Zibeline n°16 mars 2009
Zibeline n°16 mars 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mars 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... culture et éducation en lutte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 62 - 63  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
62 63
62 LIVRES ARTS Romantische Musik La musique allemande romantique se trouve être très souvent le pilier des programmes de concerts du monde entier : des grandes symphonies et concertos de Beethoven ou Brahms, du piano de Schumannà la musique de chambre de Mendelssohn… sans compter les grandes fresques sacrées comme la Missa Solemnis ou le Requiem allemand, le Lied ou l’opéra qui trace sa route du Freischütz de Weber au Ring wagnérien… C’est une montagne, tout un pan de la culture européenne, dont les concepts nationaux (celui de l’« âme allemande » en particulier) ont été parfois récupérés à des fins douteuses. Brigitte François-Sappey s’affranchit de l’écueil, sans l’occulter, replace la musique dans ses contextes historique, littéraire hérité de Goethe, philosophique, pictural… en partant de l’idée nietzschéenne que le romantisme « n’est arrivé au but que sous forme de musique ». Ce livre est une mine, une somme dans laquelle l’amateur trouve, classés par genre (symphonie, concerto, opéra…), l’essentiel des grands opus du répertoire, analysés, commentés avec toute la science de l’auteur. De surcroît, à côté des monuments cités plus haut, le XIX e siècle germanique fourmille de compositeurs qui ne sont ni négligeables, ni négligés dans l’ouvrage, comme Spohr, Loewe, Ries, Moscheles, Joachim, Hiller, Lortzing, Cornelius, Humperdinck… JACQUES FRESCHEL La musique dans l’Allemagne romantique Brigitte François-Sappey éditions Fayard, 35 euros Un bout d’histoire Les Jamaïcains restent surpris « d’entendre parler en France de musique roots pour ce qu’ils définissent eux comme du reggae », observait récemment le chanteur Alborosie. Le terroir musical de cette île repose sur les rythmes mento et ska mais les ouvrages de référence survolent trop souvent ces racines. L’auteur nous en propose une relecture aboutie à grands renforts de citations, et décrit ici les balbutiements d’une industrie locale qui deviendra vite planétaire… 25 ans d’histoire, du Island in the sun de Harry Belafonte, qui inspira Chris Blackwell pour nommer son label, à la fausse idée que le ska s’est répandu dans la liesse de l’indépendance de 1962. Témoignant d’un travail documentaire, presque scolaire parfois quand il cite son environnement politique, le livre de Jérémie Kroubo Dagnini apprend à discerner les genres : calypso et mento, rock steady et skinhead reggae. Mais cette synthèse n’est pas suffisante si l’on veut par exemple comprendre le clivage entre quartiers est et ouest de Kingston, à l’origine du reggae roots ! Aucune nouvelle réponse à cette histoire orale sans doute déjà trop ancienne pour être précise, aucune mention de Winston Grennan, Justin Yap, les Tennors, au fameux « ska-lipso » de Count Owen ou à la mort « prédestinée » de Leslie Kong. Ceux-là semblent avoir disparu des ouvrages sur le reggae et après une telle étude « half the story has been told », seule une partie de l’histoire a été écrite… X-RAY Les origines du reggae Jérémie Kroubo Dagnini Ed. l’Harmattan, 24 euros BRIGITTE FRANÇOIS-SAFFEY LA MUSIQUE DANS EALLEMAGNE ROMANTIQUE FAT\RD.lrtnic k,lunho LLsnini Les origines du reggae : retour aux sources men:, sku.rncksrewly, enrly',woe Abbé métalleux ! Le monde de la musique métal et celui de la religion, en particulier le christianisme, sont des univers que tout semble opposer : plusieurs essais émanant de l’église ont diabolisé le métal. L’abbé Robert Culat, auteur du livre L’âge du métal paru aux éditions Camion Blanc, apporte quelque chose de nouveau malgré sa condition de prêtre. Il essaie de montrer avec une étude statistique et sociologique (questionnaires diffusés auprès des métalleux français avec analyse en 1 re partie) que tous les clichés véhiculés par ces deux sphères ne sont pas forcément justes (annexes rédigées par différents auteurs experts en 2 de partie). Robert Culat s’immerge dans le monde des métalleux et étudie de près leurs comportements et leur musique, jusqu’à en devenir fan ! Le métal est souvent associé au satanisme et à l’anti-christianisme. Or c’est une musique pleine de variété et les textes, loin d’être tous liés au satanisme, sont d’ordre philosophique,ésotérique, historique ou fantastique… En découle une description très précise de l’univers métal français, une typologie du métalleux (âge, sexe, look, religion…), une identification précise des styles (heavy, dark, death, black, hardcore, doom) et les éventuels pièges à éviter (préjugés, amalgames et sectorisation). Certes les métalleux sont généralement agnostiques ou athées, mais il existe même une minorité de croyants. Et ils ont, dans leur ensemble, plébiscité cet essai et comptent désormais parmi les « fans » de l’abbé ! Preuve que le métal est une mystique ? SONIA ISOLETTA L’Âge du métal Robert Culat Éditions Camion Blanc, 520 pages, 30 euros
