Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de déc 08/jan 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en cadeau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 76 - 77  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
76 77
76 EDUCATION LATERNA MAGICA ZIBULONS Jouer, créer : la belle vie ! Ce ne sont pas moins de 7 ateliers, d’environ une quinzaine de participants chaque fois, qui ont ainsi été proposés par l’Association Fotokino et la 5 e édition de Laterna Magica Grands et Petits ont pu s’approprier les mystères des images et jouer les apprentis-sorciers avec feutres, ciseaux... et beaucoup d’imagination ! Le but : jouer avec l’Art et se faire plaisir... À partir de son livre Méli-Mêlons (éd. Seuil), Séverin Millet a proposé la réalisation d’un Pêle-Mêle. Chaque participant devait dessiner au feutre son portrait en pied en 3 parties : la tête, le tronc, les jambes. À la fin de la séance ils ont échangé leurs parties, ce qui était très drôle ! Un atelier de Flip Book, plus savamment appelés Folios-copes, a permis de « s’initier à l’histoire de ce petit ciné de poche, objet qui est de plus en plus à la mode et permet de comprendre la base du cinéma » comme l’explique Nathalie Guimard, fondatrice de l’association avec Vincent Tuset- Anrès. Déroulement de l’atelier : on dessine un story-board de 24 images (il y a 24 images à la seconde au cinéma), puis on reprend ces 24 images sur 24 feuilles qu’on agrafe ; on met une petite couverture cartonnée et on obtient une seconde de cinéma en faisant défiler les feuilles. Encadré par 3 animateurs l’atelier a concerné autant d’adultes que d’enfants ! Les tout-petits se sont amusés avec deslégumesetdesimagesd’Arcimboldo pour réaliser des collages et des coloriages, avec la référence à un livre de jeux italien de Bruno Munari Dis-le avec des signes (éd. Danese, 1980). Un très intéressant travail sur l’Alice de Lewis Carrolla réuni autant d’adultes que d’enfants. Il s’agissait de se réapproprier le récit et l’héroïne après avoir pris connaissance des diverses interprétations fixes ou animées, de nombre d’artistes. À leur tour les participants ont travaillé avec des papiers découpéspourfairegrandirourapetisser Alice. Leurs images ont été photographiées, puis montées rapidement pour constituer un petit film : effet saisissant ! Un autre atelier a été consacré à l’illustration sonore : 7 enfants ont été accompagnés dans la création de la bande son d’un épisode de La petite taupe du tchèque Znedek Miler (voir page 50) par le groupe Catherine Vincent. Des objets de toutes sortes ont servi à la réalisation de bruitage et les enfants ont imaginé et dit des dialogues interprétés en direct. Viendront un atelier de cartes à jouer d’après le livre d’Italo Calvino Le château de destins croisés qui proposera la création de cartes inspirées du Tarot et un atelier de photomontage. Fantaisie, humour et rêves à partir d’images fixes ou animées, de quoi donner envie de retourner en enfance et de s’offrir un regard neuf ! CHRIS BOURGUE Ces ateliers ont eu lieu à la Galerie Montgrand, au CRDP, aux Variétés du 3 au 20 décembre Films et ateliers pour enfants tout au long de l’année. Le Petit cinéma : www.fotokino.org Malgré les mouvements de grève lycéens, passés sous silence d’ailleurs dans la plupart des médias, nos Zibulons sont sortis, et ont écrit, entre deux manifestations et blocages contre la réforme des lycées qui se met en place dans la précipitation, le flou le plus complet, et le mépris le plus total des avis des enseignants. Nous remercions donc doublement nos Zibulons pour leurs contributions… À cadavres ouverts Certains élèves du Lycée technologique Marie Curie (Marseille) se sont rendus, avec ou sans leurs professeurs, à l’exposition Our Body (voir page 71). D’autres ont refusé de s’y rendre. Les avis sont tranchés… Sous le prétexte de nous instruire, cette exposition bafoue les droits de l’homme, et exploite une nécrophilie sous-jacente. Elle prétend être une confrontation avec la mort, mais tout a été fait pour que les cadavres aient l’air vivant. On peut douter d’ailleurs de son aspect pédagogique, son prix élevé allant à l’encontre d’une ouverture à tous les publics, et les poses parfois ridicules des cadavres ne représentant guère l’approche sérieuse d’un médecin. D’autant qu’administrativement aucune preuve n’a été donnée par Gunther von Hagens de la provenance des corps : il n’y a qu’un seul cadavre de fille, et d’après le Comité national d’Ethique le fournisseur de ces corps se situe entre trois camps de travaux forcés, en Chine… JULIETTE RIGHETTI, PREMIÈRE ARTS APPLIQUÉS Il n’y a rien de spectaculaire dans la mort. La mort est une chose qui s’associe à la douleur et à la souffrance, pas au divertissement. ELODIE RIGAUD, BTS MODÉLISME Je trouve le concept tordu et malsain. La mise en scène de cadavres me paraît inappropriée, et la mise en spectacle malsaine et morbide. Cela ressemble à un scénario de contre utopie, où des familles se divertiraient devant la mort… VANESSA CHALVET, BTS MODÉLISME C’est