Zibeline n°19 juin 2009
Zibeline n°19 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de juin 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : derniers spectacles... premiers festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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64 LIVRES ARTS Désenchantements De Marseille à l’Afrique, quelques longues encablures. Mais l’actualité éditoriale nous offre de croiser deux regards jumeaux. Pascal Grimaud a parcouru les anciennes colonies françaises d’Afrique (AOF), cherchant « à appréhender les cicatrices d’une liaison hasardeuse et ses résonances contemporaines », pendant que Frank Pourcel poursuit son exploration des marges marseillaises : « C’est drôle qu’une ville comme Marseille possède tant de frontières. » Les deux photographes ne constituent pas un inventaire cynique mais la captation empathique de bribes de vies et d’espaces. Les lumières sont sourdes souvent chez Pascal Grimaud et les plans le plus souvent serrés comme pour être au plus proche. Lorsque l’espace s’ouvre il ne mène guère loin (rideau de fer, barrière, terrain vague, cliché flou…) ou semble inaccessible (coin de ciel, lointain maritime, poster de forêt derrière une vitre…). Quelques façades suintent une même déchéance qu’à La Havane, mais Marseille n’est pas si loin. Cependant, aux Antilles, en Afrique, comme dans la cité phocéenne, bien des regards s’épuisent dans des reflets, des interstices ou le vide. Ce que suggère l’approche poétique et erratique de l’écrivain malgache, Jean-Luc Raharimanana, qui clôt Maiden Africa. Le crépuscule est ce moment déclinant de lumière incertaine au coucher du soleil. Parfois c’est l’espoir de l’aube suggérée pour Frank Pourcel. Cette photographie-là sait être subjective, c’est-à-dire qu’elle peut voir sous le sujet. CLAUDE LORIN Au crépuscule texte et photos Frank Pourcel Le bec en l’air éditions, 18 euros Bzz et l’Eden Un livre passionnant propose de soigner nos phobies en partant à la découverte d’un univers méconnu mais fascinant : celui des animaux minuscules, parfois invisibles, qui peuplent jardins et balcons : les insectes ! Plus de 300 pages à parcourir pour admirer les photos de Carll Goodpasture, se rappeler que les araignées et les scorpions ne sont pas des insectes mais des arachnides, apprendre que la classe des insectes se divise en 30 ordres, divisés eux-mêmes en centaines de familles, milliers de genres et millions d’espèces ! Car les insectes représentent 80% des espèces animales de l’univers... L’auteur américain, Eric Grissell, entomologiste, chercheur et jardinier de longue date, s’intéresse aux lois de la nature et à l’équilibre écologique du jardin, Paysages d’esprit « Que savons-vous du paysage nous qui, plein de nousmêmes, aveuglés par nos propres représentations, marchons sans le voir ? » Ainsi s’achève le chant douze de Le Chant du hors champ. Plus qu’un catalogue, l’ouvrage est le fruit d’une longue aventure à trois : Brigitte Palaggi, photographe, Olivier Domerg, écrivain et Frédérique Verlinden, conservateur en chef du Musée Muséum départemental de Gap. À son invitation, Brigitte Palaggi et Olivier Domerg ont bénéficié d’une « résidence perlée répartie sur une quinzaine de séjours » dans différents territoires du département. De cette longue marche commune sont nés une exposition* et un livre accompagné d’un CD, une Pièce audio 3 réalisée à Euphonia à Marseille. Une immersion fractionnée dans le paysage et une itinérance implicite qui les ont conduit « à saisir ce qui favorisé par la diversité des plantes et des insectes qu’il abrite : diversifier les végétaux permet l’installation de mangeurs de plantes comme les pucerons, mais favorise en même temps le développement de leurs prédateurs. Plus le jardin sera complexe, plus les insectes y viendront, et plus il sera facile de s’en occuper ! Et si l’on veut de beaux papillons il faut en accepter les chenilles, donc quelques dégâts sur les plantations, et limiter l’utilisation des insecticides. L’évocation de la présence des insectes dans les mythes de la création, les arts picturaux, la musique, la littérature achèvent de convaincre : les jardiniers mythiques, respectueux, s’accommodent d’un équilibre naturel… CHRIS BOURGUE est à l’œuvre dans ces paysages, leur force, leur tension, leurs contradictions, leur pérennité et leur mise à mal. » L’ouvrage en est la parfaite restitution qui, dans sa construction interne -succession de photographies saisissant l’essentiel du paysage (le ciel, les sens) puis compilation fragmentaire de textes, poèmes et proses -comme dans sa réflexion est une porte ouverte sur le monde. Bien au-delà des paysages des Hautes-Alpes. En empruntant le regard de l’un et la voix de l’autre, notre « manière de noir » comme l’écrit Olivier Domerg se trouve totalement chamboulée. Jusqu’à croire, à l’instar des auteurs, que le paysage est « avant toute chose, une construction de l’esprit. » MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Maiden Africa photos Pascal Grimaud textes Jean-Luc Raharimanana éditions Trans Photographic Press, 31 euros Les insectes au jardin Eric Grissell, ill. Carll Goodpasture traduit de l’américain par Jean-Denis Rastugue éd. du Rouergue, 30 euros Le Chant du hors champ Brigitte Palaggi, Olivier Domerg Fage éditions, 25 euros (*) Exposition présentée du 21 novembre 2008 au 28 février 2009 au Musée Muséum départemental de Gap.
