Zibeline n°20 juillet 2009
Zibeline n°20 juillet 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de juillet 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : les festivals débutent... les saisons s'annoncent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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48 MUSIQUE Sacrée Judith CONCERTS m b Le Festival de Musique Sacrée de Marseille a ressuscité avec bonheur le compositeur napolitain AlessandroScarlatti et sa Guiditta Comment se concocte un concert réussi ? Prenez tout d’abord l’Ensemble Baroque de Nice, formation à cordes jouant sur instruments anciens au continuo subtil (clavecin, luth et violoncelle baroque) et à la direction efficace du chef violoniste Gilbert Benizza. Choisissez des solistes dont les voix s’harmonisent : la soprano Sophie Landy, le ténor CarlGhazarossian et le contre ténor au timbre si doux Raphaël Pichon. Relevez ensuite cette belle distribution par la mise en scène inventive façon poupée de cire de Gilbert Blin, au service d’un opus méconnu : La Guiditta d’AlessandroScarlatti. On peut regretter que cet oratorio de 1695 n’ait pas attiré les foules ! Bien que contant un passage de l’Ancien Testament dans lequel Judith libère la cité de Béthulie, tranchant la tête du pauvre Trilogies au cube Jean-Francois Heisser Simone Poltronieri C’est la devise qui ouvre la partition interprétée le 5 juin avec une audace bienvenue par les solistes de l’Orchestre Poitou-Charentes au nombre desquels on comptait le trio constitué par M.-J. Jude (piano), F.-M. Drieux (violon) et J.-F. Heisser (direction) lors du concert de clôture à la Chapelle du Méjan. Holopherne, rapportée par la servante Ozia (rôle ici tenu par le contre ténor), on serait tenté de trouver l’ouvrage profane... cet oratorio est si italien qu’on le confondrait avec un opéra. Mais le don mélodique inépuisable du fondateur de l’école d’opéra napolitain, et les ritournelles et sinfonia guerrières dues au support textuel ne peuvent occulter la profondeur de certains passages, notamment la séduction du naïf Holopherne ainsi que son fatal sommeil chanté avec émotion par la servante Ozia. Les magnifiques et scintillants costumes enveloppant les solistes qui distillaient leurs gestes comme des automates a donné, en outre, une dimension théâtrale à ce très beau concert accueilli avec succès. FRÉDÉRIC ISOLETTA b Evoquant le père Schoenberg au piano et le Fils spirituel Webern au violon, le troisième larron de l’école de Vienne, Alban Berg se cite au cor dans son Concerto de chambre pour piano, violon et treize instruments à vent, composé en l’honneur du cinquantième anniversaire de Arnold Schoënberg justement. Et toutes les bonnes choses semblant aller par trois, on remarque le rythme de valse, les trois mouvements et les trois modes d’écriture (tonal, atonal, dodécaphonique), l’instrumentation (13 + 3...). Ne parlons même pas de la perfection de l’architecture musicale à la mesure près, qui soustend cette composition scindée en son centre par 12 ré bémol égrenés comme un glas avant le déroulement en palindrome (rétrograde du renversement pour les spécialistes) de la partie récurrente du lyrique adagio central. Gilbert Benizza X-D.R. Mais ne nous laissons pas prendre : une logique arithmétique n’a jamais suffi à créer un chefd’œuvre, et c’est d’ailleurs tant mieux, n’en déplaise aux fanatiques du nombre d’or et autre série de Fibonacci dont l’interprétation est parfois excessive... Effectivement, au-delà du tour de force structurel, mû en partie par celui-ci, une