Zibeline n°21 août 2009
Zibeline n°21 août 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de août 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la culture est-elle rentable ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 42 - 43  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
42 43
42 ARTS VISUELS AU PROGRAMME Installation de Fabrice Croux, Sans titre, 2004, ceramique et pick-up.p Pas de pots Matériau ductile, la terre, détournée, retournée, refaçonnée, ironisée, kitschisée, objectivée dans le quotidien ou poétisée, est le matériau de toutes les réinventions par treize artistes contemporains, grands manipulateurs du sens devant l’histoire de l’art. Alors, un fac-similé de disque vinyle en terre cuite ça sonne comment ? C.L. Révisons nos classiques La terre dans l’art contemporain du 23 juillet au 25 octobre Chapelle des Pénitents noirs, AUBAGNE 04 42 18 19 15 http://chapelledespenitentsnoirs.over-blog.com Au maître Il avait travaillé d’après Cézanne et bien d’autres. À l’abbaye de Silvacane et à la Villa Tamaris, Pierre Buraglio accroche ses pièces réalisées en référence à celles de Picasso. En remettant en jeu ses procédures plastiques favorites -recouvrir, agrafer, camoufler, raturer-, la question se pose encore : comment oeuvrer d’après et après les maîtres ? C.L. Marc Incoglia, Vacances, oeuvre de mars 2009 Pierre Buraglio, Esper Lucat. Stalag VII A – 1987-88 papiers reemployes et chutes de toiles – 130X186 cm – photo Alberto Ricci D’après…Autour…Selon Pierre Buraglio jusqu’au 13 septembre Abbaye de Silvacane, LA ROQUE D’ANTHÉRON 04 42 50 41 69 Villa Tamaris, LA SEYNE SUR MER 04 94 06 84 00 Chantiers ouverts Le 2 e Festival des arts contemporains de La Ciotat, initié par Artistic promotion, rassemblera à la chapelle des Pénitents bleus et dans la cour du mythique cinéma L’Eden quelque 250 artistes de tous horizons. On doit à l’artiste plasticien Marc Ingloglia l’esprit d’ouverture, de rencontre et de découverte qui caractérise ce festival, accessible à tous, gratuitement de surcroît. Valérie Gho, Éric Bourret, Bernard Plossu, Alix Paj, Olivier Bernex, Marc Heller, entre autres, ont répondu présent aux Arts en chantier qui conjuguent arts visuels, spectacles, projections, musique, marché de l’art contemporain… M.G.-G. Les Arts en Chantier La Ciotat du 28 juillet au 23 août www.artistic-promotion.com/festivals/arts-en-chantier Oeuvres de Charles-Edouard Sakouvogui Graf à la galerie Pour sa première exposition personnelle à Marseille, Charles Édouard Sakouvogui a choisi la galerie Andiamo, faisant exploser les murs de ses éclats de couleurs. Réalisées à l’acrylique et au pinceau, puis retravaillées à la bombe graphique, ses deux séries de peintures Les Blacks marquis et L’Esprit geisha ont l’énergie de la rue. Car Charles Édouard Sakouvogui, autodidacte, s’est formé au contact des meilleurs graffeurs d’Angers, d’Aurillac et de Marseille : preuve en est aujourd’hui avec ses 27 travaux personnels. M.G.-G. Charles Édouard Sakouvogui jusqu’au 30 juillet galerie Andiamo 30, cours Joseph Thierry (1 er) 04 91 95 80 88
ART-O-RAMA ENTRETIEN AVEC ALAIN PAIRE Notre petit salon Le marché de l’art halète, les grandes foires se craquellent, certaines biennales hoquettent et à Marseille… Art-O-rama maintient intelligemment la barre à la Friche ! La rentrée marseillaise de l’art contemporain est maintenant marquée par Art-O-rama. Cette formule originale conçue voici trois ans par Gaïd Beaulieu et Jérôme Pantalacci, mixe les concepts de foire d’art contemporain (la part économique), de salon en petit format (moins de dix structures exposantes), de lieu de rencontre (entre artistes, galeristes et collectionneurs), de projets et de commandes d’artiste, prolongée par une exposition ouverte au public (c’est gratuit). Les principes