Zibeline n°15 février 2009
Zibeline n°15 février 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de février 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : l'art visuel en crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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22 THÉÂTRE HALLES CHÊNE NOIR BALCON WAJDI MOUAWAD Grenouilles de bénitier Le Mois de Marie tiré des Dramuscules de Thomas Bernhard, est une mascarade dramatique et farceuse, où l’animosité contenue explose à la fin comme un volcan, savamment planqué sous la piété populaire du mois de mai, consacré à la Vierge Marie. Deux voisines bien-pensantes, catholiques, dialoguent au sortir d’une église bavaroise, enchaînant ragots et poncifs, le tout culminant sur la même détestation des étrangers. En une demi-heure, les deux comédiens, aux gestes parfaitement orchestrés et savoureux de cynisme, dans un décor en castelet, laissent échapper peu à peu leur fiel. Critique au vitriol de la bonne société pieuse, la pièce mise en scène par Frédéric Garbe démasque la peur de l’autre, de l’étranger, et la méchanceté cachée derrière les apparences. Terriblement moderne, dans sa forme, son écriture, et sa dénonciation de cette xénophobie qui revient… DELPHINE MICHELANGELI Juste avant de fermer sa salle pour travaux, le directeur de La Criée y a créé une bonne surprise. Renouant avec le théâtre politique, documentaire, qu’il pratiquait à la Cartoucherie Le Mois de Marie a été joué au Théâtre des Halles les 15 et 16 jan À venir au Théâtre des Halles Le théâtre des Halles accueille Nos Ancêtres les grenouilles, une conférence théâtrale, musicale et burlesque en hommage à Jean-Pierre Brisset, le « facteur Cheval » de la linguistique, écrite et jouée par Eugène Durif lui-même. L’auteur dramatique et co-fondateur avec Catherine Beau de la compagnie limousine L’Envers du Décor explore dans cette pièce farfelue et musicale, l’univers du « prince des penseurs », Jean-Pierre Brisset. Ce « fou littéraire », qui a révélé le mystère des origines humaines et notamment démontré que l’homme descend de la grenouille, inspire à nouveau Eugène Durif qui « se confronte à son univers poétique dans lequel les mots, à la recherche de leur origine, se découvrent une autre logique et jouent en toute liberté ». Le musicien ou à l’Aquarium, Jean-Louis Benoit a proposé une véritable mise en pièce du mythe De Gaulle : le Président fatigué, en 1968, est passé à deux doigts de catastrophes politiques et humaines e Nos ancetres les grenouilles X-D.R. De Gaulle sous le Chêne ? Pierre-Jules Billon accompagne cette aventure poétique de ses compositions, et de sa présence. considérables. On apprend ainsi, ou on se remémore, comment le Président des Français envisageait de tirer sur la foule ; comment aussi il a failli fuir l’insurrection à l’étranger, comme Agnes Mellon Nos Ancêtres les grenouilles les 11 et 12 février Théâtre des Halles, Avignon (84) 04 90 85 95 43 www.theatredeshalles.com Louis XVI à Varenne… La mise en jeu et en scène du journal de Foccart (monsieur Afrique de De Gaulle), agrémenté de quelques discours, est alerte, drôle, enlevée… et construit une excellente leçon d’histoire politique, pour qui s’intéresse aux lieux où le Pouvoir s’exerce. Le Chêne Noir accueillera également L’homme qui rit de Victor Hugo du 24 au 27 janv (voir p 8) et une conférence de Comte-Sponville sur l’amour le 12 fev, sujet principal de l’œuvre du philosophe humaniste. AGNES FRESCHEL De Gaulle en mai mes Jean-Louis Benoit Théâtre du Chêne noir, Avignon (84) du 4 au 6 fev 04 90 82 40 57 www.chenenoir.fr
