Zibeline n°16 mars 2009
Zibeline n°16 mars 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mars 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... culture et éducation en lutte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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06 POLITIQUE CULTURELLE ADIAM 83 ih qpi h "f1 : 1'. 1 {,S ; l'.ios v'11"X, JF A 83 4 1 ! i,.5 Les messages de soutien affluent sur le site de l’ADIAM 83 1 depuis qu’elle a tiré la sonnette d’alarme quant à son éventuelle fermeture Afin de statuer sur son avenir, un Conseil d’administration a été organisé le 18 février en présence de tous les partenaires, sauf le Conseil général du Var qui, selon son directeur des affaires culturelles Ricardo Vazquez, n’a pas été invité… Mais pour quelles raisons, vingt ans après sa création par le Conseil Général du Var et l’État, l’agence serait-elle obligée de tirer le rideau ? Pour Jean-Claude Herry, son directeur « c’est l’ensemble des structures départementales de développement du spectacle vivant, en France, qui vivent une période de transition : certaines se regroupent pour créer des « méga offices de la culture », d’autres changent de statut. Mais dans le Var, on casse, on supprime, sans rien derrière. Je ne connais aucun exemple similaire à celui du Var. » Alors, que s’est-il passé ? Le Conseil Général a petit à petit grignoté du terrain à l’ADIAM 83, qui a pourtant été à l’origine de nombreuses actions de diffusion (Rencontres de musique médiévale du Thoronet, festival Patrimoine en musique…), de conseil (accompagnement des professionnels…), d’information (organisation de rencontres…). Sans compter, comme le souligne encore Jean-Claude Herry, que l’agence a réalisé durant trois ans un important travail de préfiguration du schéma départemental des enseignements artistiques, s’agissant de la musique et de la danse. Tout avait l’air d’aller pour le mieux jusqu’en 2006, date à laquelle un état des lieux du théâtre a été confié à une société bretonne qui ignorait tout des pratiques, des lieux et des acteurs du département ! Puis le Conseil général a intégré dans ses missions les rencontres professionnelles, nommé son chargé de mission théâtre et danse, développé ses propres actions, récupéré le dossier « Danse à l’école » et diminué ses subventions. Des projets visibles (Patrimoine en musique) ou à dimension régionale (Danse à l’école) ont été supprimés, ce qui a porté un coup à l’ADIAM 83 en rétrécissant son champ d’action… Manifestations de soutien, 29 janvier, Toulon X-D.R L’ADIAM 83 dans l’impasse En septembre 2008, le Conseil Général a souhaité une réadaptation des activités, notamment par le développement d’un programme de formation professionnelle continue, le licenciement de quatre personnes devenant alors inévitable… Un dialogue impossible Face à ce qui a été vécu en interne comme une amputation, Ricardo Vazquez se réfère aux conclusions d’un audit réalisé en 2008 : « La masse salariale faisait augmenter de manière mécanique les budgets de fonctionnement et baisser les activités. Des proportions mirobolantes qui l’ont paralysée. » Et d’ajouter : « La plus-value de l’ADIAM 83 était donc à démontrer. » Pour le Conseil Général, la situation était claire : il s’agissait de réinventer les missions de l’ADIAM 83 et de préparer son retrait progressif sur deux ans. « Cela faisait déjà trois ans que j’en parlais à Jean-Claude Herry, explique Ricardo Vazquez, car les élus s’interrogeaient sur l’utilité même de l’agence. » Des difficultés auxquelles s’est ajoutée une baisse de 50% des droits de mutation qui a entraîné notamment des départs non remplacés. « Une période de vache maigre » souligne Ricardo Vazquez, qui s’étonne de la tournure prise par les événements. En effet, depuis le 11 décembre, le courant est rompu. Pour Jean-Claude Herry, cette rupture de dialogue est consécutive à un coup de téléphone annonçant la suppression totale de son soutien en 2009, qui représentait 451 250 euros en 2008. « Pourtant nous avons réduit la voilure, procédé aux licenciements et trouvé des ressources nouvelles grâce aux actions de formation. L’ADIAM 83 a joué le jeu à fond pour s’engager dans cette nouvelle configuration avec le soutien du Conseil général pendant deux ans ! » s’étonne Jean-Claude Herry qui a décidé d’alerter les médias et ses réseaux. « C’est scandaleux et de mauvaise foi de dire que l’ADIAM 83 a été avertie par un simple coup de fil, rétorque Ricardo Vazquez, car ce que nous avons fait était un acte de respect pour eux, de la considération. Ce qu’ils ont pris dans le sens contraire. » En décembre, l’ADIAM a été reçue par la direction des affaires culturelles qui l’a assurée de son soutien : « On ne vous laissera pas tomber. Faites-nous passer vos bilans, vos pièces comptables afin de vous aider à solder vos affaires. » À présent, « l’agence se trouve dans une situation de blocage, analyse Ricardo Vazquez, elle a choisi de manière délibérée le rapport de force et elle refuse le dialogue en ayant une attitude très hostile à l’égard du Conseil Général. Nous n’avons aucune visibilité de sa trésorerie ni de sa comptabilité puisque nous n’avons pas les pièces au 31 décembre 2008. » De son côté, l’ADIAM83 communique : « en l’absence d’engagement de la part du Conseil général, (elle) sera contrainte de se déclarer en cessation de paiement fin février et de licencier l’ensemble des salariés. » Il ne reste plus qu’à espérer que les deux parties renouent le dialogue, afin que se poursuive ce que vingt années d’activités ont permis sur ce territoire. MARIE GODFRIN-GUIDICELLI www.adiam83.com 1 Association Départementale d’Information et d’Actions Musicales et chorégraphiques du Var
