Zibeline n°15 février 2009
Zibeline n°15 février 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de février 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : l'art visuel en crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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48 CINÉMA AU PROGRAMME Les rendez-vous d’Annie Du 21 au 27 janvier se tient le festival AFCAE - Télérama dans douze cinémas de la région… l’occasion de voir les films que vous avez « loupés » ou que vous avez envie de revoir. Surtout, ne ratez pas Les plages d’Agnès d’Agnès Varda, Valse avec Bachir d’Ari Folman, Le Silence de Lorna des Dardenne, Vicky Cristina Barcelona, de Woody Allen, L’heure d’été, d’Olivier Assayas… Pour connaître le programme, contactez les salles de votre ville : à Marseille, l’Alhambra : www.alhambracine.com à Aix : Le Renoir et le Mazarin à Apt : au César à Briançon : Eden Studio à Forcalquier : Le Cinématographe à Gardanne : Les 3 Casinos à Manosque : au Lido à Nîmes : Le Sémaphore à Pertuis : Le Lubéron Khalil Joreige, le réalisateur de Je veux voir sera présent jeudi 5 février à 20h30 à L’Alhambra CinéMarseille pour parler de son cinéma Au moment de la guerre de juillet 2006 entre Israël et le Liban, Khalil Joreige et Joana Hadjithomas étaient à Marseille. L’aéroport à Beyrouth étantfermé, ils sont restés en France et ont vu la guerre à travers l’écran des télévisions. Les images, très dures, presque insoutenables les ont énormément perturbés. Après cette guerre, ils se sont demandés : que doit-on faire ? Que peut le cinéma ? Quel genre de film peut-on faire désormais ? Ils ont rencontré un attaché de presse, Tony Arnoux, qui leur a proposé de faire quelque chose ensemble. De là est née cette idée : que peut le cinéma ? « Posons la question de façon un peu littérale et invoquons pour cela une actrice de cinéma et pas seulement une actrice mais une icône de cinéma : Les 13,14 et 15 février aura lieu au cinéma Le Méjan le troisième Festival de Cinéma Images Mouvementées d’ATTAC Pays d’Arles, En Désespoir de Luttes : la raison des armes ou les armes de la raison. Au programme trois films : - En avant-première, Tiro en la Cabeza (Une balle dans la tête) de Jaime Rosalez, fiction inspirée de l’assassinat, à Capbreton, de deux gardes civils espagnols par l’ETA ; - Calle Santa Fe, voyage très émouvant de Carmen Castillo sur les lieux où son compagnon, Miguel Enriquez, dirigeant du MIR, est mort en combattant la dictature de Pinochet ; - El Manara de Belkacem Hadjadj, petite histoire dans la grande Histoire. En Algérie, trois jeunes amis mènent une vie insouciante. Les émeutes d’octobre 1988, la répression, l’explosion démocratique et la dérive islamiste qui ont suivi bouleverseront leurs vies et leur relation. www.local.attac.org/13/arles/programmefestivalcinema.pdf Catherine Deneuve. Notre travail est de rendre compte d’autre chose, de la complexité de certaines situations : on s’attache aussi à ce qu’on ne peut pas voir, d’où le titre du film notamment. Je veux voir mais qu’est-ce que je peux voir ? Comment je peux me rendre compte de ce qui est ? Je crois que c’est le travail des cinéastes que d’essayer de prendre à bras le corps cette question-là : qu’est-ce qu’une représentation ? Comment représenter après une catastrophe ? Quelle est la distance nécessaire ? Cela pose la question de l’éthique : comment filmer cela ? » Cinéma L’Halambra 04 91 03 84 66 www.alhambracine.com Le 27 janvier, à 20h au Théâtre Comœdia à Aubagne, la projection du film Le silence des Nanos sera suivie d’un débat en présence du réalisateur, Julien Colin. Ce documentaire raconte l’histoire des nanotechnologies et pose la question de notre rapport au progrès technologique. Alcimé 04 42 18 92 10 alcime-aubagne@wanadoo.fr Le 5 février à 19h 30 au cinéma Variétés, Médecins