Zibeline n°16 mars 2009
Zibeline n°16 mars 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mars 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... culture et éducation en lutte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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76 EDUCATION LES ZIBULONS Le 21 janvier, au Théâtre du Gymnase, les élèves de l’option DP3 du Collège Thiers, dans le cadre de leur projet sur les métiers du spectacle, ont assisté à la représentation de la comédie du bord de mer de Serge Valletti, Le Jour se Lève, Léopold !, mis en scène par Michel Didym Comédie du bord de mer Les élèves ont surtout apprécié le langage et la gestuelle des comédiens, même s’ils ont eu quelques difficultés à entrer dans l’histoire. En effet les personnages, des adultes, semblent avoir des comportements infantiles et irrationnels. Ce n’est pas facile pour des collégiens de se laisser porter par cette pièce, mais ils ont aimé l’ambiance créée par le décor, les éclairages et les effets sonores. Pour certains, les points forts ont été les moments où Lemarhi parlait avec Flippo, le chien imaginaire, pour d’autres, la représentation du numéro de Nelly et de l’ingénieur, pour l’ensemble, la dernière scène, au lever du jour, où tous les personnages sont rassemblés pour la mort de Mérédick qui « veut que le bruit de la jetée l’entoure ». Le lendemain, les élèves ont eu la chance de rencontrer deux des comédiens, Quentin Baillot et Alain Fromager, ainsi qu’un musicien, Mathias Lévy, qui leur ont parlé de leur parcours professionnel, de leur rencontre, il y a plusieurs années, avec Michel Didym, au festival La Mousson d’été, à Pont-à-Mousson. Ils ont répété durant deux mois ensemble, chacun avait sa méthode pour apprendre son texte, le personnage se construisant au fil des répétitions. Puis, grâce à Marie-Julie, chargée des relations publiques, ils ont aussi découvert les coulisses de ce théâtre à l’Italienne, son histoire, tous les métiers et les salles de travail. Une visite passionnante qui a ouvert les portes d’un monde que certains ne connaissaient pas du tout ! ELODIE FARRÉ, OLIVIER GUIBERT, MANON SIMEONE ET JULIEN SCHÄFERS EN TROISIÈME AU COLLÈGE THIERS, MARSEILLE Et les élèves de Première STL du Lycée Marie Curie, présents quelques jours plus tôt, ont relevé quelques paradoxes… La pièce comporte une énigme : le titre Le jour se lève Léopold ! surprend, Meredick étant le personnage principal. YANNICK RAIMOND Le langage est actuel et très familier, les étagères servent d’échelle pour grimper à la fenêtre, Suzy se dénude sans tabou… MILLERA FERRIZ Ils parlent comme nous ou presque ! STEFFY RICOU Les airs de manouche servent à la fluidité du rendu. MARVIN AMADY Nous avons beaucoup ri, bien que ce soit une tragédie ! MARION GERAY Quelle solitude ! Monsieur Calberson va à la buvette pendant sa nuit de noces au lieu de la passer avec sa femme. YOANN BOIRGES Le mélange des tonalités dans cette pièce donne un côté détendu, et tout semble constitué de petites histoires racontées au fil… JEREMY ALLOUCHE La musique servait de décor, le violon pour le tragique et la guitare le reste du temps. FLORIAN SAUVECANNE Emma Garbeur, 1ere L2, Lycées Vauvenargues de l’option Histoire des Arts du Lycée Vauvenargues, Aix, rend compte du spectacle de Wayne Mac Gregor, qui a eu lieu au Pavillon Noir Technologie sensorielle C’est la notion de « corps technologique » que Wayne McGregor met le plus en avant dans son dernier ballet ENTITY. En effet, cette recherche permanente des limites du corps offre une vision virtuelle de ces danseurs virtuoses ! Mélangeant plusieurs styles, d’une musique classique de Joby Talbot aux sons électros envoûtants de Jon Hopkins, Wayne McGregor emporte par ses chorégraphies poignantes son public pour l’emmener au sommet de la modernité et du renouveau dans la danse contemporaine. Ces dix danseurs ensorcelés nous donnent cette sensation de naturel et de simplicité tout en étant dans une étonnante complexité, en réelle fusion et en contraste permanent à la fois ! Des moments de pur bonheur où l’on se sent décoller, notamment lors de ces duos d’hommes, autre signe de modernité, dont émane une sensualité troublante… Une transe sensorielle, au-delà de toute réalité mais tellement vraie ! … Entity X-D.R Le Jour se leveLeopold ! Agnes Mellon
