Zibeline n°16 mars 2009
Zibeline n°16 mars 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mars 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... culture et éducation en lutte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 THÉÂTRE PORT-DE-BOUC OUEST PROVENCE NÎMES Univers onirique Folle légèreté La cie Lardenois sera présente avec deux spectacles au théâtre le Sémaphore, Excuse-moi bonhomme et Les cinq doigts de la main. Le premier, sur des textes inédits de Jean-Pierre Siméon adaptés et mis en scène par Dominique Lardenois, est un spectacle qui illustrera « la musique dans les idées » et « les idées dans la musique », sur fond de décor inspiré des fresques populaires de Diego De Riviera. Il sera joué dans un bar de la ville (le 23 fév) et à l’auditorium du conservatoire (le 24 fév). Le second est constitué d’un Quand Irina Brook s’empare d’un chef-d’œuvre de Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été en l’occurrence, ça donne un spectacle virevoltant, ludique, qui renoue avec l’esprit de fête des spectacles ambulants, et les jeux de miroirs baroques qui mettent en abyme… Lorsque la Compagnie Internationale d’Athènes arrive pour jouer la pièce, elle est singulièrement amputée d’une partie de la troupe, des décors et des costumes. Qu’à cela ne tienne ! Une alternative est trouvée, les six comédiens joueront à eux-seuls tous les rôles, avec des accessoires empruntés ici ou là, et avec une belle énergie. Une adaptation libre mais fidèle, qui s’adresse autant à l’imagination qu’à la magie. DO.M. Nature humaine Qui a vu les documentaires de Raymond Depardon sait combien le lien entre les images et le récit est ténu, combien l’émotion est prenante à la vision de certaines situations bouleversantes, même d’apparence banale. L’adaptation au théâtre par Zabou Breitman de deux de ces documentaires, Urgences et Faits divers, donne une dimension réaliste à ces situations. Son discours indirect (« c’est moi qui montre Depardon qui montre ces gens ») leur fait prendre de la hauteur, tout en renforçant le propos de Depardon qui est de dévoiler la douleur de gens ordinaires aux prises avec une violence invisible. Les scènes se succèdent, à l’hôpital ou au commissariat, dans un décor ingénieux, des cubes mobiles qui parfois se transforment en miroir reflétant le public/patient, les gens s’entretiennent qui avec un thérapeute, qui avec un policier… Au bout de ces récits une évidence : l’amour que porte Zabou Breitman à ces écorchés, malades ou pas, simplement égarés, et auxquels son jeu impeccable, ainsi que celui de Laurent Laffite, apporte une intense humanité. DOMINIQUE MARÇON Des gens a été joué le 20 janvier au Théâtre de Fos À venir à Fos La compagnie suisse le Théâtre des Osses s’immerge dans l’univers désespéré de Gorki, transposant Les Bas-fonds dans une salle de théâtre à l’italienne désaffectée dans laquelle vit une bande de va-nu-pieds. Tout un peuple d’exclus gît là, en marge de la société, comme pestiférés. Jusqu’à l’arrivée de la vieille Louka, vagabonde compatissante qui leur fera relever la tête, et redevenir, pour certains, de vraies personnes. Le 14 mars. Les cinq doigts de la main Alain Chambaretaud texte à cinq voix, à cinq doigts plutôt, à chaque doigt son auteur :C. Laurens, J. Debernard, M. Glück,L. Gaudé et E. Darley. Chacun ayant son univers et son imaginaire, et, bien sûr, son importance dans la main… (les 25 et 26 fév). DO.M. Théâtre le Sémaphore (Port-de-Bouc) 04 42 06 39 09 www.theatre-semaphoreportdebouc.com En attendant le songe mes Irina Brook Le 17 mars Théâtre la Colonne (Miramas) 04 90 58 37 86 www.scenesetcines.fr L’œil de l’ornithorynque est un spectacle très sensible de la cie du Dagor, mis en scène par Sophie