Zibeline n°17 avril 2009
Zibeline n°17 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille, sous tous les angles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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48 LIVRES RENCONTRES Format à l’italienne Ivan Messac, 2008 L’histoire de l’art européen s’est fabriquée pour parties sur des conceptions d’avantgarde, de révolution ou encore de théories de la table rase. Les Futuristes font figure de référence en la matière. Le Centre Pompidou avec quelques temps d’avance célébrait l’anniversaire de sa naissance (20 février 1909) et Marseille, respectueuse pour une fois du calendrier, modestement lui rend hommage sous plusieurs formes. À Montévidéo était proposé un repas inspiré des règles de la cuisine totale futuriste (voir p 33) et au Cipm, après un vernissage/lecture le 20 février, une sage exposition intitulée Le Futur a 100 ans court jusqu’en avril. En hommage discret, Yvan Messac a conçu une série de dix gouaches de format affiche en s’inspirant des codes graphiques du mouvement italien. Noir, blanc et rehauts colorés issus du drapeau transalpin par endroits, chaque pièce évoque l’iconographie (l’imagerie mentale ?) produite par et autour de ce mouvement : portraits stylisés de ses représentants, textes obliques, contrastes marqués dans l’esprit constructiviste ou ateliers de mai 68. Pas tout à fait illustration ni redondance, ces images sont complétées par des livres, documents d’époque ou facsimilés. Parmi ceux-ci deux pages édifiantes intitulées Sintesi Futurista della Guerra en disent long sur la conception supérieure qu’avaient ces artistes de leur pays sur les autres européens ! La révolution et/ou la guerre comme avantgarde artistique ? Brrr… ! C.L. Hommage graphique au Futurisme Ivan Messac Jusqu’au 4 avril Centre International de Poésie de Marseille 04 91 91 26 45 www.cipmmarseille.com Le deuxième genre Dans le cadre du cycle aubagnais Mauvais genre, la MJC a proposé de célébrer la Journée Internationale des Femmes par l’exposition de peinture Reg’Art installée dans le superbe lieu entièrement rénové de la galerie municipale : les Pénitents Noirs. Cette ancienne chapelle de St Michel accueille des expositions depuis 2001. 80 artistes femmes d’Aubagne et la région ont proposé peintures ou sculptures sur la thématique du corps et de ses représentations. L’installation séduisante de sachets de plastique rose de Caroline Avias donne une note festive et ironique.à l’ensemble. Les propositions sont très variées et de niveau différents, la règle étant qu’il n’y a pas de sélection. L’oeil se promène donc de peintures figuratives ou abstraites assez criardes à des propositions nuancées et sensibles plus abouties, comme les 9 carrés blancs contenant chacun un dyptique de dessins raffinés de Martine Rastello, et les corps suggérés de Clodine Plongeur ou Cincia, des sculptures de papier de Malooka, en terre de Martine Pellegatti, en bois flotté de Nicole Agoutin... On remarque aussi le travail de Michèle Alexandre qui évoque Alechinsky sans le copier. Exposition jusqu’au 22 mars. CB À venir dans le cadre de mauvais genre... - Rencontre littéraire avec Régine Desforges, le 28 mars à 17h, dans la salle « adultes » ; - Journée professionnelle (bibliothécaire et documentalistes) proposée avec le COBIAC, l’ARL, l’ABF et la bibliothèque départementale des BdR sur la littérature populaire. Le 30 mars de 9h à 17h. - Concert hard rock donné par la Maison des activités socioculturelle de La Penne-sur-Huveaune. Le 3 avril à 18h. - Conférence-concert de Sébastien Douzal, guitariste soliste. Le 17 avril à 18h. Conférence-concert : Isabelle Terjan (pianiste) et Christelle Neuillet (clarinettiste et violoniste) raconteront les destins croisés de femmes courageuses ayant ouvert la voie à l’épanouissement artistique des femmes du XX e siècle. Le 25 avril à 17h. El Aswany fait salles combles Bien avant le début des échanges, l’auditorium de la bibliothèque était bondé. Mieux valait arriver à l’heure pour voir celui qui déplace les foules et dont le succès ne se dément pas. L’immeuble Yacoubian vient de fêter son millionième exemplaire ; de 2002 à 2007, il est resté le roman le plus vendu dans le monde arabe, détrôné en 2007 par… Chicago, le 2 e best-seller de ce dentiste cairote devenu écrivain ! Luimême n’a pas l’air d’en revenir. Pourtant, dans un excellent français, il essaie de cerner les raisons de l’écho immense de ses romans, et aussi celles qui l’ont poussé vers l’écriture, même s’il reste dentiste à temps partiel, ses patients constituant d’excellentes sources d’inspiration. La littérature, pour lui, est un moyen privilégié de comprendre les autres et d’explorer des domaines nouveaux ; elle nécessite ouverture d’esprit et tolérance. « Tout ce que j’ai écrit a dépassé les barrières », déclare-t-il. C’est sans doute cette liberté que ses lecteurs apprécient. Comme ils apprécient la vérité humaine de l’Égypte qui transparaît dans ses romans, bien loin du folklore orientaliste, et le combat qu’il mène contre toutes les a Le romancier égyptien était invité le 10 mars au Méjan et le 11 mars à la Bibliothèque Départementale pour deux rencontres organisées par Thierry Fabre, Actes Sud et La pensée de midi formes d’hypocrisie. Cette rencontre a permis de mesurer la bonhomie de l’auteur, ses talents de conteur, son humour. Une soirée vivante, chaleureuse, à l’image de l’invité vedette, que d’autres acteurs ont également bonifiée : le lecteur public Marc Roger qui a enchanté la salle d’extraits choisi, puis Gilles Gauthier, dont l’excellence des traductions a été saluée par le public arabophone. Ce diplomate en poste au Yemen a insisté sur l’accueil favorable qu’il reçoit dans le monde arabe grâce à son travail de traducteur, soulignant une ouverture d’esprit que les Occidentaux ont, selon lui, une regrettable tendance à nier. Longtemps après la fin des débats, El Aswany était toujours assiégé par les lecteurs venus faire dédicacer leurs livres. Pas le temps de faire une pause ! Il a pourtant gardé le sourire et eu un mot gentil pour chacun. On aurait tous voulu être égyptiens (voir p.51). FRED ROBERT Alaa El Aswany Marc Melki
