Zibeline n°20 juillet 2009
Zibeline n°20 juillet 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°20 de juillet 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : les festivals débutent... les saisons s'annoncent.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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40 DANSE DRAGUIGNAN BARJOLS MARTIGUES BALLET D’EUROPE A Magic Day ! Derrière les masques Depuis longtemps le travail de Thierry Thieû Niang consiste à mettre sa danse en jeu face à l’autre. À des enfants, des adolescents, des corps souffrants, vieillis, des autistes, il propose une sorte de miroir subjectif, et donne à voir ce que son corps ressent face à eux, à leurs phases particulières. Depuis longtemps le travail de Catherine Germain se situe exactement à l’autre bout du théâtre. Maquillée, préparée, elle dissimule son être sous le maquillage d’Arletti, ou de Penazar, inventant avec François Cervantes des masques et des voix qui lui collent à la peau, et la dissimulent sous le rire. Imaginer une rencontre entre ces deux êtres scéniques réalisait l’utopie d’une rencontre de deux pôles. Pareillement chaleureux et humains, mais totalement divergents dans leurs pratiques, parce que diamétralement opposés dans l’approche de leur vérité intime. Tout l’intérêt d’Un Amour consiste dans ces moments où ils ne se comprennent pas, mais essaient de se voir. Elle détruit ses ordonnements, soupire d’ennui, l’envahit de son propre fatras, danse avec lui, maladroite, se bat, l’interroge. Lui reste muet, ne la o voit pas, lui répond avec son corps. Puis avec ses mots, tandis qu’elle se démaquille et qu’Arletti enfin devient, sous nos yeux, Catherine Germain. Alors ils peuvent esquisser quelque chose ensemble. Une rencontre en pointillés, forcément incomplète, imparfaite, parce que cet amour là est impossible et qu’ils ne seront jamais dans le désir de l’autre. Mais ce qui compte justement est qu’ils se voient… A.F. Un Amour a été créé aux Salins les 12 et 13 maiC. Raynaud de Lage Danse sensible Didier Kowarsky C’est une drôle de démarche qu’a entreprise Jean- Jasone Munoz raconte une journée ordinaire de la Charles Gil. Le chorégraphe cherche à trouver vie d’une femme de manière peu ordinaire. Ambiance l’émotion à fleur des peaux. Des sons aussi, de la Movida, mariage de l’excès et de la fantaisie. Dans musique. Quant au spectateur il y entre ou pas, un décor minimaliste (fil d’étendage, table à repasser comme dans un mélo : il y a des réfractaires. Mais la servant de pupitre au musicien Jean-Marie Guyard plupart se laissent emporter dans les plis et replis de qui œuvre en live), Jasone Munoz adopte le total look cette émotion simplement exposée… orange de la tête au pied (perruque, sandales, collant, La danse de Jean-Charles Gil repose une fois sur ce mini jupe, rien n’est oublié), une foison d’objets pari-là : sans décor, sans effets numérique, sans mots, hétéroclites à portée de main : entonnoir -orange lui avec des costumes simples et des lumières discrètes aussi-, Ken sacrifié sur l’autel de la passion, sacs le chorégraphe prend le risque de montrer les corps plastique, boîtes de conserve format colonies de à découvert. Et il donne à voir des unissons ensemble, des corps en place, des batteries qui décollent, vacances… Son corps oscille au rythme de la guitare ou des onomatopées, quand elle ne chante pas ou des pointes parfaites, sans oublis de bras, sans ne pique pas une crise de nerfs à la recherche du décalages… Virtuosité rare qui est en soi un plaisir. chéquier perdu. Instant hautement délicieux et Comme un souffle de femme, sa nouvelle création, terriblement drôle… À la lisière de la danse, du théâtre fait danser à deux groupes d’interprètes (3 hommes et du tour de chant, Au jour le jour est un spectacle et une femme, puis trois femmes et deux hommes) hybride, décalé, polyglotte qui joue sur tous les les mêmes pas. Ce qui occasionne quelques collu- registres émotionnels. Colère, frénésie, exaspération, solitude, euphorie, désarroi traversent de part en part notre héroïne qui, parfois, se perd ellemême un peu dans ce labyrinthe. De gestes amples en postures saccadées, Jasone Munoz -dont c’est la quatrième pièce- tient des propos incongrus puisés aux racines du quotidien, comme ce « Je suis lâchée par la machine à faire du steak » qui laisserait perplexe toute personne normalement constituée. Sauf elle. Un tempérament de feu qui irradie de sa douce folie toutes les propositions, même les plus décousues. