Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de déc 08/jan 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en cadeau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 MUSIQUE CONCERTS Entre India song et Barry Lindon C’est à une charmante promenade dans les partitions du 7 e art que le Trio Pythéas nous a conviés le 5 déc à l’auditorium de l’hôtel Pullman, sur la Corniche de Marseille. Un décor de cinéma pour de la musique de film, ambiance feutrée et fauteuils confortables, une chaleur qui avait tendance à malmener les instruments, mais la magie musicale a su opérer. Après la présentation érudite et humoristique de Gérard Abrial, les trois musiciens ont fait preuve de leur indéniable talent. La musique originale d’India Song de Carlos d’Alessio ouvrait le bal, dans lequel éternellement dansent Delphine Seyrig et Michaël Lonsdale ; la suite de Bach pour violoncelle seul, qu’interpréta avec brio Guillaume Rabier, nous replongeait dans l’ambiance torturée du huis clos de Sonate d’automne de Bergman ; les accents de Williams laissaient les échos de La liste de Schindler répondre à la Ballade n°1 de Chopin toujours dans le monde tragique de la guerre du Pianiste. Le merveilleux thème de Barry Lindon, pardon, du Trio n°2 de Schubert, fermait un spectacle qui connut les rappels qu’il méritait. Il est vrai que les noms des films venaient à l’esprit avant celui des compositeurs, tellement ces morceaux leur sont liés d’une manière indissociable ! L’interprétation sûre et magistrale de Marie-France Arakélian au piano, le toucher sensible du violon de YannLe Roux, ont conquis une salle comble. Un très joli moment de musique sans cinéma ! MARYVONNE COLOMBANI Ensemble Pytheas X-D.R Noël baroque o L’ensemble Pythéas et le ténor Laurent Blanchard ont proposé un concert de Noël rassemblant des airs enjoués du répertoire baroque, et un quatuor de Mozart à des auditeurs plus qu’enthousiastes. On ne fut pas déçu de l’interprétation généreuse des Cantates de Bach ou des quelques airs de Haendel et Purcell par Laurent Blanchard, ni de l’aplombdu quatuor. On regrette cependant l’acoustique de l’Eglise qui n’a malheureusement pas permis d’apprécier à sa juste valeur la transcription de Sitkovetsky pour trio à cordes des Variations Goldberg, rendue pourtant avec beaucoup de précision et de solidité. On put également entendre le Canon de Pachelbel et le fameux Aria de la Suite n°3 de Bach : le plaisir du quatuor à exécuter ces grands classiques était communicatif, et transmettait ce mélange d’entrain et de sérénité au goût d’hiver. Celui que l’on peut connaître lors des fêtes de fin d’année… ce qui est somme toute le but pour un concert de Noël ! SUSAN BEL Le Concert de Noël a été joué par Pytheas le 13 déc à l’église Saint Ferreol (Marseille) Abdel Rahman El Bacha Alvaro Yanez Marathon Beethovenien au Théâtre de Nîmes C’est un relais longue distance que nous ont proposés sept pianistes pour parcourir l’intégrale des sonates de Beethoven Lundi 1er décembre, n°10 et 11 avec humour en guise d’échauffement. Puis, le tempo allègre du sostenuto de la Clair de lune nous fait craindre le pire… Jean-Efflam Bavouzet assume ses choix et tient la route avec cohérence et sans défaillance pour la suite : tout est enchaîné avec brio et le pianiste, un pied qui pulse en dehors du siège, se libère avec les n°12, 13 et 18. Ça swingue chez Beethoven et ça court d’un pas jubilatoire à Nîmes ! Mais il y en aura pour tous les goûts : on enchaîne avec Andrei Korobeinikov époustouflant de force, d’assurance et de vitalité (Apassionata et op 101 & 109...) en regard de la grande sensibilité d’Emmanuel Strosser. C’est le contraste école Française et Russe que panache avec brio Claire Désert le lendemain. Les hommes n’ont qu’à bien se tenir et chapeau bas Mesdame : Ho Jeong Lee confirme le lendemain dans La Pathétique. Entre ces deux dernières, Abdel Rahman El Bachat. Que dire ? Il est hors compétition : sa fluidité nous o emmène dans des mondes insoupçonnés en adéquation totale avec les n°21 & 22. Les Dieux de la musique étaient au rendez-vous, Nîmes en était le théâtre ! PIERRE-ALAIN HOYET Ho Jeong Lee X-D.R