77 Une étudiante nous parle d’Une île, un spectacle de la Cie L’Entreprise, représenté à La Friche Belle de Mai Un voyage plein de poésie Partons à la découverte d’une île et de son histoire. À travers des personnages masqués plus surprenants les uns que les autres, on découvre les habitants, ou plutôt les fantômes, de cette île que tout semble avoir abandonné. Les personnages sont envoûtants et évoquent, entre émotion et rire, leurs souvenirs, leur passé, leurs désirs, leurs rêves et leurs désillusions. Une histoire qui parle de la vie, de la mort et de cette limite si étroite entre les deux. Et une belle performance pour les quatre acteurs qui jouent une douzaine de rôles différents. Les masques les rendent méconnaissables et leur permettent d’endosser les multiples personnages avec d’autant plus de liberté. Les costumes et décors, simples mais très évocateurs, transportent dans un univers intrigant et magique où évoluent des morts bien plus vivants que les vivants eux-mêmes ! ALICE MORA, EN 2E ANNÉE DE BTS EXPRESSION VISUELLE AU LYCÉE MARIE CURIE À MARSEILLE Une ile Christophe Raynaud de Lage Une classe de 2nde STL du Lycée Marie Curie de Marseille a assisté à Nous ne nous étions jamais rencontrés, à la Cité Maison de Théâtre Melting Potes Issus de quartiers et de cultures différents, 5 adolescents marseillais du XXI e siècle apprennent à se connaître à travers 5 acteurs adultes qui rapportent leurs paroles, leurs attitudes, leur façon de penser. Plus de deux ans de travail pour aboutir à une amitié entre ces jeunes et les acteurs qui les incarnent sur scène, car, sans ce projet au long cours, c’est sûr, ils ne se seraient jamais rencontrés ! MAXIME Quelles rencontres ! Le décor est simple, composé de cubes blancs modulables, qui se transforment en murs de cités, en bancs, en skates et même en piste de danse… et forment l’espace de contact des 5 personnages, leurs voies de rencontre. Ceux-ci sont a priori très marqués dans des habitudes et des clichés : le jeune des cités, la fille pour qui « tout va bien », l’homo refoulé, la baba cool et la fille renfermée. Pourtant, petit à petit, on a pu se retrouver en chacun d’eux ; on a ainsi pris conscience des différences et des difficultés de la vie dans certains quartiers. JEAN-CLAUDE, LAURAC., LAURA V. ET CHARLOTTE Sois moi, je serai toi Les acteurs ont travaillé avec « leurs » jeunes, de façon à ce que leur prestation les reflète fidèlement, même si par exemple un acteur homme joue une jeune fille ou si un adulte blanc incarne un jeune comorien malgache. Chaque spectateur peut aussi se reconnaître dans ces jeunes. Une belle expérience, qui parle de tolérance et d’intégration. Un spectacle de théâtre agréable, rythmé par la musique et les extraits vidéo, et un échange d’émotions entre hommes, quels que soient leur âge, leur allure, leur classe sociale et leur culture. DJEMA, DAYLIA, NELYA ET JOHANNA Nous ne nous etions jamais rencontre X-D.R Les étudiants de BTS Expression Visuelle du Lycée Marie Curie sont allés visiter l’exposition de Pierre Malphettes (voir Zib 15) au Frac à Marseille. Leur projet ? Produire un travail plastique à partir de ces œuvres… nous en suivrons le cheminement, mais voici dès lors leurs réactions et analyses Les étudiants lors de l'exposition Sculptures terrestres et atmospheriques de Pierre Malphettes Dominique Castell Toutes les sculptures se rapportent à la nature, nuage, brouillard, vent, mais aussi au Japon, comme des haïkus de sculptures.L.M. Œuvres ajourées, formes courbes et aléatoires, même la poutre devient légère, aérienne, dentelle… Les flaques de métal, incrustées de pierres, surprennent, paradoxales, avec cette opposition entre le matériau et l’élément représenté, l’eau… La dimension atmosphérique de la perception que nous avons des œuvres, cette légèreté, cette sérénité est-elle en phase avec la nature ? Si c’est le cas, pourquoi des matériaux industriels pour la représenter ? E.B. J’ai d’abord été déçue par la petite taille de l’expo, 8 œuvres, mais à y regarder de plus près j’ai compris la volonté de l’artiste... A.D. Une exposition faible en œuvre mais riche en sens. A.C. L’ambiance est froide, chirurgicale, le discours de l’artiste est plus long que la visite. Pourtant… On perçoit la circulation de l’air, et les fortes oppositions entre l’aspect rigide des matériaux et l’agencement aérien des sculptures… grâce à l’accueil et aux explications chaleureuses de notre guide Mélanie ! M.OZ Seule couleur ? Celle des matériaux industriels. S.J. Mise en scène en accord avec la thématique de l’expo : les couleurs dominantes gris-blanc, l’emplacement qui permet la circulation de l’air entre les œuvres… A.P. D’abord on perçoit une froideur, un manque de poésie dans ce nuage de verre découpé brutalement, géométriquement… Puis le paradoxe créé par l’artiste apparaît, et on commence à comprendre sa démarche créative…C.C. La figure dominante ? L’oxymore : la régularité des tas, les nuages attachés au sol, la nature froide, l’industrie légère… À nous maintenant de jouer avec les mots, les paradoxes, rendre l’eau tangible, de retranscrire les immeubles d’en face comme un paysage ouvert. M.OK Il ne reste plus qu’à faire une œuvre terrestre ou atmosphérique, en mélangeant le naturel et l’industriel. J.V. Pour parvenir à naturaliser l’industrie, à la rendre admirable.C.B. Matériaux ? Inox, verre et métal, plastique, vent de ventilateur, eau figée, brouillard dessiné…L.D. Et transformer l’acier en élément fragile et léger.L.P.



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