RENCONTRE AVEC PATRICK ARNOUX POLITIQUE CULTURELLE 07 Une grande petite ville La ville d’Aubagne mène une politique culturelle d’une incroyable richesse, foisonnante, qui attire son public bien au-delà du Pays aubagnais. Zibeline a rencontré Patrick Arnoux, adjoint à la culture depuis les dernières élections, en charge des finances (5 e mandat). Élu socialiste au sein d’une mairie communiste très ouverte, et de la communauté du Pays Aubagnais, il fait également partie du Conseil d’Administration de Marseille 2013 Zibeline : Quelles sont les orientations générales de la politique culturelle d’Aubagne ? Très clairement la création. Qu’elle soit théâtrale ou musicale, cinématographique. Avec de nombreux événements annuels dans tous les domaines, en lien avec les écoles, les jeunes et l’enseignement. Quels sont les lieux phares, et les événements essentiels ? Le Théâtre Comœdia bien sûr, mais aussi la MJC qui propose une programmation théâtrale en lien avec lui. Alcimé et son Festival International du Film, événement majeur et installé, mais aussi le Festival du Film Militant qui a lieu a l’automne depuis quelques années, et a pris une ampleur et une pertinence que nous tenons à soutenir. Nous portons également une attention particulière aux arts de la rue, et nous avons renouvelé notre partenariat avec Lieux Publics pour organiser au moins deux ou trois événements annuels… Agnes Mellon Aubagne est aussi une ville d’expositions et une Ville Lecture Oui. Les travaux menés dans la Chapelle des Pénitents noirs en ont fait un lieu exceptionnel, et nous voulons qu’elle accueille au moins deux expositions annuelles d’envergure… Nous travaillons en ce sens avec le Conseil Général. Quant à la politique de lecture elle s’appuie à la fois sur un événement, les Journées du livre jeunesse de novembre, et sur un travail permanent de la Médiathèque, qui mène des projets avec les écoles, et les adultes. Ce lien entre enseignement et culture est-il important pour vous ? Bien sûr, et il est à l’œuvre. Pour ce qui est de la musique, le CEFEDEM, qui forme les professeurs de musique, est installé à Aubagne, et travaille en lien avec l’université Lakanal, le conservatoire municipal, des manifestations comme le Festival du Film… Le transfert des trois pôles universitaires musique 1 à la Morochita, une superbe propriété avec une maison de maître, est à l’œuvre. C’est un projet de l’État, et nous voudrions y adjoindre le conservatoire municipal, et cela à l’horizon 2012. Vous avez également un lieu dédié aux musiques actuelles La MJC a une programmation remarquée, c’est un élément important de la vie culturelle aubagnaise plutôt orienté vers les jeunes, avec un studio d’enregistrement, des ateliers de pratique… Puisque vous parliez d’horizon 2012, quels sont vos projets ? Outre l’installation à la Morochita et le développement des Pénitents Noirs, nous envisageons de transformer l’université Lakanal en cité pour les artistes, en lieu de résidence… Ce foisonnement d’événements et de projets est-il réaliste financièrement ? On dit que la Ville d’Aubagne a pris la mauvaise habitude de mettre toutes les bonnes idées en mouvement ! Il est sans doute possible de rationaliser certaines manifestations, de les regrouper pour qu’elles soient plus légères à organiser, et plus visibles dans leur cohérence et leur importance. Mais, vous savez, la Ville d’Aubagne fonctionne sur le mode de la démocratie participative : malgré les problèmes au niveau de la dotation d’État qui diminue, et se double d’un transfert des charges aux collectivités, la ville d’Aubagne n’a pas l’intention de couper les crédits sans concertation ! Continuerez-vous votre politique tarifaire ? Les places sont peu chères, voire gratuites, à Aubagne… Oui, c’est une habitude, un mode de fonctionnement. La gratuité, quand elle est pensée pour améliorer la qualité de la vie, est une bonne chose. Mais des tarifs bas diminuent bien sûr les recettes, et il faut être raisonnable en ce sens. Dans un autre domaine, la décision qu’a prise la Communauté d’Aubagne sur la gratuité totale des transports va très probablement diminuer le nombre de voitures : c’est un pari de développement, et nous pouvons faire le même en matière de culture. Comment la ville s’implique-t-elle dans Marseille Provence 2013 ? La ville (45000 habitants) est l’élément central du Pays d’Aubagne et de l’Etoile (plus de 100 000 habitants), qui est partie prenante du projet. Laurette Audouard, qui était responsable de la culture, a été déléguée spécialement par la communauté pour Marseille Provence 1013, et je fais moi-même partie du conseil d’administration. L’idée, à Aubagne, est de mettre en place un comité de pilotage avec des élus et des responsables, mais aussi des personnalités artistiques comme Bernard d’Ascoli (pianiste,ndlr), Juan Carmona (guitariste et compositeur flamenco,ndlr) ou Danielle Jacqui, responsable du Festival d’art singulier, artiste céramiste qui doit concevoir un nouveau fronton pour la gare d’Aubagne. Avez-vous un axe spécifique ? Oui, notre participation à Marseille Provence 2013 est liée à l’argile, à notre histoire. Mais le principe est d’établir des échanges, d’envoyer l’argile à Arles, qui nous enverra des expos photos… ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL 1 CEFEDEM-Sud : Centre de Formation à l’Enseignement de la Danse et de la Musique, à Aubagne depuis 1997. CFMI : Centre de Formation des Musiciens Intervenants, actuellement à l’Université de Provence à Aix SATIS : IUP Sciences, Arts et Techniques de l’Image et du Son, à Aubagne depuis 1991



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