Zibeline n°17 avril 2009
Zibeline n°17 avril 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de avril 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 64

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : Marseille, sous tous les angles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 THÉÂTRE OUEST PROVENCE AIX ARLES Illégitime loi ? Marie-José Malis vient de créer Le prince de Hombourg à Toulouse et Montpellier : son spectacle arrive à Aix et Arles, encensé par la critique… Il faut dire que la metteur en scène a fait appel, pour la traduction adaptation, à Alain Badiou, philosophe qui sait expliciter les rapports entre passion et raison, légitimité et légalité. Ces deux conflits sont au cœur de la pièce de Kleist, marquée dans la mémoire collective française par l’interprétation très sentimentale de Gérard Philipe. Marie-José Malis voulait renouer avec sa dimension politique, et réfléchir au rapport du héros à la loi, qui le dépasse en un sens par sa puissance (la raison du plus fort…) mais qu’il domine par la légitimité, ou la beauté de ses actions. La pièce de Kleist met en effet en jeu un prince emprisonné pour avoir gagné une bataille… en contrevenant aux ordres de l’Électeur de Brandebourg. Chacun veut le sauver, surtout Nathalie, fille de l’Électeur mais bien sûr amoureuse du héros. Ceci dit même le peuple, l’armée, les ministres désirent sa grâce… Même le destin (l’inconscient ?), qui s’exprime dans de belles scènes nocturnes. Seule la Loi le condamne, Loi qu’il intègre d’ailleurs, qu’il approuve… Marie-José Malis n’a donc pas voulu faire de cette pièce une apologie de la résistance à l’injustice, mais une réflexion sur l’exception, la dérogation… en cherchant un jeu contemporain « naturel », y compris dans ses débordements romantiques. Mais sans rien enlever à sa longueur : 3h20 sans entracte. Quand on aime le théâtre on ne compte pas le temps ! AGNÈS FRESCHEL o Le Prince de Hombourg Von Kleist Mes Marie José Malis Théâtre Vitez (Aix) Les 2 et 3 avril 04 42 59 94 37 www.theatre-vitez.com Théâtre d’Arles Les 7 et 8 avril 04 90 52 51 51 www.theatre-arles.com Le Prince de Hombourg Francois-Xavier Tourot Sartre et Sarraute Guy Pierre Couleau a créé à Gap une très belle version des Mains Sales, de Sartre (voir Zib 15), particulièrement pertinente dans ces temps où la gauche tente de toute part de se refonder… Une histoire d’alliance, de trahison et de pureté rendue parfaitement par des comédiens rompus à cette langue théâtrale didactique, mais puissante. Pièce savoureuse de Nathalie Sarraute, Pour un oui ou pour un non s’enroule autour de ces quelques mots anodins : « C’est bien… ça » Si ce n’est que le ton, comment dire, condescendant ? va déclencher, chez les deux amis qui se retrouvent après s’être « un peu » perdus de vue, une joute verbale d’une grande richesse. Non-dits explicités, sousentendus ressassés s’invitent dans cette conversation où la communication s’expose dans son impossibilité à circonvenir l’éprouvé. Dans l’adaptation Les Mains sales SynchroX en langue des signes de l’International Visual Theatre, mis en scène par Philippe Carbonneaux, les rôles sont joués pour la première fois par deux femmes, deux comédiennes sourdes (Emmanuelle Laborit et Chantal Liennel) doublées par deux comédiens masculins. Un double langage, une double identité qui restitue l’écriture de Nathalie Sarraute. DO.M. ET A.F. Les Mains Sales le 10 avril Pour un oui ou pour un non le 14 avril Théâtre de l’Olivier (Istres) 04 42 56 48 48 www.scenesetcines.fr Sur le pouce Tout le monde connaît le Petit Poucet, le plus petit de la fratrie mais le plus malin, et donc le seul à pouvoir sauver ses frères de l’horrible fin promise par l’Ogre et les ramener à la maison les bras chargés d’or et d’argent… La cie italienne Accademia Perduta/Romagnia Teatri rend compte de l’univers noir du conte de Perrault. Seul en scène, Claudio Casadio campe le Leçon de vie La Vie devant soi Agence Enguerand décor, manipule des objets qui, entre ses doigts, donnent vie à tous les personnages. DO.M. Le Petit Poucet mes Gianni Bissaca Le 7 avril Théâtre de Fos 04 42 11 01 99 Immense succès et imposture littéraire, qui valut à son auteur Emile Ajar/Romain Gary d’obtenir son second Prix Goncourt en 1975, La Vie devant soi est aussi un succès théâtral, l’adaptation de Xavier Jaillard ayant d’ores et déjà remporté les Molières 2008 du meilleur spectacle de théâtre privé, de la meilleure adaptation et de la meilleure actrice pour Myriam Boyer. Cette dernière incarne bien sûr Madame Rosa, ancienne prostituée au grand cœur, juive déportée à Auschwitz et qui s’est occupée d’enfants « nés de travers », comme le jeune Momo, qui vit avec elle depuis l’âge de trois ans. Un face à face qui révèle avec beaucoup d’émotions la tolérance et l’humanité des personnages. DO.M. La Vie devant soi mes Didier Long le 2 avril Théâtre de la Colonne (Miramas) 04 90 58 37 86 www.scenesetcines.fr
Ailleurs, la curiosité 41101M..111111E 1 1111 r-o- API PORT-DE-BOUC MARTIGUES NÎMES qui allie à la fois la musique, le théâtre, la danse et les images, mêlant le théâtre arabe traditionnel et les techniques modernes. Enfin, seul en scène, et à la manière d’un conférencier, Tiago Rodrigues racontera sa rencontre avec la ville de Beyrouth, oscillant entre conte philosophique et fantastique (L’Homme d’hier, les 26 et 27 mars) : un voyage où il rencontre son ombre projetée dans toutes les époques de la ville, et comme arrêtée à ses différents traumatismes… DOMINIQUE MARÇON THÉÂTRE 19 Dorin en clowns I Pour la 2 e édition de Mare Nostrum, temps fort qui rassemble des propositions théâtrales et musicales des pays du pourtour de la Méditerranée, le Théâtre des Salins reçoit, pour le théâtre, les metteurs en scène algériens Ziani Cherif Ayad et Taoufik Jebali, et le flamboyant acteur portugais Tiago Rodrigues. Le Café du bonheur, accueilli en partenariat avec Le Sémaphore, se jouera le 25 mars dans le bar « Paradis » (quartier Saint-Roch), à Martigues, la veille au restaurant « Le Marakkech » de Port-de-Bouc. Des lieux propices à la rencontre et à la convivialité, où deux grands artistes algériens, MohammedBoualleg et Tarik Bouarrara raconteront l’histoire de leur pays. Entre théâtre et music-hall, sketchs et chansons humoristiques, le spectacle fait renaître l’histoire populaire des chansonniers, des années 30 à l’indépendance. Le Sémaphore accueillera par ailleurs L’Étoile et la comète, création de Areski Mellal mise en scène par Ziani Cherif Ayad (les 27 et 28 mars, voir également p 10). Le 25 mars, au Théâtre des Salins cette fois, Taoufik Jebali met en scène Le Fou de Khalil Gibran, dans un spectacle En habits de parade « On a tous les jours 20 ans » proclame le Théâtre Le Sémaphore depuis le début de la saison. Une vingtième saison au cours de laquelle on retrouve, au fil des spectacles, les compagnons fidèles, à l’image de la cie Agence de voyages imaginaires de Philippe Car ou encore Jean-Louis Hourdin qui seront présents pour la soirée anniversaire. Une véritable f L I or Le Fou X-D.R. Mare Nostrum Du 24 au 28 mars À venir aux Salins Le 3 avril (annulation de la représentation du 4) Yannick Jaulin contera ses démons, ceux d’un homme « qui aimait tellement les histoires qu’il s’est fait avoir par l’une d’elles. » Leçon de vie d’un Terrien dont on suit le parcours pas à pas, d’une enfance rêveuse à l’enrôlement dans une secte… Les 16 et 17 avril les deux volets de Je Tremble seront sur la scène de Martigues. Ce n’est pas le meilleur Pommerat, et le second volet surtout traîne en fantasmes. Mais c’est du Pommerat tout de même, avec ses éclairs de lumière, d’émotion, de révolte. De génie ? Théâtre Les Salins (Martigues) 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr Théâtre Le Sémaphore (Port-de-Bouc) 04 42 06 39 09 www.theatre-portdebouc.com o fête, puisque le Théâtre sera investit dès 18h30 par les comédiens de l’Agence, en fanfare avec Wonderbrass et avec d’autres surprises dont un buffet, un cabaret imaginaire… Puis Jean- Louis Hourdin jouera Ça respire toujours avec Pierre Henri et Éloïse Brunet, un spectacle en hommage à l’oralité, à Dario Fo et à Franca Rame, au théâtre et à ses divers artisanats… Précédemment, en coréalisation avec Fracas X-D.R. les centres sociaux Nelson Mandela (le 14 avril) et Jacques Brel (le 15 avril), Pierre Henri, aven-turier de la langue accompagné de l’accordéoniste Patrick Fournier, jouera Fracas, hommage à l’art du verbe. DO.M. Soirée anniversaire le 17 avril Théâtre Le Sémaphore, Port-de-Bouc 04 42 06 39 09 www.theatre-semaphore-portdebouc.com Philippe Dorin Leila Bousnina Michel Froehly et sa cie L’heure du loup sont des familiers de l’écriture de Philippe Dorin. Ils ont monté ensemble un pertinent Bouge plus !, un impertinent Christ sans hache…, les autres auteurs qu’ils affectionnent sont Valletti ou Dubillard. C’est dire s’ils aiment la belle langue de théâtre ! Avec One two one two three four (oui oui ce compte que font les musiciens pour partir en mesure), ils continuent à adjoindre musique et texte, pour un spectacle tout à fait singulier. Une épopée de cinq personnages, joués par trois acteurs, qui partent on ne sait où, périplent, discutent, comptabilisent le réel, s’engueulent, repartent, rencontrent d’autres gars, et s’interrompent pour des moments de poésie tout à fait incongrus. Les comédiens, l’un cabotin, l’autre féroce, et la troisième vive comme une pétarade retenue, jouent avec le public, hilare, complice, diablement bien intentionné du Périscope. Un joli moment de théâtre convivial, dont on ressort sans trop savoir ce qui s’y est passé, en regrettant la musique pas à la hauteur, mais en ayant trouvé là l’ambiance qu’on aime dans les salles de spectacle : celle du partage, de l’étonnement, et de l’énergie décalée du réel. AGNÈS FRESCHEL One two one… a été joué au Théâtre du Périscope de Nîmes du 24 au 28 février



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