fondamentaux restent identiques. Après appel à projets curatoriaux auprès de galeries de différents pays, une demi-douzaine est retenue : elles ont carte blanche. Autre règle : les galeries de l’année passée choisissent parmi les rencontres établies à Marseille et alentours un artiste qui exposera en individuel l’année suivante. En 2008, c’était Julien Bouillon, pour cette nouvelle édition la lauréate est Emilie Perotto avec en prime l’édition d’un multiple et de son premier catalogue monographique. Depuis trois ans maintenant, Art-O-rama conforte ses collaborations, renouvelées comme la soirée de gala avec Triangle (le 12) et s’enrichit de nouvelles. Cette année, Vacances Bleues passe commande à un artiste choisi dans le Showroom#2, pour une œuvre qui intégrera sa collection d’entreprise. Alors, tout ne va pas si mal pour l’art contemporain ? C.L. ARTS VIUELS 43 David Ancelin, Avis de grand frais, 2007, Motoculteur, tomettes, huile de lin, dimensions variables. Courtesy de l'artiste et Galerie Olivier Robert, Paris Art-O-Rama salon du 11 au 13 septembre exposition jusqu’au 20 La Cartonnerie-Friche de la Belle de Mai www.art-o-rama.fr Vauvenargues, une tocade ? 1958, villa La Californie. Picasso à Hélène Parmelin : « tu ne peux pas savoir, c’est épouvantable, il faut que je m’en aille, mais aller où ? Ça va mal, ça va mal ». La même année, au retour d’une exposition à Aix, Picasso fait l’acquisition du château de Vauvenargues. « Vauvenargues est une tocade. Il a cru qu’il vivrait-là. » Ce n’est sans doute pas en pensant à Cézanne que Picasso s’est installé à Vauvenargues ! Quel est donc l’apport spécifique du lieu ? Peut-on tenter une analyse affinée des deux œuvres en réciprocité ? Et comment les pièces conçues ici se situent dans l’ensemble de la production du peintre ? Alain Paire ne réserve pas son entreprise dans le temps du Vauvenargues de Picasso -deux petites années avec de fréquents allersretours à Mougins ou Arles, et deux petites années pendant lesquelles Picasso a peu produit ! Et c’est à Vauvenargues qu’il commença un Déjeuner sur l’Herbe en écho à un autre peintre… Y cherchait-il vraiment un lieu cézannien ? « Ce moment est sous étudié, quelques lignes dans les grands ouvrages comme celui de Pierre Daix. Mais ça n’a pas été exploré, on vient juste de le rencontrer. » Avec Picasso à Vauvenargues, Alain Paire tente donc une approche par tous les flancs. Ceux de la Sainte Victoire qui « comporte un adret et un ubac, Cézanne d’un côté et Picasso de l’autre ». Le village est évoqué même si « sans le château le village a peu d’intérêt » ou « sans les œuvres de Bernard Plossu et Vincent Bioulès passés dans le coin. » Ce château « qui a retrouvé sa dignité grâce à l’achat de Picasso ». L’auteur présente les propriétaires historiques, le rôle de Jacqueline Picasso, celui de Catherine Hutin, l’héritière « qui l’a ouvert avec beaucoup de générosité pour la première fois. » Mais « toute la question a été aussi le devenir de cette propriété. Jacqueline voulait donner le château pour en faire un musée. C’était une aberration car dès l’instant où il y a cinq mille personnes par jour, trois mille voitures… Le maire d’alors a su préserver le site. Et il y a le très beau musée à Paris, à Antibes (et Barcelonendlr) ! ». Alain Paire nous en livre là une chronique détaillée et sensible : « J’ai exploré plusieurs facettes en multipliant les prises de vues ». En fin d’ouvrage il nous suggère même trois randonnées autour du village. Pour mieux s’imprégner des lieux. CLAUDE LORIN A VAIN ENARGLIES Pablo Picasso à Vauvenargues Le grand atelier de la Sainte Victoire textes d’Alain Paire ill. œuvres de P.Picasso/photos D. Duncan, M. Cohen, B.Plossu Images En Manœuvres Editions, 14 euros



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :