Zibeline n°21 août 2009
Zibeline n°21 août 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de août 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : la culture est-elle rentable ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 MUSIQUE CONCERTS Gospel de Marseille Le Gospel Massilia Sound semble un peu dépassé par son succès ce 19 juin à Saint-Victor. Pensez-donc ! Le groupe vocal amateur fondé par Grégoire Richard, il y a deux ans à peine, remplit déjà la nef et les travées de l’abbaye. À la porte on se presse… mais l’annonce est claire pour ceux qui n’ont pas réservé : le spectacle se joue à guichet fermé ! Il faut dire qu’après un disque et quelques concerts fructueux, les 25 chanteurs ont acquis une belle maîtrise et le travail porte ses fruits ! Dès les premiers traditionnels Down to the river to pray, Jéricho, on apprécie la polyphonie tonique du chœur dont les corps se balancent au rythme de syncopes chaloupées, la direction soignée de « Greg » qui communique son dynamisme aux chanteurs, invite le public à frapper des mains pour marquer le swing… el La joie se lit sur les visages ! Les solistes enchaînent de beaux standards de SteveWonder, Art Blakey et la panoplie des incontournables : Happy day, Oh when the saints, Amen… Les voix de Georges, Marie Jo, Véronique, Cédric, Benjamin et Karine se détachent de la masse chorale et cherchent leur « blue note ». Thierry Garcin de son grave cassé à la Armstrong, Benjamin Chassot et son ténor velouté ou le cuivré vibrant de Janice Mc Coy enchantent l’assemblée. Accompagnées par une section piano et basse, deux « pros » du Millenium Gospel Voices se joignent à la fête : Évelyne Barberino et Lydie Kotlinsky. On attend leur prochain disque… JACQUES FRESCHEL Massilia Sound Gospel X-D.R Du Jazz au Flamenco Un fado tout en finesse D Nuit d’été. Le vent souffle sur le grand néflier du Cloître des Oblats. Une voix nuancée, sensible s’élève, accompagnée de trois instrumentistes. Chants du quotidien, de l’amitié, fados aux lignes harmoniques qui s’épurent, douceur, emportements, murmures, une émotion qui se transmet par une magicienne, Carla Pires. Ah les belles chuintantes du Portugais ! Elles irisent le phrasé musical de sutils échos, la langue devient musique, la musique sens. Expressive, Carla Pires se fait conteuse, et chacun se laisse séduire par cette Circé du Fado. Ses musiciens savent s’effacer devant le chant ; mais lorsque la scène leur est laissée, ils renouvellent les thèmes traditionnels. Ainsi, la guitare basse de Vasco Sousa prend des accents jazzy quand la guitare portugaise de SandroCosta se lance dans des passages rapides qui mettent en valeur sa grande dextérité. La guitare classique d’Antonio Neto n’est pas en reste, si chaleureuse et intime lorsque Carla Pires chante avec son seul accompagnement… Le fado, ditelle, est la forme secrète des bonnes et des mauvaises choses de la vie, la destinée. Un chant qui ne triche pas. Lors de ses nombreux rappels -le public est debout-, Carla Pires lance son chant a capella : sa voix s’étire, enfle, s’alanguit, virevolte, égrène les arabesques ; les mélismes fusent, puis les instruments enchaînent, entrent dans la ligne d’une voix qui ne s’est pas égarée une seconde, « caminando » ! MARYVONNE COLOMBANI Carla Pires s’est produite le 9 juillet dans le cadre des Nuits d’été aixoises Carla Pires Alexandre Almeida kameraphoto Juan Carmona X-D.R. Le Château de l’Emperi à Salon recevait le 4 juillet Juan Carmona et son septet. Prendre le parti d’inviter de la musique du monde dans un festival jazz relevait d’un pari que Carmona a salué. Mais ce génial guitariste ne s’est pas enfermé dans le genre qui est le sien au départ, le flamenco. Il a su en retirer les élans, les passages virtuoses, les rythmes, l’esprit, tout en suivant une voie originale et personnelle, renouvelant avec brio ce genre si codifié, sans abandonner son âme à des tentations world. Ainsi, il choisit de mettre en scène une flûte traversière aux variations jazz, contrepoint onirique à une superbe guitare basse. Les percussions remodèlent le schéma classique des palmes. Un ensemble musical excellent, même si compère larsen se mêlait parfois à la mélodie ! Et que dire du danseur flamenco ! Tout en puissance et en souplesse, il a déclenché de belles ovations qui n’étaient pas que féminines ! Situez le tout dans la cour renaissance du château, avec ses belles arcades et la couleur ocre de ses murs, une acoustique qui met en valeur la rondeur des sons… MARYVONNE COLOMBANI
