Zibeline n°19 juin 2009
Zibeline n°19 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de juin 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : derniers spectacles... premiers festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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50 ARTS VISUELS [MAC] Cri sélectif Son corps s’est rebiffé. Mais Blaine continue à donner de la voix, une des voies toujours possibles dans la création poétique contemporaine. Le [mac] lui sert de mégaphone à Marseille Nous le savions, c’était décidé, c’en était fini. De ses soubresauts et incartades il n’en pouvait plus. Son corps a parlé et dit non. Lui a crié stop ! En 2004, Bye, bye la perf était son baroud d’honneur international. « Mon corps n’est plus à la mesure de mes ambitions » avait-il déclaré. Exit la performance et ses promesses parfois extrêmes. Désormais nous en serons quittes pour seulement la partie visuelle de son engagement sous forme d’install@tions et de déclartions. C’est ce que nous donne à voir l’exposition du [mac] qui ne constitue pas une véritable rétrospective mais un choix cohérent opéré par Géranonymo avec le soutien de Thierry Ollat, directeur du [mac]. L’expo rêvée Sans bouder notre plaisir, on peut trouver dommage la relative modestie de la proposition lorsqu’on mesure la durée (seconde moitié du XX e siècle au début du XXI e selon la formule consacrée) et l’ampleur (la dimension d’art total) de cette posture poétique particulière. N’y avait-il pas là une opportunité de construire un évènement international autour de la poésie contemporaine ? Avec projections de tous les films, vidéos, documents sonores de ses folies performatives auxquelles bon nombre d’entre nous n’ont jamais pu participer ou assister ? N’était-ce pas le moment de questionner la poésie et toutes ses variantes actives, avec rencontres et colloques (on ne manque pas de compétences à Marseille et alentours) ? La possibilité de convier les artistes de l’art en actes sur la scène internationale ? Il est encore temps de rebrousser...nimehc Claude Lorin, Blaine au [mac]un tri, Marseille, 2009 D’examiner ces relations entre les différentes formes artistiques, sous le boisseau de l’art total étendu à la musique, la danse, le théâtre, les arts électroniques ? Cette exposition aurait pu être le vecteur idéal pour faire comprendre que l’art ne vit pas que dans les musées, les œuvres et les objets, mais aussi dans la tête, dans l’engagement, l’implication dans le corps social ; pour nous demander si, comme les derniers des Mohicans, nous ne vivons pas dans ces temps actuels la fin de quelque chose qui se réfugie sous le terme d’utopie ; s’il est véritablement constaté la progression d’une normalisation de l’art, même le plus rebelle ; si nous pouvons considérer que l’art possède toujours une dimension critique et quelles en sont les formes actuelles, les nouvelles écritures ; si nous pouvons espérer que la diffusion de la culture pourra s’éloigner de cette conception inquisitoire de l’industrie de la culture que l’on sent à l’œuvre aujourd’hui. Tri, traces Cela étant dit, l’exposition du [mac] a le mérite d’exister, dans une dimension modeste mais cohérente et riche de portes ouvertes. Fort heureusement, ses galeries nous permettent de voir un bel ensemble de ses résidus de performances ainsi que Blaine les nomme, mais aussi plusieurs pièces appartenant pour la plupart à des collections privées, principalement italiennes, heureusement visibles pour la première fois du grand public. Nous bénéficions d’une sorte de parcours en zigzag sur près de cinquante ans de travail tous azimuts. Certaines pièces sont des témoignages de gestes et d’actions, d’autres des installations comme souvent reconfigurées pour le lieu (Simulacre de rituel-Massacre), ou des assemblages historiques comme Target Poëm datant de 1967, et toujours le travail sur l’alphabet et les mots en certains points provocateurs (Quelques Pets glorieux, 2004). On appréhende par bribes la subversion des codes de la poésie entamée dès les années cinquante et nourrie des audaces du Dadaïsme et du Futurisme. Julien Blaine s’était posé cette question très tôt : « Pourquoi considérer l’écriture comme El Giro del mondo (detail) Claude Lorin, Blaine au [mac] un tri, Marseille, 2009 immuable, avec ses codifications imprescriptibles, sa calligraphie figée ? Pourquoi ne la travailleraiton pas comme l’artiste travaille la matière ? » Il a consacré sa vie à mettre ses réponses en actions. Ce sera au visiteur d’en rassembler les morceaux pour refaire sa propre performance ! CLAUDE LORIN Blaine au [mac] : un Tri jusqu’au 20 septembre [mac] musée d’art contemporain de Marseille 04 91 25 01 07 www.marseille.fr/culture/musees Rencontres Rassurons-nous. Julien Blaine est toujours vivant. Vous pourrez aussi le rencontrer puisque l’incorrigible a juré d’être présent tous les après-midi du [mac] pour réactiver avec le visiteur ses objets inanimés, grâce à sa poésie élémentaire. L’homme n’étant pas mesquin, il partagera la scène avec plusieurs invités et partenaires, poètes, performeurs lors de la programmation Le dit des Dix : Ma Desheng y est passé le 10 mai, Hortense Gauthier et Philippe Boisnard seront là le 10 juin, Jean-Jacques Lebel le 20 août, Joachim Montessuis le 10 septembre. Pour en savoir plus et presque tout sur la carrière de Christian Poitevin AKA Blaine, vous consulterez avec profit le catalogue édité pour l’occasion chez Al Dante, grandement documenté et illustré, préfacé par Achille Bonito Oliva.C.L catalogue préface Achille Bonito Oliva et divers auteurs français, anglais, italien 272 pages, éditions Al Dante, 39 euros
