Zibeline n°19 juin 2009
Zibeline n°19 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de juin 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : derniers spectacles... premiers festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 24 - 25  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
24 25
24 THÉÂTRE CAVAILLON MARTIGUES ARLES Babel enfantin Uccellini Christophe Loiseau En créant la cie Skappa !, Isabelle Hervouët et Paolo Cardona ont fait le choix de créer des spectacles Jeune Public, en mélangeant tous les publics. Pour ce premier volet d’une collaboration avec la Scène Nationale de Cavaillon, ils y ont inventé, pendant les vacances, un lieu de rencontre ouvert et éphémère : Le Lieu dit. Accompagnés d’un collectif d’artistes, ils ont ainsi proposé un vaste chantier de création, mélangeant ateliers et spectacles, et offert aux familles une appropriation originale d’un théâtre. Avant de suivre le magnifique et poétique spectacle pictural Uccellini, les spectateurs ont déambulé à l’envi parmi des tulles aux portes secrètes, des lumières tamisées mystérieuses, et mis les mains dans des nuages virtuels, en se baladant au milieu d’images géantes. Certains galipettent ici et là, d’autres appellent régulièrement leur rassurant papa ou osent toucher une gigantesque contrebasse. Au Lieu dit, ils ont le droit ! Un atelier dédié à l’espace et l’image les laisse construire et démolir à leur guise une ville imaginaire, un autre permet aux petits pieds nus de sauter sur des tapis sonores et fabriquer leur univers électroacoustique. Bien sûr, la participation des parents est nécessaire pour que les petits osent s’affranchir : les artistes aussi généreux qu’inventifs n’oublient jamais de les associer. « Elle fait n’importe quoi la dame » dira une fillette amusée à sa mère. « Mais non, elle s’amuse bien. » Les rapports s’inversent, tout est création. En invitant les familles à créer ensemble, Skappa ! (qui vient de recevoir le Molière Jeune Public 2009 avec In 1 et 2), leur offre un lieu de vie et de partage, aux pouvoirs magiques. À la fin, personne ne se presse pour repasser la porte imaginaire… DELPHINE MICHELANGELI Le lieu dit s’est offert au jeune public à Cavaillon du 25 au 29 avril Quelque part en Afrique C’est un projet intéressant, et très préparé, une création programmée par le Théâtre d’Arles, que la cie Les Inachevés a présenté dans trois collèges. Qui pour l’occasion -la représentation de Tabataba de Bernard-Marie Koltès-, étaient ouverts au public. Un travail pédagogique a réuni dès janvier les enseignants et leurs élèves, ainsi que François Koltès (le frère de l’auteur), Jacques Prunair (dramaturge) et Moïse Touré (le metteur en scène). Aussi la représentation dans l’enceinte du collège Van Gogh avait-elle un goût particulier : en plein air, entourés d’adolescents… conditions finalement peu habituelles, confortées par un décor simple mais immédiatement identifiable. Des cordes tendues sur Tabataba Fany Carenco lesquelles sèche du linge délimitent une scène ; une jeune femme (Bintou Sombié) lave à la main dans une bassine, un jeune homme (Paul Zoungrana) astique sa mobylette, tandis qu’un troisième personnage (le musicien Lassina Diabaté) est attablé devant une partie d’échecs. Les deux jeunes sont frère et sœur, vivent ensemble mais se comprennent mal. S’ensuit un dialogue au cours duquel chacun justifiera le fait de ne pas quitter l’autre (en sortant pour aller voir les filles pour l’un, en se mariant et devenant mère pour l’autre), justifiant surtout cette difficulté à sortir de l’enfance et passer à autre chose… Formidablement servie par les deux comédiens Burkinabè et la musique égrenée par Lassina Diabaté, la pièce est complétée par la lecture de lettres de Koltès à sa mère, et se termine par un document audio, très émouvant, dans lequel il explique les relations complexes entre sa vie et l’écriture… Une intention louable qui laisse cependant insatisfait, comme si le spectacle devait s’enrichir encore… DO.M. Tabataba a été joué à Arles aux collèges Van Gogh le 4 mai et Ampère le 5 mai, et au collège Glanum à Saint-Rémy le 7 mai Pagaille royale Le Roi, la reine, le clown et l'enfant J.-M. Lobbe Il ne s’agit pas de discuter : le tout puissant roi va annoncer, sans concertation aucune avec son épouse la reine, ni avec l’intéressée d’ailleurs…, le mariage de Léa, sa princesse de fille, avec un jeune prince qu’il s’apprête à recevoir pour l’occasion. Et lorsque le roi décide… on obéit ! Oui mais voilà, la princesse est quelque peu rebelle dirait-on, et n’a qu’une idée en tête, faire le tour du monde… La tradition est en péril, la légende effrayante (si la princesse n’est pas mariée à 18 ans elle se transformera en sorcière), le royaume vacille. Mais c’était sans compter sur l’amour filial de Léa, l’imagination de la reine et la complicité et les pitreries du clown qui apporteront une soudaine modernité dans les règles étriquées du royaume. Mensonges, tromperies, retournement de situations, tout ici œuvre efficacement pour mener tambour battant ce conte détourné. Très visuelle, la mise en scène d’Éric Louis permet à l’histoire de se construire à vue, et aux enfants de prendre directement part à l’histoire en jouant le rôle du peuple pas si adorateur que ça. Les plus grands, eux, auraient sans doute aimé un peu plus de folie et moins de morale… DO.M. Le roi, la reine, le clown et l’enfant a été joué le 6 mai aux Salins, Martigues el À venir aux Salins Juste après Cirk en mai (voir page 28) et avant d’accueillir Käfig (voir p 27), pour finir sa saison, la Scène Nationale accueille le monologue d’André Asseo adapté et interpété par Christophe Malavoy. Gary/Ajar, qui met en scène la plus célèbre des impostures littéraires… le 26 mai. Les Salins, Martigues 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr
Fameux idéal a Peut-on faire le bonheur des autres malgré eux ? La vérité estelle aussi limpide et accessible qu’on doive l’assener quitte à détruire des vies ? Écrite en 1884, la pièce d’Ibsen, Le Canard sauvage, nous plonge dans une ambiance crépusculaire de fin de siècle. Les prémices de la modernité s’y dessinent, on le devine subtilement par le biais du destin terrible d’une famille modeste engluée dans les mensonges, les non-dits… Ekdal, photographe, vit dans une soupente avec sa femme et sa fille, où trône aussi une verrière transparente (superbe travail du scénographe Damien Caille-Perret), vaguement inquiétante, remplie de vagues objets abandonnés, et dans laquelle évoluent lapins et volatiles. Dont un canard, objet de toutes les attentions de la jeune Hedvig. Le retour de son ami d’enfance -Gregers Werle, fils du riche négociant dont on apprend qu’il a été l’amant de la femme d’Ekdal- va déclencher une série d’événements tragiques, la vérité libératrice se révélant dévastatrice. Car Gregers, idéaliste convaincu, renverse les valeurs et fait voler en éclat les « mensonges vitaux » qui ont composé les (sur)vies des uns et des autres. Le piano ronfle Le Théâtre de Romette n’en finit pas de ravir le public de Ouest Provence. Après L’Opéra de Quat’sous et Krafff il revient au Théâtre de l’Olivier avec Les Pieds dans les nuages, un spectacle poétique et musical pour lequel Johanny Bert s’est inspiré de l’œuvre Les pieds dans les nuages Remi Boissau Question essentielle finalement que celle que pose le dramaturge norvégien, à savoir ce qui, de la vérité ou du mensonge, fonde une vie. Ce qui fera dire à l’un des personnages « si vous retirez le mensonge de la vie de personnes ordinaires, vous leur retirez en même temps le bonheur. » La mise en scène de Yves Beaunesne met en lumière toute la complexité du propos, que les comédiens restituent avec une justesse de ton remarquable et beaucoup de finesse. DOMINIQUE MARÇON Le Canard sauvage a été joué les 21 et 22 avril au Théâtre de Nîmes À venir au Théâtre de Nîmes Tg STAN adapte les Dramuscules de Thomas Bernhard, des minis drames dans lesquels il dissèque le passé nazi des Autrichiens, et l’idéologie fasciste latente dans notre société. Deuxième volet d’une trilogie consacrée par le collectif belge au dramaturge autrichien, Sauve qui peut, pas mal comme titre confirme leur immense du photographe plasticien américain Robert ParkeHarrisson. Histoire sans paroles ou presque, qui commence comme un simple récital de piano (Didier Klein joue en direct) jusqu’à ce que, gênés par des ronflements persistants qui sortent de l’instrument, le musicien et son assistant y découvrent un petit peuple de dormeurs. Et puis l’un d’eux va se réveiller et découvrir le monde qui l’entoure. Il n’aura alors de cesse de trouver un moyen pour s’envoler… Johanny Bert insuffle vie à sa marionnette avec beaucoup de tendresse et de poésie jusqu’à s’effacer pour laisser le petit bonhomme prendre son envol… DO.M. Les Pieds dans les nuages Le 19 mai Théâtre de l’Olivier, Istres 04 42 56 48 48 www.scenesetcines.fr OUEST PROVENCE NÎMES talent, et leur volonté de défendre un théâtre contemporain politique, à la fois attaché au texte et inventif dans la re-présentation (9 et 10 juin). Théâtre de Nîmes 04 66 36 65 10 www.theatredenimes.com THÉÂTRE 25 Enfer éternel Ils sont trois, sont en enfer et chacun sera le bourreau des deux autres. Telle est la matière de la pièce de Sartre, Huis Clos, dont s’empare la cie Uppercuthéâtre dans une mise en scène de Laurent Ziveri. La dépendance du jugement d’autrui, la conscience de soi par rapport aux autres, la « mort vivante » que représente « le souci perpétuel de jugements et d’actions que l’on ne veut pas changer » comme l’expliquait Sartre, tels sont les ingrédients du huis clos qui lie Garcin, le journalistepubliciste, Inès, l’employée des postes et Estelle, la mondaine. Pour l’éternité. DO.M. Huis Clos Le 19 mai Théâtre La Colonne, Miramas 04 90 58 37 86 www.scenesetcines.fr Le Canard Sauvage Guy Delahaye Huis Clos X-D.R.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 1Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 2-3Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 4-5Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 6-7Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 8-9Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 10-11Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 12-13Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 14-15Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 16-17Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 18-19Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 20-21Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 22-23Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 24-25Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 26-27Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 28-29Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 30-31Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 32-33Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 34-35Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 36-37Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 38-39Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 40-41Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 42-43Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 44-45Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 46-47Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 48-49Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 50-51Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 52-53Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 54-55Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 56-57Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 58-59Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 60-61Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 62-63Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 64-65Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 66-67Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 68-69Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 70-71Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 72-73Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 74-75Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 76-77Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 78-79Zibeline numéro 19 juin 2009 Page 80