une belle (« pulchra puella ! »). Leurs hologrammes naissent d’entre les pierres. Puis, les anciennes gloires du renouveau du théâtre, à la Belle Epoque, avec Sarah Bernard, laissent la place aux années pop rock (1975- 1981) : ce sont Franck Zappa, Téléphone, Dire Straits… La dernière grotte déroule le fil magique des chorégies, l’hologramme de Roberto Alagna nous guide, « les artistes sont là pour l’éternité », Nathalie Dessay, Béatrice Uria-Manzon et tant d’autres… En quatre étapes nous sommes prêts à renouer avec les premières foules qui ont hanté les lieux… jusqu’à devenir comme eux « homo spectator ». Enfance du jeu La fête romaine commence. Le char s’élance sur la piste, le cheval bouscule un peu l’escalier de bois qui mène à la scène… Entre les combats de gladiateurs et les démonstrations de char -réservées aux enfants qui hésitent parfois- on pouvait, les 12 et 13 septembre, visiter les ateliers du campement romain. Passionnant ! Les intervenants parlaient avec flamme de leurs stands. On vous initie à l’écriture, à partir de modèles des divers alphabets antiques, maniement du calame et du stylet assurés ; on vous fait composer de petits tableaux à partir de tesselles colorées, pour les mosaïstes d’un jour. Ne croyez pas que seuls les enfants soient intéressés par l’exposition d’armes romaines, soldats et gladiateurs, les livres aussi, les mallettes contenant des sets d’écriture, les tablettes de cire et les papyrus ! … Que dire enfin du stand animé par la VIII e Légion ? Jeux d’enfants, hochets dont le tintement était censé éloigner les mauvais esprits, chariots à roulettes, osselets, dés, poupons de chiffon égyptien, ancêtre de la poupée Barbie articulée en bois (les étapes de croissance des filles n’ont guère changé depuis 2000 ans). Clin d’œil aux écoliers, une statuette à tête de singe représente le maître qui les martyrise avec sa longue férule et de trop longs devoirs. Mais place au spectacle. Gladiateurs Brice Lopez, directeur de l’ACTA, convie les spectateurs à une démonstration de gladiature, insistant sur la dimension cathartique du combat spectacle. Puis il présente les différents types de gladiateurs, ce qu’ils symbolisent, insiste : il n’y a pas de combat sans entraînement ! Le sable de l’arène crisse, les combats se succèdent, on se prend au jeu, lutte technique, rapide, précise, du grand art. Mais des marques rouges strient les dos qui luisent de sueur. Intermitte ! Pause ! L’école de gladiature s’ouvre aux enfants qui s’en donnent à cœur joie, avec une discipline toute romaine. Théâtre Le char romain a cessé ses tours, les spectateurs rejoignent leurs places, représentation théâtrale oblige ! Non, pas de Plaute ni de Térence, mais un exemple du théâtre du haut empire. Depuis plusieurs siècles il n’y avait plus de textes de théâtre, mais des représentations grossières, violentes. D ACTA Jean-Louis Zimmerman Il s’agissait pour le public de chasser les démons de la mort. Brice Lopez insiste sur l’origine funéraire des jeux comme du théâtre. Représentation d’une courte pièce, avec le vieillard riche, la jeune fille, la vieille femme folâtre, l’idiot avec ses cheveux rouges et ses yeux bleus pour montrer qu’il n’est pas Romain ! … La musique -reconstituée par un groupe italien sur des reproductions d’instruments d’époque- donnait aux acteurs des indications sur le jeu, la progression de l’action. Les siècles un instant s’effacent : de quoi toucher du doigt la paradoxale épaisseur du temps… MARYVONNE COLOMBANI La Fête romaine a été donnée les 12 et 13 sept dans le Théâtre antique d’Orange www.otorange.fr Si l’animation multimédia Les Fantômes du Théâtre est permanente (jusqu’en 2011), il n’en va pas de même pour la Fête romaine. En mai cependant le théâtre accueille une fête destinée aux enfants (entrée gratuite jusqu’à 17 ans). Tout au long de l’année un parcours est destiné aux 5-12 ans (distribution d’un livre d’enquête qui leur permet de partir à la recherche d’indices) et des tarifs familiaux sont pratiqués. www.theatre-antique.com Vous pourrez retrouver l’association ACTA et son école de gladiateurs dès mars 2010, à Beaucaire (voir Zib 21). 04 66 20 27 76 www.parc-beaucaire.fr



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