Zibeline n°23 octobre 2009
Zibeline n°23 octobre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de octobre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : la paix en Méditerranée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VIII SPECTACLE Artistes au jardin Depuis plusieurs années le parc de la Mirabelle accueille une manifestation particulière : durant trois jours des spectacles se déroulent, petites formes conviviales et familiales, mais d’une qualité que nombre des manifestations bon enfant de ce type oublient incidemment. Ainsi, le dimanche, sous un soleil inconstant, entre des enfants attentifs et des parents décontractés étalés sur leur nappe à pique nique, on a pu entendre une vraie chanteuse lyrique interpréter avec talent quelques airs du répertoire, tout en faisant le poirier (si si) ou en jouant Carmen l’allumeuse sur les genoux de spectateurs complices et CARESSEZ LE POTAGER STE-MAXIME GYPTIS o Jérôme Dorso X-D.R amusés. Quant à la performance du danseur funambule, elle fut épatante : Jérôme Dorso retrouve dans son solo, sur son fil, les poses cabrées, sexuelles, angulaires, narcissiques de Nijinski, tout en gardant la belle épate des acrobaties fildeféristes. Très applaudi, malgré les premières gouttes. Puis il y eut encore les cours et démonstrations de tango, un bal, et la vente aux enchères du potager au profit d’une association caritative africaine. Car l’équipe de Caressez le potager n’oublie ni les arts, ni la fête, ni le partage… AGNES FRESCHEL Fantaisie artificielle Jérôme Thomas nous avait habitués à des spectacles d’une plus grande densité, comme Rain/Bow, création de 2006 qui tourne encore. Sortilèges, premier rendez-vous jeune public du Carré Sainte-Maxime, est de nature plus « légère », comme la pluie de plumes tombée du ciel sur scène. Inspiré de la fantaisie lyrique de Ravel et Colette, L’enfant et les sortilèges, le spectacle ne parvient pas vraiment à ensorceler. L’histoire est simple : l’héroïne, sorte de Fifi Brindacier, profite de la ville endormie pour faire le cirque de sa vie, refusant tout à trac d’obéir aux grands et de ranger ses jouets. Pour crier sans ménagement l’espace d’un songe : « Je vais tout péter ! » ou « Je veux des histoires et pas des devoirs ! » Sur le plateau, c’est la panique ! Voilà qu’une flopée d’accessoires surgissent des entrailles de son lit transformé en boîte de Pandore (sabre, lance, L’enfance du hip hop o o poupées, livre magique, peluches), que des fauves tentent de lui lécher les orteils, que des fantômes étranges glissent dans la pénombre. Si rien ne l’affole, le public, lui, s’amuse lorsque la chambre se transforme en piste de cirque : les numéros de jonglage et d’acrobatie en mettent plein les yeux des enfants… Mais ça ne fait pas mouche à tous les coups, et le peu de matière narrative ne suffit pas à lier la panoplie d’effets visuels, à donner du sens aux belles images. Un merveilleux qui, malgré le talent des trois acteurs circassiens, n’opère pas assez… MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Spectacle présenté le 22 sept au Carré Sainte-Maxime (83) à l’occasion du festival Entre ciel et terre. Sortileges X-D.R David Llari crée sa première pièce au Gyptis, dans un théâtre habitué à recevoir des ados. Voici un spectacle qui ne devrait pas leur déplaire ! Les danseurs de la compagnie Sun of Shade sont d’une virtuosité propre à susciter leur enthousiasme… Le beatboxer est époustouflant, il parvient non seulement à produire des sons très proches des instruments acoustiques, mais aussi à superposer les rythmiques… Quant aux danseurs, spécialistes du robot, breaker, contorsionniste ou funk style, ils sont épatants. Sans doute un peu trop cachés par des costumes occultants : on aimerait voir davantage leurs mouvements. Mais le propos est de retrouver l’enfance, d’animer des jouets, lézard, robot, pierrot, figurine. Les lumières et le décor sont efficaces, les séquences un peu longues parfois, bâties sur un crescendo, mais dans une succession linéaire un peu lassante. Mais cela reste un spectacle coloré, qui devrait trouver son rythme dans l’habituel enthousiasme du public ado ! A.F. Artoy’z Agnès Mellon Artoy’z est créé au Gyptis du 13 au 17 oct
