Zibeline n°15 février 2009
Zibeline n°15 février 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de février 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : l'art visuel en crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 6 - 7  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
6 7
q Janvier —Théâtre Heiner Müller/William Shakespeare r-iRCBETH réalisation Angela Konrad Création Février Danse Theatre Elfri ed e Jel l ne k UDU RRIS ETRE LEGERE projet de Elisabetta Sbiroli/Carol Vanni réalisation Alain Fourneau Création II Eschyle PLERSE... KILL RIE réalisation Isabelle Cavoit et Thomas Fourneau Performance Mars Théatre Ronan Chéneau CU CORPS H L'DUVRRGE réalisation Nicole Yanni Création Avril Thébtre AristideTarnagda On nE PRYERR PRS L OXYGErtE Dieudonné Niangouna LE ERRnD E_CRRT réalisations Eva Doumbia Creation KOMM'N'RCT RENCONTRES//2 plateforme de jeunes artistes européens Mai Theatre-nse - Musique Edward Bond EARLY MORr11r1G EPISODE TWO réalisation Thomas Fourneau Creation Les Bernardines - La Minvierie MY SPREE chorégraphie Olivia Grandville ! es Bemardines - GMEM Festival les Musiques Yannis Ritsos/Georges Aperghis XSflÈi 1E réalisation Marianne Pousseur et Enrico Bagnoli Les Bernarrines - GLOW Festival les Musiques Juin LES SUEJECTIFS ensemble télémaque Raoul Lay -Musique Février Mars Avril Cinéma Ou CInemn RUX BERNRROinES une carte blanche du FRAC Maeva Aubert roc Bernardines I héâtre immmt +33 (0)4 91 24 30 40 www.theatre-bernardines.org Évolution permanente La permanence dans la diversité, un authentique travail de théâtre, des tarifs plus que raisonnables… une belle Entreprise ! « Quand j’ai rencontré le théâtre, j’ai senti que j’avais trouvé l’endroit où le corps et la parole pouvaient être vécus ensemble… » Depuis plus de 20 ans, François Cervantes, metteur en scène et auteur, (voir également page 60) creuse, sous des formes très diverses (masques, clowns, musique..), le sillon de la création théâtrale. Avec sa compagnie L’Entreprise, il poursuit une véritable « aventure de vie », en faisant le « pari de la permanence ». En partenariat avec le théâtre Massalia, à la Friche La Belle de Mai, sur un territoire de développement artistique et culturel où il est encore possible de donner au public des rendez-vous réguliers, selon un cycle de créations et de reprises, comme un retour saisonnier de rencontres et d’échanges. C’est ainsi que durant 2 mois, on pourra revoir deux spectacles de la compagnie et en découvrir deux autres. Le dernier quatuor de l’homme sourd Christophe Raynaud de Lage Pour l’île, embarquement immédiat ! Le spectacle a été créé en 2008. Pour ceux qui auraient raté les 45 représentations de la saison dernière, un conseil, hâtez-vous de réserver votre billet pour cette île désertée des humains et peuplée de fantômes si vivants pourtant, si pleins encore de désirs et d’espoir. Un spectacle magique, qui questionne la vie et la mort, la solitude et la création, dans une atmosphère tout à la fois comique et tragique, onirique et concrète. Après un an, on se replonge avec délices et émotion dans la mise en scène sobre mais très efficace, dans les ruptures de ton et de registres d’une écriture savamment travaillée. On admire à nouveau la performance des 4 acteurs, qui passent avec aisance de leur statut d’humains à leurs masques, voix et postures de fantômes. En un an, ils se sont coulés semble-t-il dans cet entre deux de l’île et l’ensemble a gagné en fluidité. Un beau, un fort moment de théâtre, à voir et à revoir jusqu’à la fin du mois. Une île Christophe Raynaud de Lage Et ensuite… Ensuite, une création, dont le propos n’est pas très éloigné de celui d’Une île, même si la forme n’a rien à voir. Le dernier quatuor d’un homme sourd met en scène 4 musiciens réunis dans une maison isolée pour préparer un concert ; au programme, un quatuor de Beethoven et pas mal de péripéties. L’œuvre de Cervantes interroge ici encore le rapport aux autres et les cheminements de