Zibeline n°21 août 2009
Zibeline n°21 août 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de août 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la culture est-elle rentable ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
32 MUSIQUE CONCERTS Le plaisir de grands interprètes Quatuor Psophos Denis Rouvre is a Comme chaque année, le Festival de musique de Toulon et sa région a pris ses quartiers d’été du 12 juin au 10 juillet dans des lieux magiques comme la Tour Royale au Mourillon et la Collégiale Saint Paul à Six-Fours-les-plages. Réunis dans une programmation irréprochable faisant la part belle à tous les types de répertoire, de nombreux artistes talentueux et de renom sont venus honorer de leur présence un public qui ne pouvait qu’être conquis. Le 16 juin, le jeune violoniste serbe Nemanja Radulovic est venu enflammer la Tour Royale en compagnie de la pianiste Laure Favre-Kahn, dans un programme sur le thème de la danse. La virtuosité inouïe, décomplexée et jubilatoire du violoniste, servie par un jeu tout en équilibre entre la finesse et la fougue, se mariait à la perfection au jeu rigoureux et musical de la pianiste. Aux arabesques échevelées du violon répondait la plénitude et la richesse harmonique du piano et même dans les ouvrages les moins démonstratifs, la musicalité des interprètes faisait merveille, plongeant le public dans d’intenses moments de contemplation sonore. L’osmose entre les deux musiciens était telle qu’il devenait parfois difficile de deviner lequel d’entre eux accompagnait l’autre… Le 2 juillet, la collégiale Saint Paul accueillait sous ses voûtes le chant profond et inspiré du couple Montserrat Figueras-Jordi Savall et de l’ensemble Hesperion XXI. Dans un programme axé sur le patrimoine traditionnel du bassin méditerranéen, les interprètes nous ont livré des musiques aux charmes suaves, propices à la contemplation et au voyage onirique, maniant à merveille l’art de l’improvisation et les différentes techniques instrumentales. Tous deux s’engagent sans limites pour la diffusion et l’exploitation pédagogique de ce répertoire, qui établit un lien entre les cultures d’orient et d’occident. Deux jours plus tard, le 4 juillet, c’était autour du chant aérien et brillant de la soprano Claire Lefilliâtre accompagnée par l’ensemble Concerto Soave dirigé par Jean-Marc Aymes de résonner dans la Collégiale pour nous faire découvrir des œuvres profanes ou sacrées de compositrices italiennes du Seicento. Les richesses méconnues de ce répertoire baroque nous ont été transmises avec ferveur et passion par des interprètes sublimes manifestement rompus à cette esthétique. Toujours autour d’interprètes féminines, le concert du 7 juillet s’articulait sur un programme de musique de chambre constitué d’œuvres phares du répertoire, Les dissonances de W.A. Mozart joué avec finesse et luminosité par le quatuor Ardeo, La jeune fille et la mort de F. Schubert somptueusement interprété Interdits et rejetés, des opus oubliés de Mendelssohn et Laks ont pu être créés grâce l’initiative de Michel Pastore, concepteur de ce projet singulier. Athalie, musique de scène d’après Racine de Mendelssohn fut, comme beaucoup d’œuvres, rayée du répertoire par la dictature nazie. Cette œuvre, dont le texte originel est en français, fut sans nul doute interprétée par les prisonniers du camp de Terezin, où la vie musicale était intense. Sous la baguette de Cyril Diederich, l’Orchestre de l’Opéra de Marseille a soutenu efficacement le chœur Adfontes Canticorum dans une musique enjouée malgré le récit hésitant et peu investi de Julie Depardieu… Jean-Philippe Lafont et William Mesguich à la déclamation, ainsi que Sandrine Eyglier, Eugénie Danglade et Simona Prochazkova au chant surent malgré cela donner de l’éclat à cet ouvrage, à découvrir. Les mêmes protagonistes auxquels il faut joindre une Marie Laforêt rayonnante et généreuse, dirigés de main de maître par le chef Lukas Borowics ont ressuscité le lendemain et pour le plus grand bonheur d’un public nombreux et enthousiaste des œuvres du compositeur Simon Laks, victime du régime de Vichy et déporté à Auschwitz. Magnifié par les très belles voix de Laure Favre-kahn Caroline Doutre-Transart par le quatuor Psophos, et pour finir le flamboyant Octuor de F.M. Bartholdy pour l’interprétation duquel les deux formations se trouvaient réunies afin d’en livrer une version éclatante… Un festival d’une irréprochable tenue ! EMILIEN MOREAU Mémoire vive Le Toursky, terre d’accueil idoine, a été du 10 au 11 juillet le théâtre du 4 e Festival des Musiques Interdites par le III e Reich Orchestre Philharmonique de l'Opera de Marseille X-D.R. Manuel Camelino et Olivia Dorai, l’opéra féerique L’hirondelle inattendue, aux couleurs tant raveliennes que faubourg début de siècle (le XXe, bien sûr), a reçu un accueil triomphal tout à fait mérité. On ne peut que souligner le fructifiant travail de mémoire envers l’œuvre de son père : André Laks nous a permis également de découvrir le sublime Poème pour violon et orchestre rappelant Chostakovitch et Prokofiev, interprété de façon admirable par Judith Ingolfsson sous la baguette de Vladimir Stoupel. Des Musiques interdites d’une grande qualité et qui, paradoxalement, laissent entrevoir une réelle force de vie… FRÉDÉRIC ISOLETTA
musicatreiïe LE GRAND DÉPAYSEMENT D'ALEXANDRE LE GRAND LIILXIL JEAN—CHRISTOPHE MARTI ENSEME3. I ivil-a5 RI—I,r{I— I7I RECTI ON ROLAND HAYRABEDIAN 13 Sept- ETANG DES AULNES 13Au20 SEPT 09 # -.am".r.,L. T11) Ih.45446. * UTRE RIVE MUSCUE ZAD MOULTAKA ENSEMBLE MUSI C ATREIZE LENSEMBLE MEDNEJ DI REC7I O N ROLAND HAYRAEEaIAN 18 Sept - MARSEILLE 19 Sept - TOULON 20 Sept - ARLES



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :