Zibeline n°17 avril 2009
Zibeline n°17 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille, sous tous les angles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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42 CINÉMA ASPAS AFLAM Ola ! Des films latino ! Organisées par Solidarité Provence Amérique du Sud, les 11 e Rencontres du cinéma sud-américain se tiendront à Marseille du 26 mars au 3 avril Hors le coup d’envoi au CRDP le 26 mars avec deux films argentins et la soirée de clôture au cinéma Le Madeleine, c’est à la salle SEITA de la Friche que se déroulera l’ensemble de la manifestation, présidée par le réalisateur argentin Carlos Sorin, qui a obtenu un Lion d’argent à la Mostra de Venise et le Goya (César espagnol) du meilleur film étranger pour son premier long métrage La pelicula del Rey en 1986. « La venue de Carlos Sorin à Marseille sera un moment fort, précise Léonor Harispe, coordinatrice des Rencontres. C’est lui qui donnera la « leçon de cinéma », mise en place avec L’IUFM. Nous projetterons en avant-première son dernier film, La Ventana, un film en rupture avec tout ce qu’il a réalisé jusque là : l’histoire d’un vieux monsieur, en Patagonie, qui attend à la fenêtre, (la ventana) son fils qu’il n’a pas vu depuis des années… Un film magnifique ! Et Atahualpa Lichy a programmé son premier long métrage, Bombon El Perro (2004), que nous proposons aussi en séances scolaires. » Compétitions, rétrospective, avant-premières… Sept films seront en compétition pour le Colibri d’or : outre La Ventana, le dernier film du réalisateur de Mon Ami Machuca, Andrés Wood, La buena Vida, une vision critique de la société chilienne d’aujourd’hui ; La Morenita du mexicain, Alan Jonsson Gavica ; un film inédit portoricain, d’Adorno Irrizarri et Emilio Rodriguez Vasquez, El Clown qui raconte l’histoire d’un clown d’un cirque de village, parti travailler en ville dans la publicité… Il y aura aussi un film vénézuélien, El Tinte de la fama ainsi que Chega de saudade, de la réalisatrice brésilienne, Lais Bodansky. Une rétrospective permettra de revoir les classiques de l’humour latino, dont La Muerte de un burocrata et La Estrategia del Carlos Sorin Rolando Jurado caracol, et de découvrir Estrellas, le documentaire de Federico León et Marcos Martinezsur Villa 21, un studio de cinéma dans un bidonville de Buenos Aires qui a obtenu le prix spécial du Jury au Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente (BAFICI). Ce ne sera pas le seul documentaire ; le FID offrira sa Carte Blanche, et, en avantpremière mondiale, Valeria dos Santos et Philippe Claudeprésenteront Paraguay, une révolution par les urnes, une tentative de comprendre pourquoi la société paraguayenne confie son destin aux mains d’un religieux. Et comme les autres années, des courts métrages seront en compétition : 14 ont été sélectionnés, représentant 8 pays. Chaque projection sera suivie d’un buffet et le 27 marson pourra écouter un concert de Liubila, un trio de « musiques hispaniques populaires revisitées. » Des projections Si les films sont peu nombreux avant les années 80, après, ils ne manquent pas, surtout ceux qui parlent de l’émigration maghrébine comme Traversées du Tunisien Mahmoud ben Mahmoud, Visa, la dictée du Tunisien Ibrahim Letayef, Paris-sur mer du Marocain Mounir Abbar, Visa pour un rêve, de l’Algérienne Samia Chala., Bye bye de Karim Dridi, ou La faute à Voltaire d’Abdellatif Kechiche… Seront abordées aussi d’autres émigrations comme celle du Proche-Orient vers l’Amérique latine avec Ila Ayn ? du Libanais Georges Nasser, ou vers le golfe avec La Sueur des palmiers de l’Égyptien Radwan El Kashef ; les