Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de déc 08/jan 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en cadeau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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52 CINÉMA JACQUES ROZIER AGENDA Tout Jacques Rozier Pour les 20 ans d’Extérieur Nuit, en mai, Michèle Berson a tenu à rendre hommage à Marseille, sur le thème au « cinéaste du présent », à Jacques Rozier, réalisateur phare de la Nouvelle Vague Dans le cadre de la sortie d’un coffret de six films a eu lieu la deuxième partie de la rétrospective : treize films -fictions et films pour la télévision où il s’est formé- clôturés par une carte blanche (Take me out the ball game, comédie musicale de Busby Berkeley, 1949). Cerises sur le gâteau : en chair et en os Cinéma en résistance Du 14 au 27 janvier, l’Institut de l’Image à Aix propose, avec un collectif d’associations, de fêter le 60 e anniversaire de la DéclarationUniverselle des Droits de l’Homme en programmant douze oeuvres humanistes ayant contribué à dénoncer la barbarie et à célébrer la résistance. Des films qui ont traité « les grandes questions qui ont façonné notre vision de l’humanité au cours de ces 60 dernières années : la Shoah, la condition des femmes, le combat des Noirs américains, l’apartheid, le génocide cambodgien, le sort des prisonniers, et la question des sans-papiers et de l’immigration. » (Régis Dubois). le 28 nov Jacques Rozier, et Bernard Menez, acteur révélé par Du côté d’Orouët, sublime dans sa recette du congre et roi de la samba dans Maine Océan. Et le critique Emile Breton. L’ouverture de cette deuxième partie a tourné autour du « miracle » selon Rozier. Pour la sortie de Philippine, Supplément au voyage en terre, conçu avec Extérieur Nuit, il a raconté comment le hasard (auquel il ne croit pas) fait bien les choses : il a obtenu l’accord parfait dans Adieu Philippine, film qui l’a projeté au premier rang de la Nouvelle Vague, grâce à sa rencontre avec une chanteuse corse dont le chant fut le point d’orgue du film. Rozier est beau comme le Jean Vigo de Zéro de conduite dont il dresse un portrait pour la série Cinéastes de notre temps : accessible à tous et peu commun ; drôle et décalé ; intemporel et engagé. Beau comme cette jeune femme qui retrouve ses 5 ans en revenant dans la maison de vacances à la mer Du côté d’Orouët. Adieu Philippine aborde, l’air de rien, la guerre d’Algérie ; Les Naufragés de l’île de la tortue détourne l’image de Pierre Richard pour dénoncer le tourisme mondialisé. Cinéaste de l’instant, Jacques Rozier prend le temps de nous embarquer dans des histoires au long cours. Et pour que l’on visionne Tout Rozier en 2009, Extérieur Nuit débloquera les films inédits si les subventions suivent… Au programme Parmi ceux-ci, les connus, Nuit et brouillard d’Alain Resnais ; S21, la machine de mort Khmère rouge de Rithy Pahn, les plus rares, Black Liberation d’Edouard de Laurot ; les plus récents, It’s A Free World de Ken Loach ou À côté de Stéphane Mercurio, sans oublier Black Panthers d’Agnès Varda ou Punishment Park de Peter Watkins. A.G. Institut de l’Image (Aix) 04 42 26 81 82 www.institut-image.org Black panthers d'Agnes Varda Au Polygone Etoilé Samedi 17 janvier l’association 360 et même plus propose une carte blanche au peuple qui manque, structure de programmation et de distribution basée à Paris. Seront projetés deux films : à 19 heures : lesAcciones(performances) de Mujeres creando, féministes boliviennes en lutte contre les oppressions patriarcales, les schémas coloniaux, les politiques néolibérales. à 21h 45 : Flaming Creatures de Jack Smith, une des figures marquantes du cinéma underground américain. Flaming Creatures a déclenché dès ses premières projections l’ire de la censure aux États-Unis et il a été longtemps interdit (Jonas Mekas et Ken Jacobs ont été arrêtés en 1964 pour avoir voulu le présenter publiquement.) Entre les deux films, repas, débat, rencontre avec les invitées, Aliocha Imhoff et Kantuta Quiros Samedi 14 février, à 20 heures, le collectif basé à Lyon, Grand Ensemble est invité par 360 et même plus à présenter El - Bi’r (le Puits) de Béatrice ADIEU PHILIPPINE JkCWE6 21ER Le créateur du Marcel Petigas de Maine Océan n’a pas dit son dernier mot ! ARMELLE MARIÉ Dubell qui évoque le parcours d’un prêtre anti-colonialiste à Lyon pendant laguerred’Algérie, l’abbéAlbertCarteron, surnommé par les Algériens de Lyon « El-bi’r », l’homme des secrets bien gardés. En évoquant son parcours, les témoins lèvent le voile sur cette guerre clandestine qui se menait sur le sol de France. A.G. 360°et même plus 04 91 91 50 08 www.360etmemeplus.org Le Polygone Etoilé 04 91 91 58 23 www.polygone-etoile.com IDE.E CADEAU ! C OU la cuisine provençale k rencontre l'électro-lounge hit usique cinema et gastronomie ou la contô ` des setts.ftuîuE COOKSOUND PARTY 4 "Bio et € nvironnement" infos et programmation sur www.cooksound-coin ak L stand.
