Zibeline n°20 juillet 2009
Zibeline n°20 juillet 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de juillet 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : les festivals débutent... les saisons s'annoncent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
06 FESTIVALS AVIGNON OFF Pleins feux sur le Off Le festival Off d’Avignon va incarner à nouveau, du 8 au 31 juillet, un incroyable dédale de propositions spectaculaires… et constituer un casse-tête ! Comment choisir parmi cette pléthore de représentations… dans plus de 100 lieux différents disséminés dans la ville ? Cette année 825 compagnies ont adhéré au programme d’Avignon Festival et Cies, avec près de 1000 spectacles… Sans compter ceux qui prennent des chemins de traverse, comme Avignon Collectif 5 qui propose 23 créations, réparties dans 6 lieux, au tarif unique de 5 euros… Ou ceux qui, par manque de budget ou tout simplement par choix, ont décidé de s’inscrire en marge du programme officiel. Il faut dire que la facture d’un festival peut vite devenir douloureuse. Entre la location d’une salle, les frais de communication -dont les fameuses affiches collées frénétiquement dans tous les recoins possibles de la ville, intra-muros presque exclusivement-, l’hébergement, les salaires… les charges peuvent vite réduire le rêve à néant. Pour peu que le travail présenté ne bénéficie pas d’un rapide bouche-à-oreille providentiel, ce qui pourtant demeure souvent le meilleur moyen de choisir un spectacle. Dans cette jungle spectaculaire, la renommée des compagnies et des auteurs présentés, ou certaines propositions particulières, sont souvent le premier moyen de déceler la perle rare. Et bien sûr, un choix réalisé -mais pas seulement, ça serait trop simpleparmi les salles et théâtres permanents d’Avignon. Loin des trop nombreux marchands de spectacle ou loueurs de salle, qui s’enrichissent pour l’occasion, sans s’attacher à la qualité et contribuent à l’effet « supermarché du théâtre ». Avant que le buzz n’envahisse la Cité des Papes, voici donc quelques propositions, forcément non exhaustives, de spectacles confirmés ou qui font tout simplement envie. Ensuite, la curiosité et l’instinct L'héroisme aux temps de la grippe aviaire Alain Trellu feront leur chemin. Il y en aura forcément pour tous les goûts, et il suffira à chacun d’affiner ses critères ! Les valeurs (normalement) sûres Au Théâtre des Halles, Alain Timar reprend ses deux dernières créations : l’inégalable Je veux qu’on me parle, voyage en pays de Louis Calaferte avec les truculents Nicolas Geny, Roland Pichaud et Yaël Elhadad ; et l’émouvant Une voix sous la cendre, un texte-testament de Zalmen Gradowski, membre des Sonderkommandos, contraint d’assister les SS allemands dans l’entreprise d’extermination que l’on sait. L’interprétation de François Clavier est remarquable. Le Medecin malgré lui Francois Mouren Provensal À découvrir également, Le Bal de Kafka de Timothy Daly, présenté par la Cie Star Théâtre et mis en scène par Isabelle Starkier, une comédie grinçante et jubilatoire sur la vie et l’œuvre de Franz Kafka, qui touchera les adeptes de l’univers kafkaïen comme les novices. Au Théâtre du Balcon, la dernière création de Serge Barbuscia, la Disgrâce de Jean-Sébastien Bach, sur les rapports complexes entre l’artiste et le pouvoir, devrait trouver son public : la salle durant le Festival ne désemplit pas… On y retrouvera également Le Médecin malgré lui, création 2007 d’Andonis Vouyoucas, mais aussi un Marivaux mis en scène par Jean-Luc Revol. Sur la scène du Chêne Noir que du beau monde, avec huit spectacles à l’affiche. Le très attendu Big Shoot de Koffi Swahulé avec Denis Lavant, un habitué du festival, et la reprise de Confidences à Allah de Gérard Gelas, création marquante du festival 2008, monologue d’une bergère marocaine violée, avec la toute jeune Alice Belaïdi. Et peut-être que L’Amour de l’art, mis en scène par Diastème, avec Emma de Caunes, sera une bonne surprise ? Autre lieu devenu incontournable, le Théâtre des Doms Confidences à Allah Manuel Pascual et sa création 100% belge, qui au fil des années s’est construit une réputation d’excellence, et recèle des petits bijoux d’originalité. Un des seuls lieux où il faut aller les yeux fermés, confiant dans une programmation sans autre accroche qu’elle même. Avec en prime, un accueil chaleureux. « Ogritude » au programme de la Manufacture (sur le plateau de la Patinoire), avec la cie Fraction, qui continue de visiter notre côté sombre et ne laisse personne indifférent, dans Baal de Bertolt Brecht, mis en scène par Jean-François Matignon et le collectif de comédiens « les Ephémères Réunis ». Forte de son succès au festival 2008, la compagnie Saliéri-Pagès reprend le Bonheur de la Tomate de Bernard Da Costa, au Théâtre du Ring avec Marie Pagès et Karim Hammiche. Tragi-comédie moderne dont l’héroïne est… la