Zibeline n°17 avril 2009
Zibeline n°17 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille, sous tous les angles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Politique culturelle Babel medMusic 5 Le MuCEM 7 Carnavals 8, 9 Théâtre Le Massalia, la Criée 10 Montévidéo, les Bernardines 11 La Criée, le Gyptis, le Lenche 12 Le Gymnase, le Merlan, la Minoterie 13 Aix : Le Jeu de Paume, le 3bisf, Les Ateliers 14 Komm’n’act, Aubagne, Théâtre et chanson, Châteauvallon 15 Le Massalia, Grasse, Château-Arnoux, Cavaillon, Comoni, Vélo Théâtre 16 Avignon, Draguignan 17 Ouest Provence, Aix, Arles 18 Port-de-Bouc, Martigues, Nîmes 19 Danse Les Hivernales 20 Le Merlan 21 Aubagne, Château-Arnoux, Gap 22 BNM, Draguignan 23 Pavillon Noir, GTP, Ballet d’Europe 24 Ouest Provence, Martigues, Cavaillon 25 Cirque/Arts de la rue Sirènes et midi net, Martigues, Briançon, Grasse 26 Les Elancées, Avignon, Port-Saint-Louis 27 Musique Lyrique 28, 29 Lyrique, symphonique, chambre 30, 31 Contemporaine 32, 33 Au programme 34, 35 Nîmes, Latcho Divano 36 Avec le temps, Le Lenche 37 Concerts, au programme 38, 39 Cinéma Au programme, Digne, Image de Ville 40, 41 ASPAS, AFLAM 42 Arts visuels Galerie du tableau, Rencontres du 9 e art 43 SMP, Ateliers d’artistes, Vieille Charité 44 Villa Noailles, Saint-Rémy 45 Au programme 46, 47 Livres Rencontres 48 CoLibriS, Jeudis du comptoir, TPM 49 Livres : jeunesse, littérature, arts, essais 50 à 53 Économie La maladie des coûts 54 Philosophie Livres 55 Les jeux du je 56, 57 Sciences et techniques Environnement 58 Rencontres Au programme 59 Patrimoine Picasso, Les Baux 60 Éducation La FAI AR, Théâtre Vitez, FNCTA 62 V’là l’printemps Bientôt les jours vont s’allonger, le ciel s’éclaircir, les rues se parer à nouveaux des couleurs des arts, des carnavals. Chacun va remiser ses tenues chaudes et grises pour laisser apparaître sous les tissus frais la couleur de sa peau. Pourtant certains printemps auront la couleur de la peur, et la rue celle de la misère. Le temps des expulsions revient. Pas celles qui envoient hors de notre territoire ceux qui n’ont pas eu le privilège d’y naître, celui-là n’a jamais cessé, même au fort de l’hiver. Non, le temps des expulsions revient pour ceux qui ne peuvent pas payer leur loyer. La pauvreté gagne, comme une fatalité que rien ne vient enrayer, et les expulsés seront cette année plus nombreux que jamais. Sous les pavés la plage ? Les manifestants battent le bitume sans espoir et sans enthousiasme, s’accrochant désespérément au minimum vital que leur force de travail, jusque là, leur fournissait. Les réformes du système social sont un fiasco économique, masqué par la crise : ce sont Pierre Cahuc et André Zylberberg, économistes assermentés, qui l’affirment 1. Déjà chacun l’avait senti : travailler plus longtemps, plus durement, quand de moins en moins de gens ont accès à l’emploi et à l’achat, n’amène qu’à creuser le déficit des caisses. Le chômage s’aggrave, les prix s’envolent, l’hôpital se délite, la culture part en lambeaux, et l’école publique meurt d’asphyxie. V’là l’printemps ? Pendant ce temps les entreprises du CAC 40 ont fait 54 milliards de bénéfice. Elles risquent, ô malheur, d’en faire un peu moins l’an prochain. Cela devrait nous affoler, mais ce sont eux qui ont peur. Avez-vous vu le visage défait de Laurence Parisot lorsqu’elle a bredouillé : « Le système est clair, les salaires doivent aller aux travailleurs, les dividendes aux entreprises » ? Partager les bénéfices, vous plaisantez monsieur le Président… Avez-vous si peur de la rue que vous envisagiez de démunir votre frère du MEDEF ? Sous les pavés la plage. Les queues devant les cinémas s’allongent, pour aller voir Welcome, et dire bienvenue enfin à ceux qui vivent là. Monsieur Besson, lui aussi entre deux portes, bouillonne. Partout les bourgeons montrent leur nez. Laissonsles fleurir. AGNÈS FRESCHEL 1 Les réformes ratées du président Sarkozy, Flammarion, mars 2009 Adhérents, vous retrouverez désormais les offres de nos partenaires sur notre site www.journalzibeline.fr. Adhérents putatifs, oublieux, incertains, téléchargez sur notre site votre bulletin d’adhésion ! !