23 Dialogue avec le monde Wajdi Mouawad, artiste associé du Festival d’Avignon 2009, à présenté à un public nombreux et curieux quelques indices sur la création qu’il proposera cet été, Ciels Artiste associé, oui, mais pas pour entrer « dans un rapport de pouvoir avec des artistes qui sont des amis », ni pour décider de la programmation. Le dramaturge québécois d’origine libanaise se voit plutôt comme un inspirateur qui déclencherait chez Hortense Archambault et Vincent Baudriller (codirecteurs du Festival) des envies de rencontres et de découvertes artistiques. Wajdi Mouawad les appelle d’ailleurs « les visiteurs » : comme des enquêteurs qui auraient pris le temps d’installer une « relation fraternelle, complice, affective » avec lui, tout en cherchant à savoir quel artiste ils auraient envie de lui faire découvrir, comment le perturber, comment il « parfumerait » le Festival… Lui est simplement heureux de « se mesurer joyeusement à la vibration de ce lieu artistiquement symbolique », à cette passion qui s’en dégage pour tout un chacun. Reprises Pour l’occasion, il remontera la trilogie entamée il y a dix ans avec Littoral (présenté à Avignon en 1998 et qui sera entièrement recréé cet été, avec des acteurs qui auront l’âge qu’avait Wajdi Mouawad à cette époque), Incendies (2003) et Forêts (2006), à laquelle s’ajoute Ciels, contrepoint aux trois premiers. Un quatuor qu’il a envie de retrouver dans son ensemble, « pour la beauté du théâtre. » Le sang des promesses, titre du projet, sera ainsi l’achèvement d’une aventure. La Cour d’Honneur du Palais des Papes accueillera la trilogie, un spectacle qui proposera aux spectateurs de « traverser une nuit au complet jusqu’à l’aube à travers des récits, une narration, une histoire. » Wajdi Mouawad ne veut pas révolutionner la Cour d’Honneur, mais « faire en sorte que cette écriture puisse vibrer dans cet espace », trouver le moyen d’offrir aux spectateurs « l’expérience commune de l’espace fictif. » Création Quant à Ciels, qui se jouera dans une « boîte noire » et pas en extérieur, on sait peu de chose, il est en train d’y travailler. Contrepoint aux pièces qui forment la trilogie, « tant au niveau de la langue et de la forme que de l’écriture », la pièce pourrait parler d’enfermement, de paranoïa, de suspicion, et d’enfance aussi et toujours : un thème très présent dans les pièces de Wajdi Mouawad, puisqu’il le ramène à sa langue natale, aux bruits des canons, au départ précipité et à l’arrivée à Paris où il sera l’étranger. « L’enfance est devenue un couteau planté dans ma gorge, je n’ose pas le retirer ». Cette rencontre a aussi donné l’occasion de présenter au public de quelques morceaux du puzzle, qui ne composent pas le spectacle mais aident à en donner une idée, la sensation, comme la lecture d’une longue lettre fraternelle écrite à Bertrand Cantat en 2004 et projection de tableaux évoquant l’Annonciation dans Wajdi Mouawad D. Michelangeli la Bible et le Coran. S’emparant d’un tableau du Tintoret, puis le décryptant jusqu’à en isoler les personnages qui apparaissaient alors comme l’occident (la vierge) attaqué par un terroriste (l’ange) sur fond de villes vues du ciel… Étonnant, osé, et assurément prometteur… Puis Wajdi Mouawad a lu la première réplique de Ciels, avant de répondre aux nombreuses questions de la salle. DOMINIQUE MARÇON Veillée Hugo au menu Victor Hugo photographie par Felix Nadar Quatre comédiens de la Cie Uppercuthéâtre, sous la houlette de Laurent Ziveri, nous invitent à entrer dans les territoires interdits du petit monde de Victor Hugo et nous proposent d’être les passagers clandestins d’un soir. Le spectacle Cabaret Hugo a l’ambition joyeuse de nous offrir un florilège de l’humaine condition en empruntant les personnages sortis tout droit de l’Intervention et des textes, poèmes et chansons de l’écrivain humaniste. Gageons que l’adage employé « les mots sont les passants mystérieux de l’âme » nous livre les délices promis au menu... De. M. Cabaret Hugo Les 13 et 14 février Théâtre du Balcon, Avignon (84) 04 90 85 00 80 www.theatredubalcon.org



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