sorte d’esprit saint semble souffler sur ce chef-d’œuvre trinitaire. À l’auditeur d’en avoir saisi les clés, transmises pour partie et avec bonheur par les interprètes, afin que chacun accède à ce paradis musical ineffable. P-A HOYET Récital à trois 0 Lyrique, dans tous les sens du terme. Musical, poétique, émouvant. Et chaleureux ! Alain Aubin et Magali Damonte ont proposé en deux heures un tour ludique de répertoires plus que variés, avec un plaisir plus que communicatif. Un tour par la mélodie française, pour le plaisir d’y « redécouvrir la poésie » à travers la voix d’Alain Aubin : sa tessiture (haute-contre) est pourtant peu familière dans ce genre, mais il a su en rendre les subtilités et les accents. Et bien que les sopranos soient plus coutumières du répertoire, on a eu, évidemment, beaucoup de plaisir à y entendre Magali Damonte également ! Puis un tour par l’opéra, « un art très récent » où les deux chanteurs ont su prendre leurs aises et nous donner des frissons ! Notamment dans un extrait d’Orphée extrêmement poignant, et le fameux air de Carmen entonné sans aucun faux pli par une Magali Damonte : au vu de ses enregistrements du rôle, dire qu’elle le connaît par cœur est un euphémisme ! Le tout accompagné au piano par Alain Aubin et Magali Damonte Manon Chalmeau-Damonte Jacques Chalmeau, également très en forme. Un regret ? Qu’il n’y ait pas eu davantage de duos : les deux voix aux timbres pourtant très différents se mariaient à merveille, et le plaisir des deux chanteurs à travailler ensemble se laissait sentir. Ainsi que cette aptitude à se compléter, étrangement, notamment durant l’interprétation étonnante de Manuel De Falla qu’elle sut rendre avec puissance et tendresse, et qu’il aborda tout en tensions et dissonances. Pour finir sur une berceuse andalouse, écrite par Alain Aubin nous précisera Magali. Rendant ainsi justice à son équipier, trop modeste. SUSAN BEL Le récital lyrique s’est donné au Gyptis le 26 mai
Le rouge et le noir en fête. -... ^'. tt.'- 4- ye'4...i..'4-..-,'`'.11:±41. 4. ? !. ‘." "..41 -, 1 - : r 3% a s p ='Ake ((f, $ +"4.,e' : 1-n.17,-5 ; -.ttr..01"14,- 4it A -1' : * o 4,i4.f.., q : e,k4, '° ! *%.,.TIT-0 :f,., f).. It. !' : l'x.. -.4 : s. _,. Aiir. i : 7's i N dt, Aci.e... ; i v o y a.r. l ; -.i..-e7., i'i`^.F. j Rc` ; 4, LA:a : 4,1±1P. 4 N., r4...'r,.* -, 4 fp *t,C, i ep 5/ti, -,- ; C. r r ; }.%, r'gip'4.7 N- ^. _ÿ.._,_4, F ° a S., 1r..%f,. _.0..:,.:.. :...e,0-. II :i... _:. IA. i- ÿ ii. h t ;).4:'..5, nI : r x,, p. F,'r : Ÿ- :'..1.4.,i,V.s. VI.4,-. nA —r 11*7-_,., i-.- vAA,. 1.% it 4- 0n. } L 2 -0.-i%/.é',r :'ar'iv 4".. 1,. : - a 3... -. 7 ; ? nj !'F 1y { 4°'r ".ir., +r:fi1° -...'6i'1- TA'.7,-,. -r-u-... : F I,. ?. nS,. r zT..:1°,%".` 1..4r,, ,.c 7. ; -)., -, 44.4, " 4 1, ».,A,'a w, !.4.1., ḲE.d..ÿ [r -..Eic. r A-..'.c. Ils entrent sur scène en rouge et noir. La salle du Toursky est pleine à craquer, on refuse du monde, le spectacle prend du retard, on installe encore quelques personnes… Effervescence, certains vérifient leurs dictaphones, chacun attend le moment d’applaudir tel ou tel ami ou membre de sa famille. La cité de la musique s’est expatriée de son auditorium trop exigu pour la foule attendue. Le fruit du travail des 67 enseignants de la Cité de la Musique est présenté. Transmission de l’amour de la musique, de jouer ensemble, le spectacle donné le 27 mai en donnait la belle démonstration. Malgré le trac, les mises en place un peu longuettes, les voix qui flanchent parfois, les petits problèmes de justesse, l’enthousiasme de l’ensemble, le réel