Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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08 POLITIQUE CULTURELLE Dans le Var, les 2 e Rencontres artistiques interrogent les écritures contemporaines du spectacle vivant en conjuguant les propositions : débats, spectacles et actions de transmission Rencontres ouvertes La proposition est suffisamment rare pour être soulignée : les Rencontres artistiques du Var, organisées par le Conseil général du 24 nov. au 3 déc., sont ouvertes aux collectivités territoriales, aux structures et associations culturelles, aux professionnels… et au public ! Des rencontres qui, pour Françoise Longeard-Sanyas chargée de mission à la direction des affaires culturelles, « permettent de désenclaver les compagnies et les structures, favorisent la circulation et fédèrent de nouveaux partenariats ». En octobre dernier, le Conseil général s’associait à l’Adiam 83 1 pour organiser à l’Espace des arts au Pradet la rencontre professionnelle Danses et compagnies… À partir d’interrogations communes et en prenant appui sur les acteurs de terrain, le Conseil général conçoit ces rencontres, à la fois comme une véritable courroie de transmission entre professionnels, et comme une vitrine des tendances actuelles de la création contemporaine auprès du public. Déjà, en 2007, les premières rencontres avaient attiré 1200 spectateurs et plus d’une centaine de professionnels de la région PACA ; en 2008, gageons qu’elles retiendront l’attention d’un plus grand nombre encore du fait de leur inscription dans le centre ville de Toulon. Car la Direction des Affaires Culturelles a souhaité ce glissement géographique pour être au cœur de la cité, explique Françoise Longeard-Sanyas, doublé « d’un frottement avec des sensibilités artistiques différentes ». Pour preuve l’Hôtel des arts, dédié aux arts visuels, qui accueille des spectacles et des installations, ou encore la salle de concerts le Crepdes Lices qui se prête au jeu des débats. À l’heure où les Actes des rencontres 2007 sont publiés, rappelant le champ des réflexions menées alors sur les écritures musicales, théâtrales, chorégraphiques et jeune public, l’édition 2008 met l’accent sur les nouvelles écritures du spectacle vivant, et plus particulièrement le théâtre d’objets et les marionnettes. Un domaine moins connu, et donc mis en lumière, à travers des spectacles (l’Autre compagnie, Danièle Ors-Hagen, Ex Nihilo, compagnies Pseudonymo, Rouge Indigo, Ariadone, Délices Dada, Théâtre de cuisine et Théâtre des 4 vents, Trio Chemirani, Melonious Quartet, Klang 05), des débats et des actions de transmission artistique. Mais plus largement encore, en tissant des liens avec ces multiples partenaires du département, de la région et au-delà, les rencontres reflètent le désir du CG 83 de faire du Var « un territoire de haltes ». MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Rencontres artistiques du Var : Élargir le cercle des connaisseurs : Les publics du spectacle vivant le 28 nov en partenariat avec l’Arcade Musiques du monde, la création entre mémoire et futur le 30 nov Théâtre d’objets, théâtre de marionnettes : Quelles nouvelles écritures ? le 1er déc en partenariat avec le Théâtre Massalia/Pôle jeune public Le Revest les Eaux Nouvelles écritures de la danse et territoires le 2 déc en partenariat avec le 3bisF à Aix et La Tannerie à Barjols Les arts de la rue, êtes-vous sûr de bien connaître ? le 3 déc, en partenariat avec Karwan Marseille www.var.fr 1 Adiam 83 : association départementale d’information et d’actions musicales et chorégraphiques Calle Obrapia, cie Ex-Nihilo Henry Krul Marxisme léni… fiant Bien sûr que cela fait du bien d’entendre parler politique sur les scènes. Marxisme même, pas si courant. Mais enfin ce Silence des communistes