Zibeline n°20 juillet 2009
Zibeline n°20 juillet 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de juillet 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : les festivals débutent... les saisons s'annoncent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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70 LIVRES L’idée de publier les paroles d’hommes et de femmes qu’elle admire lui est venue en 2007. Cette collection sera donc composée d’entretiens menés auprès de personnalités très variées, issues des univers de la culture et de la création artistique et ayant pour points communs d’être liées au Sud et reconnues dans leur discipline. C’est dans cette perspective qu’en 2008 Agnès Olive a successivement rencontré Philippe Caubère, Gérard Traquandi, Julien Blaine, Eric Cantonna et Robert Guédiguian, qui ont bien voulu se prêter au jeu des questionsréponses et lui permettre de réaliser la ÉD. LA BELLEBLEUE BOUQUINADES JEUDI DU COMPTOIR Faire-part de naissance Agnès Olive, directrice depuis 2005 de la maison d’édition marseillaise LaBelleBleue et collectionneuse enragée, est heureuse d’annoncer la parution du premier coffret de sa toute dernière collection, Les Conversations au soleil. La girafe Zerafa d’abord, érigée pendant toute la semaine précédente grâce au talent de Jean-Michel Rubio et de son équipe. Couverte de livres, elle semble grignoter les feuilles de l’arbre le plus proche ; son girafon au corps de cahiers et de textes en braille l’accompagne. Ces deux emblèmes de la fête, dûment baptisés par le parrain de la manifestation Bernard Werber, ont donné le ton de ces Bouquinades : une fête de la lecture et de l’écriture ouverte, et placée sous le signe du divertissement. Les enfants ont profité des ateliers d’écriture proposés par les associations La Faute à Voltaire et Couleurs Cactus. Les gens du quartier et les promeneurs ont eu le loisir d’écouter des lectures, performances et autres concerts, tout en déambulant dans l’espace qui s’était transformé en une vaste bibliothèque à ciel ouvert. Une des bonnes idées du festival : ces installations de coins-lecture un peu partout, avec fauteuils, canapés et meubles de récupération, que le public n’a pas hésité à investir. Il a pu ainsi admirer à l’aise la jolie performance d’Agnès Bertron-Martin, qui a raconté son livre Une très grosse colère, accompagnée du talentueux beat-boxer Joos : ou se gorger des Mots à l’air offerts par le Théâtre du Petit Matin… Souffles du Sud a permis de retrouver les écrivains et éditeurs de la région, et parfois de faire un bout de promenade avec eux : François Thomazeau, libraire, éditeur, écrivain, et aussi fin connaisseur de sa ville, a proposé de passionnantes « visites de la Canebière », inspirées de son ouvrage Marseille insolite. Pendant ce temps, les blockbusters invités couraient d’une librairie à la gare, d’une séance de signatures à une masterclass à l’Alcazar ; difficile de les suivre, d’autant que plusieurs rendez-vous ont été annulés, sans doute pour des raisons de timing trop serré. Bref, de ce point de vue, il semble que cette 1 ère édition des Bouquinades ait connu quelques soucis d’organisation, qui devraient disparaître dès l’année prochaine. Car le maire de secteur Patrick Menucci, et les autres acteurs de la manifestation, ont à cœur de pérenniser ces rencontres de la Canebière. Dans tous les lieux investis par les Bouquinades, on pouvait première série de ces Conversations au soleil, consacrée à Marseille. Le principe des entretiens est toujours le même : une seule rencontre, longue, et un questionnaire pas vraiment peaufiné pour que le dialogue s’engage naturellement, reflète des aspects inédits de l’interviewé et, au-delà de la conversation, offre des pistes de réflexion sur l’art, la place de l’artiste, de l’homme ou de la femme publique dans la ville, la région et le monde. Ces conversations retranscrites avec la volonté d’en garder l’oralité et la spontanéité paraissent aujourd’hui sous la forme de livrets graphiques et colorés, d’environ 80 pages. Chacun des cinq peut être acheté et lu séparément ; mais l’ensemble forme un tout, et de nombreux échos existent d’un texte à l’autre. Alors, n’hésitez