Zibeline n°23 octobre 2009
Zibeline n°23 octobre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°23 de octobre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 96

  • Taille du fichier PDF : 7,4 Mo

  • Dans ce numéro : la paix en Méditerranée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 CIRQUE/ARTS DE LA RUE SIRÈNES ARLES MERLAN Drôle de don ! Reprise de Sirènes et Midi net, l’incontournable rendez-vous des premiers mercredis du mois sur le Parvis de l’Opéra. Les spectateurs n’ont pas été déçus par les Tony Clifton Circus qui, comme le nom de leur troupe ne le laisse pas deviner, sont italiens. Vainqueurs du Prix des Arts de la Rue de Barcelone en 2003 ils tournent partout en Europe. Leur objectif : déranger, bousculer, tout sauf ronroner ! Leur Xmas forever, critique féroce de la consommation qu’on fait avaler aux enfants sous prétexte de réjouissances communes, a été joué dans le cadre de Small is beautiful à Martigues et Aubagne. Sur le parvis de l’Opéra, à midi, ce fut un concentré… Une estrade rouge, un grand fauteuil, un micro : on annonce l’arrivée de « l’adjoint à l’espoir et à la joie de la Mairie de Marseille. » Il choisira dans la foule quelqu’un et lui fera un don merveilleux en réalisant son voeu. Musique et chansons aux accents de Luis Mariano, puis sirènes ! Aussitôt débouche une grosse 4x4 blanche et des gardes du corps aux lunettes noires surgissent, écartant la foule. Suspense. Qui va sortir de la voiture ? Je vous le donne en mille ! Le père Noël soi-même avec sa barbe blanche et sa tenue rouge. Il se précipite pour serrer des mains toujours sous la surveillance de ses inquiétants gardiens, puis fonce sur un homme dans un fauteuil de handicapé. Son voeu ? Danser ? Pas de problème : un « ange » en combinaison blanche fait tourner le fauteuil sur la musique de Singin’in the rain, les parapluies s’ouvrent, une bombe de farces et attrapes explose, le sourire du « gagnant » est à la grimace. C’est ça le bonheur ? Paillettes et flons-flons, tout dans l’illusion ? CHRIS BOURGUE m Pitres emplumés Ils savent y faire les artistes catalans de Los Gingers pour faire monter lentement la pression, se mettre la salle dans la poche, avec humour et dérision dans un exercice pas si simple de clowns qui sont avant tout des virtuoses du saut, de la barre et des portées. Lorsque s’ouvre le rideau, les premiers pas se font dansés, sur des airs connus de grands standards (ils ne pas Los Gingers pour rien !), rumba et salsa. Savant mélange de fête kitch -costumes compris- et de numéros « classiques » d’envolées, de jonglage, d’équilibre, leur travail tient tout autant du cirque que de la gymnastique, avec ce petit grain supplémentaire de douce folie, d’humour subtil et de bonne humeur contagieuse qui lient le tout. Sans oublier une technique irréprochable, car il en faut pour s’envoler comme pour tomber, qu’on soit un « roi de l’acrobatie » un brin macho ou une danseuse-équilibriste glamour… et pour se relever, avec toutes ses plumes et ses paillettes ! DO.M. Perlas y plumas a été joué les 10 et 11 oct au Théâtre d’Arles dans le cadre de Cirque et Entresorts. cp Oscar Santamaria Rojo Il dono a été donné le 7 octobre dans le cadre de Small is beautiful. Prochain rendez-vous avec Fred Nevchehirlian le mercredi 4 novembre à midi pour une sirène musicale Agnes Mellon Le Merlan fait son cirque En trois spectacles le Merlan propose un véritable festival de cirque contemporain. D’abord en accueillant Camille Boitel, jusqu’au 23 oct, dans son spectacle tout public L’Immédiat, où il construit un univers instable fait de bribes bancales de quotidien (voir Zib’22). Puis en concrétisant le Projet Cochon de Mathilde Monfreux, qui met en jeu son côté animal, et son amour/dégoût des cochonnailles (voir p 19). Enfin en accueillant les mêmes soirs Melissa Von Vépy. On avait remarqué l’immense talent de la trapéziste, capable de construire un discours avec son corps habile, juste le vide et ses regards, dans un duo avec Chloé Moglia créé au Creac lors d’un vagabondage du Merlan (I lookup, I look down, 2005). Elle revient en Agnès Mellon solo, après avoir créé sa pièce Miroir Miroir au Festival d’Avignon : avec un miroir composé de dalles amovibles elle joue de ses reflets, de ses brisures aussi, suspendue au-dessus d’un piano où Stephan Oliva égrène sa musique. Entre balancements, suspensions et passage de l’autre côté de la belle surface narcissique… A.F. Miroir Miroir Melissa von Vépy Du 12 au 14 nov 04 91 11 19 20 www.merlan.org