tomate. Cinq autres spectacles sont programmés dans ce théâtre dédié aux auteurs contemporains, avec un titre qui laisse interrogateur : Ma mère commence à mourir juste un peu (mais l’entraîneur du PSG n’est pas encore cuit). À surveiller de très près On pourra pour la deuxième année, (et gratuitement ce qui n’est pas négligeable), découvrir Vaucluse en scène, sept propositions de l’ADDM et du Conseil Général 84 consacrées à la valorisation des projets artistiques de Vaucluse. Du pur jus en quelque sorte, dans la Cour de la Chapelle Saint Charles, entre danse, cirque, théâtre et musique, et un Bal Inouï le 13 juillet proposé par la fine équipe d’Inouï Productions, forcément à contre courant. Une autre façon de repérer des spectacles intéressants, peut être de cibler ceux qui sont soutenus par l’Adami au Conservatoire. Cette année, près de 15 compagnies, soutenues depuis 2008, présentent une reprise dans le Off. Trois de ces spectacles ont lieu à la Fabrik Théâtre : Monsieur de Pourceaugnac de Molière par le Star Théâtre (tiens ! les revoilà), Turandot ou le congrès des blanchisseurs de Brecht par
07 le T.O.C. et les avignonnais du Théâtre du Kronope avec la Tempête de Shakespeare. Le travail de cette compagnie très physique, entre classique et comedia dell’arte, connaît un franc succès. Au même endroit, Emil Abossolo-Mbo (qui avait marqué la Cour d’Honneur dans La Tragédie du Roi Christophe d’Aimé Césaire) viendra le 21 présenter sa nouvelle création, Champs de sons, un spectacleépopée mûri à l’ombre du soleil de l’enfance, en chaude terre africaine. Petit lieu ayant une démarche pertinente, le Musée Fujak accueille Le Poisson scorpion, formidable récit du voyage dans l’île de Ceylan de Nicolas Bouvier, où la comédienne Agnès Régolo et le musicien Guigou Chenevier partagent leurs tribulations et leur complicité autour d’un texte qui les « emballe », comme un peintre ouvre son atelier. Jean Cohen-Solal présente également une installation électroacoustique. Alain Cesco-Resia et ses acolytes joueront En résonnances, sur des textes d’Edmond Jabès, pendant que Stefano Fogher posera sa contrebasse sur un texte de Blaise Cendrars. La toute jeune compagnie On est pas là pour se faire engueuler (tout un poème) joue, au Petit Chien, La vieille dame qui fabrique 37 cocktails molotov par jour de Mateï Visniec, avec les facétieuses Ana Abril et Sophie Mangin. Plus personnel, Régis Vlachos, chroniqueur philo à Zibeline, reprend Révolutions au Théâtre de l’ange. C’est le monologue drôle d’Antonio du Limousin, un enfant de stalinistes amoureux, dominateur, antipathique, aussi acerbe envers les tares du communisme que celles du capitalisme. C’est intelligent, jubilatoire, loin d’être manichéen, et ça vous réserve quelques surprises de taille… Le Théâtre Golovine, espace chorégraphique d’Arts vivants, accueille Yves Marc du Théâtre du Mouvement dans Je pense donc ça se voit, un spectacle en forme de conférence et Différents duos différents, dans la poursuite de son projet chorégraphique avec des artistes déficients mentaux et des danseurs professionnels. Programmations ciblées Dédié aux enfants à partir de 8 mois, le Festival Théâtr’Enfants et tout public, organisé par l’Association d’Eveil Artistique, leur a composé tout spécialement une programmation de 11 spectacles, des expos, des ateliers et des stages. Avec P’tites formes pour p’tits bouts, issues d’un travail d’ateliers menés pendant l’année dans les quartiers d’Avignon par la compagnie Bout d’Ôm. Ou encore le Projet RW du collectif Quatre Ailes mélangeant théâtre, film d’animation et expériences aériennes et Mathieu Trop court, François trop long de La Naïve qui souhaite, à travers ce spectacle, parler aux enfants « des choses de la vie qui font souffrir et qu’on leur tait. » Juste à côté, l’Entrepôt, la Cie Mises en Scène a fait le choix d’accueillir amateurs et professionnels dans son théâtre, avec cette année une large scène ouverte à la musique, le slam et la danse, et des rendez-vous atypiques dans la cour. Le trio d’improvisation Inviamo, P'tites formes pour p'tits bouts par la cie Bout d'Om X-D.R mélangeant slam, harpe et mouvement s’y produira du 20 au 24. Mais il n’y a pas que les spectacles ! Outre les patios, cours de fortune ou espaces ombragés, les lieux essaient dans la mesure de leurs moyens, de leur temps (et de leurs envies), de proposer un point de rencontre entre les artistes et les spectateurs, autour d’un verre désaltérant. Le Délirium Tzigane accueille les couche-tard jusqu’au bout de la nuit, pour des soirées musicales et bien souvent bondées de monde, mais où les rencontres restent inattendues. Et l’Association AF&C, qui rassemble dans son programme la majorité des spectacles présentés, propose quelques nouveautés cette année : deux critiques dramatiques (Bruno Tackels et Diane Scott) seront en résidence, douze débats thématiques feront