Zibeline n°22 septembre 2009
Zibeline n°22 septembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de septembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : retour sur le Festival d'Aix.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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50 CINÉMA MARSEILLE À LUSSAS LE LIBAN À AVIGNON ROUSSET Marseille à Lussas o politiques du documentaire, animé par Patrick Leboutte et Sylvain Georges, qui avait pour objectif de « rendre justice » au cinéma militant, souvent nié ou dénigré, tout en travaillant l’histoire au présent. Au moment où on « commémore Mai 68 », cela a été l’occasion de voir des films tournés en 16mm par des techniciens du cinéma, le collectif ARC ou Cinélutte. Beyrouth en Malgré la canicule, les salles et tentes non climatisées parfois, les amoureux du documentaire se sont pressés à Lussas, village de 800 habitants en Ardèche, du 17 au 22 août Les cafés, lieux où se désaltérer et échanger autour des films, étaient pris d’assaut. Au programme de la 21 e édition des États Généraux du Documentaire, deux séminaires, l’un sur les relations entre la photographie et le cinéma, l’autre sur les actualités Sebastien Jousse et Luc Joulé A. G. « Filmer Marseille, c’est filmer le monde » C’est dans ce cadre qu’a été présenté le nouveau travail de Denis Gheerbrant, La République Marseille, sept chapitres, sept lieux, sept trajets que nous fait parcourir le cinéaste solitaire, qui tourne, monte ses films seul pour mieux approcher ceux qui deviennent ses personnages. Pourquoi filmer le monde à Marseille ? « Marseille fait partie de mon chemin en cinéma ; c’est là que j’ai rencontré René Allio. Marseille est une ville-monde, une ville qui a une grande force populaire. J’avais l’idée d’un film tentaculaire. » Trois ans de travail, six mois d’enquête, six mois d’écriture, un an et demi d’allers-retours entre Paris et Marseille… C’est le quatrième chapitre, Les Femmes de la cité St Louis, qui lui a donné une assise, l’un des plus réussis. Cet habitat social qui fêtait les 80 ans de sa construction est à un tournant : la société qui le gère veut mettre les maisons en vente. Jeannette et ses amies craignent la disparition des liens qu’elles ont créés dans cette cité où elles ont passé toute leur vie… Elles le disent à Denis qui recueille leur parole comme celle de tous ceux qui ne l’ont jamais en cinéma : un docker de l’Estaque, ceux du centre des Rosiers, les habitants de la rue de la République qu’on veut chasser… Le débat a été vif à Lussas, quelques spectateurs reprochant au cinéaste d’avoir tu certaines choses, de la vie politique marseillaise notamment, d’avoir fait un « état des lieux » incomplet et de n’être pas allé au fond des choses, bref de n’être pas « politique ». Mais n’est-ce politique que de permettre aux gens de nommer, d’écouter et de donner la parole à ceux qui ne l’ont jamais ? A vous de voir ! Denis Gheerbrant A. G Voyage au cœur de la SNCF Un autre film tourné à Marseille, commandé par le Comité d’établissement des cheminots de la région PACA dans le cadre de son action culturelle, a passionné les spectateurs de Lussas : Cheminots de Luc Joulé et Sébastien Jousse : un vrai voyage au cœur de la SNCF, un documentaire qui donne la parole aux cheminots, qui leur permet de donner leur vision sur les métiers, d’exprimer leurs doutes, leurs craintes à l’heure de la libéralisation et de l’ouverture à la concurrence. On y croise Ken Loach qui explique comment la privatisation de British Rail en Grande Bretagne a été une catastrophe et le résistant Raymond Aubrac qui précise que la résistance face au recul progressif du Service public est l’affaire de la société tout entière. Des documentaires à ne pas rater quand ils passeront à Marseille (voir page … ANNIE GAVA Khalil Joreige A. G Avec pour artiste associé le Libano-Canadien Wadji Mouawad, il ne fallait pas s’étonner de la présence forte du Liban au Festival d’Avignon 2009. Plus surprenant, l’association des représentations théâtrales et cinématographiques étaient constantes, soit parce que des cinéastes comme Amos Gitai (voir Zib 21) ou Christophe Honoré (voir p 8) étaient invités à mettre en planches, soit parce que la vidéo, l’image filmée, s’installaient dans le décor, transformant les murs en écrans. La démarche de Lina Saneh et Rabih Mroué, par exemple, révéla un rapport au cinéma jusqu’alors insoupçonné, loin de la novellisation, de la théâtralisation de film. Ils ont présenté à la Salle Benoît XII Photo Romance, inspiré d’Une Journée Particulière d’Ettore