Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de déc 08/jan 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en cadeau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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46 ARTS VISUELS ATHANOR BUY-SELF ART-CLUB Beau de bête indéterminée blancs n’apporteront pas plus d’informations contextuelles, tout juste une évocation d’un paysage rocheux et aride. L’ambivalence accuse un espace de sens interlopes. L’esthétique mise en avant par Lina Jabbour évacue radicalement toute jubilation et on peut concevoir facilement une certaine retenue du visiteur face à une telle chimère. Ici le cadavre n’est pas exquis ! C.L. Depuis Dada et le Surréalisme, l’univers de l’art moderne et contemporain est peuplé d’objets hybrides et ambivalents. La proposition réalisée par Lina Jabbour pour l’espace de la galerie Buysellf en poursuit l’exploration en ajoutant un sentiment d’indétermination inquiétante, déjà présent dans son travail graphique. À commencer par son titre, Isidore. Prénom à la sexualisation mixte mais plutôt masculine, évoquant aussi l’animalité d’un personnage de dessin animé (Isidore le chat malin… ?). Lina Jabour, Isidore, installation, dessin et techniques mixtes, 2008 Yohanne Lamoulere-Transit D’ailleurs l’installation se compose, entre deux dessins muraux opposés, d’une sculpture hybride au centre de la pièce. Un plateau peint en gris, noir et blanc, en forme de peau de bête qui aurait subi l’aplatissement rectiligne d’un rouleau compresseur : la sensualité de la fourrure se dissipe pour laisser place à une représentation froide. Cette distance est renforcée par un léger surélèvement invisible par rapport au sol : le socle traditionnel disparaît mais sa fonction persiste paradoxalement dans le vide sous-jacent et sombre. S’y ajoutent -apparemment non conformes à l’anatomie humaine- deux excroissances spatiales symétriques (bras/antennes ?) faites d’os humains en résine, peintes (badigeonnées ?) de blanc laiteux, couronnées chacune par la tête griffue de balais à feuilles de jardinier, grise aussi. Un gris que l’on désigne dans le métier de moyen, ni clair ni foncé, comme la couleur du sol (mais il parait que la relation est fortuite). Les deux interventions peintes en noir sur le bas des murs Isidore Lina Jabbour jusqu’au 31 janv Buy-sellf Art Club 04 91 50 81 22 www.buysellfartclub.com Décollages et transfigurations Le bestiaire de François Mezzapelle perd pied et prend de l’air sous les plafonds de la galerie Athanor Ces derniers temps ses drôles de zozos semblent s’échapper de la pesanteur terrestre pour filer au plafond. Si les formes rondouillantes persistent à gonfler certaines sculptures en de balourdes baudruches incapables du moindre frémissement de désolidarisation de leurs surfaces d’appui, le panthéon métamorphe mezzapellien s’enrichit de nouvelles hybridations rompant avec les formes gibbeuses précédentes et les arrièretrains callipyges. Le contraste est saisissant puisque tout ce qui faisait contact pesant avec le sol a désormais disparu : suppression des pieds jusqu’au buste pour ne conserver plus que la tête ; au polyester stratifié des corps ont étéC.L substituées de nouvelles matières (fourrure, tissus, chevelure, spirale plastique ou papier aluminium, fil de fer, broderies, ficelle, pierre…). Ainsi délestés de leur fardeau, impitoyablement décharnés et désincarnés, désubstancialisés, ces mannequins hybrides se sont élevés vers le plafond auquel ils sont désormais suspendus. Ils recouvrent parfois quelque indice d’humanité : coiffure, costume, tunique… Cependant les vêtements ne sont qu’enveloppes vides, l’air et son corollairemétaphorique d’anti-matière les emplissant de rien, un rien inquiétant quand même. Avec ses Zélateurs acérés coiffés d’hélices improbables, Mezzapelle annonçait-il dans les années 2001 cette tentative encore illusoire de se libérer de l’attraction terrestre ? CLAUDE LORIN Transport François Mezzapelle Galerie Athanor jusqu’au 10 janvier 04 91 33 83 46C.L