est à peine du théâtre, et il devient trop courant de voir des comédiens lire des textes sans les connaître. Déchiffrer des lettres sur scène reste un en-deça du théâtre. D’autant qu’ici le propos politique est contestable. Non pas parce que ces trois magnifiques personnages n’auraient pas de droit de repentir, ou de revendication, de leur propre histoire : les beautés des luttes du PCI, puis ses lâchetés et ses abandons, son Silence, font partie de l’Histoire, mais de celle qui peut encore être dite par ses propres acteurs. Témoignage toujours intéressant. Mais quelques faiblesses théoriques pointent ça et là : il est affirmé, sans contradiction, que le marxisme est inconciliable avec la démocratie, voire avec la liberté. Qu’on ne peut envisager les luttes de l’avenir que par des réformes, par l’adoucissement des excès capitalistes, et non par le bouleversement de l’ordre établi. Encore moins par la révolution. Ce qui est peut être vrai, mais au moins discutable… Bref Le Silence des Communistes est par moment très anti-communiste ! Socialisant, mais applaudi à tour de bras par un public d’anciens communistes et de syndicalistes actifs, dans des lieux où autrefois vibraient des réunions de cellules… AGNÈS FRESCHEL Le Silence des Communistes a été programmé par le Gymnase à l’Alhambra du 14 au 17 oct et par les Salins à la Salle du grès (Martigues) du 23 au 25 oct. a
Les joies de la famille Affreux, sales, méchants… et tellement drôles. Les membres du collectif russe Teatr Licedei ont encanaillé le Gymnase, pendant 1h40 d’un spectacle totalement déjanté et franchement réjouissant. 1h40 de scènes mimées burlesques, sans paroles mais pas sans son, qui s’enchaînent à un rythme soutenu pour représenter, façon clowns, la vie de La famille Semianyki. Dans la famille Loufdingue, je demande la mère. Mélange détonant de Mère Ubu et de vamp de banlieue, l’indigne mène son monde à la baguette tout en jouant les ingénues libertines malgré son ventre proéminent de femme en fin de grossesse. Dans la famille Déjanté, je demande le père. Alcoolique invétéré, constamment sur le point d’abandonner le foyer conjugal, le grand échalas moustachu Teatr Licedei retourne toujours au bercail, ce qui occasionne des scènes de retrouvailles hilarantes. Dans la famille Chtarbé, je demande les enfants. Quatre, et même cinq à la fin du spectacle. Quatre blafards, binoclards et coiffés d’un pétard, comme papa et maman. De l’ado perturbé qui joue de la scie et du pistolet au pervers bébé bouclé, en passant par la fille aînée agressive, aux tresses pointées vers le ciel, et la cadette, lunaire souffre-douleur. On a même droit au retour de la grand-mère en fantôme, dans une scène fantasticomique du plus joyeux effet. La pétulante smala s’écharpe, se tabasse, s’embrasse à tour de bras, dans une scénographie au naturel très élaboré. Tous les coups et bisous sont permis, sur fond de romances, de rock Waouh ! o Un Feydeau ? Avec Bruno Solo et Lea Drucker ? Dans le Zibeline précédent j’émettais de nombreuses réserves… J’avais tort ! Terriblement ! En fait on a rarement vu un vaudeville aussi bien monté ! Bon, il faut dire que Le Système Ribadier est sans doute le chef-d’œuvre du genre. Les répliques fusent, décrochent, campent les personnages en deux phrases, regorgent de bons mots, s’amusent de surenchères, d’invraisemblances, de quiproquos et d’imbrications et d’accumulations… Ce qui rend le texte d’autant plus difficile à jouer : la moindre faute de rythme, le moindre faux mouvement et vous dérapez… Christian Bujeau a eu l’intelligence de monter la comédie au pied de la lettre : décor et costumes d’époque, comédiens qui jouent les personnages sans décalage, acceptant leurs excès. La poésie de Jean- Noël Broutet en consul amoureux, le cynisme prévenant