Scola. Nous ne sommes plus à Rome en 1938 mais à Beyrouth en 2006. Et la rencontre entre Lina et Rabih est projetée sur un écran sous la forme d’un roman-photo animé. Sur la scène, deux fauteuils, un ordinateur portable et deux personnages qui discutent ; la femme présente son projet artistique, adapter le film d’Ettore Scola dans le Liban contemporain ; l’homme, le représentant de la Commission de censure, doit en valider l’originalité. Cette mise en abîme permet à la fois de questionner la représentation théâtrale, d’évoquer ce qu’il est permis ou interdit d’aborder au Liban et de faire ainsi émerger le portrait de la société libanaise. Tout en rappelant à la fois le film de Scola, et le cinéma italien de 38, avant le neo-réalisme, la société fasciste italienne et ses censures. Pour corser le millefeuille, dans la salle, Khalil Joreige, accompagné de Joana Hadjithomas, filmait la représentation ! Ces deux artistes, entre Paris et Beyrouth, tournent des films, montent des installations photographiques et audiovisuelles. Pour leur dernière création, Tels des oasis dans le Khalil Joreige A. G
Avignon désert, ils ont choisi l’église des Célestins, un choix judicieux pour les correspondances qu’il crée : le sol en terre battue, les murs mis à nu renvoient aux ruines, aux traces de l’histoire dans Beyrouth que présente l’installation, aux camps d’Ansar et de Khiam. Le visiteur qui pénètre dans le lieu se retrouve devant une vue monumentale de la capitale, formée de 3000 rectangles collés sur un miroir dont certains manquent. Il est invité à décoller et emporter un fragment au verso duquel est inscrit « Beyrouth n’existe pas », métaphore de la ville en morceaux. « Le titre est tiré d’une citation de Hannah Arendt que nous aimons particulièrement » précisent les artistes : « A défaut de vérité, on trouvera des instants de vérité, et ces instants sont en fait tout ce dont nous disposons pour mettre de l’ordre dans ce chaos d’horreur. Ces instants surgissent à l’improviste, tels des oasis dans le désert. » Le désert est justement le cadre du film Chaque Jour est une fête, proposé dans les Territoires Cinématographiques au cinéma Utopia. C’est la troisième collaboration de Rabih Mroué avec la réalisatrice Dima El-Horr qui réalise là son premier long métrage. Le jour de la fête nationale de l’Indépendance, trois femmes qui ne se connaissent pas prennent un même bus vers la prison de Mermel. Tamara va rendre visite à son mari emprisonné depuis le jour même de leur mariage. Lina veut faire signer par son mari, qui purge une longue peine, le papier du divorce qui la libérera. Hala, la peur au ventre, transporte l’arme de fonction oubliée par son mari, gardien à la prison… Un beau film, oscillant entre réel et onirisme qu’on pourra bientôt voir à Marseille, dans le cadre de Films Femmes Méditerranée (voir page 53). ANNIE GAVA De Marseille à Istanbul FOrient Turc : de Ziem et de ses contemporains Dima El-Horr et Rabih Mroué A. G. Les Territoires Cinematographiques se sont tenus du 10 au 25 juillet au cinéma Utopia, dans le cadre du Festival d’Avignon Rousset en courts Le 10 octobre à Rousset aura lieu la quatrième édition de Courts-Bouillon, une journée consacrée au court métrage : une sélection de 20 films « coups de cœur » d’ici et d’ailleurs, proposée par les Films du Delta. Une séance spéciale a été élaborée par les Cahiers du cinéma, l’Agence du court métrage et le CNC, qui permettra de voir Shaman de Luc Perez, Malika s’est envolée de Jean-Paul Civeyrac, Les Vœux de Lucie Borleteau et l’Eclaircie de Jérémie Jorrand. La projection sera suivie d’une rencontre avec Fabrice Marquat, programmateur à l’Agence du Court. On pourra voir aussi Séance familiale de Cheng-Chui Kuo, prix du Public à Clermont-Ferrand et Grand Prix du Festival de Brest : une équipe de télévision française s’invite dans une famille de Taiwan. Petit à petit, la caméra devient un nouvel outil de communication au sein de la famille… L’occasion aussi de voir le César du meilleur courtmétrage, Les Miettes de Pierre Pinaud. Cette journée sera précédée d’une programmation pour les scolaires avec C’est dimanche de Samir Guesmi, ou le beau film d’animation Le jour de gloire de Bruno Collet. ANNIE GAVA Les Films du Delta 04 42 53 36 39 www.filmsdelta.com Séance familiale Cheng-Chang Kuo Rencontres FiLms 2009 Femmes Méditerranée 29 SEPTEMBRE - 6 OCTOBRE MARSEILLE PRADO VARIÉTÉS 8 - 10 OCTOBRE HYÈRES 11 OCTOBRE LA CIOTAT 13 OCTOBRE MIRAMAS w BflLrn5 FeMMOs-md.org ttg g4g -. 1=1 I.



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