Zibeline n°20 juillet 2009
Zibeline n°20 juillet 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de juillet 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : les festivals débutent... les saisons s'annoncent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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60 ARTS VISUELS LA CADIÈRE TOULON IMAGES CONTRE NATURE De mystérieux raisins Entre son atelier à Marseille et ses cours de scénographie à Monaco, Gilbert Della Noce fait une halte aux Domaines Bunan (La Cadière) pour une exposition dedans-dehors. Une belle occasion que ce « chant » des vignes pour sortir du cadre traditionnel de la galerie et investir un nouveau territoire, la nature, avec le désir de « raconter son lien intime avec elle, le travail de l’homme, de la terre et du vin. » La puissance de son dessin et sa maîtrise des couleurs trouveront dans cette confrontation l’ampleur nécessaire pour exprimer, non pas avec des mots mais avec ses outils de peintre, de sculpteur et de dessinateur, Le mystère des raisins. Thème né de sa lecture d’une légende de la Grèce antique, l’histoire du peintre Zeuxis dont les raisins peints sur un mur de marbre attiraient la voracité des oiseaux… L’homme, l’animal, les raisins : des sujets fabuleux évoqués à l’entrée du Chai, sur une immense toile réalisée in situ, et dans la salle des Foudres, faisant jaillir de ses dessins, lavis, huiles et sculptures des fleurs, des paysages, des personnages… Toute une mythologie personnelle. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Le mystère des raisins, une proposition de l’association L’Art prend l’air Polyptique de Gilbert Della Noce Vernissage le 3 juillet à 18h30, balade avec l’artiste le 13 juillet à 10h Jusqu’au 3 août Domaines Bunan, La Cadière (83) 06 18 43 46 06 Baselitz, la tête à l’endroit À l’occasion de la mise en avant de la collection de l’Hôtel des Arts de Toulon qui fêtait ses dix ans, Gilles Altieri, son directeur, confiait à Zibeline (n°18) « qu’il n’était pas très attiré par ce qui n’est pas de la peinture pure. » Et « qu’il était seul décisionnaire de la politique d’acquisition comme de la programmation du lieu. » Rien d’étonnant alors si Baselitz est l’hôte de Gilles Altieri qui voue une grande admiration à « ce jeune artiste allemand de 71 ans » ! Né en 1938 à Deutschbaselitz en Saxe, l’artiste s’est longtemps vu affublé d’une étiquette de rebelle et de provocateur, voire même d’iconoclaste… La plénitude trouvée, celui qui partage désormais sa vie entre Ammersee en Bavière et Imperia sur la Riviera italienne, s’est lancé en 1995 dans une investigation autobiographique qui s’est accompagnée d’une rupture brutale dans sa façon de peindre. En effet, mondialement connu pour ses peintures avec le motif à l’envers, mais aussi par son besoin intrinsèque de « bousculer l’ordre établi, choquer le bon goût, s’attaquer aux icônes de l’art », Baselitz a pris de l’âge sans que sa peinture prenne une ride. Aujourd’hui encore transparaît dans ses toiles cette façon singulière d’appréhender le monde et de revendiquer le droit à la liberté, impérieuse nécessité sans doute pour celui qui vécut le nazisme puis le communisme en RDA… Sa technique, qui a fait aussi sa réputation internationale, a connu divers bouleversements, notamment l’abandon de la matière épaisse au profit d’une peinture à l’huile très délayée. C’est cette nouvelle « méthode » (terme qu’il préfère à celui de « technique ») que l’Hôtel des Arts met en lumière à travers un choix d’œuvres réalisées entre 1999 et 2008, plus particulièrement son œuvre gravé : aquatinte, gravure sur bois, encre de chine, aquarelle… MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Baselitz Hôtel des arts, Toulon (83) jusqu’au 27 septembre 04 94 91 69 18 Baselitz, Donna Via Venezia De nature expérimentale Marseille a aussi son festival international de vidéo expérimentale. Porté depuis une petite décennie par P’Silo, Images Contre Nature provoque toujours des rencontres surprenantes Espace, identité, mouvement, perception, sens, temps, sont les six programmes thématiques qui constituent l’ossature de cette 9 e édition. Conformément à l’esprit expérimental qui ne s’enferme pas dans des genres -même s’il est possible de pointer différentes esthétiques-, priorité n’est pas donnée au récit mais au potentiel des matériaux et des formes en interaction : cadrage, rythme, lumière, couleur, montage, son, incrustation, diachronie/synchronie… D’où la variété des propositions : 296 films provenant de 39 pays, à voir aux Lices ou au Vidéodrome, et 684 en additionnant toutes les créations classées strictement expérimentales et reçues depuis la première édition. Plusieurs formules de visionnement sont possibles, libre ou à la carte, gratuite ou payante. Ce festival s’ouvrira le 7 juillet avec un concert de musique improvisée, Caminos Cruzados, sur les poemarios de Sandra Rivas, et une carte blanche au CologneOff - Online Festival, Here We Are !. 