Zibeline n°21 août 2009
Zibeline n°21 août 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de août 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la culture est-elle rentable ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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36 CINÉMA LES RENDEZ-VOUS D’ANNIE FESTIVAL DE CINÉMA ISRAÉLIEN Les rendez-vous d’Annie En juillet, en pays dignois, Les Rencontres Cinématographiques de Digne proposent des projections gratuites, sous le ciel étoilé de Haute Provence : le 17 juillet à Estoublon, Tour du monde tour du ciel de Robert Pansard-Besson, le 18 à Entrages, Marius d’Alexander Korda, le 25 au Chaffaut, La vie moderne de Raymond Depardon, le 29 à La Javie, Séraphine de Martin Provost, et le 30 à Mirabeau, Le fils de l’épicier d’Eric Guirado. Rencontres Cinématographiques 04 92 32 29 33 www.unautrecinema.com Du 27 juin au 24 juillet, l’Alhambra propose dans différents quartiers de Marseille ses Ecrans sous les étoiles, à la tombée de la nuit : La Nuit au musée de Shawn Levy, Le Destin de Chahine, Kung Fu Panda de Mark Osborne, Juno de Jason Reitman, Persépolis de Marjane Satrapi… Les docus, l’été… La vie moderne de Raymond Depardon Ad Vitam-Palmeraie et desert-France 2 cinema Du 1er au 14 août, dans le cadre de son festival, Grandeur Nature propose, sous les étoiles du Queyras, des projections de films qui portent un « autre Regard sur la Nature et les Merveilles du Monde » ; parmi lesquels : Latcho Drom de Tony Gatlif, Au delà des Cimes de Rémi Tézier, Inland de Tariq Teguia, Tulpan de Sergey Dvortsevoy… www.festivalgrandeurnature.com Si vous passez par l’Ardèche, cet été, faites un détour par Lussas, un joli petit village, non loin d’Aubenas, où se tiennent, du dimanche 16 au samedi 22 août, les États Généraux du Documentaire : projections, rencontres, séminaires. À l’honneur, les documentaires roumains et polonais, une vingtaine de films venus de France, de Belgique et de Suisse et comme chaque année, le travail des cinéastes africains, les documentaires sur la musique avec la SACEM, une journée entière de projections et de débats avec la SCAM… Et bien sûr, tous les soirs, apéritifs, musique dans les rues du village… Histoire de finir les vacances sans bronzer idiots ! AG Alhambra Cinémarseille 04 91 46 02 83 www.alhambracine.com Il a été difficile d’accéder à la séance d’ouverture, « protégée » par la police, en raison des manifestants pro palestiniens qui appelaient au boycott du festival. Même si on peut comprendre leur position, on se doit d’interroger sa pertinence. Que peut le cinéma ? Valse avec Bachir par exemple, a offert aux Israéliens une plongée dans le massacre de Sabra et Chatila. Un premier dessin animé documentaire de long métrage qui a marqué le public mondial et représenté Israël, et a y compris été salué par les Palestiniens Nurith Gertz et George Khleifi. Certes, ce n’est pas le film d’ouverture qui a permis de réfléchir à cette problématique : « Il s’agit d’un film « non politique » qui raconte une histoire se déroulant en Israël avec en légère toile de fond, l’actualité », précisent Emmanuel Naccache et Stéphane Belaisch, les réalisateurs. Le Syndrome de Jérusalem est une comédie et on rit de bon cœur aux situations cocasses que rencontre Jonas, -Lionel Abelanski au meilleur de sa forme-, un Français qui ne sait plus qui il est, atteint du syndrome de Jérusalem et convaincu d’être le prophète Jonas. Même choix pour Eran Merav, le réalisateur du film de clôture, Zion et son frère, un premier long métrage grave et beau. « Je voulais un film simple au message universel, qui s’inscrit dans le contexte israélien. Mais même quand on fait le choix de ne pas faire un film 04 75 94 28 06 www.lussasdoc.com Que peut le cinéma ? Le Festival de cinéma israélien qui s’est tenu au cinéma Les Variétés à Marseille a permis au public de voir de voir une dizaine de films, de rencontrer réalisateurs et acteurs O politique sur le conflit, le conflit ressort. Quand un enfant meurt -c’est le cas du jeune Ethiopien- et que personne ne le recherche, cela questionne ! L’idée de départ est celle de deux frères qui s’aiment mais ne savent se le dire qu’en se criant dessus. Chacun a ses blessures, chacun essaie de s’en sortir dans une famille « cassée » ». Pour Reuven Badalov (Zion) et Ofer Hayun (Meir), c’est une première expérience cinématographique concluante, à côté de Ronit Elkabetz, (Ilana, leur mère), superbe comme d’habitude. Une parabole de la société israélienne, qui sort cet été et qu’il ne faut pas rater. Dans l’ensemble c’est bonne cuvée que ce dixième festival : ne ratez pas non plus Jaffa de Keren Kedaya ! ANNIE GAVA Le realisateur Eran Merav et les deux acteurs Reuven Badalov et Ofer Hayun Agnes Mellon
