Zibeline n°19 juin 2009
Zibeline n°19 juin 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de juin 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 5,8 Mo

  • Dans ce numéro : derniers spectacles... premiers festivals.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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16 THÉÂTRE LE GYMNASE THÉÂTRE NONO Mécanique du rire b Depuis plus de 20 ans, Fellag, comédien, humoriste et écrivain algérien d’origine kabyle, régale des salles pleines à craquer de ses spectacles hauts en couleurs, dont le grinçant est huilé par le rire. « Pour obtenir un rire qui porte un sens et une conscience, il faut une dose de désespoir suffisante mais pas mortelle, une bonne cuillerée d’amour de la vie, doublée d’une pincée de pessimisme, une mesure de lucidité qu’il faut séparer du bouillon émotionnel. Faire mijoter, laisser refroidir et servir chaud. » Voici la recette du chef, mise en œuvre une fois encore dans son nouveau spectacle, Tous les Algériens sont des mécaniciens, en tournée depuis l’automne 2008 et à Marseille début mai. Cette heure et demie de sketches et d’anecdotes est directement inspirée du dernier roman de l’humoriste, L’Allumeur de rêves berbères, paru en 2007 (voir p 62). Comme d’habitude, Fellag moque la société algérienne contemporaine, évoque les vicissitudes d’une population contrainte à la débrouille et au système D, les rêves de visas et d’ailleurs, les harragas, les coupures d’eau, la promiscuité… Comme d’habitude, il le fait avec une science de la langue et des effets comiques qui comblent l’assistance. Clins d’œil socio-politico-religieux, calembours et jeux de mots, langage hybride, sens de la chute, les saynètes sont ciselées avec un art réjouissant. On en oublie presque, du coup, la Saveurs et mots Entremets Entremots Emmanuel Valette Depuis que Serge Noyelle et Marion Coutris se sont installés à Marseille le public a peu profité de leur talent, et de leur lieu. Après le Festival de Marseille l’été dernier ils viennent d’accueillir la Criée décentralisée pour quelques représentations, mais platitude de la mise en scène et le décor « cliché ». Dans ce spectacle dont le fil rouge est la voiture, « Je pense que j’ai une voiture donc je suis » proclame Fellag, ce qui compte, c’est le texte. De ce texte, on se régale, dans de grands éclats de rire. D’un rire qui fait la nique aux difficultés mortifères et à toutes les censures. FRED ROBERT c’est à Amiens qu’ils « font leur cirque » en mai. Pourtant ils ouvriront leurs portes à la reprise d’Entremets/Entremots. On s’en réjouit : leur Labyrinthes proposé en octobre 2008, superbement plastique et énigmatique, dispensait des mystèresésotériques mais laissait le visiteur sur sa faim : le parcours se terminait trop vite en eau de boudin ! Entremets/entremots, qui a déjà été joué à Marseille peu avant leur définitive installation en leur lieu, est d’une autre saveur. Plus subtile encore que le Cabaret NoNo qui fit la réputation de la Cie. On y déguste 9 plats, qui seront concoctés ici par l’Institut Paul Bocuse, autour d’une table carrée, sur des nappes très blanches, amidonnées. Les spectateurs y jouxtent les acteurs, l’espace central devient lieu de représentation entre les plats, puis votre voisin enchaîne sur un monologue étrange, philosophique et quotidien, qui donne une saveur nouvelle aux mets Kader Kada Tous les Algériens sont des mécaniciens a été représenté au Gymnase du 5 au 9 mai, et le sera au Théâtre de la Colonne, à Miramas, le 23 mai Texte de Fellag, mes de Marianne Epin, avec Fellag et Marianne Epin À venir au Gymnase Les derniers spectacles au Gymnase devraient continuer à ravir les amateurs de comédies : Christian Schiaretti et la jeune troupe du Théâtre National Populaire de Villeurbanne montent en deux soirées 5 comédies de Molière. Celles de sa jeunesse, justement, quand Poquelin s’amusait à la mécanique du rire, à la bourgeoisie de province, et vantait le bon sens populaire… avant de devenir le protégé du Roi. Ces comédies là gardent leur vitalité intacte, leur sens tapageur de la caricature, la force pétaradante de la farce qui lui venait d’Italie et que seul le cinéma burlesque américain a su retrouver… Les Précieuses Ridicules en sont l’exemple le plus connu. Mais Le Médecin Volant et Le Cocu imaginaire sont d’un drôle ! 5 Comédies de Molière Du 26 mai au 6 juin 0820 000 422 www.lestheatres.net o que vous servent d’autres comédiens, aux vins délicieux qu’on vous propose dès que votre verre est vide. Si bien que l’ivresse vient, de mots, d’alcool, de satiété, et d’images étranges entrevues au cœur des vapeurs et des saveurs. Une expérience à vivre, assurément… A.F. Entremets/Entremots Du 8 au 20 juin Tarif 60 euros, repas et vins compris Théâtre NoNo, Campagne Pastré 04 91 75 64 59 www.theatre-nono.com