111 fois Marseille géographie intime de Jean- Paul Noguès en donnera la clôture. Entre temps, Valérie Sarrouy expose ses sombres photos de la série Engrammes à l’Espace Culture jusqu’au 11 juillet, et Installation composite n°1/cinq portraits d’Alain Joule est programmée jusqu’au 23 juillet chez Art/Positions. L’événement sera couvert en son entier par Radio Grenouille pour donner lieu à une création, Chronique Caraïbes.C.L. Images Contre Nature Festival international de vidéo expérimentale du 7 au 11 juillet www.p-silo.org Georgic for a Forgotten Planet de Lynne Sachs (USA)
ISTRES ARTS ÉPHÉMÈRES ARTS VISUELS 61 Où est l’homme ? Les salles du musée d’art contemporain se couvrent d’objets innommables, inquiétants hybrides entre l’animal et l’homme. Qui sommes-nous ? Lorsqu’on achève le parcours de ces Attributs du sujet composée de sculptures, dessins et une vidéo, le doute s’installe quant à la relation de l’homme et de l’animal. Giacometti, avec Le Chien, a sans doute été un des premiers sculpteurs à instiller le trouble existentiel entre ces deux espèces. Jean-Michel Pradel-Fraysse poursuit cette posture en nous faisant rire jaune. Nous sommes sur le fil des apparences d’une néo monstruosité, une anomalie. Ces groins, museaux, mufles ou truffes -pseudo trophées fragmentaires fixés au mur- appellent les trognes de Bosch comme autant de pifs, nases, blaires et tarins figés dans des sourires idiots, chargés d’une menace latente. Ne proposant à voir que des fragments si bien choisis, aux teintes criardes parfois, il nous amène à reconstituer mentalement une entité dont le portrait sera forcément impur, ersatz résultant d’un clonage hasardeux, d’une manipulation où toute frimousse stéréotypée est exclue sans pour autant relever entièrement du monstrueux. À l’opposé des représentations de William Wegman flanqué de son fidèle compagnon canin, Jean- Michel Pradel-Fraysse échafaude en fait une condensation des deux espèces, à en juger par ses autoportraits. Des représentations zoo-anthropomorphiques sur le principe du Mickey-Souris dont on ne montre qu’un ambivalent appendice symbolique. L’ecce homo version grotesque. CLAUDE LORIN Attributs du sujet Jean-Michel Pradel-Fraysse jusqu’au 7 juillet Centre d’Art Contemporain Intercommunal Istres 04 42 55 17 10 www.ouestprovence.fr Jean-Michel Pradel-Fraysse, Autoportrait n°2, 2009, resine, 40x35x28 cmC. Lorin Signes bleus Un 1er Festival d’Art éphémère a occupé jardins et salons de la Bastide de Maison Blanche. Sous le signe de la couleur bleue, de sa profondeur et de sa charge symbolique, les œuvres de quatre artistes se découvraient au gré des pas. Sur un îlot du plan d’eau, protégées, les silhouettes bleu Klein de Michel Wohlfahrt : des Amants bleus longilignes, êtres de terre et d’acrylique, sans regard, aux gestes et aux cris avortés, semblant chercher une voie pour échapper à leur îlot de verdure, à leur douleur. Puis on découvrait, balançant au vent, une immense robe, chrysalide de papier richement coloré, entourée de minuscules figurines de Amants bleus-Wohlfahrt Madeleine Imbert plastique figurant l’Aréopage devant lequel la courtisane Phryné a été dénudée échappant ainsi à la mort. Dominique Carrié réinterprète ici avec dérision le tableau de 1861 de Jean-Léon Gérôme : seul demeure le désir du corps absent. La même artiste présentait une série d’escarpins de cartons et papiers rehaussés de paillettes ou rubans aux noms de femmes célèbres, d’Olympe de Gouges à Simone Weil. Dans une salle de la bastide l’installation de grandes bannières de soie bleue brodées de signes d’or et les dessins raffinés, sur papier bleu, de Rachid Koraïchi permettaient de remonter aux sources imaginaires de l’écriture et du soufisme. En face Anne-Marie Pécheur nous plongeait dans un univers mouvant de traces superposées et transparentes, diffusées par six rétroprojecteurs projetant dans l’espace les découpages posés sur les plaques de verre : visible uniquement si les appareils sont branchés, Violette est une oeuvre vraiment éphémère ! CHRIS BOURGUE L’exposition Art éphémère : le bleu et tous les autres bleus s’est tenue du 16 mai au 2 juin à Maison-Blanche. Les ateliers publics exposaient aussi (voir p.78) Amants bleus-Wohlfahrt Madeleine Imbert Robe de Phrygé-D. Carrié Madeleine Imbert



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