Zibeline n°22 septembre 2009
Zibeline n°22 septembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de septembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : retour sur le Festival d'Aix.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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56 ARTS VISUELS Le dessus du Panier Best of d’œuvres à la Vieille Charité. De Puget ou Daumier jusqu’à Picasso ou Klein, Raysse et César… du Baroque à l’Art Contemporain On ne gravira pas uniquement la colline du Panier pour voir La Sainte Famille au Palmier de Pierre Puget et un Paysage Méditerranéen d’Othon- Friesz (1907), deux acquisitions récentes obtenues par les institutions marseillaises. La compilation des fonds muséaux marseillais permet de profiter en un seul lieu d’un condensé d’histoire de l’art du XVII e siècle à aujourd’hui. Tirées des collections des musées des Beaux- Arts, Cantini et du [mac], l’exposition donne la part belle aux peintures complétée d’une maigre section de sculptures. Chronologiquement et selon la succession des trois musées, le visiteur peut entrevoir les transformations esthétiques depuis l’époque baroque jusqu’à la rupture moderne avec le caravagiste Finson, Puget, Duparc (la seule présence féminine), Millet, Loubon et l’Ecole provençale, Monticelli, puis deux scintillants Signac, Dufy, Picasso, Kokoschka, Arp, Léger, Miro, Ernst, Raysse, VIEILLE CHARITÉ PETIT PALAIS Hains, Klein… Mais la poignée de sculptures reléguées dans les alcôves de la chapelle (Puget à côté de Brauner, Arp, Gonzalès, César et un rare assemblage de Bissière) se trouvent écrasées par la monumentalité du lieu. Un comble pour les quelques sculptures de l’architecte baroque auteur des bâtiments !, et une occasion malmenée de faire dialoguer avec ampleur l’art ancien et les propositions de la modernité. Les visiteurs de passage cet été, comme les Marseillais cet automne, sont ainsi encouragés à se rediriger vers les trois institutions muséales parmi les importantes de la ville (sans omettre le musée d’Archéologie Méditerranéenne et le MAAOA (1) abrités à la Vieille Charité même). En patientant pour la réouverture du Palais Longchamp, en attendant l’attribution de moyens sérieux pour une programmation solide au [mac], le musée Cantini nous promet l’évènement automnal avec une exposition sur le thème de la théâtralité dans la représentation picturale (voir p 52). Motivant, non ? CLAUDE LORIN (1) Musée d’Arts Africains-Océaniens-Amérindiens Andre Derain, Pinède, Cassis, 1907 Les collections s’invitent à la Vieille Charité Beaux-Arts, Art Moderne, Art Contemporain jusqu’au 17 janvier Centre de la Vieille Charité 0810 813 813 Saintes images Sous l’aura de Simone Martini et sa postérité, la peinture siennoise rayonne au musée du Petit Palais d’Avignon Le musée du Petit Palais possède une des plus importantes collections de primitifs italiens hors d’Italie. Depuis cet été trente-neuf pièces prêtées exceptionnellement par la Pinacothèque de Sienne l’ont rejointe pour marquer le 700 e anniversaire de l’installation des papes en Avignon. Une belle opportunité d’approcher des ouvrages de dévotion rarement montrés, représentant le passage de l’esprit gothique vers les formes renaissantes. Autour de la figure emblématique du « très noble et très célèbre peintre » Simone Martini, selon le mot du sculpteur Ghiberti, on retrouve les artistes ayant travaillé dans son aire d’influence tels Lippo Memmi, Sano di Pietro, les Lorenzetti et tant d’autres parfois anonymes… Bien que provenant souvent de chefs-d’œuvre démembrés (panneaux d’autels, polyptiques, objets de dévotion privée), fragiles mais soigneusement restaurées (chacune est protégée dans un caisson climatique), ces tempera à l’œuf sur bois ont conservé toute leur intensité chromatique (les coûteux bleus lapis-lazuli, rouges de cochenille, feuilles d’or poinçonnées) avec le raffinement des détails venus de l’enluminure, où s’affirme déjà l’art du portrait humanisé. L’exposition se complète avec la collection Campana du musée où sont déposées une partie des fresques -malheureusement en mauvais étatréalisées par Simone Martini pour la cathédrale des Doms. Par le catalogue aussi, et un beau cycle de conférences. CLAUDE LORIN AvignonSienne L’héritage artistique de Simone Martini jusqu’au 30 novembre Andrea di Bartolo - Saint Michel Archange - Sienne, Musée du Petit Palais Pinacothèque Nationale foto Soprintendenza 04 90 86 44 58 per i Beni Storici Artistici ed Etnoantropologici www.petit-palais.org di Siena e Grosseto
