Zibeline n°15 février 2009
Zibeline n°15 février 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de février 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : l'art visuel en crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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74 ÉDUCATION PRÉAU DES ACCOULES PICASSO Portraits sous le Préau Avez-vous déjà poussé la porte du n°29 de la Montée des Accoules ? Si vous avez des enfants de 5 à 12 ans, et même tout seul, allez tenter l’aventure ! Dix portraits des Collections des Musées de Marseille vous attendent au Préau des Accoules. Vous pénétrez dans une vaste salle à la voûte plate et aux colonnes de pierre jaune doré, construite par l’architecte Joseph-Esprit Brun en 1783 pour abriter l’Académie de Marseille. Restauré dans les années 80 elle abrite depuis 1991 un espace muséal destiné aux enfants. Un musée pas comme les autres Deux expositions gratuites par an veulent familiariser les enfants avec les différentes formes de l’Art dans un musée pas comme les autres. D’abord parce que les tableaux ou les objets exposés sont à la hauteur des yeux des enfants-spectateurs. Puis, parce que des activités ludiques variées sont proposées autour du thème de l’exposition. Une animatrice explique le thème choisi, pose des questions qui permettent d’avancer sur le chemin de la découverte et des apprentissages. Laurence Rossellini et Soria Makti s’occupent du montage des expo et proposent des œuvres qui sont dans les réserves des musées marseillais. Elles ont le souci de s’adresser à des spécialistes (historiens, scientifiques, conservateurs...) pour tenir un discours le plus rigoureux possible. À l’École des Peintres C’est le thème de l’exposition en cours. À travers leurs peintures les artistes présents semblent retracer l’histoire de l’Europe. Que nous apprennent-ils sur leur époque ? Y a-t-il une différence entre les techniques des peintres du XVIe, du XVII e ou du XVIIIe, ceux du nord ou du sud ? Ce lundi 12 janvier une classe de CM1 de l’école primaire du quartier Menpenti s’installe sur des poufs rouges. Dix portraits les dévisagent. D’abord les enfants découvrent le portrait de l’Archiduc Albert d’Autriche, son riche pourpoint et sa fraise de délicate dentelle ; l’auteur, Frans II Pourbus (1569-1622), peintre belge, a travaillé avec finesse la matière de la peau. Puis c’est le portrait du Cardinal Alderano Cybo dans sa tenue rouge ; la composition de l’italien Carlo Maratta (1625- 1713) est en accord avec le sérieux du personnage et de sa fonction ; au passage on remarque sa bague qui lui sert de sceau, la cloche pour appeler les serviteurs et la peinture qui orne la pièce. Ce qui permet d’apprendre qu’à cette époque il n’y avait pas de musées et que seuls nobles et aristocrates possédaient des peintures ! On passe ensuite à une œuvre bien différente. Il s’agit d’un autoportrait de Martin Faber (1577-1648) : l’homme est torse nu sous la lumière qui souligne sa musculature et se (nous) regarde avec une certaine ironie. Il tient un outil dans sa main gauche, exagérément développée au premier plan, cela permet de parler de perspective. Un autre autoportrait, de Jean-Baptiste Greuze cette fois (1725-1805), nous laisse deviner la lassitude d’un artiste français passé de mode à cause de la Révolution de 1789. Comme ses prédécesseurs et successeurs, Greuze a effectué de longs séjours en Italie et notamment à Rome, lieu de passage obligé pour les artistes qui y étudiaient les maîtres anciens. Ces 2 portraits permettent ensuite de jouer avec les expressions du visage : colère, étonnement, joie... Beaucoup de succès ! Le magnifique portrait de Madame Favrega exécuté par un élève de David, Antoine-Jean Gros (1771-1835), met en lumière le néo-classicisme de la mode Empire avec ses drapés blancs, les ors et les rouges des tissus, et permet d’approcher la notion de clair-obscur. L’ambiance est orientaliste et les enfants apprennent le goût de l’épo-que pour les voyages et l’exotisme. Goût que l’on re-trouve dans le portrait anonyme du XVIII e d’une très jeune femme vêtue à l’orientale, portant turban à aigrette, perles et riches soieries, qui tourne nonchalamment une petite cuillère dans une tasse en porcelaine de Chine ! Mise en scène probablement voulue par la jeune femme, produits rares qui évoquent le voyage. Plus loin le portrait en pied d’une fillette de 5 ou 6 ans accroche le regard. Grandeur nature et vêtue comme une dame de la Cour, elle a posé de longues heures dans un décor fleuri et drapé ; le peintre est milanais et se nomme Pier-Francesco Cittadini (1616-1681). Durant les jeux qui suivent la visite les enfants pourront habiller dans un autre costume le mannequin de la petite et changer le décor, les couleurs. Enfin, le portrait d’une femme âgée dans un subtil camaïeu de blancs bleutés et roses, une femme usée par le travail. Oeuvre exécutée par une certaine Françoise Duparc (1726-1778), artiste marseillaise, née d’une mère espagnole et d’un père sculpteur, qui a légué 4 tableaux à la ville de Marseille, désormais au Musée des Beaux- Arts. Élève de Van Loo à Aix-en-Provence, elle a travaillé Le Preau des Accoules Agnes