la création ; ici encore, une véritable performance sera exigée des comédiens, qui ont suivi des cours de musique pour travailler leurs rôles et se disent très stimulés de jouer sur scène des musiciens crédibles. Ce spectacle sera joué durant 3 semaines en février, avant la reprise de La Table du fond, un spectacle qui a beaucoup tourné dans les collèges et propose aux spectateurs de prendre place dans une classe, pour retrouver un peu de l’ambiance de l’école et du plaisir d’apprendre, du plaisir des mots, un des textes les plus subtilement autobiographiques de Cervantes… qui présentera la suite de ce spectacle, Silence. Certaines soirées de mars permettront d’ailleurs de voir ensemble ces 2 pièces consacrées à l’école et aux rapports parentsenfants. FRED ROBERT L’Entreprise, Cie de François Cervantes présente, depuis le 13 janvier et jusqu’au 14 mars, quatre spectacles de théâtre tout public à partir de 10 ans 04 95 04 95 70 www.theatremassalia.com
Zibeline ouvre une rubrique économie… de la culture ! Stéphane Menia, qui en sera le rédacteur régulier, vous explique ses objectifs et ses présupposés L’analyse économique de la culture n’est pas forcément ce que l’on croit. Le discours économique portant sur la culture est régulièrement parasité par des arguments qui sont très éloignés de ce que la discipline produit sur le sujet, dans l’austérité des laboratoires universitaires. L’approche économique de la culture s’interroge sur la façon dont les individus et la société consacrent une part de leurs ressources (rares) à satisfaire des besoins par le biais de l’activité culturelle, sachant que ces « besoins culturels » sont en concurrence avec d’autres. De ce point de vue, la culture ne diffère pas des autres activités économiques. Estce à dire que pour l’économiste une voiture est la même chose qu’un tableau ? Absolument pas. S’agit-il de considérer que l’art est une affaire de profits au même titre que la production de réfrigérateurs ou la restauration rapide ? Pour certains, oui. Mais pas pour la théorie économique, y compris la plus orthodoxe. Globalement, le discours des économistes sur la culture est plutôt bienveillant et non axé sur des arguments comptables. La culture n’est pas un gaspillage en soi, l’artiste n’est pas un parasite par principe et la subvention publique n’est pas forcément l‘ennemi de l’efficacité. Ce qui n’exclut pas pour autant de s’interroger sur la façon la plus appropriée de mobiliser des ressources vers la culture. Définir l’objet culturel Lorsque l’économiste se penche sur la culture avec ses outils d’analyse, il n’est pas en territoire inconnu, mais se heurte à de sérieuses difficultés. La première relève du flou et de l’hétérogénéité de l’objet d’études. Qu’est-ce qu’un bien culturel, au fond ? Un bien issu d’une activité créative et esthétique ? Une œuvre musicale est naturellement à ranger dans cette catégorie. Mais le iPod sur lequel on pourra écouter cette œuvre est un objet que l’on peut trouver créatif dans son design. Doit-il pour autant être classé dans la catégorie des biens culturels ? L’économie de la culture tranche en considérant que les biens culturels sont ceux dont le contenu symbolique crée l’essentiel de la valeur. Autre question évidente : peut-on mettre sur le même plan Bienvenue chez les chtis et Satiricon ? Esthétiquement, il serait difficile de l’affirmer... Néanmoins, rien ne justifie d’exclure a priori le ÉCONOMIE DE LA CULTURE POLITIQUE CULTURELLE Laculture,objet d’étudepourl’économiste premier de la catégorie des biens culturels. L’économiste préférera ainsi se focaliser sur la notion d’« industrie culturelle » pour étudier le cinéma. Son calvaire n’est pas terminé pour autant. Car si la notion d’industrie convient bien à la musique enregistrée ou au cinéma, dans sa capacité à reproduire l’œuvre à un coût négligeable, comment traiter la peinture ou le spectacle vivant ? Un tableau est une œuvre parfaitement prototypique (unique d’un point de vue