PASSAGE DE L’ART ART ÉPHÉMÈRE ARTS VISUELS 51 Le Passage de l’art sort le grand bleu Du bleu, encore du bleu, toujours du bleu ! Avec de nouveaux projets et collaborations, l’évènement L’Art renouvelle le Lycée, le Collège, la ville… et maintenant l’Université, s’étoffe et s’étend sans coup de blues, palsambleu ! Depuis sa création en 1993 par un professeur d’anglais, Lyse Madar, Le Passage de l’Art est devenu un acteur qui compte dans le réseau de l’art contemporain marseillais. Sa spécificité, à l’instar de l’artothèque Antonin Artaud, est d’appartenir à un établissement d’enseignement public, le Lycée du Rempart, tout en fonctionnant comme une galerie associative, : elle a pour mission la diffusion et la sensibilisation auprès des publics scolaires, tout en restant ouverte aux visiteurs extérieurs. La priorité y est donnée, par principe, à la présentation des jeunes artistes. Tout en s’acquittant de sa tâche sur la durée d’une année scolaire, avec une constance exemplaire malgré bien des aléas, le Passage de l’Art est à l’initiative d’un évènement annuel : L’Art renouvelle le lycée, le collège et la ville. Il s’étend cette année à l’université et à plusieurs nouveaux établissements, mais aussi à l’École des beaux-arts. Et s’acoquine avec un premier festival d’art éphémère ! (voir ci-dessous). Blue is the color of… Après avoir mis la femme à l’honneur en 2008, l’année 2009 passe au bleu soumis à toutes les formes Effet maire Maison Blanche crée son Festival d’art éphémère en s’associant à l’évènement organisé par le Passage de l’Art sur la thématique du bleu. Une première à suivre Le Parc de Maison Blanche n’est pas aussi vaste que celui de Washington, mais il est accueillant. Anne- Marie d’Estienne d’Orves, conseillère à la Culture, veut ouvrir les jardins et la bastide de la mairie de secteur à l’Art. Pour que les cérémonies de mariage s’égarent dans les expos, les sculptures… et que les habitants s’y donnent rendez vous… Pour son premier Festival d’Art Ephémère, qu’elle espère pérenniser et développer, la Maison Blanche ouvrira ses espaces à quatre artistes plasticiens dans le cadre de l’évènement marseillais organisé par le Passage de l’Art. La programmation de cette année s’intéressant esthétiques possibles et improbables, plusieurs artistes proposant des œuvres spécifiques pour l’évènement. La liste des établissements concernés dépassant la bonne vingtaine, il vaut mieux consulter le site du lycée du Rempart ci-dessous ! Au gré et au hasard du parcours : au lycée Leonard de Vinci, la photographe Mélanie Terrier présente ses Silence(s) où la couleur se lave dans d’évanescentes blancheurs, tandis que les œuvres de Marion Delecroix (lycée Ampère), Laura Laguillaumie (lycée Saint Exupéry) ou encore l’emblématique marseillais Jean-Jacques Surian (La Ciotat) jouent des chromatismes picturaux dans leurs narrations singulières. Wohlfart posera ses sculptures aussi bien au Parc Scientifique de Luminy (INMED) qu’à la Maison Blanche pendant le festival d’art éphémère. Sont en préparation les actes du colloque qui s’est tenu en avril ainsi qu’un catalogue qui regroupera les évènements de l’année précédente et actuels. Un mètre carré de bleu, c’est plus beau qu’un centimètre affirmait Henri Matisse ! Sans aucun doute, morbleu ! CLAUDE LORIN Melanie Terrier, Blanche,mpression numerique sur papier Arche, 70x90 cm, 2008 Le bleu et tous les autres bleus L’art renouvelle le lycée, le collège, la ville et l’université jusqu’au 20 juin Le Passage de l’Art Lycée du Rempart et divers établissements 04 91 31 04 08 www.lyc-rempart.ac-aixmarseille.fr Anne-Marie Pecheur, Violettes, projet pour mise en muliere noire, mairie des 9e et 10e, 2009 particulièrement au Bleu et tous les autres bleus. L’ESBAM (Ecole Supérieure des beaux-arts de Marseille) et ses ateliers publics se sont joints à l’opération. Quatre artistes proposent leur vision du bleu : La vengeance de Phryné pour Dominique Carrié qui explore le recouvrement des corps par des robes de papier ; Deux rives, une mer, des lithographies de Rachid Koraïchi qui tente le rapprochement des deux horizons méditerranéens ; Les amants bleus qui s’incarnent dans les sculptures de Michel Wohlfahrt ; et enfin Anne-Marie Pêcheur qui conçoit Violette, une installation pour la salle des mariages ainsi qu’une mise en lumière noire (plutôt bleu-violet) du bâtiment le soir du vernissage le 15 mai à 18h30. Quant aux Ateliers publics de l’ESBAM, ils présenteront une quarantaine de pièces.C.L. ET A.F. Festival d’Art Ephémère : Effets-mer jusqu’au 2 juin/Mairie du 9 e et 10 e 150 Bd Paul Claudel 04 91 14 63 50 www.esbam.fr



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