Zibeline n°17 avril 2009
Zibeline n°17 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille, sous tous les angles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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08 POLITIQUE CULTURELLE CARNAVALS Fin mars ou début avril, les villes entrent en Carnaval, appelant les populations urbaines à la fête et au déguisement. Loin des défilés de la Côte d’Azur, auxquels touristes et habitants assistent passivement, parqués dans des carrés délimités, certaines villes proposent aux citoyens de participer à la fête : en la préparant, en défilant, en se costumant eux-mêmes… S’agit-il de retrouver le « véritable » esprit de Carnaval ? Et d’où vient cette culture ? quel est son sens ? Est-il judicieux d’y associer des Cies artistiques, des spectacles de rue ? Comment amener les populations à redevenir les maîtres d’œuvre de la fête de rue, qui, gratuite, leur est offerte ? Questions essentielles au moment où se concoctent les festivités de 2013… Par ailleurs, on peut se demander pourquoi rechercher l’esprit de Carnaval dans une société laïque ou plus personne (du moins les chrétiens et les athées…) ne pratique le carême. À quelle oppression cela sert-il aujourd’hui d’exutoire, de « Carnage » avant l’abstinence ? Pour répondre à cela un peu d’histoire, puis quelques rendez-vous ! A.F. Carnaval, une histoire de fous ! Rio, Venise, Dunkerque ou Nice, le Carnaval est devenu une récréation que même les écoles s’appliquent à célébrer. On est bien loin du modèle original, d’abord affaire religieuse ! En premier lieu, sa date. Elle dépend de la fête de Pâques, fixée, depuis le Concile de Nicée en 325 ap. J.-C., au premier dimanche de la nouvelle lune qui suit le solstice de printemps (le 21 mars). Pour commémorer la mort et la résurrection du Christ, l’Église institua aussi le Carême -privation de nourriture pendant les 40 jours qui précèdent le sacrifice. Avant d’entrer dans le Carême, au Mercredi des Cendres, viennent Mardi Gras et le Carnaval. Celui-ci débute 3 jours avant le carême, mais parfois, selon les lieux, il commence à Noël ou à l’épiphanie... Évidemment les traditions païennes sont présentes dans cette fête, que l’on enracine bien volontiers dans les saturnales et les lupercales romaines. Mais ces rites du débordement et de l’excès s’inscrivent, par contraste et rejet lors du carême, dans le système de la pénitence chrétienne. D’ailleurs le terme même de carnaval n’est pas attesté avant 1195, en Italie. Il dérive probablement de carnelevare qui signifie « diminuer la viande » ou d’autres expressions similaires comme « charnage » qui indique que l’on mange de la viande avant d’en être privé. Renversement, contestation et mise au pas En fait, le carnaval prend place dans une structuration du temps cyclique propre aux sociétés agraires. Dans un monde fragile, les communautés cherchaient des repères et des assurances. Le temps annuel, répétitif, se divisait alors en deux parties, calquées sur les contingences du travail agricole : un temps fort et dense rempli de labeurs et de fêtes ; un temps faible et dilué avec la mise en attente des activités agraires. La fête témoigne aussi des structures sociales et mentales du temps : carnaval, comme les « fêtes de fous », est Le combat de Carnaval et Carême de Pieter Bruegel l'Ancien. Kunsthistorisches Museum de Vienne, 118x164,5 cm, 1559 le temps du renversement, de la contestation pour mieux affirmer la solidarité de la communauté. Ce sont les organisations de jeunesse qui jouent le rôle décisif. Déguisés, moqueurs, irrespectueux envers les adultes, les autorités et les mœurs, les jeunes