pas à (vous) offrir ce joli coffret jaune soleil, une idée cadeau lumineuse. FRED ROBERT Les Conversations au soleil, coffret 1 Marseille. Coffret : 74,50 euros ; ` livre à l’unité : 14,90 euros. Le prochain coffret, à paraître à l’automne 2009, sera consacré à Arles et à la Camargue, autour de 5 grandes figures de cette région (et cette fois, il y aura des femmes !). Fragments de Bouquinades Que rapporter du 1er Festival du Livre de la Canebière, qui s’est tenu les 12, 13 et 14 juin, sous les micocouliers de la mythique avenue, et dans d’autres lieux du centre ville ? également déposer ses rêves dans de grandes boîtes dont le contenu a été rassemblé en un ballon géant avant d’être envoyé dans les airs, en clôture de la fête. Libérez les rêves, tel était le nom de la performance offerte par le Rêvoir. Alors, rêvons un peu : que la 2 e édition garde son caractère ludique et populaire, mais que la programmation en soit corrigée. Car, c’est une réalité : on peut réussir un festival du livre en invitant des auteurs de qualité. Les thrillers gore et les romans philosophico-mystiques ne sont pas les seuls livres qui attirent les foules. À Zibeline, nous en sommes convaincus ! FRED ROBERT Les Bouquinades A.G. Récits pour grandir Anne-Laure Bondoux et Irène Cohen- Janca étaient les invitées de Marie-Dominique Russis pour ce Jeudi du comptoir de La Caravelle. Leurs deux livres mettent en scène des adolescents face à des problèmes d’adultes, des problèmes trop grands pour eux. Dans Le chant de l’innocent d’Irène Cohen-Janca, Rémi vit avec le poids de l’après-guerre, en 1953, dans une famille lourde de secrets ; peu à peu des pans de l’histoire de la guerre et de la Shoah lui seront révélés. Koumaïl ou Blaise, le héros d’Anne-Laure Bondoux dans Le temps des miracles, fuit le Caucase en guerre sous la protection d’une jeune femme à laquelle sa mère l’a confié, mais c’est seul qu’il affrontera cette France pour laquelle il n’est qu’un étranger. Deux voix qui savent raconter des histoires graves et parler aux ados, qui veulent leur donner le goût de vivre et de grandir. CHRIS BOURGUE Rendez-vous littéraires radiophoniques mensuels retransmis sur Radio Grenouille 88.8. Libraires à Marseille www.librairie-paca.com Le chant de l’innocent Irène Cohen-Janca éd. Du Rourgue, 11 euros Le temps des miracles Anne-Laure Bondoux éd. Bayard jeunesse, 11,90 euros
CIPM LA PENSÉE DE MIDI LIVRES 71 Poésie buissonnière au CipM À ceux qui n’ont jamais poussé les portes du Centre International de Poésie Marseille, on ne saurait trop conseiller de prendre un jour le temps de le faire. Un vendredi soir vers 19h par exemple. Outre que le cadre est enchanteur -la Vieille Charité, ses arcades, ses oliviers, sa cour et sa splendide chapelle baroque-, il s’y passe en fin de semaine des rencontres qui font vibrer les lieux. De ces rencontres qui révèlent une poésie vivante, contemporaine, qui sort des revues et d’un lectorat confidentiels, s’écarte de l’image traditionnelle que beaucoup s’en font encore. Cette fin de printemps a ainsi été l’occasion de quelques beaux éclats poétiques qui ont montré, s’il le fallait, que le genre aime à s’affranchir des conventions et se marie volontiers à d’autres, en toute liberté. En mai, le mathématicien, chercheur, poète et romancier Jacques Roubaud s’est entretenu avec Jean-Didier Wagneur du sixième opus de son cycle du Grand Incendie de Londres, La Dissolution. Inauguré en 1989, ce grand œuvre d’un des maîtres de l’OULIPO se présente comme « une œuvre sans brouillons », « une parodie sérieuse du roman du XIX e siècle », un « traité de ma mémoire ». Cette sixième branche de l’arbre, Roubaud l’a composée depuis 10 ans lorsqu’il s’est rendu compte qu’il commençait à perdre la mémoire, dit-il. Chaque chapitre correspond à une journée de prose, narration vagabonde, coupée d’incises et de bifurcations, comme autant de ramifications de l’arbre mémoriel. Fraternité orphique Le dernier numéro de la Pensée de Midi s’ouvre sur un bref éditorial de Thierry Fabre, déplorant l’absence d’une fraternité méditerranéenne : aussi Catherine Peillon y propose-t-elle un « alliage improbable » de poésies et extraits musicaux, une balade d’Homère au