créatif et impossible à reproduire à l’identique). Une pièce de théâtre ne peut être regardée au même moment que par un nombre limité de spectateurs. L’économie de la culture aborde alors chaque domaine comme un univers singulier. Grosso modo, cette séparation implique de s’intéresser distinctement à l’économie du spectacle vivant, l’économie des beaux-arts (oeuvres, musées et patrimoine immobilier) et à l’industrie culturelle (musique, cinéma, édition). Objet angoissant Un certain nombre de points communs unissent cependant les différentes branches, au travers de caractéristiquescommunesàtouslesbiensculturels. On a évoqué le caractère prototypique de la création, soulignant son exacerbation dans certains cas. Tout bien culturel est unique. Ceci a une implication majeure : le succès d’une œuvre est imprévisible, faisant de l’activité culturelle une activité particulièrement risquée (financièrement, mais pas seulement). = 07 Tonkin Prod. Ensuite, la culture s’apprécie d’autant plus qu’on en consomme et, pour une œuvre donnée, il est complexe de savoir à l’avance si on l’appréciera ou non. On dit qu’un bien culturel est un « bien d’expérience ». Cette propriété en fait un objet angoissant, tant pour le consommateur de culture que pour le producteur ou la puissance publique, dont les objectifs sont certes différents, mais ont en commun l’espoir que les œuvres diffusées améliorent le bien-être de tous. Enfin, les biens culturels sont différentiables à l’infini, de façon plus ou moins marquée, dans des registres multiples. Cette donnée pose la question de l’offre, de sa diversité, de son audience, voire même de sa nécessité ! Projet… Dans les prochains numéros, nous verrons comment les traits esquissés ici ouvrent sur les débats les plus tendus en matière culturelle. La question des politiques culturelles y occupe une place de choix. Du prix unique du livre au régime des intermittents, en passant par le téléchargement musical ou le fonctionnement du star system, nous aurons l’occasion d’appréhender la façon dont l’économiste apporte son éclairage. Cette rubrique « économie » pourra néanmoins, selon l’actualité ou l’envie du moment, s’intéresser à des thèmes hors du champ culturel ! STÉPHANE MENIA



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 15 février 2009 Page 1Zibeline numéro 15 février 2009 Page 2-3Zibeline numéro 15 février 2009 Page 4-5Zibeline numéro 15 février 2009 Page 6-7Zibeline numéro 15 février 2009 Page 8-9Zibeline numéro 15 février 2009 Page 10-11Zibeline numéro 15 février 2009 Page 12-13Zibeline numéro 15 février 2009 Page 14-15Zibeline numéro 15 février 2009 Page 16-17Zibeline numéro 15 février 2009 Page 18-19Zibeline numéro 15 février 2009 Page 20-21Zibeline numéro 15 février 2009 Page 22-23Zibeline numéro 15 février 2009 Page 24-25Zibeline numéro 15 février 2009 Page 26-27Zibeline numéro 15 février 2009 Page 28-29Zibeline numéro 15 février 2009 Page 30-31Zibeline numéro 15 février 2009 Page 32-33Zibeline numéro 15 février 2009 Page 34-35Zibeline numéro 15 février 2009 Page 36-37Zibeline numéro 15 février 2009 Page 38-39Zibeline numéro 15 février 2009 Page 40-41Zibeline numéro 15 février 2009 Page 42-43Zibeline numéro 15 février 2009 Page 44-45Zibeline numéro 15 février 2009 Page 46-47Zibeline numéro 15 février 2009 Page 48-49Zibeline numéro 15 février 2009 Page 50-51Zibeline numéro 15 février 2009 Page 52-53Zibeline numéro 15 février 2009 Page 54-55Zibeline numéro 15 février 2009 Page 56-57Zibeline numéro 15 février 2009 Page 58-59Zibeline numéro 15 février 2009 Page 60-61Zibeline numéro 15 février 2009 Page 62-63Zibeline numéro 15 février 2009 Page 64-65Zibeline numéro 15 février 2009 Page 66-67Zibeline numéro 15 février 2009 Page 68-69Zibeline numéro 15 février 2009 Page 70-71Zibeline numéro 15 février 2009 Page 72-73Zibeline numéro 15 février 2009 Page 74-75Zibeline numéro 15 février 2009 Page 76-77Zibeline numéro 15 février 2009 Page 78-79Zibeline numéro 15 février 2009 Page 80