Zibeline n°15 février 2009
Zibeline n°15 février 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de février 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 11,2 Mo

  • Dans ce numéro : l'art visuel en crise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 THÉÂTRE LENCHE LA CITÉ PORT-DE-BOUC La pièce centrale Ivan Romeuf et sa Cie l’Egregore poursuivent leur grand œuvre : monter tout Tchekhov, de la dernière à la première pièce… Au centre, La Mouette, qui sera créée au Sémaphore et prendra ensuite ses quartiers intimes à la Friche de Lenche Zibeline : La Mouette occupe-t-elle une place particulière dans l’œuvre dramatique de Tchekhov ? Ivan Romeuf : Sans aucun doute. Là il recherche très volontairement des formes nouvelles, tenant un discours surlethéâtre, bouleversantl’ordredramaturgique, laissant passer deux ans entre deux actes… et imposant un dénouementsansnécessité, surprenant… Après La Mouette il abandonnera l’idée de finirunepièce,maisc’estdéjàengerme. À travers le personnage de Nina ? Oui, on ne sait pas ce que devient la Mouette après. Elle garde sa pureté, son exigence, sa sincérité, mais que devient -elle dans ce monde dont elle a compris la bassesse ? C’est pour vous un personnage entièrement positif ? À peu près… son amour pour Trigorine reste assez incompréhensible, mais pas inexplicable : comme beaucoup de jeunes filles elle est attirée par un homme mûr, au physique fatigué, mais qui est un intellectuel. Elle est amoureuse en fait de l’écriture, même si Trigorine est un raté… ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL Ivan Romeuf reprend également au Sémaphore son monologue sur KarlMarx, un texte vivifiant d’Howard Zinnpublié chez Agone, qui met en scène Le Retour de l’auteur du Capital dans notre société, qui ne croit plus en… la lutte des classes ! KarlMarx, le retour mes Joëlle Cattino le 3 fév KarlMarx, le retour X-D.R La Mouette mes Ivan Romeuf le 6 fév Théâtre le Sémaphore (Port-de-Bouc) 04 42 06 39 09 www.theatre-semaphoreportdebouc.com La Mouette mes Ivan Romeuf du 10 au 28 fév Théâtre de Lenche 04 91 91 52 22 www.theatredelenche.info/À venir au Théâtre de Lenche La Cie L’Egregore présentera ensuite le dernier volet de son travail sur Tchekhov. La Cerisaie et Oncle Vania présentés lors des saisons dernières étaient un régal d’intelligence du texte. La Mouette, qui met en scène un des personnages les plus attachants de la littérature dramatique, viendra conclure ce parcours dans la petite salle de la Friche de Lenche, puis en tournée régionale… Nous y reviendrons ! Du 10 au 28 fév. A.F. Théâtre de Lenche 04 91 91 52 22 www.theatredelenche.info 37erc+`4 Au cœur de l’adolescence C’est à la rencontre de 5 adolescents vivant à Marseille, issus de milieux et de quartiers très divers, que le spectacle écrit et imaginé par le metteur en scène Michel André et la cinéaste documentariste Florence Lloret nous convie. Intitulée Nous ne nous étions jamaisrencontrés, cette création au long cours a permis contact et échanges. Un pari improbable, visiblement tenu. Zibeline s’est déjà largement fait l’écho de ce projet original, né il y a plus de 2 ans. La première étape a consisté en un long travail d’enquêtes et d’entretiens mené auprès de nombreux jeunes marseillais et concrétisé par une « esquisse théâtrale ». Ce brouillon de spectacle a guidé metteur en scène, vidéaste et comédiens vers une recherche centrée sur quelques figures émergentes. Alors la rencontre s’est jouée entre ces 5 adolescents et les acteurs, bien au-delà de la simple restitution de la parole des premiers par les seconds. Au printemps dernier, le public a pu voir sur scène le résultat, déjà prometteur, de ces recherches. Depuis lors, Michel André et Florence Lloret ont travaillé à resserrer le spectacle, à lui impulser un rythme plus vif. On retrouvera donc très prochainement Daouda, Marion, Chloé, Belinda et Nicolas sur la scène de La Cité. Aboutissement d’un long et nécessaire parcours pour parvenir à représenter l’univers des jeunes d’aujourd’hui à Marseille, dans une écriture et une forme théâtrales élaborées au plus près de leurs corps et de leurs voix. Le spectacle sera présenté pendant un mois : si vous êtes ado ou si vous vous souvenez l’avoir été, ne le manquez pas. FRED ROBERT IÏ Nous ne nous étions jamais rencontrés, Michel André et Florence Lloret du 28 janv au 21 fév La Cité Maison de Théâtre 04 91 53 95 61 X-D.R www.maisondetheatre.com