Lyriquement vôtre L’opéra français du XIX e siècle est trop souvent réduit à quelques grands ouvrages lyriques au succès certes mérité. Or ce pan du théâtre chanté français dit romantique possède une histoire riche et un vivier passionnant. Soulignant le néo-classicisme surprenant déjà présent dès le premier XIX e siècle, et analysant précisément et pertinemment des œuvres comme Hérodiade de Massenet et Carmen de Bizet, l’ouvrage publié chez Symétrie est un outil indispensable pour tout passionné d’opéra. Avec le concours du Centre de Musique Romantique Française, Jean- Christophe Brangeret Vincent Giroud coordonnent les actes d’un colloque opératique avec soin, associant à cette somme de recherches les services de spécialistes éclairés comme Gérard Condé ou Steven Huebner. Aspects de l’opéra français de Meyerbeer à Honegger ne se contente pas de dresser un historique précis mais axe son propos sur des thématiques originales et fort bien documentées : présentation de l’opus oublié La Carmélite de Hahn, étude de la réception de l’Africaine de Après Les racines du Reggae, déjà chroniqué ici, l’Harmattan élargit son horizon sur l’origine africaine des musiques noires, « chez elle et à l’étranger », en se concentrant sur les pionniers du mouvement, artistes peu connus qui ont propagé dans leur pays et hors des frontières des styles aussi différents que le son afro-cubain, la samba ou le rythm’n blues. Le temps de l’esclavage a amené rythmes ancestraux et danses coutumières sur le continent américain : c’est l’objet du premier volet, bien fourni, de cette étude nécessaire pour tous ceux qui pensent tout (s)avoir et tout avoir dans leur discothèque, comme le nom du premier groupe d’Omara Portuondo ! Le continent africain est ensuite analysé par pays, tâche plus difficile, pour suivre les influences de chaque ethnie ! Bon : un manque de relecture, et de corrections attentives, font douter de certaines assertions, et sourire en voyant Marvin Gaye au rayon latin soul, Cuba découverte en 1432 et les noms de certains groupes comme les Abyssinians transformés en Abyssins ! Mais ces erreurs (comme d’avoir fait disparaître les Comores de la carte musicale !) seront Meyerbeer, relation entre compositeurs et chanteuses (Bizet et Galli-Marié, le méconnu Bruneau et Marie Delna), recherches sur l’opéra perdu de Debussy La Chute de la maison Usher ou encore lecture socio-historique d’Antigone d’Honegger. Précieux et nécessaire ! FRÉDÉRIC ISOLETTA Aspects de l’opéra Français de Meyerbeer à Honegger J.-C. Branger et V. Giroud Ed. Symétrie 32 euros Au cœur de la Noire pardonnées : il était devenu indispensable de proposer un tel ouvrage, avant que les traditions orales ne se perdent dans les méandres de certaines pseudo musiques du monde. Une telle encyclopédie aurait dû être parfaite. Ainsi faite, elle restera très utile… X-RAY Les racines des musiques noires Liliane Prévost et Isabelle de Courtilles Editions l’Harmattan, Collection Musique et Musicologie, 32 euros



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