Zibeline n°17 avril 2009
Zibeline n°17 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille, sous tous les angles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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22 DANSE AUBAGNE CHÂTEAU-ARNOUX GAP Pour chacun Danse en avril 2009 le confirme ! Chaque année le théâtre d’Aubagne réussit un festival particulièrement pertinent, attentif aux chorégraphes d’ici mais pas que Un des problèmes de la danse à Aubagne est la taille du plateau du Comœdia : problème résolu depuis que Danse en avril investit la grande salle de la Penne-sur-Huveaune. Même Maguy Marin y était à l’aise ! Cette année elle accueillera, en ouverture du Festival, les 31 mars et 1er avril, le Ballet d’Europe (voir page 24), et un autre spectacle aidé à la diffusion par le dispositif Saison 13 1 : Et pluie c’est tout, chorégraphié et interprété par Wendy Cornu et Hélène Peureux, un duo pour enfants autour de l’excitation physique que provoque la pluie (le 1er avril à 15h). Puis retour au Comœdia, qui abritera donc de petites et moyennes formes : le très joli trio pour enfants de Michel Kelemenis, L’Amoureuse de Monsieur Muscle, pièce mutine et anatomique (le 2 avril) ; deux pièces de Sylvain Groud, magnifique danseur devenu chorégraphe, ancien de chez Preljocaj, qui viendra offrir un avant goût de sa prochaine création Cordes, et un retour sur Bataille intime, un duo formidable créé avec le comédien Bruno Bayeux sur un texte de Topor (le 4 avril). La semaine suivante débutera par un duo et un solo « regardé » de Gallotta : Sunset fratell et l’Incessante (le 8 avril), deux pièces très émues, sur la mort brutale et le temps qui transforme le regard amoureux ; et le deuxième weekend se passera dehors, en espérant faire mentir l’adage, et que le fil d’avril pourra cette année encore se découvrir. Car Ex Nihilo performera trois fois ses Trajets de vie trajets de ville les 10 et 11 avril, et Thierry Thieu Niang, toujours à la recherche de la danse de chacun, fera vibrer ensemble 25 amateurs de 7 à 77 ans (L’échange les 11 et 12 avril). Quinze jours de danse qui, tout en programmant très volontairement des chorégraphes qui vivent et travaillent ici, restent attentifs à faciliter l’accès à la danse : des enfants, des gens qui passent, et de tous ceux qui veulent se mettre en mouvement… AGNÈS FRESCHEL Danse en avril Espace de La Penne sur Huveaune 04 91 24 70 42 Théâtre Comœdia, Aubagne 04 42 18 19 88 www.aubagne.com Cie Sylvain Groud, Bataille intime David Morganti 1 Un dispositif du département 13 qui prend en charge une partie de l’achat de certains spectacles, édités sur un catalogue pour les petites et moyennes communes. L’aide étant inversement proportionnelle à la taille de la commune, le dispositif permet, depuis des années, une meilleure diffusion territoriale du spectacle vivant. Break ! Deux soirées hip hop au théâtre Durance : la reprise de Récital et la soirée de Soli Le solo est un exercice peu pratiqué dans le hip hop : bien sûr il y a des moments de démo solitaire, défi jeté à la face de l’autre, performatif. Mais peu de véritables pièces courtes formant un tout expressif. Trois danseurs de la cie Rêvolution se livrent donc à cet exercice d’écriture sur leur propre corps, explorant l’une la répulsion, l’autre la bestialité, et le troisième l’abandon (le 21 mars). Les trois soli seront précédés d’un travail du chorégraphe William Petit avec un groupe d’amateurs, à qui il a transmis une de ses pièces ElanC. Quant à la cie Käfig, elle a eu la bonne idée de reprendre le quintet masculin Soli - cie Rêvolution Jean-Jacques Mahé qui assis sa notoriété : Récital est une explosion festive, un festival de figures époustouflantes et joyeuses qui sortent la danse hip hop des clichés de la musique hip hop, pour la plonger dans un récital acoustique classique, traficoté et commenté par la musique de Franck II Louise. La pièce a fait date, pas par hasard (le 10 avril)… A.F. Théâtre Durance Château-Arnoux (04) 04 92 64 27 34 www.theatredurance.com Femmes à la Passerelle ! La scène Nationale de Gap accueille elle aussi un programme de Soli. Mais les interprètes seront des danseuses : Hélène Cathala, ancienne danseuse de la Cie Bagouet, en sept tableaux écrits depuis son intimité, interprète Shagga, portrait en noir, nuisette et bas dentelle, d’une femme chez elle, qui pense à un homme. Puis Julie Dossavi, danseuse Guinéenne qui accompagne la cie Salia Nî Seydou, danse un solo r écrit pour elle par Daniel Larrieu, intitulé À chaque vent le papillon se déplace sur le saule (les 19 et 20 mars). Le Repas Sebastien Laurent iir. La scène de Gap accueillera ensuite une familière des lieux : la chorégraphe Nathalie Pernette a conçu pour les six danseurs de sa Cie un Repas, spectacle se déroulant tout entier autour d’une table, le temps d’un dîner (le 14 avril). Postures, regards, objets et gestes d’un repas de famille sont regardés à la loupe, les tensions et les complicités aussi, menées jusqu’au bout des fantasmes… jusqu’à ce que les couverts deviennent des instruments d’agression…. A.F. La Passerelle Scène Nationale de Gap (05) 04 92 52 52 52 www.ville-gap.fr 111.1 4% 1F-rd.