et hypocrite de Bruno Solo, et surtout la folie acariâtre de Léa Drucker (sans oublier l’abattage canaille de la bonne) font de ce spectacle un véritable régal. Pas simplement un bon moment qui passerait sur vous sans vous marquer : un de ces spectacles qui éblouissent, même ceux dont ça n’est pas la tasse de thé ! A.F. Le Système Ribadier a été joué au Gymnase du 3 au 9 nov GYMNASE THÉÂTRE 09 (DI ou de tangos, et de sons de la vie quotidienne, claquements de portes, sonneries de téléphone, qui donnent le tempo à cette saga du trivial domestique. Le public est pris à parti, mis à mal parfois, assommé à coups d’oreillers, aspergé, ébouriffé et finalement enseveli sous des rubans de papier blanc. Mais il en redemande car cette famille Semianyki, pas de doute, c’est la vie. FRED ROBERT La famille Semianyki, création collective de la troupe du Teatr Licedei, a été représentée au Théâtre du Gymnase du 14 au 25 oct. Valse hésitation Le texte de Max Frisch, Biographie sans Antoinette, est une variation autour du destin, du déterminisme et du principe d’incertitude. Comment referait-on sa vie si on pouvait vraiment revenir en arrière, avoir le choix d’agir autrement ? La pièce procède par ellipses, revenant en arrière pour mieux progresser, et montrer que les choix faits étaient finalement, grosso modo, les seuls possibles… Une recette qui, depuis Jacques le fataliste, a permis d’élever la digression, le retour en arrière et le principe de variation au rang d’outils narratifs précieux ! Mais Thierry Lhermitte et Sylvie Testud, dans les rôles principaux, sont un peu lents, comme s’ils hésitaient entre le vaudeville et la philosophie, entre échanger rapidement les répliques, et donner à sentir la gravité des émotions qui les traversent. Les comparses en revanche, qui les mettent en jeu, changent de décor, de perruque, de personnage et de situation pour leur faire revivre -et changer- les événements passés, sont époustouflants d’énergie. Hélas peu communicative ! A.F. o Biographie sans Antoinette est joué au Gymnase jusqu’au 22 nov À venir au Gymnase Un grand texte de Lars Norén, dans une grande mise en scène : Jean-Louis Martinelli (Directeur des Amandiers de Nanterre) connaît bien l’univers de l’auteur suédois, à l’écriture violente, tendue, assourdissante. Mais Kliniken est un texte encore plus violent que les autres. Autobiographique, métaphorique aussi, décrivant l’hôpital psychiatrique comme une allégorie du monde, il porte pourtant en lui l’espoir de la guérison par la parole, et l’urgence qu’il y a à la prendre, même quand elle est « folle ». Adolescent, Lars Norén, après le décès de sa mère, a été interné pour schizophrénie et a traversé l’univers psychiatrique, bourré de psychotropes, mais « sain » d’esprit. Les comédiens (Abbes Zahmani, Sylvie Milhaus, Judith Henry, Zakariya Gouram…) incarnent les malades mentaux dans un univers clinique privé de personnel soignant. Du 1er au 6 déc. Une autoévaluation en forme d’opérette : le troisième volet de la saga marseillaise de Pierre Ascaride, intitulé Et ta sœur ?, contrairement à ce qu’on pourrait croire, mais pas à ce qu’on pourrait attendre quand on a vu les deux autres, ne parle pas de sa célèbre sœur Ariane, mais encore, et toujours, de lui. Pierre. Frère de la susdite mais pas seulement. Il arrive et il parle. De son enfance, mais aussi de son présent de comédien, d’auteur, de directeur de la scène nationale de Malakoff. Où l’on apprécie comme partout le genre vivace du soliloque marseillais à tendance autobiographique, de Caubère à Valletti ! Surtout quand, comme ici, il pousse la chansonnette. Forcément marseillaise ! Du 16 au 20 déc. A.F. Théâtre du Gymnase 04 91 24 35 34 0820 000 422 www.lestheatres.net



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