Quel chantier ! Pour son deuxième tour de piste, le festival des arts contemporains de La Ciotat, Les Arts en chantier, a pris du plombdans l’aile. Avec deux expositions en un mois et pléthore de rendez-vous plus ou moins spectaculaires, le programme n’a pas tenu ses promesses de qualité et de convivialité. Vernissages, marché d’art contemporain, performances, rencontres avec les artistes, projections, débats, musical painting, vente aux enchères se sont succédé sur un train d’enfer entre la chapelle des Pénitents bleus et la cour du cinéma L’Eden ouverte exceptionnellement. Face à cet important arsenal déployé par l’artiste plasticien Marc Ingoglia (association Artistic promotion) et son équipe de bénévoles, on reste dubitatif : entre amateurs et professionnels, pratique artisanale et création artistique la mayonnaise n’a pas pris. Les deux vagues successives d’expositions ont réussi le tour de force de réunir 40 artistes, sans compter ceux de la Collection Sotta, mais au contraire, on aurait souhaité un commissariat plus sélectif, et donc moins de cohabitations hasardeuses : comment peut-on accrocher sur les mêmes cimaises les espagnolades de José-Rogerio Nadal et les sculptures pailletées de Florence Daluz avec les œuvres de Bernex, Plossu, Heller, Gho ou Daumas ? Il y a des frottements qui font grincer les dents ! Pour « répondre à l’afflux des demandes », Marc Ingoglia a décidé « d’augmenter le volume et d’être plus hétérogène » : le résultat laisse perplexe. Difficile de souscrire à une séance dédicace de l’écrivain Claude Darras pour un ouvrage paru en 2004, ou à l’intervention du graffeur Devin et du Dj Constant Faya, qui relevait davantage d’une réunion de vieux copains que d’une performance de haut vol… Le festival avait le goût d’un « piquenique » entre amis -avec des têtes d’affiche comme produit d’appelsans les saveurs d’une table étoilée. Espérons que l’édition 2010 opère un recentrage de qualité, sans perdre l’énergie festive des premiers pas. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Les pieds sur terre La terre fait un retour en force dans l’Art Contemporain et intéresse de nombreux jeunes artistes. Ce matériau, utilisé librement, émaillé ou poreux, témoigne de notre époque avec des thèmes étonnants qui, même s’ils font des clins d’oeil au passé, renouvellent complètement le propos et sortent de l’artisanat. Treize artistes donc sont présentés aux Pénitents Noirs. Leurs oeuvres demandent une approche attentive, qui laisse venir sensations et correspondances. Elles ne se livrent pas tout de suite, la simplicité de certaines frôlant la pauvreté ou le grotesque. Mais que l’oeil s’y attarde et le sens surgit. Ainsi des 9 Écrans du marseillais Wilson Trouvé en gris, bleu et blanc qui témoignent de la médiocrité de nos programmes télé, des Légos colorés de Séverine Corlier en taille réelle ou des microsillons cassés de Fabrice Croux. Des bibelots kitsch récupérés dans des brocantes intégrés dans une pièce inquiétante, comme ces gentils dauphins roses et dorés, très 50’s, surmontés de la masse noire d’un dauphin prédateur : choc des matières, choc du message du niçois Karim Ghelloussi, de même pour LA CIOTAT AUBAGNE ARTS VISUELS son pingouin frappé d’incompréhension devant un cactus bien vert ! La précieuse porcelaine elle aussi est revisitée, notamment par trois artistes : Pierre Ardouvin qui a réalisé au Centre de recherche des Arts du feu et de la terre (CRAFT) de Limoges une série de 15 plats et assiettes intitulée Poster, dans la tradition de la vaisselle banale décorée d’images prises sur les postes de travail des ouvriers ; Yvonne Lee Schultz qui a travaillé en collaboration avec la Manufacture Royale de Porcelaine de Berlin, et introduit des répliques des pistolets de James Bond en porcelaine au milieu des services à thé sortis droit d’un roman d’Agatha Christie ; Nicolas Buffe qui décore ses vases de dessins piqués à Walt Disney. L’humour a aussi sa place avec les pièces de Saverio Lucariello, autre marseillais, qui pousse la dérision jusqu’à mettre son visage au milieu d’une Vanitas avec fruits et légumes Dust, installation en suspension, céramique de Charlotte Nordin Oeuvre de Marc Ingoglia, février 2009 57 Oeuvre de Marc Ingoglia, mai 2009 ou d’un coquillage (Autoportrait en guise de perle rare). Le thème des Vanités (Vanité à la calebasse) se retrouve dans les pièces de Valérie Delarue qui montre le pourrissement avec luxuriance. D’autres classiques sont revisités : on pense aux readymade de Duchamp devant les urinoirs Pistolets sagement rangés de Julien Bouillon, aux scènes des peintures classiques devant Le Banquet de Coline Rosoux et Xavery Wolski évoque le travail traditionnel des mexicains (Les Croix). Au fond de la chapelle, Dust, une grande tenture noire de grillage et de poussières est parsemée de formes légères. Racines et fleurs emmêlées ? Stalactites ? Charlotte Nordin interprête les mystères des profondeurs de la terre. CHRIS BOURGUE Révisons nos classiques, la terre dans l’art contemporain Chapelle des Pénitents noirs, Aubagne jusqu’au 25 octobre 04 42 08 85 90



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