Organisées par l’Association Des Auteurs aux Lecteurs (ADAAL), en partenariat avec Solidarité Provence/Amérique du Sud (ASPAS) et Libraires à Marseille, ces Journées du Livre sud américain ne sont pas tout à fait une première : elles ont déjà eu lieu en mars 2008, mais la manifestation souhaite désormais COLIBRIS JEUDIS DU COMPTOIR TPM Que viva CoLibriS ! Après le Salon parisien du Livre, consacré au Mexique, et juste avant les 11 e Rencontres du Cinéma Sud-Américain (voir p 42), un nouveau venu sur la scène littéraire marseillaise : le Festival CoLibris Luis Sepulveda Daniel Mordzinski Lorsqu’ils n’écrivent pas de fictions, l’un est archéologue, l’autre anthropologue ; deux décrypteurs des traces et des comportements humains. Blas de Roblès a travaillé plus de 10 ans à la rédaction du foisonnant Là où les tigres sont chez eux (voir p.51), presque 800 pages d’un récit polymorphe, baroque, à l’image du personnage central, le jésuite Athanase Kircher, que le romancier qualifie de « Géo Trouvetout du XVII e mettre l’accent sur la création littéraire d’Amérique latine, afin d’apporter une aide concrète à la reconnaissance et à la diffusion de leurs œuvres en France. Le contexte marseillais semble propice à une telle manifestation, grâce à l’ASPAS, mais également à des libraires et éditeurs comme Jacques Aubergy. Fin connaisseur du Mexique où il a créé en 2003 le prix Antonin Artaud, directeur de la collection L’Atinoir, il sera l’un des invités de ce festival qui rassemblera des auteurs latino américains aussi fameux que le Chilien Luis Sepulveda ou le Mexicain Paco Ignacio Taibo II, et des Français amoureux de ce continent et de cette littérature, prolifique et très vivante, mais finalement peu traduite. Au programme de ces rencontres, lectures, tables rondes, séances de dédicaces, stands et spectacles à la Criée ou la BMVR Alcazar, mais aussi sous un chapiteau aux Réformés. Le festival se conclura en musique par une fiesta à l’Academia del Tango Argentino. FRED ROBERT o CoLibriS Journées du Livre latino américain les 19, 20 et 21 mars 04 91 42 68 64 Hissez haut les couleurs du roman ! Le 5 mars, sous une forte brise, la Caravelle a appareillé pour les nouveaux mondes romanesques en compagnie de Jean-Marie Blas de Roblès et de Charlie Galiber Jean-Marie Blas de Roblès Michel Diedisheim siècle ». Galiber livre aujourd’hui le second volet de ce qui deviendra sans doute une trilogie. L’autre, un récit court, écrit en un an, qui procède par brefs chapitres, comme « par promenades » précise Galibert. Blas de Roblès a suivi dès l’origine un plan très précis, a organisé les strates de son roman comme des jeux de miroirs, en « a fugué les thèmes » d’un récit à l’autre, dans le désir de « raconter des histoires » et de jouer avec le lecteur. Galiber semble « écrire par surprise » et il parle de son texte, de ses personnages comme s’ils advenaient à son insu. Pourtant, dans la luxuriance ou le dépouillement, tous deux questionnent les origines, l’identité et l’existence humaines. Tous deux naviguent sur les espaces illimités de la fiction, dans le sillage des Borges, Cortazar et Calvino. Une croisière de luxe. F. R. Prochain Jeudi du Comptoir, le 2 avril à 17h30, à la Caravelle, autour de l’humour et du théâtre LIVRES Paco Ignacio Taibo II John Foley - Opale 49 Délices de l’a(d)diction Pierre Guéry est poète et performeur ; la poésie, il la pratique tous les jours, toute l’année. C’est pourquoi il ne peut se satisfaire de ce que le Printemps des Poètes tend à devenir, un rituel d’animations dénué de sens. Il faut fêter la poésie comme on fête les femmes ou les amoureux ! Alors, pour rendre un hommage authentique à ce genre qui lui est cher, il a pris le contrepied de la manifestation : fi du thème national, place aux poètes in live et en VO. Peuple et Culture a ainsi invité au Théâtre du Petit Matin deux poètes de langue arabe, le Marocain MohammedEl Amraoui et le Libanais Youssef Haddad, pour une performance poétique et sonore avec le musicien Antoine Birot. Exorcismes et Arabesques a séduit le public venu nombreux malgré le mistral glacial se réchauffer aux accents d’un verbe contemporain scandé, proféré, psalmodié parfois, en français et en arabe, dans une jubilation évidente. Les 4 intervenants ont montré avec talent que la poésie se vit avec le corps, se chante, s’échange. Que c’est ainsi qu’elle reste vive. FRED ROBERT Pierre Guéry et l’association Peuple et Culture Marseille ont présenté vendredi 6 mars au Théâtre du Petit Matin Exorcismes et Arabesques D À lire : M. El Amraoui : La lune, les divisions (éd. Poésie-rencontres) et Collision (éd. Villemorges). Y. Haddad : Exorcismes et Au deçà de là (éd. L’Harmattan bilingue Poètes des Cinq Continents).



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