Drôle de leçon ! b Jean-François Zygel est venu éclairer la musique du grand Ludwig pour inaugurer la saison qui lui est consacrée au Grand Théâtre de Provence Son visage, ses lunettes et ses mimiques sont à coup sûr familiers. Normal, Jean-François Zygel est devenu un personnage incontournable du PAF. Sa façon singulière de présenter un compositeur de manière ludique tout en étant pertinente ne s’essouffle pas, bien au contraire. Ses leçons de musique, passées également par la case radio, trouvent un public nouveau, du mélomane au néophyte séduit par ce discours enjôleur, humoristique et désacralisé. Les plus jeunes aussi s’y retrouvent : Beethoven avec un grand B a été passé à la moulinette à coups de sarcasmes sous les doigts ou les mots du pianiste présentateur. L’auditoire comblé adhère et en redemande, pouffant de rire à l’écoute des premières mesures du « médicament des adolescents » appelé plus communément 1er mouvement de la sonate Au clair de lune. La mort et l’amour, grandes questions du romantisme, sont à L’Ogre qui aimait les enfants… La Nuit de l'ogre doux X-D.R Le Bada fait son boum depuis le 2 septembre ! La sixième compagnie à occuper les lieux est l’Arène théâtre du Tarnet Garonne, avec La Nuit de l’ogre Vivre sans loup La saison Régionale des Arts de la Rue et du Cirque a débutée avec la Compagnie Orphéon pour 13 représentations dans des centres culturels et autres structures appartenant au RIR (Réseau inter-régional en Rue). Françoise Trompette, metteuse en scène, a choisi un texte de théâtre Jeune Public de Bettina Wegenast et installe sur le gazon un troupeau de moutons dont le public fait partie. Au début les deux bergers (Frédéric Martinez et Georges Perpes) rassemblent le troupeau, invitant ainsi les spectateurs à se regrouper près de l’espace de jeu. Puis les 2 comédiens deviennent moutons et mangent du gazon à pleines dents, pour le plus grand plaisir des plus jeunes spectateurs. C’est alors que surgit la terrible nouvelle : le loup est mort ; suivie de son corollaire : qui va le remplacer ? Au lieu de se réjouir de la disparition d’un danger constant, un des deux moutons prétend à sa succession. S’ensuit la transformation avec la fourrure noire, le collier de leur tour raillés, bien que la musique en soit si merveilleuse. Exemples à l’appui, le baryton Laurent Alvaro en profite pour déployer son timbre énergique et sa belle présence alors que le mandoliniste Julien Martineau exhume des curiosités compositionnelles destinées à une certaine comtesse fruit d’un béguin encore une fois malheureux ! Entouré également de l’excellent quatuor à cordes Diotima et du plus inattendu quatuor de trombone Format A4 (dont la virtuosité méphistophélique a secoué l’ouverture de Guillaume Tell du rival Rossini), le zélateur Zygel a une fois de plus réussi son pari pédago avec ce Beethov’on the rock’s. FREDERIC ISOLETTA b GTP BADABOUM THÉÂTRE KARWAN Jean-Francois Zygel Pilippe Gontier D doux. Souhaitant être au plus près des plus petits, le metteur en scène Éric Sanjou a écrit un texte qui joue sur les mots simples et la musique originale de Mathieu Hornain. Il s’est souvenu de ses terreurs d’enfant, seul dans sa chambre, le soir, lorsqu’il inventait des personnages et se racontait des histoires pour se donner du courage. C’est ce que fait Tipouce, qui aime le théâtre et veut jouer l’histoire du Petit Poucet avec des marionnettes. Rien ne se passera comme dans le conte de Perrault : « Monsieur la fée » va brouiller les pistes et l’ogre bleu ne veut surtout pas manger les enfants. Une autre histoire se joue alors sur fond de ciel étoilé : la fée devient méchante et emprisonne l’ogre, Tipouce et les enfants dans le donjon du château. Mais tout finit bien en chansons : Tipouce attendra sereinement la nuit suivante et sa couverture bleue se métamorphosera à dents pointues, l’apprentissage des rugissements. Tout cela, fondé sur un comique et des décalages éprouvés, fonctionne bien. Il n’en va pas de même des épisodes avec le représentant de l’ordre et la brebis Renée : le propos, plus complexe, est confus, et les changements de voix et de personnages ne facilitent pas la compréhension de l’intrigue. Puis le comique reprend ses droits pour évoquer les problèmes de digestion du mouton-loup, qui n’a vraiment pas l’estomac adéquat. La morale est sauve : nous n’avons pas besoin d’oppresseurs ! CHRIS BOURGUE Être le loup s’est joué dans divers lieux publics et champêtres, ou dans des parcs urbains, notamment au Parc Borély le 7/10. Il sera à Port-St-Louis le 17/10 et au Parc de l’Oasis (Marseille 15 e) le 21/10. www.karwan.info/-Orpheon-Theatre-Interieur IX nouveau en ogre amical… Après le spectacle une dizaine d’enfants ont participé à un atelier avec dessins, costumes, personnages pour s’approprier le spectacle et en parler. Car au Badaboum voir et faire ne se conçoivent pas séparément… CHRIS BOURGUE Prochains spectacles, des reprises du Badaboum mises en scène par Laurence Janner : La poupée Scoubidou du 14 au 24 octobre, Rumpelstiltskin du 26 octobre au 3 novembre et Lulu Poppop du 11 au 21 novembre Représentations mercredi et samedi après-midi à 14h30/04 91 54 40 71 Etre le loup Orphéon Théâtre Intérieur



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