Zibeline n°22 septembre 2009
Zibeline n°22 septembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de septembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : retour sur le Festival d'Aix.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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20 Après un dîner à thème, nous entrons dans la rêverie avec une première partie d’œuvres rares, liées au contexte de l’opéra : La Captive d’Edouard Lalo chantée par la ravissante mezzo au timbre velouté, Yete Queiroz, qui sera Djamileh et La Havanaise de Pauline Viardot ; on apprécie le timbre du baryton Jean Fischer, son phrasé élégant tandis que le ténor Samy Camps, Haroun dans Djamileh, apporte sa jeunesse lumineuse. L’ensemble instrumental accompagne avec sensibilité et fougue les chanteurs, et Luc Coadou dirige avec verve. Des strophes de Namouna de Musset, qui inspirent l’intrigue, sont mêlées à une création électroacoustique. Un lien entre tradition et modernité qui se conclut par une danse orientale. Puis Djamileh, fantaisie orientale de 1872, nous emmène en Egypte. Esclave, Djamileh est congédiée comme les autres par le sultan Haroun, mais fera tout pour reconquérir l’amour de son seigneur. On retrouve nos musiciens dirigés avec le même élan. Ils se jouent des difficultés de la partition avec FESTIVALS MUSIQUE DANSE Un campement en création Sous le ciel étoilé des Rencontres de Gassière, à Cotignac, le chorégraphe William Petit et la performer chanteuse Hassounia ont donné corps et voix à Salam Leila, appel nocturne créé en 2005 qui a trouvé dans ce théâtre de verdure un éclat particulier. Au-delà de la danse elliptique et des incantations, scandées parfois jusqu’à la transe, audelà de sa construction onirique, Salam Leila est un duo doux-amer. Un cri d’alarme, enchanteur et acide, sur l’état du monde, « où les protagonistes traversent les questions de l’altérité. » Aller vers l’autre, c’est ce que n’a jamais cessé de faire William Petit au gré de ses créations -Kabaret nomade-vers le bal, Streams, Kavaleva Kansa, Salam à corps perdus…-, son travail gagnant chaque fois en profondeur et en matière. Sa danse se fluidifie au fur et à mesure que sa réflexion se densifie, et préfère l’évocation, la suggestion, à l’exécution d’une partition technique : plus les voyages et les rencontres mûrissent son propos, plus il écrit ses spectacles comme un recueil de nouvelles, avec une parole plus éloquente encore. Crossing Border-comme des chiens enragés courant sur des lames de rasoirs, son projet actuel, en est une autre illustration, fruit d’incessants allersretours le long de la frontière américano-mexicaine. Née L’Egypte au couvent Au Couvent des Minimes de Pourrières, l’équipe de L’Opéra au Village a repris Djamileh : le lieu sied parfaitement à la subtilité du langage de Bizet et à l’intimité de l’intrigue insolence : cette réduction d’orchestre de Frédéric Carenco, pour sextuor, est une réussite : elle garde un équilibre de timbre sans perdre le langage romantique. La présence du tambourin, les quintes à vide, les lignes mélodiques ornées et syncopées donnent à cette partition toute sa saveur orientale. Les trois héros sont jeunes et beaux : Yete Queiroz est une belle découverte, une voix magnifique. Samy Camps est un ténor léger qui chante pour la première fois un rôle lyrique. Salam Leila Guy Thouvignon d’une collaboration musicale avec Pierre Mourles, qui prend la forme de Rush jusqu’en 2010, cette expérimentation aboutira en 2011 à une nouvelle mise en jeu, avec la complicité du danseur et performer Yoan Mourles. Mais pour mener à bien ce projet dont la forme n’est pas encore définie (spectacle pluridisciplinaire ? photographique ? vidéo ?), il faudrait à William Petit un lieu de travail. D’autant que sa compagnie Rialto Fabrik Nomade n’a toujours pas de studio permanent dans le Var où elle est implantée depuis 15 ans ! Heureusement que ses liens Son enthousiasme compense des fragilités vocales dans le médium, pressenties dans l’air de Nadir. Les aigus semblent plus faciles, et le dernier duo avec Djamileh sera magnifique. Jean Fischer est un Splendiano tout droit sorti d’un opera buffa : baryton à la belle ligne de chant, un jeu très convaincant aussi. Les choristes assurent une partie théâtrale et vocale homogène, une direction d’acteur souple et cohérente conduit le discours musical. L’équipe technique a réalisé aussi un avec Châteauvallon, le 3Bisf, le Merlan ou le Studio Kelemenis lui permettent d’envisager des séquences de travail… Heureusement encore que les Rencontres de Gassière ont eu la délicieuse idée de programmer Salam Leila en ouverture de festivités aussi intimes que conviviales. Où un certain Miquèu Montanaro s’est fait un plaisir de faire entendre sa musique, venu là en voisin et en ami, comme toute l’assemblée alléchée à l’idée de se rencontrer un soir d’été. