Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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54 CINÉMA FESTIVAL TOUS COURTS HORIZONTES DEL SUR Courons tous au Tous Courts ! Le mois de décembre est le mois qu’adorent les aficionados du court métrage ! En effet, se tient à Aix le Festival Tous Courts. Pour cette 26 e édition, ils pourront y voir plus de deux cents courts métrages dont une soixantaine en compétition, choisis parmi les 1600 reçus, représentant 23 pays et répartis en dix programmes. Comme chaque année, en plus de cette compétition internationale, le menu est alléchant. Trois Carnets de voyage, proposés par Véronique Godard, Hélène Vayssières et Patrice Carré permettront de (re)voir de petits bijoux : entre autres, les décapants L’Ile aux Fleurs de Furtado et Des majorettes dans l’Espace de David Fourier, le superbe Hammam de Florence Miailhe ou le mythique Le Chien Andalou de Buñuel. Le Vacant de Julien Guetta Une sélection de cinq films donnera un aperçu de ce qu’a produit la Région Paca en 2007 2008. Le cinéma Aixpérimental aura pour thématique le journal intime : des pionniers aux héritiers, Stéphane Marti, Colas Ricard, Happy Carole, Lionel Soukaz, Jan Peters, France Dubois, Richard Beaune, Cécile Ravel, Philippe Katerine et bien d’autres. LaNuitduCourt, vendredi5 décembre, sera féminine : quatre programmes réservés aux réalisatrices, dont une Carte Blanche aux Rencontres Films, Femmes et Méditerranée (voir Zib 10 et 11). Deux programmes sont réservés aux jeunes : Court élémentaire et Collège Tous Courts. Il y aura même une séance parents-enfants ! Et bien sûr, il y aura des rencontres avec les réalisateurs, des tables rondes pour parler des films… Où et quand ? Le Festival s’ouvrira le 1er décembre à 20 heures au Pasino avec le programme Courts par excellence dont Le Vacant de Julien Guetta, suivi d’un concert de Martin Rappeneau. Il se terminera le 6 décembre au Cinémale Mazarin, à partir de 20h 30, avec la programmation du palmarès et la projection des films primés par le Jury professionnel et le Jury Jeunes. Durant le Festival les projections auront lieu au Mazarin, à la Cité du Livre et à l’École d’Art. Et si vous habitez le Pays d’Aix, en amont du Festival, du 24 au 28 novembre, vous Vous avez dit « Fados » ? C’est en musique que s’est terminé le 7 e festival de Cinéma espagnol de Marseille organisé par Horizontes Del Sur En effet, le 18 octobre, après un récital d’un musicien brésilien, Alexandre Manno, très sympathique, le jury a proclamé le palmarès : le grand prix a été attribué au film de Pere Fado de Carlos Saura Portabella, Le silence avant Bach, (voir Zib 10) ; deux mentions spéciales ont été données à Tiro en la cabeza de Jaime Rosales et Lo mejor de mi de la réalisatrice catalane Roser Aguiler. Le prix du public a été attribué à Todos estamos invitados de Manuel de Gutiérrez Aragón. Et c’est en musique qu’a continué la soirée de clôture avec le dernier film de Carlos Saura, Fados, après Flamenco en 1995 et Tango en 1998. Le fado, complainte qui interroge le destin contre lequel on ne peut rien -fado viendrait du fatum latin- aurait été colporté par les marins au long cours. Pour d’autres, il viendrait du lundum brésilien, mélange de rythmiques noires importées par les esclaves africains… Mettant le mot au pluriel, Carlos Saura annonce une approche variée, métissée du sujet : « Je voulais élargir l’univers du fado ; j’ai pris quelques libertés, celle d’inviter des artistes étrangers ». Autre liberté, introduire dans son film des chorégraphies, ce que pourraient lui reprocher certains puristes : le fado s’écoute, point ! Les danseurs évoluent dans de superbes décors ; les corps nimbés d’une lumière d’or se reflètent dans des miroirs ou évoluent devant de images géantes projetées, visages mythiques ou vues de Lisbonne, dans une atmosphère nostalgique, très théâtralisée. Les séquences