Zibeline n°19 juin 2009
Zibeline n°19 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de juin 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : derniers spectacles... premiers festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 MUSIQUE CONCERTS Fantastique Berlioz ! Nelson Goerner X-D.R. On sent dès l’attaque de l’Ouverture « Les Hébrides » toute la finesse du travail réalisé en coulisse par Emmanuel Krivine avec l’Orchestres des Lauréats du Conservatoire (CNSM de Paris et Lyon). Leur Mendelssohn est empreint d’un vrai lyrisme, doublé d’élégance et de féerie, signature d’un musicien qui, en cette année de bicentenaire, trouve (enfin ?) la place qu’il mérite au panthéon des Romantiques. Nelson Goerner livre ensuite au piano un 1er concerto de Chopin d’une virtuosité qui semble (à tort !) facile, plein de grâce et de clarté. Son Nocturne op.48 n°1 en ut mineur, joué en bis, comble la salle bondée du Grand Théâtre de Provence d’une émotion profonde et d’un pathétique à pleurer. Parisien et inspiré Le 25 avril, Les Siècles, sous la houlette de François-Xavier Roth, donnaient le concert de clôture de la saison Mozart, avec des œuvres composées lors du deuxième séjour parisien du musicien, la Symphonie concertante pour vents et le Concert pour flûte et harpe. Complétaient la Symphonie en 17 parties de Gossec et une œuvre contemporaine, Streets, de Bruno Mantovani. On a déjà tout dit sur la maestria, l’humour, les explications érudites glissées avec légèreté, par ce chef passionné. Ainsi, il amène le public à rire, le divertit avec des anecdotes, comme l’histoire de la partition perdue de la symphonie concertante... Le quatuor des solistes, cor, hautbois, clarinette et basson bavarde avec l’orchestre avec enthousiasme, qui nous transporte dans une scène de théâtre enlevée. Les musiciens offrent toute leur verve, au point de faire exploser une corde de violon dans le Gossec, qui, par une utilisation variée de tous les pupitres, offre une palette où l’humour, l’ironie cèdent parfois la place à de larges envolées lyriques. Ce concert permettait aussi de découvrir une œuvre Mais le 5 mai, le mets de choix en appelle au sommet du romantisme orchestral ! La Symphonie fantastique de Berlioz fait exploser les formes classiques, invite l’auditeur à suivre, dans une narration délirante, les affres d’un héros aux amours malheureuses, aux passions destructrices et aux vains espoirs, de la solitude profonde aux cauchemars funèbres d‘un voyage outre-tombe… Sous la baguette experte du maestro, la jeune phalange a mis en œuvre talent et cœur pour rendre à l’opus ses couleurs contrastées, son souffle enflammé, jusqu’aux impressionnants tutti conclusifs à décoiffer l’auditoire… Brillant ! JACQUES FRESCHEL contemporaine qui laissait entendre les rues de New York, une musique descriptive qui formait un contrepoint intéressant aux œuvres de la soirée. Marie-Pierre Langlamet et Juliette Hurel ont interprété avec une superbe technique le concerto pour flûte et harpe, avant de faire la grâce à un public enchanté de la délicate sicilienne de Bach. Une saison exceptionnelle que les Siècles nous ont fait vivre ! MARYVONNE COLOMBANI Ensemble Les Siecles X-D.R. Sacrément mieux ! Samuel Coquard, à l’origine de projets ambitieux et originaux menés avec la Maîtrise des Bouches-du-Rhône, dont les Lieder sur le thème du voyage (voir Zib 18), dirige également plusieurs concerts impliquant la Jeune Maîtrise. Dont ce remarquable programme proposé dans le cadre du Festival de musiques sacrées le 6 mai. Certes ce n’était pas parfait -on se rappellera du fa dièse grinçant au Continuomais la musicalité était bien là : la Messe pour le Port Royal de Charpentier, les Motets de Clérambault furent rendus à merveille par un Chœur dont la qualité évidente des solistes mais aussi la cohésion, le plaisir communicatif n’ont rien à envier à des professionnels. Bien sûr, si l’on se laissait aller à juger ces adolescents talentueux comme des adultes, on regretterait quelques approximations durant les Cantates de Bach, plus difficiles que le reste du programme et réalisées sans le soutien des choristes plus jeunes. Mais ce serait injuste ! Le concert fut une leçon, et on aura plaisir à revoir cette jeune maîtrise à l’œuvre. Si possible avec du meilleur matériel (Magali Frandon offrait une très bonne prestation munie d’un piano correct), toujours sous la direction bienveillante, subtile et efficace de Samuel Coquard ! SUSAN BEL
Cgr Morts et mère m Le Festival de musique sacrée de Marseille a commencé à l’église Saint Michel, avec le Requiem de Mozart puis le Stabat Mater de Pergolèse Le public nombreux fut cependant emporté par la force de l’œuvre. De meilleures conditions d’écoute l’auraient sans doute enthousiasmé ! Elena Gabouri X-D.R. Le Festival aurait mérité une meilleure ouverture que cette interprétation brouillonne du Requiem de Mozart, même si l’exécution de son Exultate Jubilate fut plus habile. Plusieurs erreurs : l’acoustique de l’église Saint Michel et l’exiguïté de sa scène laissent à désirer, d’autant que visiblement l’Orchestre, le Chœur et les solistes y ont peu répété ensemble ; leur manque de coordination fut assez étonnant. Tout se décalait, en particulier en ce triste instant où la soprano Nicole Fournié, tentant, en plein Requiem Aeternam, d’alléger un peu ses fins de phrases, lança quelques regards de détresse à un José Miguel Esandi dont la direction déconcertait l’Orchestre. Il était difficile de ne pas plaindre le percussionniste, installé dans un des recoins de la scène, contraint de marquer les temps importants au beau milieu de ralentissements qu’il n’arrivait visiblement pas à prévoir. Autre erreur, le tempo, trop rapide, saccadé. Parti pris qui se défendrait dans une acoustique moins réverbérante, et si les chœurs parvenaient à suivre. Dans tous leurs passages difficiles, notamment sur le Kyrie, les sopranos furent criardes ; les altos et les barytons, plus justes mais peu nombreux, ont peiné à se faire entendre, si bien que seuls les ténors tenaient la route. Du côté des solistes, on salue Nicolas Testé, basse plus que solide, et le courage de Nicole Fournié, qui a permis aux spectateurs d’apprécier quelques moments de bravoure sur l’Exultate Jubilate. Stabat à l’ancienne On a eu un peu l’impression, le 30 avril à l’église Saint Michel, de remonter trente ans en arrière lorsque (toutes proportions gardées) Ricciarelli et Valentini-Terrani chantaient le Stabat mater de Pergolèse. L’Orchestre de l’Opéra affichait un continuo comprenant pas moins de quatre violoncelles et, comme un peu perdu au milieu d’une vingtaine de cordes, Jean-Marc Aymes assurait la partie de clavier. Dans de telles conditions, on comprend que la direction artistique du Festival de Musique Sacrée ait fait appel à des « voix » capables de s’extirper de la masse instrumentale et toucher le public jusqu’au fond de la nef ! Du coup, la direction de Jacques Chalmeau s’est avérée pertinente : privilégiant des tempi ménageant aux chanteurs un espace rythmique vital, le geste sobre, il a soutenu les intentions du texte sans caricature, laissant peutêtre à l’orchestre le soin d’un peu trop gérer par lui-même les nuances… Cette vision lyrique n’est pas sans charme : elle s’éloigne des interprétations baroques en vogue actuellement, où il arrive que le geste musical s’accompagne de tics stéréotypés dans une recherche de l’authenticité parfois illusoire. Dans le chef-d’œuvre de Pergolèse et les airs sacrés de Haendel, Sandrine Eyglier s’est montrée souveraine par la largeur de son souffle, une technique sûre, des aigus superbes et une émotion qui a connu son apogée lors du dramatique « Vidit suum », expression intense de la douleur de la Vierge face à la crucifixion de son fils. Elena Gabouri, certes moins altière que la soprano, mais dont la voix sombre s’avère heureusement égale et compacte, a contribué au succès du concert. JACQUES FRESCHEL ET SUSAN BEL Pour la suite du festival, voir p 38 RSEILLE CONCERTS DE MUSIQUE DE CHAMBRE AU FOYER DF L011 rRA SAMEDI 23 MAI 2009 -17h I# EETHO1+EN Sep Weir pour cordes et venk$ Sylvie Nikettei, vi¢IVI i lç FkiirCRkirr, Ia lffroni ut G uôrard, ti}r 1 jean 9em2rd Fri crr,crl'd raFYac<.n Frôdâic Eta ran I+dlar F11rGk, Lo INdicr CW4lrlrii, L1,yiii 04 91 5517 70,. hllp:rrcpe.rrill.lr L h 1 3 F 3III¢ 8 34 mil AL1. r I 7'- 1$FI30 F 3 1 ruai I RH 30 1 juin, *ringer I 8113 - : Y.Y :. :... 4 juin. vieliri'- k z y J MIX* - 0, t-..,. VINCE SI 5ire VIF e wwvr.nucosjrdesclsirri crt.co m çan#at*gauÇrsurric:çalavi cr fmrn T1 : 04.42.96. Fb,% Bïlletterit. en ligne sur wwvrr.mzrsei lie.sortir,eLr L43 24 maI -Tgrff f4 : r:uros ? 15 curai N Lip'31 ma.. 7 (it I4 iuln - Tarif 9 : I5 c u ros ; 10 ourç# # Ahonnainonc.4vx cuarr-p çonciarts 513 ilurp Pki.GiE € 1 FA Les [c7fié1l5 Coin nienoenc I Bh3:0 prê-clse3 Li cisd'InLe:mpei'es.rq_11ui6ru prKcuon Irt salydu cerw_ez No ha- das:rrs sflfcharinax e our krr _e, nximel



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