LE GYPTIS ISTRES BRIANÇON DRAGUIGNAN THÉÂTRE 13 D’oil et de fureur L’Orestie en stetson, ou Hamlet au pays de l’or noir… Alexandra Tobelaim fait partie de ces metteurs en scène de talent que notre région recèle. Sa cie est désormais fixée à Cannes, et depuis 10 ans on a pu voir ses mises en scène à la Criée (Le Boucher), à Grasse ou Draguignan (Réception) à la Friche ou à Cavaillon (Les pièces de cuisine)… Elle sait choisir et diriger ses comédiens, a une grande intelligence des textes, et un vrai sens de la scénographie. Son Marivaux lui ressemble : proche et classique à la fois, il tend vers l’émotion, tout en ne perdant pas une miette de sens. Cette Surprise est seconde à plusieurs égards. Parce que Marivaux a déjà écrit une première Surprise de l’amour, parce que les personnages, veuve ou repoussé, en sont à leur deuxième coup de cœur, parce que celui-ci, b Après l’amour La cie Tandaim a créé sa Seconde surprise de l’amour au Théâtre Durance, en novembre, et viendra bientôt la jouer près de chez vous au Gyptis, à Istres, à Briançon, à Draguignan, à Cannes. Ne la ratez pas ! Notre Dallas Agnes Mellon comme toujours chez Marivaux, se déroule en deux temps : on tombe amoureux, puis on se l’avoue, grâce aux valets qui voient clair en vous. Alexandra Tobelaim confie ce texte difficile à de jeunes acteurs surprenants dans les rôles : la veuve s’évanouit mais est solide comme un roc, le Chevalier qui prendra les décisions sociales cherche à se pendre dès qu’il est seul sans sa boîte… Car la mise en espace ajoute au texte un degré de sens, un discours sur la perte amoureuse, le désir de mort, d’ensevelissement, et le lent cheminement du deuil de l’être aimé. Cette seconde surprise c’est qu’on peut à nouveau aimer, après la tombe, l’enfermement, le désespoir, l’envie de cacher son visage et de laisser son cœur partir en eau. Inspirée par Ça y est, Charles-Eric Petit et sa cie L’individu sont sur les starting blocks, prêts, en ce 17 janvier, à offrir au public leur Dallas, un projet passionnant, élaboré sur la durée, au fil de lectures publiques, d’ateliers, et peaufiné lors d’une récente résidence de création à La Chartreuse (voir Zib 14). Notre Dallas, ou comment constituer une mythologie commune ; Notre Dallas, ou comment s’interroger sur l’héritage héroïque, la famille et les enjeux de pouvoir. Charles-Eric Petit, tout juste trentenaire, est trop jeune pour avoir suivi la série culte des années 80. Pour lui, Dallas représentait pourtant un terreau théâtral exceptionnel, avec ses sombres rivalités fraternelles, son patriarche tutélaire, ses femmes trahies ou bafouées. Alors, fasciné par la dimension tragique, mais aussi politique et sociale, de cet « univers impitoyable », il a réécrit certains épisodes clés. Au final, trente ans de feuilleton télé resserrés en trois actes et deux heures de spectacle, dans lesquels on se laisse embarquer, pour suivre les heurs et malheurs de la famille Ewing, Atrides capitalistes d’une Amérique devenue obsolète… et mythique ! Yes we can ! Le pari n’était pas facile à tenir. Mais ils l’ont fait. Yes they can ! Le texte, très écrit, bourré de vers blancs, oscille entre parodie, comédie et accents tragiques. La mise en scène adapte de façon ingénieuse les principes de la tragédie antique : côté jardin, un studio de radio fonctionne comme le chœur, qui résume, annonce, commente les scènes, jouées sur le devant du plateau ou côté cour. Au fond, un orchestre avec guitare, basse et percussions, ponctue lui aussi le spectacle. Olivier Night en a conçu la création Sophie Calle, sa Douleur exquise, la metteure en scène parle d’un cheminement vers une nouvelle vie : pas idéale, pas sublime, faite de terre et d’enfermements, mais qui s’accommode des contingences et fait le deuil de l’amour absolu, pour céder à un nouvel élan sans doute moins lyrique. Un discours très mature pour de si jeunes gens ! AGNÈS FRESCHEL La seconde surprise de l’amour Théâtre de l’Olivier, Istres Le 30 janv 04 42 56 48 48 Théâtre de la Licorne, Cannes (06) le 6 fev 04 97 06 44 90 Théâtre Gyptis du 10 au 14 fev 04 91 11 00 91 Théâtre le Cadran, Briançon (05) Le 17 fev 04 92 25 52 52 sonore, comme une sorte de pot pourri de la musique américaine vue de ce côté-ci de l’Atlantique : chansonnette country, gospel, blues et rockabilly accompagnent avec bonheur la représentation des règlements de compte à Southfork. Quant aux cinq acteurs-chanteurs-musiciens, ils sont épatants. Passant avec fluidité d’une chanson à une scène, d’un personnage à l’autre, on sent de bout en bout que ce spectacle est aussi leur création, et tous l’incarnent avec une grande justesse. Il n’est pas si fréquent, en ces temps de disette, que les jeunes cies aient la chance d’aller jusqu’au bout de leurs projets créatifs. Bravo à tous pour cette entrée en piste réussie… le 20 janvier, jour de l’intronisation officielle de Barack Obama. Heureux hasard ? FRED ROBERT Seconde surprise de l'amour X-D.R Notre Dallas Théâtre Gyptis du 20 au 24 janvier 04 91 11 00 91 www.theatregyptis.com Seconde surprise de l'amour X-D.R Théâtre en Dracénie, Lorgue (83) Le 19 fev 04 94 50 59 59 www.tandaim.com T



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