Zibeline n°16 mars 2009
Zibeline n°16 mars 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de mars 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... culture et éducation en lutte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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14 THÉÂTRE MARTIGUES CAVAILLON GRASSE GYMNASE GYPTIS Tu seras un homme mon fils Un mot sur Pinocchio, dont on a déjà beaucoup parlé. La mise en scène de Pommerat est sublime. Par la singularité de ses procédés cinématographiques, de ses jeux de voiles et de masques, d’illusions, d’échos ; par le talent immense de ses comédiens polymorphes, l’incroyable bateleur endossant une inhumaine quantité de rôles, et le pantin gouaillant avec une naïveté rigide de sale gosse… Mais sans doute n’a-ton pas assez souligné l’intelligence de la réécriture. Elle ancre le récit de Collodi dans notre actualité, brossant le portrait d’un gamin exigeant, velléitaire, agité, attiré par les plaisirs faciles et les mondes virtuels : un gamin qui ressemble à ceux que notre société d’ex-abondance fabrique, tiraillés entre leurs besoins ancrés de consommation, et la frustration des devenus pauvres. Pommerat transforme ainsi le récit édifiant de Collodi, écrit pour inciter la classe populaire au travail, à la tempérance, à la soumission, et au renoncement aux plaisirs (Walt Disney ne s’y est pas trompé) en un conte à la morale acceptable… Beau travail d’écrivain ! A.F. Têtu comme un baudet L’art de la Cie du Centaure est difficile, et aléatoire, et dresser un âne relève de la gageure… David Mandineau est un extraordinaire Otto Witte, parce qu’il en fait une créature hybride à quatre yeux et deux corps : ce personnage de magicien aventurier qui fut cinq jours Roi d’Albanie était trop immense pour un seul corps, et trop têtu, inculte, filou, pour s’incarner en Centaure de cheval. Il fallait un Baudet, Fabrice Melquiot l’a bien compris qui a écrit pour lui : Koko Bottom aux yeux de biche, le plus beau de tous les baudets à poil longs du Poitou, forme avec son cavalier à dreadlocks un nouveau centaure populaire. Otto Witte Agnes Mellon fs) 0 Pinocchio a été joué au Gymnase du 4 au 7 fév, aux Salins le 18 fev, à Cavaillon les 30 et 31 janv Théâtre de Grasse (06) du 11 au 13 mars 04 93 40 53 00 www.theatredegrasse.com <4e, De comédie… Ceci dit l’affaire n’est pas mince. Il ne s’agit pas ici, comme dans Cargo la précédente création de Camille et Manolo, d’emmener vers le rêve altier, le mythe d’une hybridité féconde. Il ne s’agit pas de dresser un cheval et de mettre sa beauté au pas. Là il faut faire le clown, jouer en duo avec un âne qui, naturellement, ne se laisse pas faire… David Mandineau a de la ressource, et sait faire rire des entêtements de Koko, qui ne veut pas aller à terre. Mais on sent bien qu’on y perd quelques jolies scènes, à ce jeu-là. Car le texte de Melquiot, une fois de plus, s’avère délicieux. Parce qu’il emmène vers l’aventure, invente un personnage fascinant, mais aussi parce qu’incidemment, sans y toucher, il interroge le destin, les finalités de nos actes, ce que nous sommes prêts à risquer… Alors qu’importe si le soir de la première le baudet fut récalcitrant : on sait qu’un autre jour il se laissera faire, et que la fusion produira des images magiques, drôles, touchantes. Parce que tous les ingrédients sont là pour que ça marche. Même le caractère du délicieux baudet ! A.F. Otto Witte Fabrice Melquiot Cie du Centaure Théâtre du Gymnase Jusqu’au 21 fév 0 820 000 422 www.lestheatres.net Elisabeth Carecchio Le Bourgeois du Voyage Philippe Car, fondateur avec Patrick Pons des Cartouns Sardines, a créé depuis 2007 l’Agence de Voyage Imaginaire avec une partie de la troupe et s’apprête à mettre sur les planches leur première création. On sait qu’il ne manque pas de talent, celui qui naît du décalage systématique qu’il imprime à la représentation, comme dans un théâtre qui n’aurait pas quitté les tréteaux. Son Bourgeois gentilhomme sera donc une marionnette, ce qui reste la façon la plus simple de ne pas incarner, au sens propre, le personnage. Il est à parier qu’il sera drôle, populaire, musical, et donnera des clefs nouvelles pour