du monde et le centre Osiris proposent La Cité des Rom, un documentaire de Frédéric Castaignède. Dans le ghetto de Nadejda, au cœur de la Bulgarie, vingt mille Roms vivent derrière un mur en béton. La campagne pour les élections municipales bat son plein : tous les candidats cherchent à acheter les voix des Roms… Du 11au 24 février, l’Institut de l’Image à Aix propose un regard sur le cinéma italien : « Dérision et démesure ». Fellini, Riccardo Freda, Sergio Leone… seront au programme ! Institut de l’Image (Aix) O4 42 26 81 82 www.institut-image.org Le Silence de Lorna des Dardenne Le 20 janvier à 20h aura lieu au cinéma Variétés une avant-première du film Pour un instant la liberté, premier long métrage de fiction d’Arash T. Riahi, en collaboration avec Réseaux Éducation Sans Frontière Ali et Merdad tentent de fuir l’Iran avec leurs cousins Asy, 7 ans, et Arman, 5 ans, dans le but de les ramener à leurs parents en Autriche. Mais ils doivent d’abord passer par la Turquie et attendre un hypothétique visa qui tarde à venir. Ils font alors la connaissance d’autres réfugiés iraniens : des hommes et des femmes qui espèrent de toutes leurs forces entrer en Europe, terre de liberté… « Je suis né en Iran et j’ai fui mon pays avec mes parents à l’âge de 9 ans, dans l’espoir qu’on nous reconnaisse le statut de réfugiés politiques ; mes frères et sœurs étaient trop petits pour voyager avec nous. Ils nous ont rejoints plus d’un an après, grâce à un cousin et à un ami à nous. Du coup, l’un des parcours que raconte le film est assez autobiographique. Les autres intrigues s’inspirent aussi d’événements réels (…) » Le film sera suivi d’un débat Cinéma Les Variétés 0892 68 05 97 ANNIE GAVA Emmanuel Bourdieu et la scénariste Marcia Romano seront au rendezvous des Mardis de la cinémathèque le 27 janvier à 19 h à l’espace Cézanne (CRDP) Ils parleront de leur travail d’écriture et de réalisation, après la projection du film, Les Amitiés maléfiques, grand prix de la Semaine de la critique 2006 à Cannes, « un film d’action sur la violence du langage », dit le cinéaste. Les mardis de la Cinémathèque 04 91 50 64 48
ENTRETIEN AVEC PIERRE MALPHETTES ARTS VISUELS 49 Pierre Malphettes, une approche fractale du paysage Le Frac compte dans sa collection trois œuvres de Pierre Malphettes, - l’installation Les Attracteurs étranges, la vidéo Le Festin et le film Firefly-, sans jamais en avoir exposé aucune. C’est désormais chose faite avec l’exposition monographique Sculptures terrestres et atmosphériques, l’occasion d’évoquer avec l’artiste les notions fondamentales qui traversent son œuvre : le paysage, l’espace, la matière Zibeline : Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette première exposition au Frac ? Pierre Malphettes : Ce qui a changé les choses, c’est de montrer la première pièce achetée par le Frac, Les Attracteurs étranges, mais cela n’a pas changé ma façon de travailler. L’exposition est élaborée autour de Nuage de verre qui ouvre le parcours, un projet de 2000 et que je n’avais jamais pu faire, et Les Attracteurs étranges qui ne pouvait être montrée que dans la dernière salle, en clôture de l’exposition. Cela a tout de suite donné les axes : montrer des pièces anciennes et récentes sans pour autant dresser un parcours chronologique ou rétrospectif. Il y a par exemple, à mi-parcours, des petites pièces de 2006, Les Flaques, qui côtoient Nuage de verre ou le Tas de sable que je viens de terminer. C’est l’occasion de montrer comment les œuvres dialoguent, mais aussi des pièces rarement exposées comme Cloisonnement qui fonctionne avec des ventilateurs et dont la mécanique est compliquée. Dans le titre, déjà, vous vous affirmez comme sculpteur, pourtant vous avez déjà utilisé la photographie et la vidéo… J’ai choisi le mot « sculpture » car je parle de mon