pren-nent pour un temps le pouvoir dans un monde à l’envers ! Ces jours de ripaille, de « gras », sont marqués aussi par des concours de bâtons ou de couteaux où l’on met à mort coqs, cochons ou bœufs. Ces actes permettent d’éloigner symboliquement de la communauté les puissances infernales. Partout on joue ! Les dés et les cartes, bien sûr, mais aussi la soule qui oppose et soude les communautés ou les groupes d’âge. À ce temps de réjouissances et d’excès du monde renversé, succède bientôt la mise en ordre. C’est le jugement de Carnaval : noyé, brûlé, il est souvent mis à mort. Carême triomphe et, avec lui, vient le retour de l’ordre. Il faut noter d’ailleurs que la fête urbaine -les mentalités sont différentes en ville- se sépare de celle des villages. Les excès, bien plus importants, convainquent progressivement les bourgeois de la nécessité de contrôler les débordements. À l’époque moderne, la foule devient spectatrice de défilés et mascarades organisés désormais par les autorités municipales. On l’aura compris, cette conception s’impose et donne aujourd’hui une fête où dominent les aspects joyeux et… économiques ! RENÉ DIAZ
Marseille, sous tous les angles Pile ou face ? Non ! Pile ET face, c’est le jeu proposé cette année par le Carnaval de Marseille, un thème qui gomme d’emblée l’uniformité, qui mêle joyeusement tous les contrastes, toutes les contradictions qui constituent individus et sociétés. Le 4 avril, du Rond-point du Prado au parc Borely, c’est le défilé géant des huit cortèges des secteurs de Marseille qui marquera le grand final collectif, entre 15h30 et 18h, concocté par Martigues m’as-tu vu ! Martigues a la grosse tête ! Ce n’est pas une accusation gratuite mais un fait avéré, et vérifiable ! Car la ville est en effervescence pour préparer son carnaval, dont, vous l’aurez compris, le thème est cette grosse tête qui fait qu’ils « se la racontent grave », dans un délire disco et freaks ! Mis en scène par la cie Madame Olivier, ce carnaval est porté par toute la population, par les maisons quartiers, les associations, qui travaillent d’arrache-pied à la construction de chars, bien sûr, mais aussi de costumes, ainsi qu’à l’invention d’une chorégraphie, mettant en synergie idées et savoirfaire dans une belle unité. Le projet artistique de la cie Madame Olivier permet à chacun de théâtraliser ses idées, dans la démesure, Ville de Marseille le metteur en scène Pierre Puigcerver de la cie Desiderata. Pour ce faire, chacun des huit secteurs est piloté par une cie, avec l’aide des associations de quartier, de particuliers bénévoles… Dans les 11 e et 12e, Com’expression organise les activités sur le thème de Il était deux fois, prenant en compte la double personnalité des personnages des contes ; Dans les 4 e et 5e, la cie Chrysalides a travaillé sur le thème Pas de médaille sans revers ?, ou comment mêler les inséparables chance et poisse ; Dans les 6 e et 8e, laC.M.E. entraînera tout le monde Pile en face de la liberté ; Dans les 2 e et 3e, les Têtes de l’art abordent La cadence du double jeu ; Dans les 1er et 7e, Terre est mer nous affirme la Cie d’ici, avec deux rois/reines géant(e)s, une chèvre/sirène et un espadon/vache… ; Les 15 e et 16 e sont pilotés par la cie Charivari pour un dessous des cartes qui fera tourner la roue du Tarot ; Les 9 e et 10 e suivent la Cie des Zinvertimbrés pour une Biosphère party ; Quant aux 13 e et 14e, ils seront les disciples de Moebius dans La communauté de l’anneau de Léda Atomica, bousculant la notion de temps et de cycles. Chacun sera présent pour faire du grand final une parade bigarrée et enjouée, jusqu’au Totem de l’arrivée, le baldaquin géant, symbole collectif d’union dans la diversité. 