migrations intérieures avec À Casablanca les anges ne volent pas, du Marocain MohamedAsli, ou les déplacements qui font naître de nouvelles formes d’esclavage avec Bonne à vendre de la Libanaise Dima El Joundi. - - auront lieu aussi à La Ciotat, Manosque, Saint-Bonnet et Forcalquier… Pourtant, comme beaucoup de manifestations, leur budget est plus que serré et c’est grâce au dynamisme et aux bonnes volontés que les amoureux du cinéma latino pourront voir tous ces films ! ANNIE GAVA Déplacements et errances Comment les cinémas arabes ont-ils abordé l’émigration, son histoire, ses conséquences, et l’exil ? Telle est la problématique de l’AFLAM du 2 au 5 avril La Faute a Voltaire d’Abdellatif Kechiche ASPAS 04 91 48 78 51 www.aspas-marseille.org Rencontres Certains cinéastes seront présents : le 2 avril, à 20h 30, Nadia Kamel présentera Salade Maison. « L’histoire est simple. Ma mère, Mary, est une salade de religions, de cultures et de gens. Elle est juive, catholique et musulmane. Elle est italienne et égyptienne. Elle est communiste, féministe et pacifiste d’instinct… » Le 3 avril à 20h30, Brahim Fritah présentera Le Tableau : l’oncle du réalisateur revoit un tableau d’El Jadida, sa ville natale, qu’il a peint trente ans auparavant à son arrivée en France, et il raconte sa jeunesse au Maroc, son départ, sa vie d’ouvrier à la régie Renault. Et le 4 avril à 14h00, La femme seule, le récit par une jeune Togolaise de son esclavage. Bourlem Guerdjou sera présent lui aussi le 4 pour parler de Vivre au Paradis un film qu’il a réalisé en 1999. Participera à l’échange, à 20h30, Stéphanie Alexandreresponsable de l’audiovisuel auprès de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Le 5 avril à 14h, Marie Vanaret et Aurélien Desclozeaux, son chorégraphe interprète, présenteront O.S., le un parcours d’un immigré du Maghreb devenant ouvrier spécialisé en métropole dans les années 50, le premier solo de Triptyque Soul. Le même jour, Serène Delmas, de La Cinémathèque de Toulouse, viendra présenter deux films : Aventure en France de Jean-Paul Ngassa à 16h et Pierre et Djemila de Gérard Blain à 18h. 26 films, 12 pays, une exposition de Kamel Khélif et Samiha Driss, de la danse, des débats, deux projections hors Marseille, à Gardanne et Port-de-Bouc, le programme est alléchant ! A.G. Aflam Cinéma les Variétés 04 91 47 73 94 www.aflam.fr Chega de saudade de Lais Bodansky
16m 2 et plus GALERIE DU TABLEAU RENCONTRES DU 9 e ART Le 37 rue Sylvabelle à Marseille a vu défiler des générations d’artistes contemporains. Et ça continue. Mais la Galerie du Tableau est en sursis… Qu’est-ce qui mesure 16m 2, a reçu plus de six cents artistes, huit cents expos en presque vingt ans, et plafonne à 30 000 euros de budget annuel actuellement ? Dès sa création en 1990 par Bernard Plasse et l’association Diem Perdidi, la Galerie du Tableau a été conçue selon le concept un artiste, une œuvre, une semaine. Le premier : Max Ernst et un de ses microbes. Sélection au felling et éclectisme comme principe. Vernissage chaque lundi à 18h30. Visite d’atelier ensuite et plus si affinités. Avec Porte Avion et Athanor, elle constitue le triumvirat historique des galeries d’art contemporain à Marseille. Mais plus pour très longtemps ! Chez Athanor, Jean-Pierre Alis tirera définitivement le rideau aux vacances d’été, et Bernard Plasse envisage de décrocher les cimaises avant la fin de l’année s’il ne trouve pas un lieu plus adapté. A 74 ans, toujours des projets derrière la moustache, il laisse poindre une certaine lassitude. Le marché de l’art à Marseille ? « Il y a peu de collectionneurs sur Marseille, et ils vont acheter à Paris