rap palestinien, en passant par le XVII e siècle italien et le fado. À la recherche d’une identité méditerranéenne, on suit les rapprochements proposés avec surprise, on se laisse guider d’une époque, d’une religion, d’une langue à une autre avec délice. On redécouvre la représentation de l’émotion dans l’opéra baroque, bercé de mythes grecs. On s’interroge sur la rivalité entre poésie et sacré, sur l’importance du rituel de prière, délivrant dans un processus de séduction (melos) le message, le sens (logos) d’une religion, au travers de courts extraits de prières rassemblées par Nidaa Abou Mrad. On entend le remaniement de la langue grecque, qui voyage d’Homère à Sappho, on approfondit l’ambivalence d’une Espagne musulmane et de son opposition à l’Occident. Pour finir sur un slam palestinien percutant et évoquer l’œuvre de Christophe Tarkos. Si à l’écoute on prend plaisir à relever des similitudes entre certains extraits, on remarque surtout, comme Catherine Peillon le précisera lors de la présentation de l’ouvrage, la thématique unifiante de ces œuvres : la description du sentiment amoureux par Sappho n’a pas vieilli. C’est la force de l’émotion, et une certaine absence de mesure, qui caractérise cette Méditerranée- v là et les fruits de son Histoire. Mais Les Chants d’Orphée ne se contentent pas d’évoquer les diverses cultures méditerranéennes : elles abordent les pratiques musicales traditionnelles, notamment celles du Liban évoquées par Suzie Félix, l’évolution de procédés de notation du XIII e et XIV e siècles avec Lambert Colson… ainsi que d’autres problématiques essentielles, brillamment traitées par une foule de musicologues ; digne d’intérêt également, le lien entre musique et poésie au cours d’un article remarquable de Renaud Ego, Ce qui alarma Mallarmé. Un numéro à mettre juste entre les mains et les oreilles. Au midi de la Pensée et du cœur ? SUSAN BEL Chants d’Orphée, musique et poésie La pensée de Midi n°28 + CD de 22 titres Actes Sud Jacques Roubaud A.G À l’image du texte, le dialogue n’a cessé d’emprunter des chemins de traverse, des « mains mnémoniques » aux « sextines » en passant par les pancakes américains. Difficile de suivre le fil, mais quel plaisir de goûter la finesse et l’humour de ce grand monsieur de la recherche poétique. Qui rappelle la principale affaire de la poésie : « traiter le langage avec soin », ce que ne font ni le discours politique, ni les médias. Après les sciences, c’est l’image qui s’est invitée aux côtés du texte poétique : Michèle Métail a présenté, lors d’une conférence-performance autour du « signe multiplicatif », son gigantexte n°6 X-LIBRIS, en cent photos et un centon, autour de la lettre X et de la figure du chiasme. L’exposition est à voir jusqu’au 27 juin. De la musique avant toute chose ? Les liens entre poésie et musique sont constitutifs. Rythme, oralité, mémorisation, la poésie est acte de parole et de chant. Ce rapport constant entre logos et melos est exploré en textes et en musique dans le dernier numéro de la Pensée de Midi. Les chants d’Orphée. Musique & Poésie invite à un voyage surprenant de la Grèce antique à la musique contemporaine, en passant par les cantillations évangéliques et coraniques, la musique mallarméenne ou le rap palestinien. Une odyssée entre mots et chant, que les interventions remarquables des deux invités de Thierry Fabre, Catherine Peillon et Renaud Ego et les quelques extraits proposés à l’écoute ont donné envie de poursuivre (voir cidessous). Bref, c’est au CipM, c’est tous les vendredis et ça vaut vraiment le détour. FRED ROBERT Les rencontres de l’été La Pensée de Midi propose deux rencontres durant les festivals. Festival Les Sud à Arles, le 15 juillet à 17h - Espace Van Gogh Présentation du numéro 28 de la revue, Chants d’Orphée, musique et poésie en compagnie de musiciens ayant participé à sa publication, et au CD. Festival d’Avignon, le 16 juillet de 10h à 13h. Au gymnase du Lycée St Joseph. À l’initiative du Festival d’Avignon, du Conseil Régional PACA et de La pensée de midi, une rencontre débat sur le thème La Méditerranée, entre colère et création. www.lapenseedemidi.org



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