0810 813 813 carnaval 08 photoclub martigues 09 Arles, art des rues À Arles, carnaval et festival des arts de la rue se trouvent être, le temps d’un long week-end, très complémentaires, le carnaval clôturant cette grande fête. Des arts de la rue qui sont décidément très présents, de Drôles de Noëls au festival d’Objectif Rue, et qui offrent à tous des spectacles gratuits. Objectif Rue fait son carnaval, donc, mais avant il fait son festival, et commence par décentraliser le spectacle Le Tennis, de la cie du même nom, dans les villages de Moulès (le 19 mars à 10h), Raphèle (le 19 mars à 15h), Salin-de-Giraud (le 20 à 10h) et Mas-Thibert (le 21 à 15h). Dans les rues d’Arles, les festivités démarrent le samedi 21 dès 14h30 avec la cie Un de plus et les marionnettes humaines de son spectacle Trois, suivi des leçons du montreur avec marionnettes, de la partie de Tennis, du théâtre d’ombre de la cie Lunasol et du spectacle enflammé de Bilbobasso. Quant au Carnaval à proprement parler, rendez-vous le lendemain (dimanche 22), dès 15h30 sur le boulevard des Lices, pour une parade endiablée avec l’ensemble des compagnies, ainsi qu’un dragon de 20m de long et 10m de haut… Les Fatche d’eux clôtureront en chansons, après la crémation du Caramentran en fin de journée. 04 90 49 38 32 l’insolite, l’autodérision. Partant sur une histoire un peu folle d’enfants prodiges de retour en ville après avoir vu et vécu des histoires particulières, tous les acteurs de ce projet incroyable ont inventé qui une boule à facette démesurée (vraiment !), qui un flipper géant, d’autres encore un juke box impressionnant… Quant aux Barjo five, du quartier de Bargemont, ils sont carrément lancé les Jackson five… Après ça vous aurez compris que ça va bouger, danser, lors de la Parade finale du 29 mars (départ à 15h du parking du Général Leclerc), jusqu’au Bal final sur le parking du Théâtre des Salins, qui promet quelques belles surprises ! 04 42 44 31 51 DOMINIQUE MARÇON Mensuel gratuit paraissant le deuxième jeudi du mois Edité à 25 000 exemplaires Edité par Zibeline SARL 76 avenue de la Panouse n°11 13009 Marseille Dépôt légal : janvier 2008 Directrice de publication Agnès Freschel Imprimé par Rotimpress 17181 Aiguaviva (Esp.) photo couverture Agnès Mellon Conception maquette Max Minniti Rédactrice en chef Agnès Freschel agnes.freschel@wanadoo.fr 06 09 08 30 34 Secrétaire de rédaction Dominique Marçon journal.zibeline@gmail.com 06 23 00 65 42 Éducation Chris Bourgue chris.bourgue@wanadoo.fr 06 03 58 65 96 Arts Visuels Claude Lorin claudelorin@wanadoo.fr 06 25 54 42 22 Livres Fred Robert fred.robert.zibeline@free.fr 06 82 84 88 94 Musique et disques Jacques Freschel jacques.freschel@wanadoo.fr 06 20 42 40 57 Frédéric Isoletta f_izo@yahoo.fr 06 03 99 40 07 X-Ray x-ray@neuf.fr 06 29 07 76 39 Cinéma Annie Gava annie.gava@laposte.net 06 86 94 70 44 Philosophie Régis Vlachos regis.vlachos@free.fr Sciences et techniques Yves Berchadsky berch@free.fr Histoire et patrimoine René Diaz renediaz@free.fr Polyvolantes Maryvonne Colombani mycolombani@yahoo.fr 06 62 10 15 75 Marie Godfrin-Guidicelli m-g-g@wanadoo.fr 06 64 97 51 56 Maquettiste Philippe Perotti philippe.zibeline@gmail.com 06 19 62 03 61 Ont également participé à ce numéro : Marie-Jo Dhô, Christine Rey, Pierre-Alain Hoyet, Delphine Michelangeli, Guilhem Bernard, Jordan Saïsset Photographe : Agnès Mellon 095 095 61 70 Responsable commerciale Véronique Linais vlinais@yahoo.fr 06 63 70 64 18 LA REGIE Jean-Michel Florand 04 42 49 97 60 06 22 17 07 56



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