Tandel. Thomas Gornet, qui est l’auteur et qui le joue, campe un jeune garçon dont on comprend vite qu’il est un peu différent. Perdu dans sa solitude, l’enfant va raconter son parcours. Enfant de la DDASS placé en foyer, il s’adresse plus naturellement à ses peluches qu’aux adultes, ou à un vieil ornithorynque auquel il s’attache parce qu’il lui a promis une vie meilleure… Sous ce discours naïf défile le monde de l’enfance, mais aussi la découverte et l’expérience du monde des adultes. Le 17 mars. Le Théâtre 04 42 11 01 99 www.scenesetcines.fr Des gens X-D.R. Cie L'Heure du Loup X-D.R Créations et fidélité Nouvelle aventure de la cie L’Heure du loup, toujours avec Philippe Dorin, auteur compagnon de route, One, two, One two three four ! est leur troisième collaboration. Après la famille dans Bouge plus ! et un récit de la création du monde dans Christ sans hache, ce nouveau spectacle agrandit la troupe autour du thème du travail et de l’argent, avec dans le fond l’envie de se raconter. Cinq compères, qui se sont rencontrés en cours de route, se dirigent vers Boulogne où ils ont trouvé du travail. Ne se retournant jamais, ils traversent bois, montagnes et petites villes, entrent chez les gens comme ça, ordonnent aux arbres de leur donner des fruits en plein hiver, et, cheminant, tombent sur un mur. Qui ne s’écarte pas de leur route. Car du boulot il n’y en a pas. S’en retournant, ils dévasteront tout sur leur chemin, s’excusant presque d’être là. Après Mes jambes, si vous saviez et Je porte malheur aux femmes mais je ne porte pas bonheur aux chiens, Bruno Geslin est de retour au Théâtre de Nîmes avec Kiss me quick, spectacle mûrit lors d’une résidence de création au Théâtre la saison dernière. Trois strip-teaseuses, de trois générations différentes, croisent le récit de leurs destins tout en retraçant l’histoire de l’érotisme américain, basculé dans la pornographie au cours des années 70, le corps devenant un objet de consommation comme un autre. Récit d’une utopie disparue, celle du strip-tease burlesque. DO.M. One, two, One two three four ! mes Michel Froehly du 24 au 28 février Kiss me quick mes Bruno Geslin du 17 au 20 mars Théâtre de Nîmes 04 66 36 65 10 www.theatredenimes.com
ARLES CHÂTEAUVALLON THÉÂTRE 23 Bonnaffé sur le ring La métaphore de la boxe s’invite à l’esprit face à Jacques Bonnaffé en corps à corps avec Jean-Pierre Verheggen, le premier paré de ses banquets littéraires hauts en couleurs, le second de son écriture à l’emporte-pièce. Dans L’Oral et Hardi, un truchement verbal parmi tant d’autres, l’acteur endosse l’habit du boxeur avec une jouissance partagée. Ce portrait de Jacques Bonnaffe Xavier Lambours « l’artiste en Hercule de foire » est un remède puissant contre la morosité ambiante tant « cet opéra bouche d’un genre nouveau » est phénoménal. Sur le ring, l’Hercule de foire fait le fanfaron, tour à tour homme politique à discourir sans fin et sans finesse, slameur en manque d’inspiration, chercheur en remueméninges, coach à la formule absconse… Et Verheggen en passe et des meilleures ! Sa poésie sonore est une jubilation pour l’oreille, le flux impétueux d’une langue qui s’autorise tous les dérapages, les ratages, toutes les bouffonneries. Son impossible dictionnaire est bourré de litotes, de citations, de mots hilarants, de contrepèteries et autres acrostiches que l’acteur se plaît à malaxer en tout sens avant de les vomir dans une ivresse délirante. En sportif parfaitement entraîné, Jacques Bonnaffé s’autorise la petite foulée quand il minaude et glousse, le sprint quand il harangue la foule, le coup droit quand il pontifie, puis le gauche quand il slame et dodeline de la tête. Par K.O. debout, il sort victorieux et « ragail-hardi » de ces transes