LE MERLAN ATELIER DE MARS BANCS PUBLICS THÉÂTRE 17 i L’amour face à la mer Pour son dernier voyage thématique de la saison, le Merlan a choisi de vagabonder au Fort Saint Jean, d’y poser ses valises amoureuses pour des spectacles le soir mais aussi des films et des activités en journée. Un moyen de familiariser chacun avec ces lieux en devenir, le projet du MuCEM qui enfin semble prendre corps… Ce troisième volet du cycle annuel autour de la femme, du sexe puis de l’amour, s’adresse à un public plus large, du moins si on exclut les soirées. Car malgré le vagabondage, la mer et la poétique amoureuse, les trois artistes invités ne sont pas à mettre entre les mains potelées de l’enfance. Pour eux dans la journée il y aura les projections prévues par Fotokino, et une installation interactive de Ramona Badescu, qui leur fera dire des mots d’amour. Mais le soir nous resterons donc entre adultes -et c’est tant mieux parfois, on aime à avoir un propos plus épais que celui qu’on leur destine. Des soirées pour goûter aux pièces de Massimo Furlan, Gildas Milin et du duo Delgado/Fuchs. Trois figures de la scène contemporaine internationale, à ne pas manquer. Gildas Milin dans Machine sans cible interroge les relations entre l’amour et la raison. Propos philosophique s’il en est, par un metteur en scène qui sait Oui ou non avons-nous traversé la mer se joue le 30 mai à Meyrargues, un spectacle sur les relations entre Marseille et l’Algérie, de Julie Kretzschmar et Guillaume Quiquerez, fait d’extraits vidéos, de témoignages, mais aussi de textes littéraires forts (Kateb Yacine) et de musique. Une mosaïque qui à distance, dessine un paysage subtil et morcelé, mais très près d’une sorte de réel… Pendant ce temps (ils partent aussi en Italie) leur lieu continue d’accueillir des « expérimentations », comme ils aiment à dire : une lecture/installation intitulée Lorsque Tiresias devint Tiresias, dans laquelle Laurence Garel interroge le mythe de l’homme qui devint femme et qui, perdant la vue, gagna le pouvoir de pré-voir (le 28 mai) ; une étape de travail de Christophe Grégoire, mettre en actes et en sons la pensée, justement (du 27 au 31 mai). Le couple Nadine Fuchs et Marco Delgado danse les représentations de l’amour, du disco au porno, de l’eau de rose au feu de soufre : un duo drôle en rose et bleu, qui précèdera chaque soir, avec Manteau long… (du 4 au 6 juin), la pièce de Massimo Furlan : Make noise, be a girl. Invité déjà par le Merlan pour visiter la mémoire des supporters de foot (Numéro 10, au Vélodrome), c’est cette fois le corps mystique des Saintes qui sera l’objet de ses interrogations. L’extase, phénomène aussi physique que spirituel, la parole sacrée, le cri, la transe et la béatitude… Bref l’hystérie féminine, mise en question par 9 corps, dont quelques hommes. Lors de ce cycle il y aura aussi des concerts. Slam par Clara Le Picard et Delphine Dieu, et chanson/rock par la bande à Milin. Le tout le 29 mai, successivement, à 19 et 21h. AGNÈS FRESCHEL Parlez moi d’amour Le Merlan en vagabondage au Fort Saint Jean Du 27 mai au 6 juin 04 91 11 19 30 www.merlan.org 04 96 13 80 90 www.mucem.eu Les Bancs aussi finissent Oui ou non avons-nous traverse la mer Didier Nadeau présentée le 13 juin, autour des Sept sermons aux morts de CarlJung, un texte étonnant qu’il a publié en 1916, avant ses écrits théoriques, et où il parle de son expérience concrète de médecin et d’homme. A.F. O Les Bancs Publics 04 91 64 60 00 http://bancspublics.free.fr En pratique Vous connaissez sans doute sa signature, régulière, là-bas, tout au bout de Zibeline, dans la rubrique philosophie. Régis Vlachos est depuis toujours un fou de théâtre, qu’il ne dissocie pas d’ailleurs de sa pratique philosophique ou politique. Pour lui le geste est le même : il s’agit, en écrivant, en enseignant, en jouant, en militant, de désaliéner. Un rôle que le théâtre institutionnel perd souvent de vue, consciemment ou non, étant par système à la merci des princes. Pas étonnant donc de trouver la force subversive du théâtre sur les petites scènes, les projets parallèles, presque individuels… Pas étonnant non plus de retrouver Régis sur scène, accompagné par Joris Barcaroli, guitariste, et par le regard d’Ariel Cypel. Dans un monologue sur le communisme intitulé tout simplement Révolutions. Mais sous-titré Antonio du Limousin, ce qui en dit l’ironie. Car cet Antonio qui prône la révolution, n’est pas un personnage sympathique. Et s’il fait le bilan du communisme de ses parents, avec estime et sans complaisance, mais surtout avec humour, ses motivations pour l’insurrection sont plutôt ambiguës… En pratique, c’est essentiellement pour séduire Rachel qu’il veut devenir un martyr ! A.F. Révolutions Antonio du Limousin ou théorie et pratique ` de la lutte révolutionnaire gagnante de William Mathieu du 27 au 30 mai Atelier de Mars, rue du refuge 04 91 91 26 00 www.antoniorevolution.fr Manteau long Sophie Ballmer X-D.R



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