Sous les platanes de Fontblanche… … trois jours de bonheur concoctés par l’équipe de Charlie Free ! Une équipe qui démontre cette année encore la pertinence de ses choix artistiques, et l’énorme énergie dont elle dispose pour accueillir son public lors de son festival annuel. La programmation en fait un des lieux de jazz qui compte en France. Les membres de l’association et Claude Gravier, son président, méritent un vrai coup de chapeau pour leur travail de longue haleine, leur programmation toute l’année durant, depuis 20 ans… couronnée par ces trois jours annuels, belle partie émergée d’un iceberg qui ne fond pas dans la chaleur estivale. D’émois en surprises, la première soirée du vendredi 3 juillet aura réussi à drainer près de 800 spectateurs pour écouter le duo surprenant d’André Minvielle (voix) et Lionel Suarez (accordéon). Jazz occitan, chansons rurales et nomades, de la cucurbitacée transgénique au Rocca Rocolo… Baptiste Trotignon 5tet a ensuite présenté Share, son dernier CD, agrémenté de quelques compositions de dernière heure. Des thèmes souvent constitués de mélodies simples, mais qui forcent le passage vers notre mémoire intérieure. Un concert léché, manquant peut-être, du coup, d’un peu de spontanéité, de groove ? Mais l’apparente simplicité a toutefois permis à chaque musicien d’émouvoir sincèrement le public. Le samedi 4 juillet aura été sans conteste le soir phare de cette manifestation : le Vrak’Trio, la festive et poétique Fanfarine, le Kami 5tet, jeunes musiciens engagés et percussifs de notre région… Apothéose de l’engagement dans tous les sens du terme, le quartet de David Murray avec Jaribu Shahid à la contrebasse, Lafayette Gilchrist au piano influencé par le grand John Hicks a produit Paris Jazz Big Band X-D.R des improvisations déroutantes hors des schémas habituels, l’expressivité de son visage augmentant notre sensation de communion et de plaisir… Hamid Drake, le batteur, est un homme à la fois doux et puissant. Ses accompagnements et solos ont été d’une variété et d’une richesse époustouflante. David Murray, tantôt au saxophone ténor tantôt à la clarinette basse, a montré que ses influences sont multiples et témoignent de son extrême culture : du standard revu et corrigé devenu méconnaissable, à la langue du free jazz. Il a assimilé ces discours pour en faire quelque chose d’inédit, lançant son pied gauche lors d’improvisations dans les aigus extrêmes, au-delà de l’étendue de l’instrument, dans une fluidité déconcertante. De plus, son âme militante en fait un ardent défenseur des droits de la communauté afro-américaine comme le montre la composition Yes, we can dédicacée à Obama qui clôtura le concert avec un rappel dédié à John Coltrane… David Murray « Black Saint » quartet Gerard Tissier Dimanche 5 juillet : le Yves Laplane 4tet s’est produit sur la petite scène jouant un jazz à suivre absolument ! Un duo ensuite avec la voix de Youn Sun Nah et Isabelle Olivier à la harpe : deux sirènes de la musique, qui ont créé un climat intemporel et poétique, pour un jazz féminin vraiment trop rare ! Quant au Paris Jazz Big Band qui fêtait ses 10 ans, il clôtura ce festival, satisfaisant les amateurs d’ensembles au fonctionnement bien huilé ! DAN WARZY 12 e édition du Charlie Jazz Festival et 20 e année d’existence de l’association De superbes affiches et T-shirts ont été imprimés pour l’occasion. www.charliefree.com DU 2 ! MILLET AU II xMIT VIo9.. t 29 M4JSWU E GG U11MMO II 0-11 P11 JEdkItdI }iiLo1 IIAUTE & 11LP E9 kihrlrwti. p E SrkIALü EC MA ! LL4K.6ON



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