RENCONTRES LITTÉRAIRES LIVRES 53 On les rencontre sous des chapiteaux, sur des places ou dans des ruelles, ils prennent le frais aux terrasses et sur les balcons ; on les déguste au comptoir, pendant l’apéro, ou à une table de resto. Bref, ils ont la bougeotte et semblent tout faire pour attirer le public hors des lieux battus ! Pourtant, nombre de libraires proposent encore dans leurs murs des rencontres au calme, loin de la foule. Histoire de converser entre amateurs de lecture, tranquillement, simplement. De tels rendez-vous sont fréquents, dans toute la région. En cette période de rentrée littéraire, nous avons assisté à quelques-uns uns d’entre eux. Si ces rencontres ne sont pas secrètes, elles n’en restent pas moins confidentielles, souvent faute de moyens de communication… et prennent parfois des allures de réunions d’initiés. Elles se déroulent généralement en fin d’aprèsmidi ou en début de soirée, à l’heure où la librairie ferme ses portes au public. Les happy few motivés, et disponibles en semaine, et en début de soirées, s’installent alors dans un coin agrémenté de quelques chaises. Face à eux, le (ou les) auteur(s), derrière une table couverte de ses (leurs) œuvres ; à leurs côtés, le ou la libraire en maître d’œuvre. Les premiers instants sont souvent laborieux ; même si l’assistance est peu nombreuse, elle est très proche, donc très visible. Mais une fois ce cap de la gêne et du trac franchi, la rencontre se fait et se fait bien. Car on a beau avoir appris que l’œuvre se suffit à elle-même, être convaincu que les données biographiques sont de peu d’intérêt, voir un écrivain en chair et en os, dans son humanité ordinaire, l’écouter lire des passages de ses textes ou parler de son travail captive l’amateur de littérature. Le travail du styliste Eh oui, un auteur est un être humain comme les autres, et son métier un vrai labeur, qui nécessite du temps, de l’entraînement. C’est ce qu’ont répété à l’envi Maylis de Kerangal (voir Zib 11) et Pierric Bailly (voir page 61), invités par Dominique Paschal à la librairie Prado-Paradis. Ces deux très jeunes écrivains, cités pour de grands prix littéraires, ont choisi de raconter l’adolescence en été, de « traquer la grâce adolescente, la beauté derrière la difficulté d’être » de cet âge.Tous deux ont évoqué leur volonté de transcrire la langue de la jeunesse actuelle, et la difficulté de la tâche. Car, en dépit des apparences, il n’y a « rien de spontané », comme le souligne Pierric Bailly, qui établit un Le charme discret des rencontres littéraires C’est un fait, livres et auteurs se montrent et sortent de plus en plus souvent de leurs rayonnages et de leurs bureaux… parallèle entre l’écriture et le sport. Maylis de Kerangal rebondit en affirmant son mépris pour la notion d’inspiration et le caractère très concret, technique de son travail. Les deux romanciers, dans la lignée de Flaubert, font d’ailleurs ce qu’ils nomment le « réglage à l’oral » du texte et revendiquent le soin apporté à la langue et au rythme. Deux stylistes donc, sur des modes très différents, mais animés d’une même énergie, qu’il a été plus que plaisant d’entendre dialoguer et rire ensemble, dans une connivence suscitée par la rencontre. Entre lectrices Autre lieu, autre ambiance. Catherine Cusset vit depuis longtemps à New York et fait cette année sa première rentrée littéraire en France. Mais elle est tout sauf débutante ! Un brillant avenir (voir page 62) est son 9 e roman ; et elle vient de se voir décerner pour lui le Goncourt des Lycéens. Elle parle d’ailleurs avec beaucoup d’humour et de modestie des affres de ses rencontres avec les jeunes et de la vraie surprise qu’a été pour elle cette distinction. Un public particulier La Liseuse de Fragonard est venu écouter la romancière à L’Attrape-Mots. Surtout des lectrices fidèles, qui ont tout lu et ont des questions précises à lui poser, comme à une connaissance, à une amie presque. Présente aussi une jeune prof de lettres qui souhaite faire étudier le roman à ses lycéens. Atmosphère cosy dans un coin de la librairie, où peu à peu l’auteure en vient à évoquer son parcours (brillant, lui aussi) de l’enseignement supérieur à l’écriture. Catherine Cusset revient longuement sur Marie, son double fictionnel, et aussi sur la question de la langue. Car cette écrivaine française écrit d’abord en anglais (elle dit s’y sentir moins inhibée) avant de tout réécrire en français ! Marie d’Hombres a choisi la formule de la lecture pour faire connaître son livre sur la Belle-de-Mai (voir page 60). Avec ses complices de l’Association Récits, ils se sont donné la réplique sur des extraits de l’ouvrage avant de répondre aux questions de l’auditoire, qui se sont poursuivies autour d’un apéro convivial et informel, dans l’esprit des éditions P’tits Papiers et de la librairie Païdos. Toutes ces rencontres ont bien sûr un aspect promotionnel qu’il serait absurde de nier. Elles aident toutefois à faire connaître les nouveaux-venus de la scène littéraire et apportent un éclairage intimiste sur les œuvres. Et un grand plaisir littéraire, lorsqu’au détour de questions anodines surgissent de vraies interrogations sur la démarche de création. Un bonheur discret donc, mais qui gagnerait à être partagé, et à s’épanouir à la lumière ! FRED ROBERT



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