63 Architectes de demain L’architecture permet l’évasion par les livres et ce n’est pas la publication de Neil Spiller qui fera prétendre le contraire ! Cybrid(s) - Architectures Virtuelles nous emmène dans un voyage entre onirisme, poésie et innovations technologiques. L’architecture virtuelle est un monde infini où les créations les plus folles et les plus visionnaires sollicitent le concours de l’infographie numérique architecturale. Les travaux sélectionnés dans cette monographie conséquente illustrent les préoccupations et les ambitions actuelles de ceux que nous pouvons appeler créateurs d’architectures. L’infographie est en perpétuelle mutation, et lorsqu’elle se met au service de l’imaginaire du créateur, elle donne naissance à une alliance démesurée, que ce soit pour l’Auditorium de Beukenhof aux Pays-Bas par l’agence Asymptote ou la Maison cellulaire de Los Angeles par l’agence Emergent, pour ne citer qu’eux. La nouvelle génération d’architectes travaillant avec les outils numériques, dans les univers hybrides et le cyberespace, fait l’objet avec ce livre d’un véritable état des lieux de sa condition actuelle, mais également de projections quant à son futur. Ce très bel ouvrage aux illustrations de qualité supérieure donne un aperçu complet de ce nouveau monde sans limite. FRÉDÉRIC ISOLETTA Cybrid(s) Architectures virtuelles Neil Spiller Ed. Parenthèses, 400p., 52 euros Économie et enseignement La démocratisation scolaire a-t-elle été un succès ? Dans La nouvelle question scolaire, c’est la question que pose Éric Maurin, économiste à l’EHESS et déjà auteur de l’excellent Le Ghetto français Oui, nous répond-il. Le problème tourne autour d’une question simple : à quoi sert l’école ? Deux points de vue s’opposent en économie sur ce sujet. Pour la théorie du capital humain, l’école forme des individus et les rend plus productifs. Pour la théorie du signal, l’école n’a pour fonction que de trier les plus talentueux, leur permettant, au travers de filtres divers, de signaler leurs qualités. Dans les deux cas, des études plus longues ouvrent des perspectives plus réjouissantes en termes de salaires et d’emploi. Néanmoins, la théorie du capital humain fait de l’éducation une activité utile individuellement et socialement (en élevant le niveau général de compétence), alors que la théorie du signal assimile les études à une course de rats source de gaspillage pour la société, les positions relatives restant les mêmes à l’arrivée. Cette hypothèse a le vent en poupe : « baisse du niveau » et braderie des diplômes qui ne créent que déclassement et frustrations en seraient la preuve. Éric Maurin avance pourtant que la démocratisation scolaire a été un bon investissement ! Il compare les performances des pays conservant des systèmes élitistes (orientation précoce des moins doués et filières restreintes pour les autres, voir l’Allemagne ou l’Autriche) à ceux qui ont démocratisé (la France en étant un bon exemple avec son collège unique). Sa conclusion est que les seconds font mieux que les premiers en termes de niveau global des élèves. Et d’autre part, l’étude des transitions dans le temps d’un système élitiste à un système démocratisé met en évidence des gains significatifs ! Investir dans l’étude… La seconde partie de la démonstration repose sur l’analyse des trajectoires générationnelles. Elle montre que l’accroissement du niveau général d’études a eu un effet réel sur les élèves qui en ont bénéficié, aussi bien en termes de salaires que de protection contre la précarité. Et la dernière partie de l’ouvrage se penche sur les nouveaux défis et esquisse les pistes d’une poursuite renouvelée de la démocratisation. Le livre de Maurin est remarquable parce qu’il mobilise tous les travaux importants de l’analyse économique et de l’économétrie de l’éducation dans un langage accessible, sur un sujet trop souvent traité sur le mode de l’approximation, de l’anecdote ou de l’invective. Et même si l’auteur laisse de côté certains points intéressants et trahit parfois des préférences personnelles, l’ensemble est un modèle d’honnêteté intellectuelle, dans la mesure où Éric Maurin est toujours prudent sur la portée des travaux qui vont dans son sens. Last but not least, ce travail est probablement, à ce jour, le plus fourni sur le sujet en France ! STÉPHANE MÉNIA trie Maurin La nouvelle question scolaire Its b.nif Ir di MniaraimWn La nouvelle question scolaire : les bénéfices de la démocratisation Éric Maurin Points Seuil, 8 euros



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 1Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 2-3Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 4-5Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 6-7Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 8-9Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 10-11Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 12-13Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 14-15Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 16-17Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 18-19Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 20-21Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 22-23Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 24-25Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 26-27Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 28-29Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 30-31Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 32-33Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 34-35Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 36-37Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 38-39Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 40-41Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 42-43Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 44-45Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 46-47Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 48-49Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 50-51Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 52-53Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 54-55Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 56-57Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 58-59Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 60-61Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 62-63Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 64-65Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 66-67Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 68-69Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 70-71Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 72-73Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 74-75Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 76-77Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 78-79Zibeline numéro 16 mars 2009 Page 80