comprendre ce roturier ridicule qui se prend pour un noble et ne sait rester à la place où il est né. Car cet objet de la risée générale est un double comique du Dandin, qui ressemblait tant à Molière… A.F. Le Bourgeois Gentilhomme Théâtre du Gymnase du 12 au 21 mars 0820 000 422 www.lestheatres.net Théâtre de Grasse (06) les 2 et 3 avril 04 93 40 53 00 www.theatredegrasse.com Théâtre La Colonne – Miramas le 7 avril 2009 04 90 50 14 74 www.scenesetcines.fr Crépuscule Jacques Hansen réunit quelques-uns uns des comédiens qui ont marqué ces dernières années les planches marseillaises : Françoise Chatôt, Stéphanie Fatout, Richard Martin, Philippe Séjourné, Andonis Vouyoucas seront ensemble sur la scène du Gyptis, pour y jouer… Sunset Boulevard ! Le film mythique de Billy Wilder est effectivement un huis clos -ce qui lui confère une certaine théâtralité- et parle bien sûr du métier d’acteur, hollywoodien, et des murs odieux qui s’érigent dans ce métier lorsqu’on y prend de l’âge. Cela s’appelle Gloria. Comme Swanson, bien sûr ! A.F. Gloria d’après Sunset Boulevard mes Jacques Hansen Scène Nationale de Cavaillon (84) Les 10 et 11 mars 04 90 78 64 60 www.theatredecavaillon.com Théâtre du Gyptis du 10 au 21 mars 04 91 11 00 91 www.theatregyptis.com
Je hais le théâââtre Mettre en scène le texte d’Elfriede Jelinek, Désir et permis de conduire, est un drôle de pari. L’auteur y énonce son refus du jeu, à plusieurs reprises, sa haine de la représentation, du corps qui fait semblant d’être un autre corps, du simulacre. Du personnage aussi, de la mimesis. Elle y préfère la personne, la présence, l’être là. Comment représenter de telles paroles, fortes, violentes par instants mais qui, d’une part, n’ont pas besoin d’être mises en scène (au sens littéral), d’autre part disent sans cesse le refus du jeu ? Je voudrais être légère est en fait une réponse au pamphlet de Jelinek. Un impromptu en quelque sorte, qui sert de déclaration esthétique, de poétique, aux trois acteurs/metteur en scène du texte. Oui, la réponse est bien la légèreté. Loin de la lourdeur didactique de certaines déclarations d’intention esthétique, Alain Fourneau choisit effectivement la suggestion. Pas le minimalisme : les choses sont dites, éclairées, comprises. Elles ne sont ni assénées, ni escamotées, ni mimées bien sûr, ni contredites. Elles ont juste le poids qu’il faut. Carol Vanni danse dans la lumière, ses cheveux laissent des traînées de poudre rouge, elle dit les mots sans chercher à leur ajouter du sens, de l’émotion, elle dit les mots pour qu’ils soient entendus, compris, et que l’image ténue qu’elle pose là reste dans nos rétines. La marionnette qu’elle manipule parfois, avec Elisabetta Sbiroli qui, elle, contredit le texte en le surchargeant (volontairement ?), ne sert à rien, n’incarne rien, sort de son sac et y replonge, manipulée, apparaissant lorsqu’il est question de ce que l’on montre, ce que l’on est, des masques qu’il faut arracher des visages des acteurs. Et on se rend compte que le théâtre peut exister sans sublimation, sans cérémonie, sans déguisement, sans masque. Qu’on peut simplement, légèrement, poser quelques paroles là. Quelques gestes, dans un fragile équilibre, qui aident à comprendre ce qui est évoqué, sans le représenter. Une belle leçon de théâtre. D’un certain théâtre du moins. Même si on peut se demander que faire après ce presque rien… sinon relire encore Jelinek. Mais ses romans, plutôt que ses pièces ? AGNÈS FRESCHEL Je voudrais être légère a été joué aux Bernardines du 10 au 14 fev À venir aux Bernardines Please… kill me, une performance d’Isabelle Cavoit la danseuse et Thomas Fourneau, qui aime à manipuler les sons, les corps et les images. Jusqu’au 22 fev adnainaei ap @send a.aa4sium at Dane 3eueunied u3 "moist:nvi N011150d]C3 513ôt18tl9 11:130N00 nW3N10 31:11113H1 sie5ued ; Lia a6eJlp.-snog.E4 ria E1 atrir REDIF ; !. 011110100. 1, -1.7.11 0.2 It ? Théâtre des Bernardines 04 91 24 30 40 www.theatrebernardines.org je voudrais etre legere Pierre Palmi SMEAR ! - auu0103 Erl aziEaid HEH SattIN tii IH31NffS aDuano.ld ; sano RJ iMal utfalguaâ }sau1a}asauaasanhnnII s û 4 41P _



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