rapport avec elle. Dans Les Attracteurs étranges et Nuage de verre, je pose les bases essentielles de mon travail. J’ai aussi créé des dessins et des peintures comme Brouillard que je développe ici différemment : sur le principe d’un brouillard peint sur les murs, l’œuvre évolue selon un certain protocole et peut grandir sans limites car elle n’est pas circonscrite dans l’espace. Les deux points de départ sont des œuvres liées au volume et à l’espace, et l’ensemble a évolué autour d’elles. Ma pratique de sculpteur est toujours liée à l’espace et à notre rapport à lui, question de limites, de variations… Aujourd’hui, je m’intéresse plus aux éléments constitutifs de l’espace. C’est quand même toujours la même aventure, la même histoire. Justement, dans le film Firefly, vous nous entraînez de Marseille en Écosse. Quelle sorte de voyage proposez-vous dans votre exposition ? Il s’agit plutôt d’un voyage cérébral. Nous sommes au Frac, je sais où je suis allé mais je ne sais pas où vous irez, et cela ne m’intéresse pas beaucoup… Il y a dix ans je me préoccupais plus du paysage dans son entièreté, aujourd’hui je fais une exposition de sculpture. J’avais en tête une exposition minérale avec des matériaux de construction -verre, plastique, béton, acier, pierre- et des questionnements liés à la sculpture : le plein, le vide, la forme, la déformation. On a des éléments du paysage dans un Tas de sable, Brouillard ou Nuage de verre, mais les œuvres sont liées à l’architecture, au déplacement et à la matière. D’ailleurs, les œuvres liées essentiellement au paysage intègrent aussi ces questions-là. Ce qui donne une extrême cohérence à l’ensemble… Pour une exposition de cette ampleur, je voulais que chaque œuvre ait sa propre qualité artistique, son autonomie et fonctionne avec son histoire. Puis j’ai fait en sorte que les matières dialoguent entre elles jusqu’à ce que l’exposition elle-même ait sa propre autonomie. Un peu comme sur le principe de la fractale : de la matière à l’œuvre à l’exposition, avec des sculptures qui parlent du paysage ou de l’espace, d’autres qui parlent de matériaux par leur transparence, ou de l’atmosphère par le mouvement et l’air. Ce qui m’intéresse c’est de travailler sur les couches, les superpositions, les niveaux : quelle est la limite entre le terrestre et l’atmosphère ? Les œuvres ensemble créent une atmosphère qui est l’exposition même. Peut-on parler « d’expériences » à propos de vos représentations de l’espace, naturel ou reconstruit ? Il y a l’installation Cloisonnement qui se parcourt, se traverse et propose l’expérience du déplacement. Il y a aussi L’arc-en-ciel, une autre installation qui n’est pas exposée ici, où je fais personnellement l’expérience de sa construction. Firefly était une autre expérience encore, car le film rend compte des paysages traversés mais aussi de ma propre expérience humaine. Il y a aussi l’expérience du temps de vie traversé pour faire la Poutre en acier présentée ici. Car ce qui m’intéresse, c’est de vivre de nouvelles expériences à travers les œuvres. Entretien réalisé par MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Sculptures terrestres et atmosphériques Pierre Malphettes FRAC, Marseille (2 e) Jusqu’au 25 avril 04 91 91 27 55 Pierre Malphettes a publié en 2008 Mécanique Magenta, textes de Gilles Clément et Léa Gauthier, dessins de Lina Jabbour (à voir également jusqu’au 31 janvier chez Buy-Sellf Art Club), disque de Eddy Godeberge, Julien Hô-Kim et Christophe Rodomisto, Black Jac éditions, Montreuil. Un arbre en bois sous un soleil électrique, 2005. Bois, acier, moquette, ballon éclairant, 700x600x320 cm. Photo de Pierre Malphettes, vue d’exposition, Muzz Program Space, Kyoto, Japon. Courtesy : l’artiste et galerie Kamel Mennour



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