THE BEST OF SHORT AFLAM CINÉMA 37 The Best of Courts métrages Pour la huitième fois, l’équipe d’Yvan Lemoine s’installe à la Ciotat pour The Best of Shorts Films Festival, du 11 au 13 septembre Comme d’habitude, il réunit les meilleurs courts métrages de la planète, une soixantaine de films primés par un Grand Prix ou un Prix du Public comme Please say something de David O’Reilly, Ours d’or à Berlin ; Miente de Isabel De Ocampo, Goya du meilleur CM de fiction à Madrid ; Arena de João Salaviza, Palme d’Or à Cannes ; Slavar de Hanna et David Heilborn, Cristal d’Annecy ; Tierra y Pan de Carlos Armella, Lion d’or à Venise, ainsi que les films primés dans les plus grands festivals, Sundance, New York, Londres, Sarajevo, Ougadougou, Rio de Janeiro et bien d’autres. Cette année, The Best of Shorts a décidé d’enrichir sa programmation et de proposer aux festivaliers un vrai voyage dans le court métrage. Ainsi, la soirée d’ouverture, le 11 septembre est consacrée à une rétrospective de l’œuvre d’Olivier Smölders en sa présence et on pourra ainsi (re)voir Adoration, Seuls, Point de fuite, Ravissement et Petite anatomie de l’image. Le festival se terminera le 13 septembre par le meilleur du court métrage belge ! Concerts, bal populaire se tiendront sur la place Evariste Gras, devant le Cinéma Lumière et dans la cour de l’Eden Théâtre et, ajoutant un zeste de Ville noire C’est en présence d’Omar Lofti et Anas El Baz, acteurs de Casanegra, que s’est ouverte, au cinéma Variétés, la troisième Édition des Ecrans des Nouveaux Cinémas Arabes. AFLAM a proposé douze films, pour la plupart inédits, de tout jeunes réalisateurs et réalisatrices. Des films aux sujets audacieux qui font apparaître la vivacité des cinématographies arabes, en particulier celles du Maroc et du Liban. Casanegra est le nom que donne aux quartiers pauvres de Casablanca un chauffeur de taxi qui a promis à Adil (Omar Lofti) un visa pour la Suède, moyennant argent, bien sûr. Pour avoir la somme demandée, Adil est prêt à tout ; il échapperait ainsi à la misère, à son beau-père ivrogne qui bat sa mère avec la régularité d’une horloge. Quant à Karim (Anas El Baz), son ami, ce n’est pas à Malmö qu’il rêve, mais à une riche antiquaire qui va l’aimer, le temps de s’apercevoir que c’est un « pauvre ». Adil et Karim vont se trouver pris dans l’escalade de la délinquance, poussé par Mzricek, le truand fou à la perceuse, qui courtise sa belle au Tout va bien et adore Nico, son chien. D convivialité et de bonne humeur, Générik Vapeur ponctuera le festival de spectacles de rue animés par l’esprit du cinéma. A.G. Best of Short Films Festival du 11 au 13 septembre 04 86 13 22 70 www.bestoffestival.com Nour-Eddine Lakhmari filme bien sa ville, la nuit : de longs travellings, des plans en contre-plongée, rythmés par une musique qui martèle les moments forts, un peu trop parfois. Le réel est bien là, la misère, la saleté, les combines, le luxe arrogant mais avec des A.G Miente de Isabel de Ocampo choix esthétiques qui rappellent parfois, ceux de Scorcese, le cinéaste préféré de Lakhmari. À travers une galerie de personnages tour à tour violents ou tendres, émouvants ou détestables, qui échangent avec le langage cru de la rue et s’insultent à tour de bras, ce sont toutes les contradictions du Maroc d’aujourd’hui que montre le cinéaste. « Si le film a fait revenir au cinéma le public marocain et a fait plus d’entrées que les films américains et indiens, il a aussi suscité une grand polémique dans un pays en crise économique et identitaire », a précisé le critique AhmedBoughaba. Et Anas El baz d’ajouter qu’il avait été très difficile de trouver un acteur pour jouer le beau-père d’Adil, non parce que le personnage bat sa femme mais parce qu’il se masturbe devant la télé. Ce n’est pas la scène la plus audacieuse ! Un des moments les plus forts est la séquence où Karim, embauché dans l’usine de poissons où son père, en piteux état, a travaillé durant trente ans, rend sa paye du jour, un billet de 50 dirhams (5 euros !) au patron, en l’insultant. Un vrai geste de révolte contre l’exploitation ! ANNIE GAVA Casanegra, de Nour-Eddine Lakhmari. Sortie en octobre.



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