le fait que ce soit des vrais corps qui est choquant, mais justement, c’est ce qui est artistique, puisqu’exposer des morts est hors du commun. L’art est souvent mal jugé, censuré, parce que justement il effraie ou dérange. Et justement c’est parfois cela le but… AMANDINE VOLPI, BTS MODÉLISME Cette exposition au centre des débats repousse le tabou de la mort. Bien qu’elle fasse partie intégrante de la vie, est-il utile de l’exposer ? En fait cette exposition exploite la tendance actuelle à repousser les tabous comme objet de commerce. Les places à 15 euros sont excessives. De plus la télé et les jeux vidéos banalisent déjà dangereusement Mensuel gratuit paraissant le deuxième jeudi du mois Edité à 25 000 exemplaires Edité par Zibeline SARL 76 avenue de la Panouse n°11 13009 Marseille Dépôt légal : janvier 2008 Directrice de publication Agnès Freschel Imprimé par Rotimpress 17181 Aiguaviva (Esp.) photo couverture Agnès Mellon Conception maquette Max Minniti Rédactrice en chef Agnès Freschel agnes.freschel@wanadoo.fr 06 09 08 30 34 Secrétaire de rédaction Dominique Marçon journal.zibeline@gmail.com 06 23 00 65 42 Éducation Chris Bourgue chris.bourgue@wanadoo.fr 06 03 58 65 96 Arts Visuels Claude Lorin claudelorin@wanadoo.fr 06 25 54 42 22 Livres Fred Robert fred.robert.zibeline@free.fr 06 82 84 88 94 Musique et disques Jacques Freschel jacques.freschel@wanadoo.fr 06 20 42 40 57 Musiques et disques Frédéric Isoletta f_izo@yahoo.fr 06 03 99 40 07 Cinéma Annie Gava annie.gava@laposte.net 06 86 94 70 44 Philosophie Régis Vlachos regis.vlachos@free.fr Sciences et techniques Yves Berchadsky berch@free.fr Histoire et patrimoine René Diaz renediaz@free.fr Maquettiste Philippe Perotti philippe.zibeline@gmail.com 06 19 62 03 61 Responsable commerciale Véronique Linais vlinais@yahoo.fr 06 63 70 64 18 Ont également participé à ce numéro : Susan Bel, Armelle Marié, Maryvonne Colombani, Marie-Jo Dhô, Sylvia Gourion, Clarisse Guichard, Dan Warzy, Marie Godfrin-Guidicelli, Pierre- Alain Hoyet, Christine Rey, X-Ray, Ode Fanlau, Sonia Isoletta Photographes : Agnès Mellon
Les Zibulons de l’Olivier n’ont pas partagé notre avis sur Le Cid présenté par la Criée au théâtre du Gymnase… Ils s’y sont ennuyés ! Bellamy l’idée de la mort, on vit dans un monde virtuel qui nous détache complètement de cette réalité. Cette exposition sans odeur, exposant des cadavres plastifiés dans des poses plus vivantes que mortes, nous retire notre humanité, notre sensibilité. ENGUERRAN BARATOUX, PREMIÈRE ARTS APPLIQUÉS Our Body est très instructif niveau anatomie, bien que ces cadavres ne paraissent pas réels. ANISSA ZAGAYE, PREMIÈRE ARTS APPLIQUÉS Très originale, cette expo nous donne l’occasion d’en savoir plus sur le corps humain. CYRIL CACCHIANI, PREMIÈRE ARTS APPLIQUÉS Certains la verront comme enrichissante au niveau culturel, d’autres comme une atteinte à la dignité humaine. Des cadavres chinois ont été plastifiés, découpés et mis en scène, comme si la mort pouvait avoir un côté artistique qui méritait d’être dévoilé. Ces personnes ont vécu, ont eu des familles qui n’ont sans doute pas eu leur mot à dire dans cette affaire… MANON OPRATO, PREMIÈRE ARTS APPLIQUÉS On ne peut pas nier que le fait de payer l’entrée d’un cimetière sans pierre tombale est peu banal ! En tous les cas, si vous êtes nécrophiles et que vous avez le portefeuille trop plein, n’hésitez pas ! UGO PIEL, PREMIÈRE ARTS APPLIQUÉS Je pense qu’il est intéressant de montrer de vrais cadavres au public. Cela lui permet de prendre conscience d’une réalité : la mort est de chair. Scandaleux ou choquant cela provoque une réaction : il nous faut peut-être voir un cadavre à bicyclette pour enfin prendre conscience de l’horreur de certains spectacles que l’on paye. KENZA MOHAMED EL HADJ, BTS MODÉLISME Le Cid, poésie dramatique Blanche Neige libertine… Ô rage ! Ô temps perdu ! Ô théâtre ennemi ! N’ai-je donc attendu que pour être déçue Et suis-je restée là dans la salle enfermée Que pour voir notre Cid si mal interprété ? Les lycéens qui étaient là ne connaissaient pas Los Calchakis. Question de génération sans doute. Hector Miranda, argentin, père fondateur du groupe, s’est donc d’abord fait conteur : le quintette s’est formé en 1960, s’est donné le nom d’une vallée où vivait une fiancée de Miranda, et a traversé le monde sur les « ailes du Condor » et des disques d’or. Il a ensuite présenté les instruments, au même titre que les membres du groupe : La Kéna, petite flûte en roseau ; Alberto Rodriguez ; le Bombo, tambour argentin taillé dans un tronc ; Enriké Capuano ; les flûtes de pan ; Sergio Arriagaga ; les guitares et mandolines, à 4, 6 ou 12 cordes ; Contreras ; et de grandes cosses de flamboyants, converties en percussions. L’assistance avait mordu à l’hameçon des quelques sons entendus et des paroles déjà chantantes de Miranda. Le chant de la Colombe sauvage est monté lentement, à partir d’un dialogue entre deux flûtes, jusqu’à un moment puissant où les Ô ennui ! Ô sommeil ! mortelle somnolence ! Quand Chimène va-t-elle s’arrêter de chialer ? Et quand va donc finir la terrible séance, Agnès Mellon Si nous avons été étonnés, et touchés, par le classicisme de Blanche Neige, notre Zibulone y a relevé une « touche Preljocaj » plus crue, et moins inattendue… C’est entre rêves d’enfants et symbolisme qu’Angelin Preljocaj nous offre l’un des plus ambitieux de ses ballets. Avec une mise en scène bien plus théâtrale qu’habituellement, et des décors imposants, il fait l’éloge du célèbre conte des frères Grimm durant 2h de spectacle, et l’on s’émerveille une fois de plus devant la peau immaculée de blanche neige accompagnée de ses 7 « nains » ! El Condor passa au lycée Vauvenargues Quand pourrai-je rentrer chez moi pour m’effondrer ? Mais aussi écouter le Cid c’est comme attendre que la mémoire nous revienne écouter le Cid c’est comme entendre un vieux disque dont les paroles remontent peu à peu écouter le Cid c’est comme se balader dans le parc où on a appris à faire ses premiers pas… ÉLÈVES DE LA PREMIÈRE L DU LYCÉE L’OLIVIER, MARSEILLE 12E Mais à cette étonnante fidélité au déroulement de l’histoire il ajoute le grain de folie, cette touche si connue qui fera l’intérêt de cet étrange ballet : il le présente comme ode à la sensualité et aux plaisirs ambigus de la chair, représentés notamment par une « bellemère » sado-masochiste. Sa collaboration avec Jean Paul Gauthier a sûrement influencé ses choix ! Blanche Neige, ainsi que les courtisanes, sont vêtues de costumes blancs et fluides à la connotation érotique évidente. De plus le jeu sexualisé entre les danseurs et danseuses est présent tout au long de la représentation. Malgré tout ces personnages frivoles et inconstants, la belle-mère entourée de ses deux langoureux félins contorsionnistes représente à elle seule l’intrigue posée par cette mise en scène libertine… EMMA GARDEUR ÉLÈVE DU LYCÉE VAUVENARGUE 1ERE LITTÉRAIRE HISTOIRE DE L’ART rythmes, les souffles, la voix, les cordes grattées et pincées ont fait vibrer les murs, nos oreilles, nos entrailles et nos pieds. Ensuite, les guitares et les percussions ont presque réussi à nous faire voir le Diable en liberté dans la salle des conseils du lycée… Le concert impromptu s’est terminé sur une étonnante reprise d’un Kyrie, avant-goût d’un grand projet de messe que le groupe prépare avec le chœur de l’Atrium de Chaville et l’actrice Marie-Christine Barrault. Chacun est ensuite retourné en cours, avec un brin d’argentine accroché à la boutonnière. Los Calchakis ont donné deux concerts à Aix : le 21 novembre, dans le cadre du festival Musica Maestro et le 22 nov., au théâtre Vitez, avec le chœur de la Noria. LES ÉLÈVES DE SECONDE, OPTION FACULTATIVE HISTOIRE DES ARTS



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 1Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 2-3Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 4-5Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 6-7Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 8-9Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 10-11Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 12-13Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 14-15Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 16-17Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 18-19Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 20-21Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 22-23Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 24-25Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 26-27Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 28-29Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 30-31Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 32-33Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 34-35Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 36-37Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 38-39Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 40-41Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 42-43Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 44-45Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 46-47Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 48-49Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 50-51Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 52-53Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 54-55Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 56-57Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 58-59Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 60-61Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 62-63Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 64-65Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 66-67Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 68-69Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 70-71Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 72-73Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 74-75Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 76-77Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 78-79Zibeline numéro 14 déc 08/jan 2009 Page 80