passerelle entre le In et le Off et un hommage sera rendu à Bernard-Marie Koltès pour les 20 ans de sa mort. L’espace Jeanne Laurent (à côté de la Cour d’Honneur) devient le bureau officiel du Off, où des conférences, débats, forums y seront organisés. Un peu d’économie ? Il semble impossible d’opérer une réduction du nombre de spectacles proposés, chacun étant libre de payer pour jouer, même les amateurs, même les spectacles vaseux qui fleurissent un peu partout et génèrent des parades souvent insupportables, et un affichage plus qu’envahissant. C’est que les compagnies professionnelles ne peuvent généralement pas se permettre de se montrer au off, parce que c’est devenu ruineux, sauf pour les cies avignonnaises et ceux qu’elles accueillent. Il serait bon sans doute d’offrir une vitrine aux compagnies régionales, de proposer une sélection, comme le font le département du Vaucluse justement, mais aussi les Belges ou la Région Nord Pas de Calais. Et puis cela serait juste : les Festivals rapportent de l’argent aux collectivités territoriales, en taxe professionnelle entre autres. Ils leur coûtent aussi, puisqu’elles subventionnent les Festivals… qui programment pourtant peu de compagnies régionales. Ce n’est d’ailleurs pas leur mission, ou pas exclusivement. Mais défendre les cies régionales en leur donnant cette visibilité internationale vaudrait sans doute le « coût » ! DELPHINE MICHELANGELI ET AGNÈS FRESCHEL Avignon collectif 5 Off http://festival-avignon-off-2009- programme.avignon-collectif5.net Théâtre des Doms www.lesdoms.be Théâtre des Halles www.theatredeshalles.com Théâtre du Chêne Noir www.chenenoir.fr Théâtre du Balcon www.theatredubalcon.org Vaucluse en scène www.vaucluse.fr En compagnie de l’Adami www.adami.fr Et un dernier conseil aux heureux festivaliers d’Avignon… Panachez les plaisirs ! Et allez voir un peu nos autres pages… Le festival In (p 5), L’été danse des Hivernales (p 10), Villeneuve en scène, le Festival Contre Courant (p 8), Musiques sacrées en Avignon (p 13), les conférences, Lectures et rendez vous d’auteurs (p 68), les Projections aux cinémas Utopia (p 62)… Alter Egaux Théâtre ARIATIONS ENIGMATIQUES d'Eric-Emmanuel SCHMITT Thierry Bliiss Jean-Claude Azeulay oui du 28 juin au 04 juillet aoog.toog à 231145 C7oïtre du Lycée Vauvenargues, 6o Bd Carnot {entrée impasse du Galet-Cantant] Aix-en-Provence Durée du spectacle : 1h30 plein tarif : 10 € tarif rédu it Se Renseignements I Réservations : alteregaux.theatre@yahao.fr



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 1Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 2-3Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 4-5Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 6-7Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 8-9Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 10-11Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 12-13Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 14-15Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 16-17Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 18-19Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 20-21Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 22-23Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 24-25Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 26-27Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 28-29Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 30-31Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 32-33Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 34-35Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 36-37Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 38-39Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 40-41Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 42-43Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 44-45Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 46-47Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 48-49Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 50-51Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 52-53Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 54-55Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 56-57Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 58-59Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 60-61Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 62-63Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 64-65Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 66-67Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 68-69Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 70-71Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 72-73Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 74-75Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 76-77Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 78-79Zibeline numéro 20 juillet 2009 Page 80