Vive le Vent ! Tous les ans la scène de Draguignan, conventionnée pour la danse, concocte au mois d’avril un programme particulièrement pertinent. Cela s’appelle les Vents du levant, parce que c’est plutôt tourné vers l’Orient, le sud en tous cas, sans exotisme : de la danse contemporaine et non ethnique, mais teintée d’horizons lointains. Cette année encore le programme est équilibré et très alléchant : musical souvent, puisque le sublime flamenco d’Israel Galvan se joue autant qu’il se danse (La Edad de oro le 24 mars), que Sidi Larbi Cherkaoui cherche son Origine (les 11 et 12 avril) en se plongeant dans la musique d’Hildegarde von Bingen autant que dans de chants maronites. Sa pièce libre, puissante, parle avec une force nouvelle de cette difficulté à concilier deux origines, à vivre dans un monde où les corps, lorsqu’ils ne sont pas séparés dans des cases, s’entrechoquent avec les autres, leur mémoire, le réel… La création d’Abou Lagraa raconte un Quelle promo ! La deuxième promotion de DANCE, programme européen de formation de jeunes danseurs chorégraphes, a littéralement bluffé le public du Grand Studio du BNM. La première manquait de qualités techniques, même si leur inventivité chorégraphique pointait sous la maladresse. Cette promo là est parfaite. Techniquement d’abord, ce sont de bons danseurs contemporains, rapides, souples, athlétiques et précis. Certains sont d’ores et déjà des interprètes de grand talent, comme Malgorzata Czajowska, Noémie Etlin, Juan Corres… Mais surtout, malgré leur jeune âge, ils sont capables de concevoir un programme : la succession des pièces, alternant duos, brefs soli et trios pour finir sur une grande forme, des musiques aussi, de Chopin à Bjork en passant par de la bonne électro, des tonalités, peu la même histoire. Paradoxalement, puisque c’est un duo d’amour, interprété avec sa femme, magnifique. Mais là encore la musique, l’eau, la lumière, semblent tisser des arabesques contraignantes, des obstacles internes, et dessiner des frontières qui contrarient le destin des corps. Jusqu’à ce qu’ils s’y soumettent… Un très beau duo, intitulé D’eux sens, le 7 avril. Et puis un solo soufi de Ziya Azazi, intitulé explicitement Dervish (le 28 mars) et… il y a Febre, le spectacle hallucinant de la Cie Membros, sur les enfants des rues brésiliens. Violent, fait de beauté brute et de nudité sensuelle, sexuelle ; mortelle aussi, déchirante. À ne pas rater, le 31 mars, même si on le déconseille aux enfants et aux âmes sensibles (prudes ?). Dans un genre tout autre, hip hop pourtant par moments, mais plus léger et ludique, la Bossa Fataka de Rameau (le 3 avril). Tout le talent des Montalvo/Hervieu (voir p 25) au service d’une revisitation visuelle du baroque : une époque, mais aussi une folie, un tempo, m intimistes ou drôles, mécaniques ou débridées… construisent un spectacle de près de deux heures sans un gramme d’ennui. Toutes les pièces ne sont pas du même niveau d’écriture mais aucune n’est ridicule ou vaine, ce qui est rarissime lors des cartes blanches laissées aux interprètes ici ou là ! Ainsi Samuel Denton, Giacomo Corvana, Juan Corres… (par exemple) semblent maîtriser toutes les difficultés de l’écriture chorégraphique, depuis les unissons et les portés, jusqu’à la danse au sol, la théâtralité, la musicalité, l’écriture de l’espace et de la lumière. Seul un trajet clair parfois leur manque, un propos lisible… On se réjouit donc que le Ballet National de Marseille engage quatre de ces jeunes gens ! et qu’après leur prestation au Pavillon Noir (voir p 24) on les retrouve bientôt réunis pour danser Success Story à Marseille… Mais on déplore d’autant plus que cette formation, si efficace semble-t-il dans sa pluridisciplinarité, et son projet de former des danseurs/créateurs, s’achève au bout de ces deux seules promos ! AGNÈS FRESCHEL Agnès Mellon BNM DRAGUIGNAN une jubilation… Dans le genre plus léger, pour les enfants aussi, le groupe Noces raconte l’histoire de Bubulle, le poisson rouge disparu (Du sirop dans l’eau le 15 avril). À Lorgues, parce que la Dracénie ça n’est pas que Draguignan, même si le plateau y est parfait pour la danse ! AGNÈS FRESCHEL La Carte Blanche aux stagiaires de DANCE s’est déroulée les 27 et 28 fév dans le Grand Studio du Ballet National de Marseille H t7TA}Llr PREli17-x 1,101.-2W]7DÙ hk"i ! ç A 1'M\iF, WAND }2fP LIS SfF.1FJC MERERE'Dif Vr AVRfL MUE 51JR S1RENES ICI I:,'P AR LE 5, P-,up ur., ht. !, f ; G Ï j'7L L L op r R F V DANSE 23 Fèbre Agnès Mellon Les Vents du Levant du 24 mars au 15 avril Théâtres en Dracénie, (83) 04 94 50 59 50 www.theatresendracenie.com NET Pam's de Cop6ra MnrsciLle Ellr`_. N



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