Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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06 POLITIQUE CULTURELLE ENTRETIEN AVEC MARIE-PAULE VIAL Les musées de Marseille à l’horizon 2013 À mi-parcours de l’exposition Van Gogh-Monticelli, Marie-Paule Vial, directrice des musées de Marseille, fait le point sur la situation actuelle et évoque sa gouvernance muséale à venir Zibeline : L’exposition Van Gogh- Monticelli a débuté le 16 septembre, peut-on déjà établir un premier bilan, notamment par rapport à l’événement Sous le soleil exactement ? Marie-Paule Vial : Sur cette échelle de comparaison, la fréquentation est équivalente. On dépassera peut-être les 140000 visiteurs de Sous le soleil exactement avec quinze jours d’exposition supplémentaires. C’est donc une très bonne réponse des visiteurs. Ce qui me fait plaisir, c’est de voir le public parler de peinture face aux œuvres, on est là au cœur de notre métier. La semaine dernière, un gamin disait « Monticelli, je ne comprends pas, il fait des fleurs avec des taches » : il avait donc bien regardé la peinture. Je me dis que l’on ne s’est pas trompé, même s’il y a des déçus ou des râleurs… Et puis l’exposition bénéficie d’une belle campagne de communication et d’une vraie volonté de la Ville ; non seulement cela se voit, mais cela se mesure en retour. Comment vous situez-vous face au projet Picasso Cézanne à Aix l’an prochain ? Nous ne nous sommes pas concertés, mais nous avons des propositions alternatives. C’est donc excellent pour la région, il n’y a ni concurrence ni rivalité entre nous. On pourrait imaginer des expositions en écho à Picasso Cézanne comme cela fut le cas avec Braque pendant l’Année Cézanne. D’ailleurs, dans le cadre de Marseille Provence 2013, nous avons dans nos tiroirs des projets avec un volet aixois et un volet marseillais. C’est le développement logique et normal des politiques culturelles des villes. Nous devons approfondir nos collaborations et la capitale culturelle va nous permettre de le faire. En dehors des événements, il est difficile de lire la politique des musées de Marseille : on distingue mal l’identité du [MAC] par exemple ou la baisse d’activités de Grobet- Labadié. Qu’en est-il ? On est à un moment où une réflexion et des choix s’imposent à nous. De manière générale, dans presque toutes les capitales, les musées développent une politique événementielle. On doit conserver ces grandes expositions pour faire intelligemment œuvre de partage des savoirs et des connaissances, mais ça mobilise beaucoup de force, d’énergie et d’argent. Cela impose de réduire la voilure dans d’autres domaines… Mais il n’y a pas que ça : après une période creuse avec des postes à pourvoir, les musées de Marseille ont désormais des responsables avec un regard neuf. Christine Poullain est en charge du XX e siècle et des arts d’aujourd’hui, elle chapeaute le Musée Cantini et le [MAC] qui travaillera sur ses collections tout en conservant une ou deux travées à des expositions prospectives. On sort ainsi de l’ambiguïté car, depuis 2004, le [MAC] doit répondre aux missions d’un musée et non pas à celles d’un centre d’art. Il faut qu’il réaffirme la richesse de ses collections, ce qui n’empêchera pas, occasionnellement, une grande exposition sur un artiste du XXI e siècle. Ce sera donc plus clair. Quant à Grobet-Labadié, la Ville vient de recruter Christine Germain qui dirigera également le musée de la Faïence. Et Laurent Vedrine vient de nous rejoindre en prenant la direction du Musée d’Histoire. Avec cette nouvelle équipe, on va pouvoir bâtir une politique plus visible et plus satisfaisante. Mon idée est de poursuivre notre travail sur les collections car on a tendance à oublier la richesse du patrimoine marseillais, et mon souci de directeur est de le rappeler. Justement, quels sont les grands axes que vous allez décliner à l’orée 2013 ? On a déjà proposé une série d’expositions en lien avec les thématiques choisies par Bernard Latarjet : en 2010, 2011 et 2013, les musées présenteront une grande exposition annuelle sur l’origine de Marseille, le Port, le commerce ou les relations avec les pays riverains. L’idée étant de décliner dans chacun des musées des expositions qui valorisent les collections dans tous les domaines : Marie-Paule Vial Claude Almodovar mode, art contemporain, Antiquité, histoire… Une réunion est prévue le 4 décembre pour finaliser ces projets, avec un point d’orgue en 2013. Ce seront des opérations importantes qui feront appel à des collaborations à l‘étranger, certaines avec des historiens prestigieux. Plutôt que d’arriver en 2013 avec un gros coup, j’ai pensé qu’il était préférable de creuser ces thématiques au fur et à mesure. Mais si l’on s’appuie sur l’histoire de Marseille et ses spécificités, ce n’est pas seulement pour regarder dans le rétroviseur, le XXI e siècle sera présent. J’ai toujours pensé cette opportunité comme une dynamique, avec une vraie montée en puissance fédératrice. PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE GODFRIN-GUIDICELLI