DUKAN HOURDEQUIN ENCHÈRES ARTS VISUELS 47 Syncretic paintings Sam Dukan et Marc Hourdequin montrent et partagent ce qu’ils aiment : la peinture. Après Emmanuel Barcillon, Joffrey Ferry, Alicia Paz présente ses grands formats récents. D’apparents enfantillages. Dans l’esthétique initiée en leur temps par lePopart et l’Art brut, onne compte plus aujourd’hui les artistes qui se sont emparés du quotidien. Au lieu de détourner le vernaculaire des objets en stratégies spectaculaires dans le monde de l’art, Alicia Paz s’obstine à peindre. Ses tableaux s’apparentent à des chromos surdimensionnésintégrantnombresd’icônes extraites des divertissements populaires (teletubbies, super héros de BD, monstres de dessins animés) et desreprésentationsstéréotypées (récits pour enfants, rites de Noël,décors asiatisant…). Justement, Alicia Paz se plait à jouer avec ambivalence des différents niveaux de représentation. Comme dans ces paysages à la chinoise où le spectateur hésite entre représentation peinte (elle-même variable : aplats au pinceau, pochoir à l’aérographe, empâtements imitatifs…) et collages d’images simulant le référent déjà peint, nature d’image (papier, décalcomanie, stickers), inclusion d’objets réels et/ou leur facsimilé jouxtant la chose peinte… On pense à la Nature Morte à la Chaise Cannée de Picasso et aux Combine Paintings de Rauschenberg, mais en bien plus réjouissant ! Dans cette profusion hétérogène, la peinture d’Alicia Paz agit par un jubilatoire syncrétisme. Ses origines mexicaines y seraient-elles pour un peu ? C.L. Alicia Paz jusqu’au 17 janvier Galerie Dukan et Hourdequin www.dukanhourdequin.com Chinoisierie (2008) huile, acrylique et collage sur toile 210 x 170 cm Todd-WhiteArt Photography. Un os dans les enchères Vue de l'exposition aux Grands Bains Douches Yohanne Lamoulere Ça y est ! La joie légèrement factice de fin d’année s’exhibe en guirlandes clignotantes (seule forme actuelle d’alternative ?) et signale le départ de la course aux cadeaux… Ce n’est pas la crise globalisée qui arrêtera le rituel… À vérifier cependant dans le secteur de l’art, les indicateurs de tendance du côté des galeries d’art marseillaises. VIP Art Galerie proposait début du mois une expo-vente spécial fêtes avec des œuvres de Bentin, Daderian et Ozenda à moins de 1000 euros. Dans quelques jours, Complex invite à une « vente aux peuchères » du 19 au 21 décembre, avec commissaire « friseur ». Plus orientée générosité caritative fut la mise en vente, sous le marteau de maître Leclere, d’une vingtaine de vestes customisées par des artistes de bonne notoriété (Surian, Marchetti, Le Gouic, Muntaner…) à l’occasion de la journée de lutte contre le sida. Toujours bien armé, Damien Leclere aux Bains Douches n’a donc pas cassé la baraque le 11 décembre. Bien que les prix établis par les artistes eux-mêmes fussent attractifs, moins de la moitié de la quatre-vingtaine de pièces a trouvé acquéreur. Ainsi le grand tirage couleur et romantique, Sleeping Zône de Mélanie Terrier resté en sommeil. Reste à savoir si de telles initiatives sont profitables. Collectionneur, vendeur d’art, spéculateur, galerie, et, pour l’artiste, quid de sa côte réelle ? Comment réinvestir et soutenir le marché de l’art, quels acheteurs attendons-nous, qu’attendons-nous pour acheter ? Laissons passer les fêtes.C.L Art-Cade 04 91 47 87 92 www.art-cade.org Le Triangle de la solitude de Sophie Urbani Complex 09 54 92 23 21 www.complexmarseille.fr VIP Art Galerie 04 91 55 00 11 www.leclere.auction.fr



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