Pour 3 euros et 2 héros Beau programme au Galet de St-Martin de Crau dans le cadre du Festival des Nuits pianistiques le 22 nov m Mozart et Beethoven successivement interprétés par Girard & Girard (Anne-Marie et Thomas) : un couple fait écho à un autre couple, sous la bénédiction de l’Orchestre Lyrique d’Avignon (en difficulté, et sous tutelle... voir Zib 12 et 13) dirigé par Volker Schmidt-Gertenbach (au tarif de 3 euros à l’initiative de la Mairie de St-Martin de Crau...). Une Ouverture des Noces pour chauffer l’orchestre avec brio et tonicité : les cordes fusent, les vents contrechantent et les timbales ponctuent, Mozart est bien là et on s’attend à voir arriver Susanna et Figaro ! En lieu et place Anne-Marie Girard nous livrent un ultime Concerto n°27 KV 595 en si bémol dans un style parfait et épuré (une pédale un peu trop dosée ou un effet de l’acoustique sacrée ?), un jeu sobre perlé et délicat, tout en nuances. C’est Mozart ! Anne-Marie se libère au fil de l’œuvre, l’orchestre répond avec tact et entretient la sagesse mesurée et le bon goût de la pianiste. Thomas Girard prend le relais après une virile Ouverture des créatures de Prométhée, caractère auquel ne déroge pas le 5 e Concerto totalement révélé par son interprète, engagé et sensible. L’alliage des timbres avec les cordes est magnifique dans le mouvement lent et la cohésion confirmée dans le rondo et les entrées qui gagnent en confiance au fil des refrains. Quel(s) couple(s) ! Parfois, les modestes (Anne-Marie et Thomas Girard enseignent à la dynamique Ecole de Musique intercommunale des Alpilles de la Camargue et la Crau) n’ont rien à envier aux plus grands... et mériteraient d’être plus souvent sur scène ! PIERRE-ALAIN HOYET Un pianiste aux doigts d’or… Soirée merveilleuse ce 25 nov à l’opéra d’Avignon, qui a offert sa scène au pianiste russe mille fois auréolé, et partout triomphant, Boris Berezovsky Boris Berezovsky X-D.R Ce prodige aux doigts d’or, âgé de 40 ans, enchante les scènes internationales depuis de nombreuses années. Un changement de programmation nous a permis d’écouter la sonate Waldstein de Beethoven (au lieu de l’Appassionata) dans laquelle le pianiste a usé d’une palette sonore infinie, mêlant sobriété du geste et beauté du son. Dans les Scherzi de Chopin (remplaçant la Wanderer-Fantaisie de Schubert), il fut enchanteur, comme si, par magie, des milliers de perles délicates s’envolaient du clavier… Le summum de la perfection (car il faut croire qu’elle existe !) fut atteint dans la Sonate en Si mineur de Liszt : parti sur un tempo diabolique -mais n’était-ce pas pour donner toute sa place à Méphisto présent dans l’œuvre ? -, Berezovsky a joué cette sonate de haute voltige en rendant au compositeur toute son âme : l’on peut parler ici, sans hésitation, d’interprétation transcendante ! Il fit salle comble, fut chaudement et longuement applaudi, et revint offrir deux bis. Car ce soir-là le piano était bien possédé, mais non par le Diable de Franz Liszt : par Boris Berezovsky, divin poète virtuose ! CHRISTINE REY Soie, béton, Ébène m 31 Quatuor Ebene X-D.R Le Quatuor Ebène, accompagné par Éric Le Sage lors du concert du 23 nov au Méjan à Arles, a fait entendre tous les états de la matière… Le béton, c’est cette magnifique interprétation du molto vivace central de Schumann, bissé bien évidemment (Quintette pour piano et cordes op 44). La soie, c’est cette révélation de l’écriture dense et imbriquée de Fauré (Quintette pour piano et cordes op 89) qui suggère une trame de tissu noble. Tour de force supplémentaire : ils passent de Fauré à Schumann, stylistiquement très différents, sans rompre avec leur cohérence. Nos musiciens révèlent, totalement engagés dans leurs interprétations, ce qui s’est passé en cinquante ans d’histoire de la musique. C’est de la haute couture, et la révélation juste et passionnée d’une architecture musicale de haut vol. PIERRE-ALAIN HOYET



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