BABEL MED MUSIC POLITIQUE CULTURELLE 05 Au tour de Babel La cinquième édition de Babel Med s’annonce, fidèle à son esprit initial, en pleine croissance en ces temps de crise du disque. Zibeline a rencontré l’équipe dirigeante, qui explique l’esprit de cette manifestation Zibeline : Vous organisez deux manifestations importantes au Dock des Suds : La Fiesta et Babel Med. En quoi ces manifestations diffèrent-elles ? Bernard Aubert : D’abord la Fiesta a 17 ans, Babel Med en est à sa cinquième édition. Il y a 17 ans, programmer des musiques du monde, des Suds en particulier, était audacieux. Maintenant cela l’est moins, et la Fiesta a d’autres audaces, qui consistent à faire se croiser des publics très différents, à surprendre y compris en invitant Bashung à côté de Maalesh ou d’Herbie Hancock. Babel Med en revanche va chercher des artistes souvent inconnus, mais qui travaillent avec les traditions musicales du monde. Babel Med est aussi une manifestation professionnelle. B.A. : Oui, avant tout. Il y a 30 concerts publics en trois jours, mais durant la journée Babel Med est ouverte aux professionnels, acheteurs, programmateurs, organisateurs de festivals, qui viennent visiter les stands des exposants, assister aux conférences puis aux concerts. C’est important aujourd’hui de défendre le concert, 80% des artistes en vivent. L’industrie du disque s’effondrant, les gros festivals français deviennent rentables et sont rachetés par des sociétés américaines, tout comme les tourneurs. Nous voulons préserver le côté artisanal et PME, nous nous battons pour que les festivals restent libres de leur programmation et ne se voient pas imposer les artistes par les producteurs. Et pour que les groupes restent abordables pour de petits festivals, pour que la palette esthétique reste large… Comment définiriez-vous la palette esthétique de Babel Med ? Et plus exactement, comment peut-on se réclamer d’une « tradition contemporaine », ce qui semble a priori paradoxal ? Sami Sadak : C’est le problème de la musique traditionnelle, qui est un mythe en fait. Même les musiques les plus conservées changent par mini vagues, opèrent par ruptures avec les traditions précédentes. Et puis qu’est-ce qu’une musique traditionnelle ? Quelle est sa pureté ? Le flamenco date par exemple de la fin du XVIIIe, sa tradition se fixe à la fin du XIX e … c’est très récent. Interpréter une tradition de façon contemporaine n’est donc pas une trahison, et le but de Babel Med n’est pas muséologique. À force de mixer les traditions du monde, n’en arrivet-on pas à les araser, à en éliminer les originalités dans un geste unificateur ? Est-ce que toutes ces musiques revisitées ne finissent pas par sonner pareil ? S.S. : Non. On peut faire du rock teinté de tradition iranienne, qui sonnera différemment, et pas seulement à cause de la langue. À Bamako la techno n’a pas le même son, même s’ils utilisent les mêmes machines. C’est une question d’instrumentation, mais aussi de manière d’entrer dans la musique. De tradition, justement ! Vous voulez donc couvrir toutes les esthétiques des musiques du monde ? S.S. : Oui, c’est ça, depuis la plus traditionnelle, celle qui permet de défendre et transmettre des patrimoines en danger, ceux qui ne passent que de maître à élèves, jusqu’aux mariages les plus éclectiques. Olivier Rey : Nous faisons la différence entre Folklore, qui désigne la musique du passé, figée, souvent inauthentique, et Tradition, qui suppose un mouvement. Et nous pensons qu’à Babel Med nous offrons un panorama de ce qui s’écrit aujourd’hui. Comme Sam Karpienia par exemple, qui est en train d’écrire la tradition occitane contemporaine, loin des revendications passéistes ou identitaires du folklore provençal. Et quel est votre budget pour ces 3 jours de manifestation ? Florence Chastanier : 850 000 euros, dont 350 000 euros de la Région, notre partenaire principal, 20% de recettes propres seulement car nous pratiquons une politique de prix très bas, le reste provenant du Conseil Général, mais surtout de sociétés musicales comme la SACEM, l’ADAMI, le FCM, ou de partenaires privés comme la Caisse d’Epargne, ou le Port Autonome… Pour combien de public ? F.C. : Environ 15000 personnes sont attendues à Babel Med. ENTRETIENS RÉALISÉS PAR AGNÈS FRESCHEL gunther Vicente Babel Med Music 2008 X-D.R. Au programme Le 26 mars à partir de 19h30 Novalima (Pérou), Aronas (Nouvelle Zélande/GB), Wasis Diop (Sénégal/Fr), Sayon Bamba (Guinée/Fr), Houria Aïchi & L’Hijâz’car (Algérie/Fr), Kamel El Harrachi (Algérie/Fr), Fouad Didi et l’Orchestre Tarab (Algérie/Fr), Goldenberg & Schmuyle (Fr) Grail’Oli (Occitanie/Fr). Le 27 mars à partir de 18h30 Yom (Fr), Baster (La Réunion/Fr), Deba (Mayotte/Fr), Nidi d’Arac (It), Mosaïca (Occitanie/Maroc), Zaman Fabriq (Egypte/Fr), Hemdem (Turquie), Frédéric Galliano Kuduro Sound System (Angola/Fr), Les Bantous de la Capitale (Congo). Le 28 mars à partir de 18h30 Kora Jazz Trio (Guinée/Sénégal), Kristin Asbjørnsen (Norvège), Moussu T e leiJovents (Provence - Fr), Rupa & The April Fishes (USA), Dj ClicK (Roumanie/Fr/GB), Istanbul Calling (Turquie), Waed Bouhassoun (Syrie), Axivil Aljamía (Andalousie - Esp), Le Bus Rouge (Fr), Sam Karpienia (Provence - Fr), Kumar (Cuba/Esp). Babel Med Music, forum des musiques du 27 au 29 mars 04 91 99 00 00 www.docks-des-suds.org Houria Aïchi, une des rares femmes invitées, dans un monde de musiques ou les femmes chantent parfois, mais ne jouent jamais...



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