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Les Rencontres de Gassière, Cotignac (83) http://rencontresdegassiere.free.fr très beau travail son et lumières, mettant en valeur de beaux costumes chatoyants. Une heureuse initiative de L’Opéra au Village qui promeut de jeunes talents en faisant revivre des œuvres rares, et en faisant vibrer une commune. Le plateau, étroit, a semblé immense le 23 juillet devant la générosité de tous. YVES BERGÉ Yves Bergé
Le Château de Trets accueillait aussi son festival Philosophie musicale Théâtre Comoedia Aubagne-2009 Théâtre 25/10 1907, BATAILLES DANS LE MIDI Artscénicum 05/11 LA VALISE DE JAURÈS Avec Jean-Claude Drouot 21111 JOB OU L'ERRANCE DU JUSTE Adaptation Serge Sarkissian Avec Michael Lonsdale et Richard Martin 02/12 BONTÉ DIVINE Frédéric Lenoir et Louis-Michel Colla Avec Roland Giraud Télémaque s’accorde, le public entre. L’atmosphère est étrange… Le silence, puis la clarinette duettise avec la contrebasse… Toute frêle dans sa longue tunique blanche, robe des fées et des elfes, Julie Cordier présente les acteurs de l’histoire, comme dans Pierre et le loup, « les âmes et les cœurs ne sont faits que de notes. » Ainsi, chaque rôle est porté par un instrument particulier, les sombres timbales représentent le père tourmenté, l’accordéon, Dieu, la contrebasse, le diable, le pauvre jeune homme, héroïque médecin, le violon nostalgique, la mort si droite et honnête, la douce clarinette et la langoureuse et gracile princesse, le glockenspiel. « Que s’ouvre le livre, laissons les musiciens déverrouiller nos âmes ! ». Sur le beau texte de Raoul Lay s’ourlent les contours de La Mort Marraine, jeux simples de boules qui s’illuminent, d’écharpe qui se drape… La conteuse entraîne dans un monde onirique où les la mort, Dieu et le diable se croisent avec simplicité ; où le temps suspendu des contes se heurte ironiquement au nôtre. Sa voix comme un instrument de l’orchestre se lie au tissu des songes dans lesquels se brodent les thèmes. Moment de pure magie : qui est plus fort ? L’amour ou la mort ? Chacun donnera sa réponse, mystique ou rationnelle… Mais les questions essentielles sont posées, ouvertes aux plus jeunes par l’émotion sans fard d’une musique suspendue… Madame au château Vous connaissez les petits livres pour enfants, Monsieur tranquille, Madame coquette… De petits volumes cartonnés qui illustrent qualités et défauts à travers la vie de tous les jours. Les personnages ronds et stylisés enchantent les lecteurs débutants. L’originalité du Studio du Soleil est d’avoir repris le schéma de ces historiettes dans une théâtralisation drôle et enjouée qui s’applique à parodier le quotidien par le biais de ces petits « héros ». Silhouettes de maisons, ombres chinoises, nuages aux contours enfantins projetés sur le mur du fond de scène… Monsieur Pressé et Madame Lent, Monsieur La Mort Marraine Agnes Mellon Bricoleur et monsieur Maladroit, Madame Boute-en-train et Mademoiselle Timide sans oublier Monsieur Tatillon, se donnent la réplique dans un ballet de gestes qui enchante petits et grands. Le spectacle a remporté un succès mérité dans la cour du château de Trets. Seul élément à déplorer : le peu d’affluence ! Pourtant les organisateurs présentent un programme pertinent, riche et varié, et animent avec une belle énergie le cadre sublime du château de Trets. Sans doute un effort de médiatisation reste-t-il à faire ? MARYVONNE COLOMBANI 04/12 LES QUATRE JUMELLES Copi Cie Lesgensdenface Musique 18/10 GULISTAN, LE JARDIN DES ROSES Ensemble Chemirani 07111 LES NUITS FLAMENCAS Juan Carmona 28/11 LES ETRANGERS FAMILIERS : BRASSENS Cie des musiques à ouïr 15/10 SYMPHONIE D'OBJETS ABANDONNÉS Max Vandervorst 12) 27/10 COMMENT MÉMÉ EST MONTÉE AU CIEL Cie Caus'Toujours Arts de la rue 04-05/09 LES DEMEURÉES Begat Theater 02-03/10 RENDEZ-VOUS CHAUD DEHORS SMALL 1S BEAUTIFUL Lieux Publics Renseignements Réservations : D ! }L} 218 1988 At. JT3AGN ce qui nous approche nous mMne foin



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