Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
Zibeline n°14 déc 08/jan 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de déc 08/jan 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 8,7 Mo

  • Dans ce numéro : dossier... la culture en cadeau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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18 THÉÂTRE ARLES AVIGNON NÎMES Un été avignonnais Depuis quatre ans le Festival d’Avignon organise des rencontres mensuelles, le rendez-vous des curieux, qui réunissent, le temps d’une soirée, des spectateurs et des artistes. Des rencontres accessibles à tous qui laissent le temps à la discussion. Le premier rendez-vous, le 18 nov, fut en quelque sorte une remise en route, un bilan de l’édition 2008. Et pour se replonger dans l’ambiance, le documentaire de Michel Viotte, Partage de midi, acteurs en liberté fit une belle transition, permettant à chacun de se remémorer la création de Gaël Baron, Nicolas Bouchaud, Charlotte Clamens Valérie Dréville et Jean-François Sivadier à la carrière de Boulbon. Comment mettre en débat les ressentis des spectateurs ? Carc’estbienlà la volonté de Vincent Baudriller et Hortense Archambault, les directeurs du Festival. Donner la parole non pas pour analyser les spectacles, mais pour appréhender la réception de chacun. Et la parole est prise, le micro circule beaucoup ce soir-là, beaucoup de remerciements, quelques « analyses » de l’état de la création aujourd’hui (et le Festival est là pour en donner une vision), des retours sur les propositions 2008 et sur leur cheminement après l’été (beaucoup sont en tournée partout en France), sur une vision populaire de la manifestation avignonnaise… Très disponibles, les deux directeurs prennent le temps de répondre à chacun, s’arrêtant sur les interrogations pour faire progresser les réflexions. Deuxième rencontre, le 8 déc, la première avec un artiste présent au Festival 2009. Joël Jouanneau est là pour parler de son projet Sous l’œil d’Œdipe, avec trois des comédiens qui participerontàl’aventure : MélanieCouillaud, Sabrina Kouroughli et Alexandre Zeff qui en lisent un passage. C’est une traversée théâtrale que proposera l’auteur et metteur en scène, une plongée dans le théâtre grec par le biais de la famille des Labdacides, une conversation avec Sophocle, vingtcinq siècles après. Pour comprendre de l’intérieur ce qu’est une malédiction, pour se pencher sur les rapports frères/sœurs qui lui tiennent tant à cœur, pour faire dialoguer Sophocle avec les auteurs contemporains qui l’accompagnent et qu’il affectionne. « SiSophocle avait croisé Emily Dickinson, Pierre Michon, William Faulkner… aurait-il écrit la même pièce ? » Pour la réponse, prière de patienter jusqu’en juillet… D.M L’Annonce faite à la femme… Pour ces Quatre saisons d’une femme, d’après La Vie au commencement de Jean Reboul, cinq personnages, dont quatre figures féminines, se partagent un espace dépouillé. La mise en espace de Serge Barbuscia, en demi-teintes, distille les images d’une chorégraphie projetées sur un mur, des chants orientaux, des percussions cristallines ou affirmées. Les notes d’un violoncelle égrènent la partition d’Elisabeth Amalric, inspirée de Bach ou Chostakovitch, et ponctuent les mots, hymne à la femme et à son être : « C’est à une femme que La prochaine rencontre se tiendra le 12 janvier à 20h30 dans la salle Benoît XII avec Wajdi Mouawad, artiste associé du Festival 2009 C’est un spectacle total que nous a offert ce soir la compagnie de Serge Barbuscia au Balcon… Que de poésie, de recueillement, mais de douleur aussi dans les textes choisis ! Djouadou je m’adresse, la femme est une énigme, là est son destin » nous dit Jean Reboul, psychanalyste et gynécologue, qui interroge (et envie ? ) le vide créateur des femmes. Dans cette succession de scènes où le silence a lui aussi un rôle, la force du jeu scénique d’Hélène Azema et l’éloquence de Serge Barbuscia s’imposent. Hymne à la femme bien sûr, mais aussi hymne à l’Art, « secours du monde », dont les représentants, « les artistes, ces