plaisir de jouer faisait tout oublier. Si les guitares donnaient une tonalité bien sage au début du spectacle, avec un joli travail de rythme dans Un écho d’Amérique du Sud de Takashi Iwagami, par exemple, le Jazz Band, sous la direction très didactique de J. Crimi, embrasa la salle par sa verve, ses solos de saxo, le beau voile jazzy de la voix de la chanteuse Muriel Kandel, le joyeux groupe des percussions. Le clou du spectacle était bien sûr Broadway de Marseille, avec l’orchestre des élèves sous la direction de Bernard Amrani et les chanteurs, tous amateurs. Mais quels amateurs ! Jubilation des chanteurs, force comique de certains solistes qui jouent vraiment sur scène, pour le plus grand bonheur du public. Les standards des comédies musicales ne prennent pas une ride dans ces interprétations vives et enjouées, Ah ! le duo de Grease !, West Side Story, Mamma Mia ! On ne peut pas citer tous les noms qui se produisent sous la houlette avisée d’Anne et Philippe Gastine, au moins la voix superbe d’Amandine Andriantsimahavandy. Avec le Gay Brass du rappel, c’est la fête de la musique avant l’heure dans la salle du Toursky. Un public qui frappe dans les mains, les musiciens debout, un moment de pur bonheur ! Broadway de marseille FX Rosanvallon broadway de Marseille M. Dufetel 49 Concerto.org(ue) Il suffisait d’entrer, de s’asseoir… et d’écouter Thomas Girard enchaîner brillamment, à la console rutilante de Facade du grand orgue de Montolivet Jean Cachia SP4080eiyoeO tiger uear 0) ; ango ; uow Tawwow op anal° an8lo puei8 pUJ Popined np l’orgue de l’église, quelques Variations, Fugue et Partita de Buxtehude et Bach. Quelle belle idée que ce concert organisé par les Amis de l’orgue afin de promouvoir les qualités du clavier conçu par Michel Colin en 2007 à Montolivet ! D’autant que le public a pu goûter aux cordes somptueuses du Quatuor Op.16 dans Marcello ou accompagnant les deux flûtes alertes et entremêlées de Frédéric Laplane et Georges Minassian (Concerto de Telemann). Enfin, de la tribune, Cécile Jeanneney et Cathy Benoist (violons), Denis Emeric (alto) et Céline Bardin (violoncelle) ont allié panache et rigueur dans le tracé des motifs mélodiques pour un exquis dialogue avec les tuyaux à bouche ou à anche (Concerto de Haendel). J.F An die Freude ! C’est sous le signe de la fraternité entre les peuples qu’a eu lieu, à l’Opéra d’Avignon, le dernier concert de la saison, réunissant les Chœurs et Orchestres de Toulon et d’Avignon. Les Chichester Psalms pour chœur et orchestre de Léonard Bernstein ont offert un mélange de styles enlevés tel que les aime l’auteur de West Side Story, et nous ont donné l’occasion de découvrir un tout jeune contreténor, Martin Pujet, dont les qualités musicales ont ému le public. Le concert continua par la tant attendue 9 e symphonie de Beethoven. Il faut expérimenter la sensation d’entendre sur scène cette œuvre si populaire et grandiose !!! Cet opus 125, « avec un chœur final sur l’Ode à la joie de Schiller » date de 1824, mais le compositeur projetait depuis longtemps d’écrire une œuvre symphonique avec chœur : c’est dans la Fantaisie pour piano, orchestre et chœur (1808) que se trouvent les idées musicales de l’Ode à la joie. Cette symphonie est contemporaine de l’« opérati-que » Missa Solemnis et l’agilité, la puissance demandées aux voix sont communes aux deux œuvres. Elle enthousiasma immédiatement le public lors de sa création… comme ce 11 juin dernier pour un nouveau succès de l’OLRAP ! CHRISTINE REY



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