Mellon à Paris et à Londres. Les portraits de gens du peuple étaient rares à cette époque ! Les enfants ont comparé ses mains et son visage à ceux de la belle Favrega : ils ont tout compris ! Et si on jouait ? Une vingtaine de minutes sont consa-crées aux jeux. Les enfants disposent de 10 postes proposant des spots pour varier l’intensité de la lumière, des maquettes de décor pour reconstituer des atmosphères, mettre en relief la mise en scène, les accessoires. Des mallettes contiennent des renseignements sur les peintres. Des cartes de l’Europe permettent de situer les pays évoqués.et des supports visuels évoquent les héritages antique et chrétien. Chaque enfant repart avec un livret de 30 pages abondamment illustré. Ils reviendront ! CHRIS BOURGUE Jusqu’au 30 mai au Préau des Accoules 04 91 91 52 06 La vieille, tableau de Francoise Duparc
Interactivités Aux avant-postes de l’exposition évènement Picasso-Cézanne de cet été au musée Granet, Picasso.Métamorphoses propose un parcours didactique multimédia pour tous r A w Saison 2008-2009 Forts du succès de l’évènement Cézanne en 2006, le musée Granet et la Communauté du Pays d’Aix ont conçu le projet 2009 autour de Picasso, « plusélaboréetsophistiqué » selon Bruno Ely, conservateur du musée. En cette période de peau de chagrin, l’apport de l’état (Drac), des collectivités territoriales et le partenariat avec l’Éducation Nationale ne pouvaient que renforcer la dynamique enclenchée depuis plusieurs années : plus de 300 projets conçus par les enseignants ont été validés par les instances. C’est dire l’incidence pédagogique d’un tel projet danslesdomaineséducatifetculturel. Ce volet didactique se tourne également vers le grand public avec un parcours multimédia effectivement sophistiqué et réussi. Conçu pour faireappréhender leprocessus créatif du maître, Picasso.Métamorphoses utilise les technologies interactives sans ostentation. Le parcours est scandé en trois étapes thématiques. Une vie passée à se réinventer fait pénétrer le visiteur dans la profusion artistique de Picasso, J’habite chez Cézanne pointe la dette envers le vieux maître, Je commence dans une idée et ça devient autre chose évoque sa démarche, son rapport au réel et aux œuvres de ces prédécesseurs. Maquette Dodeskaden Succession Picasso 2009 Un des écueils pour un projet didactique serait de perdre le visiteur dans la surenchère technologique et manipulatoire. Le travail de fond effectué par le responsable des publics du musée Jean Ibora, avec les sociétés Dodeskaden (scénographie) et Ganesh Production (médiation), a su éviter le parcours du combattant. Le cheminement est séduisant et fluide. On peut vraiment se poser pour comparer sur écrans la version picassienne des Femmes d’Alger avec l’original de Delacroix, comprendre ailleurs comment Picasso amplifie le principe cézannien de la multiplication des points de vue, à partir d’une nature morte en plâtre dans un ingénieux dispositif lumineux, participer via un mur-écran numérique à la modification de sa propre image jusqu’à l’épure graphique, mettant ainsi en scène le visiteur au cœur de la thématique du parcours : la métamorphose. De courts extraits des films de Paul Haesaerts, Visite à Picasso (1949) et Henri-Georges Clouzot Le Mystère Picasso (1956) montrent le peintre à l’œuvre. Ce qui ne dispense pas de la présence des médiateurs pour les nécessaires informations complémentaires ! CLAUDE LORIN Picasso.Metamorphoses presse CPA Picasso. Métamorphoses Parcours multimédia jusqu’au 15 décembre Musée Granet, Aix 04 42 52 88 32 www.museegranetaixenprovence.fr www.picassoaix2009.fr ADAPTING FOR DISTORTION/HAPTIC création Deux solos chorégraphies et interprétés par Hiroaki Umeda Hiroaki Umeda passe de l'ombre à la lumière. Le prodige japonais joue avec nos sens et se jette dans un éblouissant corps à corps avec la couleur. Une confrontation dans laquelle sa danse, picturale et incroyablement électrisante, devrait se révéler plus fascinante que jamais. Mardi 3 février 2009 à 20h, mercredi 4 à 19h Théâtre. Tarifs de 12 à 16 euros (NOT) A LOVE SONG Conception et scénographie Alain Buffard Avec Miguel Gutierrez, Vera Mantero, Claudia Triozzi et Vincent Segal Danse, théâtre, cinéma et chansons. Alain Buffard invente, avec (Not) a Love Song une « tragédie musicale » étincelante et hyper tonique. Mardi 24 février 2009 à 20h - Théâtre Tarifs de 13 à 22 euros THÉÂTRE DE NÎMES www.theatrecienirnes.com Renseignements/Réservations 04 66 36 65 10 bilietteriedtfreairetlenirnes.corn - Dans taus les magasins Filer], Carrefour, (Ment, 0892 68 36 22 (o,aa euros, mn), www,fnac.com Oireollon Franpols No91 Le Tneûlre en wlmea ont anbvenllanne par la VItla Ue wrmea b Mlnlwere de le Collure al de le Cnmmwlcallon. G ! ecllon weglonale eee Affermi CuHurelles Lanpuedoc-Houaaelonei la Conseil Gendre ! du 43aa Avec lepprtenarlel da Le Communeule d'nd drome ration Nrmea MOU opole. Pertenelrea : l'H61ei Imperalpx lmdcdne), Fnec de wlmee lrnee.colei. France Flrea Card Loxere. Te/6 Muolr. Ce Midi. ee de Htees. SoclHe aaymorW Georlroy. Cornue, Cllroanrcg Auto. Avec France Cullure el l'idiome NÎMES



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