linguistiques, tandis que le public entend « Verheggen, Yes ! Verhaeren, No ! ». Encore un auteur belge ! MARIE GODFRIN-GUIDICELLI L’oral et Hardi a été présenté au CNCDC Châteauvallon à Ollioules le 31 janvier, et le 13 février au théâtre d’Arles. Jean-Pierre Verheggen est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont Le degré Zorro, Divan le terrible ou Sodome et grammaire. Le cri du corps Il est soldat, un soldat sans nom, qui s’est engagé dans l’armée pour échapper à la misère et aider sa nation à établir un ordre juste. Un soldat heureux de son uniforme et de ses médailles. La vision d’une jeune femme, aperçue dans une fête foraine au guichet du château hanté, va s’insinuer en lui et changera le cours de son destin. Blessé lors d’un combat, écarté de l’armée, il retombe alors dans les affres de sa vie vide et inutile et, partant à la recherche de cette jeune femme, va finir par prendre conscience du mensonge qui le construisait, du militarisme broyeur de vie. L’adaptation et la mise en scène par Alexis Moati et Gilles Robic du roman de Ödön von Horváth, Un fils de notre temps, nous plonge directement à l’intérieur de cet esprit tortueux. Et multiple. Car, pour l’incarner, cinq comédiens (tous excellents) endossent habilement cette conscience morcelée, torturée. Cinq corps que l’on suit sans jamais perdre le fil du récit, aidés qu’ils sont par une scénographie dépouillée mais ingénieuse, qui traduit les univers, les o situations. Démultiplication des corps qui donne sens aux mots, jusqu’à n’incarner plus qu’un, meurtrier solitaire. DOMINIQUE MARÇON Un fils de notre temps a été créé au Théâtre de la Calade, à Arles, et joué du 10 au 15 février Daniel Bounias Vies multiples Singularites ordinaires Christophe Modica Toute la question est de savoir comment on est artiste, comment on vit l’art, comment on le pratique. Le GdRA, collectif d’artistes qui allie arts et sociologie, nous propose trois récits de vie, trois portraits traités comme des sujets d’études, qui, a priori, n’ont rien à voir ensemble : Arthur Genibre, paysan/musicien passionné, Wilfriede Piollet, danseuse étoile retraitée qui fut marginalisée à cause de ses chorégraphies postmodernes et Michèle Eklou-Natey, une femme d’origine algéro-togolaise habitant les quartiers nords de Marseille qui trouve dans les clients d’un bar une famille hétéroclite et son équilibre. Avant chaque portrait un titre interrogatif (dans l’ordre Folklore ? Classique ? Populaire ?) qui, loin d’ouvrir les champs introspectifs, les enferme, les classe. C’est là que le propos perd de son ampleur, de son efficacité : chacun porte en lui rêves, souvenirs, envies, fatigues et désillusions ; la rencontre est possible, une rencontre que provoquent les trois artistes au moyen de musique, d’images, de sons criés ou chantés, de numéros de voltige, un joyeux mélange qui devrait nous permettre de fondre ces trois personnalités, ces Singularités ordinaires. Le portrait de clôture, Muriel, s’y emploie d’ailleurs. Pourtant le message, généreux mais dilué, nous effleure sans vraiment nous atteindre. DOMINIQUE MARÇON Singularités ordinaires a été joué au théâtre d’Arles le 23 janvier À venir au Théâtre d’Arles Quand Mamie est un texte jouissif de Noëlle Revaz que met en scène Denis Maillefer. Terminer la phrase « Quand Mamie… » va prendre du temps pour le couple qui attend qu’elle meure enfin pour pouvoir… abattre les cloisons de la maison, repeindre le salon, acheter une voiture, faire des enfants… Litanie sans fin qui n’est qu’un prétexte à la médiocrité, la passivité et la lâcheté. Quand la procrastination nous tient… Le 17 mars. Théâtre d’Arles 04 90 52 51 51 www.theatre-arles.com



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