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI sions intéressantes, et une interrogation sur le sexe du mouvement : le duo inversé homme/femme, ou les deux duos homo-sexuels donnent lieu à une inversion de clichés, dans les portés, les bribes de pas de deux, mais aussi les pas à quatre, qui revisitent certains rituels abandonnés. Mais vous pourrez à loisir découvrir la pièce cet été (voir p 10). Schubert in love est une pièce plus ancienne, qui a magnifiquement mûri. Longuette à l’origine, par toujours maîtrisée par les interprètes à la création, elle atteint sous cette forme courte, en costumes sobres et sombres, une sorte de perfection. D’un bout à l’autre romantique comme la musique de chambre de Schubert, elle donne à voir en particulier un très beau trio, et un duo final, sur pointes, d’une grande émotion. Grâce à des interprètes qui transcendent les pas et donnent à voir ce qui palpite sous leur peau ! AGNÈS FRESCHEL Comme un souffle de femmes et Schubert in love ont été dansés au Merlan les 10 et 11 juin iss e Au jour le jour a été créé le 29 mai à Draguignan à l’issue de la résidence de La Maquina à La Tannerie (Barjols) e o Agnès Mellon
True love Le dernier cycle de la saison du Merlan s’est installé au MuCEM pour deux semaines de villégiature, présentant concerts, projections et ateliers, et trois spectacles surprenants Make Noise be a girl de Massimo Furlan proposait un fatras décousu et italien sur « la femme ». Une imagerie dont on ne sait si elle était complaisante ou critique, allant de majorettes sexy scintillamment roses à des démones gothiques accrochées à leur guitare hard, en passant par une caricature de ritalo-lover-mielleux, un ours, une Pieta, un Christ incroyablement filiforme affublé d’une mater dolorosa pur jus… Certaines images font mouche, mais l’ensem-ble est long de ses 50 minutes, et franchement vain… Dans le genre performance décousue, Manteau long est nettement plus réussi. Le couple Delgado Fuchs, en rose et bleu layette, offre quelques scènes hilarantes et inventives -le duo nu où ils se cachent mutuellement le sexe étant le clou d’un spectacle qui ne se prend pas au sérieux, et trimballe avec juste ce qu’il faut d’ironie divers fantasmes édulcorés du couple. On se demande simplement pourquoi ils répètent tout deux fois… Pour tenir leurs 50 minutes ? Machine sans cible aussi procède par juxtaposition de scènes. Mais Gildas Milin construit le tout en crescendo, avec des sursauts qui vous emmènent dans des endroits inattendus, et pleins d’émotion. Mine de rien, jouant à la conférence improvisée, sans autres personnages que ces acteurs qui sont là et semblent n’exhiber que leur présence, un propos apparaît peu à peu, puis éclate en révélation. Il est question d’amour et d’intelligence. Un robot aléatoire mais attiré tout de même par les demandes d’amour semble un moment « incarner » le sentiment amoureux, impalpable mais réel puisqu’il le guide. Chacun tour à tour parle de sexe, de solitude, d’ego, d’abnégation, de sacrifice, de désir, de pulsion, de renoncement. De vieillissement même, ces jeunes gens. Puis un accident arrive et un flot d’amour se déverse parce que la peur est là, l’attachement, l’irrépressible besoin de croire en une parole magique, de devenir superstitieux, d’importer moins que l’autre qui souffre, de faire des vœux inutiles pour qu’il ne meure pas. Un moment rare, qui faisait oublier quelques instants un peu distendus, malgré l’incroyable naturel/travaillé de ces jeunes acteurs. AGNÈS FRESCHEL LE MERLAN DANSE 41 Manteau long Philippe Charbonniere Abonnez-vous ! tJ Théâtre A partir du 17 juin Théâtre DURANCE THÉÂTRE > ((Fin de partie » de S. Beckett, avecC. Berling et D. Pinon/ ((La Douleur » de M. Duras - mise en scène P.Chéreau, avec D. Blanc/c (La Flûte enchantée) d'après Mozart - Comédiens et cie DANSE 7 Urban Ballet - Cie Révolution HIP-HOP 7 ((Nos Limites)) - Cie Alexandra N'Possee MUSIQUE 7 Emily Loizeau CIRQUE 7 cc Marie-Louise » - Cie l'Éolienne JEUNE PUBLIC 7 ((Uccellini » - Cie Skappa ! /cc Echoa » - Cie Arcosm... 1 Château-Arnoux (04) - www.theatredurance.com - 04 92 64 27 34



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