ou ailleurs, souvent plus cher, des artistes que nous montrons ici ! ». Les institutions muséales ? « En bientôt vingt ans, je n’ai pas eu un achat du Frac, alors que j’ai présenté des pièces qui sont aujourd’hui au Frac. » Quant à Marseille 2013, « …sollicité au début et puis plus rien. Ce sont les arts de la rue qui les intéressent. Ça risque de se rapprocher plus du carnaval de Nice que du Louvre ou de Beaubourg » et « ce qui manque à la ville, ce sont des gens compétents entourés de professionnels. » Ici le musée d’art « contemporain » n’en a gardé que le sigle entre []. Alors Bernard Plasse avance l’idée de le ramener en centre ville « avec 700 à 1000m 2 en trois parties : toujours les 16 de la galerie, et le reste donné en partie en gestion à une galerie de renommée internationale sur deux ans, et en partie en expo permanente avec des artistes d’ici. Avec des vernissages simultanés. Les gens, les collectionneurs viendraient acheter plus facilement ! » Malgré l’amertume, les projets ne manquent pas. ARTS VISUELS 43 Pour cette année un triptyque Toronto, Hambourg, Marseille, Marseille s’invite à Toronto ; en mai, un livre en hommage à deux grands poètes actuels vivant à Marseille, Jean-Jacques Viton et Liliane Giraudon, entretiens avec Xavier Girard ; pour fin 2009-2010, Un peu plus au sud qui réunira des artistes du Maghreb et des œuvres itinérantes intégrant lumière et énergie solaire. Pour l’heure, Bernard Plasse souhaite un autre lieu plus commode pour la Galerie du tableau, ou… son arrêt. Il a rendez-vous le 7 avril. Galerie du Tableau 04 91 57 05 34 www.galeriedutableau.free.fr prochains artistes jusqu’en mai Christophe Boursault (prix Mourlot 2008) Marie-Hélène Fraba Jack Jeffrey Laurent Septier Raphael Boccanfuso Nouvelle séquence illustrée à Aix Plus de 70 auteurs, 12 expositions, 35000 visiteurs attendus : les chiffres des Rencontres du 9 e art explosent ! En six ans, le festival de la bande dessinée et autres arts associés s’est fait une place sous le soleil d’Aix-en-Provence malgré l’image de « ville conservatrice » qui lui colle à la peau. Plus largement encore sur le territoire de la Communauté du Pays d’Aix, sillonné par des Caravanes BD customisées par les auteurs, lieux insolites pour des workshops et des rencontres sur le thème « Picasso n’existe pas » … Ce succès populaire, les Rencontres le doivent sans doute à leur esprit fédérateur qui entraîne tous les Enki Bilal Casterman musées à introduire le loup dans la bergerie en accrochant des BD à leurs cimaises, et toutes les galeries, les librairies et les bibliothèques à jouer le jeu. Elles le doivent également à leur volonté de coller à l’image de leur grand frère, le Festival d’Angoulême, qui innove et rebondit sans cesse. À Aix donc, le public aura rendez-vous avec des œuvres (parmi les accrochages, Lucy, L’espoir au Muséum d’histoire naturelle et Ginkgo à la Cité du livre pour le jeune public), des auteurs (dont une rencontre entre Bilal et Preljocaj, dix-huit ans après Roméo et Juliette), des réalisateurs (Jean-Claude Mézières pour Histoires de Cow Boys et Pierre Carles pour Choron dernière en avant-première régionale). Et de la performance pour un Concert de dessins mêlant les encres de Vincent Vanoli aux sons pop rock de Lauter. Tiens, tiens, une forme inédite lancée à Angoulême pour sa 32 e édition ! C’était il y a quatre ans… MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Gingko Les Rencontres du 9 e art du 24 mars au 25 avril Journées rencontres et dédicaces les 3, 4 et 5 avril à la Cité du livre Aix-en-Provence et Pays d’Aix www.bd-aix.com



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