SMALL IS BEAUTIFUL CIRQUE/ARTS DE LA RUE Psyché urbaine Villes réanimées avez-vous donc une âme ? L’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine a débarqué aux Bancs publics pour psychanalyser Marseille, et plus particulièrement la Belle de Mai. Entreprise loufoque dites-vous ? Pas tant que ça… C’est avec de vraies méthodes analytiques que l’agence procède, suscitant la parole et les souvenirs des « patients » allongés sur des divans lors de vraies séances (20 à 30 mns !), et recueillant les empreintes des visages et des mains plongés dans la glaise primordiale (Baptêmes de terre de Fred Martin)… De ces expériences, qui ont suscité une forte implication des habitants, restent des traces, à partir desquelles Laurent Petit bâtit des prescriptions à mourir de rire, mais fondées, pour la plupart, sur un diiagnostic assez juste : o Marseille est sale et négligente comme une adolescente attardée, elle se prend pour le centre excentré du monde, n’a de cesse d’être fécondée par la mer et « prise par derrière » par ses agresseurs… Appuyée sur la psyché des habitants, des références historique réelles (la Ville sans nom) et urbanistiques approximatives, le portrait est assez juste ! Quant à prescrire la généralisation de jardins de chômeurs (il n’y a plus d’ouvriers !) qui cultiveraient une « herbe à forte valeur ajoutée » tout prêt d’une école officielle de « gredins » et d’un funiculaire, fait des compressions des voitures, qui relierait Londres à Tunis en passant par la Belle de mai et l’Obélisque… Ceci dit, sur le Vieux-Port ce soir-là, face à des millions de téléspectateurs, Messieurs Muselier et Menucci se livraient à d’autres projections quant à l’avenir du Grand Marseille. Monumentales aussi, sans aucun doute plus réalistes, mais moins drôles ! ! A.F. L’ANPU s’est livrée à son jeu psychanalytique du 3 au 9 oct, invitée par les Bancs publics dans le cadre de Small is Beautiful Anpu X-D.R. 29 Pas si small à Martigues… Rendez-vous est pris, le 6 oct à Martigues, dans le parking du personnel du centre commercial Auchan. Face au mur gris du fond, le public patiente. Les néons, qui devaient s’éteindre, resteront allumés. Qu’importe : dès que déboule le comédien, cheveux mouillés, vêtements trempés, la magie opère. Iljir Sélimoski est là, seul, avec son mal de vivre qu’il trimballe dans cet univers humide, en demande d’amour. Son corps est tout entier lancé dans ce monologue qu’il adresse à un inconnu abordé comme ça, parce que trop de solitude… Immergés dans le texte de Koltès, La Nuit juste avant les forêts - « ce petit diamant dont la langue est sculptée de manière jubilatoire » selon les mots de la metteuse en scène Catherine Marnas-, nous oublions les néons, les voitures qui de temps en temps démarrent bruyamment, et suivons pas à pas l’errance de celui, homme plus que comédien, qui nous communique si brillamment son humanité. À Martigues toujours, sous le pont de l’autoroute, l’ambiance est à la détente. Malgré les gros blocs de béton imposants qui se dressent de part et d’autre d’une route qui ne semble pas avoir de fin… Tournant le dos à la mer, quelques chaises longues attendent les spectateurs. Devant, la structure grise, au sol un bout de terrain de foot synthétique, et dessus, au coin, un joueur face à son ballon. Une 10 e minute corner dans laquelle s’élance le danseur-chorégraphe Raphaël Dupin. Seul il convoque, avec son ballon, tous les joueurs imaginaires, joue son match : corner, coups francs, penalty, rumeur qui monte et enfle et ce corps qui lentement se déplie, répète encore et toujours ces mouvements de jambes, en équilibre précaire sur un point peut-être gagné… Match terminé, « gazon » arrosé, et ce corps qui continue à se mouvoir, fatigué… Une pause soupe bienvenue, et le public se regroupe près d’une gargote au bord de l’eau. Une voix, puis deux puis quatre se font entendre, les Beaux parleurs sont sur place ! Le cercle s’élargit, les quatre tchatcheurs sont dans la place et commencent à s’invectiver. Les joutes verbales commencent, un thème est abordé, qui fera mieux que qui ? Si les voix s’égarent parfois dans les airs, les mots rebondissent souvent en faisant mouche, jusqu’à la très attendue partie d’insultes « pas injuriantes », qu’on aurait aimée plus longue ! Fin de partie pour ce coin perdu de Martigues, découvert au gré des spectacles toujours singuliers que nous offre Small is beautiful ! DOMINIQUE MARÇON Raphael Dupin Agnès Mellon o Les Beaux parleurs Agnès Mellon Small is Beautiful s’est également déroulé à Marseille et Aubagne du 2 au 10 oct. La Nuit juste avant les forêts sera joué à La Passerelle, Scène Nationale de Gap (05) les 17 et 18 nov. Puis en Nomade(s) avec la Scène Nationale de Cavaillon du 28 janvier au 1er février



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