prophètes de l’impensable, nous permettent de supporter ce que nous ne pourrions supporter. » Car au travers de murmures, cris, chants, paroles, récitations, rires et incantations, ces Quatre saisons sont simplement un hymne à la vie, à son foisonnement et à ses inconcevables mystères… CHRISTINE REY Les Quatre saisons d’une femme ont été créées au Théâtre du Balcon les 5 et 6 déc. Joel Jouanneau Mario del Curto Moderne Le téléphone Sans fil, ou comment parler sans se parler… Mis en scène par Marc Olinger, le texte de Sergi Belbel rend compte de cet anachronisme moderne : sans face-à-face comment est-il possible de s’aimer, se rencontrer, se découvrir ? En pleine crise relationnelle, les quatre protagonistes vont échanger par messagerie interposée, se servant de cet outil pour braver les non-dits et faire tomber les masques. D.M. Sans fil mes de Marc Olinger les 15 et 16 janv Théâtre du Chêne Noir, Avignon (84) 04 90 82 40 57 www.chenenoir.fr Sans fil Christophe olinger
19 Histoires de corps Singularites ordinaires Christophe Modica. La cigogne et le coucou, voilà qui démarre comme une fable. Peut-être en est-ce une d’ailleurs, une fable fraternelle qui conterait leur cohabitation forcée dans un nid de fortune -après que les oiseaux sont tombés en plein vol-, jusqu’à la complicité naissante et plus si affinité. Agnès Limbos met en scène Martine Godard (cigogne blessée qui ne s’en laisse pas compter) et Thierry Hellin (coucou autoritaire et envahisseur), deux volatiles irrésistibles et très humains. À voir à partir de 5 ans le 14 janv. Dans Déversoir (le 20 janv), qui s’adresse aux plus grands (à partir de 14 ans), l’intimité familiale sera au cœur de la performance d’Angela Laurier. Un écran sur lequel le père et le frère (schizophrène) racontent et se racontent, et devant eux le corps virtuose de l’artiste circassienne qui dit la révolte et la tendresse, les blessures, la résistance. Une performance en forme de délivrance. Enfin, la cie le GdRA viendra conter ses Singularités ordinaires, où chorégraphies, acrobaties, textes et chants se répondront pour tisser trois histoires de vies. Celle d’Arthur, musicien-guérisseur, de Wilfride, danseuse étoile retraitée de l’Opéra de Paris, et de Michèle, « la nègre », qui passe son temps dans un bar marseillais. Ordinaires et singuliers. D.M. Théâtre d’Arles 04 90 52 51 51 www.theatre-arles.com Réjouissant Oscillant entre la farce burlesque et le drame, Le Mois de Marie, tiré des Dramuscules de Thomas Bernhard, met en scène deux vieilles qui observent l’enterrement du « brave » monsieur Geissrathner, fauché par un conducteur turc. Références directes aux habitantes de son village natal de Bavière dans les années 30, ces personnages personnifient un racisme brutal et radical qui pourrait presque paraître contemporain… Frédéric Garbe et Gilbert Traïna, de l’Autre Compagnie, campent ces deux commères avec drôlerie et poésie. Le spectacle est précédé d’une lecture de textes courts de Thomas Bernhard par Alain Cesco- Résia sous la direction de Frédéric Garbe. D.M. Flamenca Immortalisée par la musique de Bizet, Carmen pourrait l’être par celle d’Antonio Moya dans une mise en scène de Juliette Deschamps. Spectacle musical en 11 tableaux, Rouge, Carmen est une réécriture Juliette Deschamps Marion Gronier fidèle du texte de Merimée dans lequel Don José « raconte à la première personne les sept épisodes de son histoire d’amour » dit Juliette Deschamps. C’est un monologue sur fond de flamenco et de chansons gitanes, l’ultime entrevue des deux amants que le somptueux décor du peintre catalan Miquel Barceló devrait rendre plus fiévreuse encore. Un huis clos fatal ponctué de claquements de talons, de chants envoûtants et de guitares ensorcelantes. « Une histoire de prédation et de mépris » à laquelle rien ne peut mettre fin. D.M. Le Mois de Marie L’Autre compagnie les 15 et 16 janv 04 90 85 52 57 www.theatredeshalles.com Rouge, Carmen les 7 et 8 janv Théâtre de Nîmes (34) 04 66 36 65 00 www.theatredenimes.com



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