LA MINOTERIE POLITIQUE CULTURELLE 07 Danger d’enlisement… L’an dernier le milieu culturel et la presse s’étaient émus et mobilisés, créant un comité de soutien et de vigilance : la Minoterie était menacée d’expulsion. On leur avait promis un théâtre, pour remplacer celui qu’ils avaient monté de leurs mains et de leur âme. Mais si depuis les avis d’expulsion d’une partie du théâtre sont arrivés (ils ont trois baux différents…), le projet est aujourd’hui bloqué… La volonté affichée par tous de reloger les Minotiers sera-t-elle contrariée par des problèmes de calendriers ? Zibeline : Pensez-vous qu’en 2012, quand votre théâtre actuel sera démoli, vous serez dans de nouveaux murs ? Pierrette Monticelli : Nous l’espérons ! Mais actuellement le projet est bloqué ! Début octobre le conseil municipal devait entériner la délégation de maître d’ouvrage pour lancer les travaux. Mais pour diverses raisons cela ne s’est pas fait. Dans une réunion du conseil d’administration d’Euroméditerranée, le Conseil Général a, semble-t-il, manifesté son étonnement devant l’absence de réunion de concertation avec la Ville. Depuis une réunion a été programmée… le 3 décembre, alors qu’Euroméditerranée demandait des précisions avant le 15 novembre pour intégrer ce projet dans son plan de construction… Et d’autre part, un arrêté d’expulsion de notre aile droite, c’est-à-dire de nos bureaux, est arrivé pour septembre 2009… Bref vous avez peur de vous retrouver face à un « c’est trop tard » … L’incohérence des dates nous le fait craindre… Est-ce le seul obstacle ? Sentez-vous des oppositions plus fondamentales ? Implicitement, peut-être. Il semble que le projet paraisse trop cher à certains. Il est cher. Mais d’une part il l’est cent fois moins que le Silo, par exemple, qui ne pose de problèmes à personne… et d’autre part ce sera le seul outil culturel d’un quartier qui, sans nous, risque de se transformer en désert à partir de 18h. Il ne s’agit pas de sauver les Minotiers, mais de créer un outil nécessaire, et qui nous survivra… Quel est votre projet artistique pour ce lieu ? Continuer, et développer ce qui fait notre particularité. Actuellement nous coproduisons ou accueillons 12 compagnies par an, et 70 à 80 passent répéter dans nos murs. On l’a bien vu lors de la mobilisation de l’année dernière, et aujourd’hui encore avec le comité de soutien : les compagnies de la région tiennent énormément à notre existence… mais aussi les gens du quartier. Car il faut veiller à la topologie de la Joliette ! Et bien sûr développer notre travail de proximité avec les établissements scolaires, le programme Culture à l’hôpital avec l’hôpital Desbieff, les ateliers pour adultes… Nous serons sans doute encore plus utiles dans la nouvelle configuration du quartier, parce qu’il y aura besoin de ponts entre les différentes classes sociales qui y habiteront, y travailleront. Nous avons prévu des activités entre midi et deux, pour les employés. Notre bibliothèque, le fait que nous ayons un lieu d’exposition, un lieu de restauration, fait de nous autre chose qu’un lieu de spectacle… La programmation restera la même ? Nous sommes conventionnés pour les écritures contemporaines. Nous continuerons à travailler dans cette voie, sans doute en changeant des choses, en les développant surtout. Et en restant le lieu d’accueil et de dialogue que nous avons réussi à être… ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL Jésus de Marseille Michel Guillerot À venir à la Minoterie Le Théâtre de la Joliette continue son soutien aux compagnies régionales en programmant A mon sujet de Charlie Kassab du 20 au 22 nov (voir Zib 12) Naissance des fantômes de Marie Darrieussecq, un monologue habité de vidéo que tient une femme abandonnée. Par la cie Les gens d’en face du 27 au 29 nov Jésus de Marseille de Serge Valletti par l’inénarrable et irrésistible Christian Mazzucchini du 11 au 20 déc. Ai-je bien vu une femme nue et des lapins blancs ?... La jeune Cie En rang d’oignons a cru bien faire à se livrant à de l’écriture collective, mais s’y mettre à plusieurs ne garantit pas la réussite... Sous-titré « tragicomédie ménagère », le texte est faible, parfois provocateur et sans poésie. L’argument en est peu convaincant : un couple fête tous les jours l’anniversaire de sa rencontre, il est prestidigitateur, elle est mauvaise écrivaine névrosée. Un ectoplasme et un Avorton féminin interviennent avec une histoire de sang et d’enfant mort, et 2 lapins (vivants et adorables) dans une boîte. De temps en temps, un acteur chante sur une musique originale de Laurent Boudin, ce qui était peutêtre (avec les lapins) ce qu’il y avait de mieux dans le spectacle. La scénographie n’est pas convaicante, les costumes plutôt vilains et la nudité de l’Avorton peu défendable. Le titre Ai-je bien vu le méchant courir au fond de la scène ou n’est-ce que le marié sacrifié de ma belle-soeur ? aurait dû nous mettre la puce à l’oreille ! CHRIS BOURGUE Spectacle créé à la Minoterie du 4 au 8 nov



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