initiales et finales sont particulièrement réussies : des personnages qui portent des valises défilent en ombres chinoises, sur des images d’exil. La séquence qui clôt le film nous fait entendre un défi de chanteurs dans un décor de maison de fado, se terminant par un travelling avant sur l’iris de la caméra. La signature de Saura peut-être… A.G. Le Vacant de Julien Guetta pourrez aussi voir les courts métrages à Fuveau, La Roque d’Antheron, Lambesc et Trest. Alors, ne dites plus « on ne peut jamais voir jamais de courts métrages ! » Courez au Tous Courts ! ANNIE GAVA www.aix-film-festival.com Court, c’est court ! Du 27 au 30 novembre se tiendront les 15 e rencontres de courts métrages à Cabrières d’Avignon,organiséesparl’association Cinambule. Au programme, des courts d’Australie, des courts de Méditerranée, des courts animés, des courts expérimentaux, des premiers courts, des courts en docs, des courts faits par des élèves d’établissements du Vaucluse. Bref des courts pour tous les goûts ! Cinambule 04 90 71 14 84 http://cinambule.free.fr
Una vita dolce Du 20 au 25 nov, l’Institut Culturel Italien présente un panorama de la production cinématographique italienne de ces trois dernières années Il Rabdomante de Fabrizio Cattani Un documentaire, débutera le cycle : I Nostri trentanni de Giovanna Taviani, un voyage à travers le cinéma italien, de la fin des années 50 à nos jours, avec cinq générations de réalisateurs, un florilège d’extraits de films et d’entretiens avec des monstres sacrés du cinéma qui reviennent sur leurs 30 ans. Trois autres documentaires au programme : Parole sante d’Ascanio Celestini, chronique de la révolte des opérateurs téléphoniques de Cinecittà qui n’ont pas accepté leurs conditions de travail… Il mio Paese de DanieleVicari, un voyage dans l’Italie d’aujourd’hui, ses difficultés dues à la crise économique. Apt à l’heure africaine Du 6 au 11 nov s’est tenue la 6 e édition du Festival des Cinémas d’Afrique du pays d’Apt. Comme l’an dernier, les rencontres et les films proposés par Dominique Wallon et son équipe ont connu un grand succès : plus de six mille spectateurs, parmi lesquels un grand nombre de lycéens et de collégiens, ont assisté aux projections des vingt-deux films issus de neuf pays, d’Égypte, du Tchad, du Maroc, du Congo, du Burkina, du Sénégal, de Mauritanie, de Tunisie et d’Algérie. Mascarades de Lyes Salem INSTITUT CULTUREL ITALIEN APT Enfin, Marcello una vita dolce d’Annarosa Morri et Mario Canale : interviews de Mastroianni, extraits de ses films, images de tournages, souvenirs de ses filles Barbara et Chiara, témoignages de gens qui l’ont connu se succèdent pour faire revivre un de plus grands comédiens du cinéma italien ; Sergio Castellitto prête sa voix à ce récit. Cinq fictions dans ce panorama. Pour la soirée inaugurale, le 21 nov, Il rabdomante de Fabrizio Cattani : Harja, une jeune femme de l’Est, en fuite, tente d’échapper à Cintanidd, chef mafieux, et trouve refuge chez Felice, un étrange personnage. Dans Piano solo de Riccardo Milani, le pianiste virtuose, Luca Flores, a tenté toute sa vie de lutter, par la musique, contre le souvenir obsédant de la mort de sa mère dans un accident de voiture. Lascia perdere Johnny ! de Fabrizio Bentivoglio : à Caserta, en 1976, si Faustino Ciaramella ne trouve pas de travail d’ici la fin de l’année, il devra partir pour le service militaire. En attendant, il joue de la guitare dans un petit orchestre et rêve que l’imprésario Raffaele Niro lui offre un contrat. Au programme aussi Lezioni di cioccolato de Claudio Cupellini et Sonetaula de Salvatore Mereu. Et cerise sur le gâteau, en hommage à la Magnani, vingt photos de Divo Cavicchioli prises en 1962 sur le plateau de tournage de Mamma Roma de Pasolini. ANNIE GAVA e Ce sont les films algériens qui ont le plus séduit le jury lycéen, dirigé par Olivier Barlet, président d’Africultures : ils ont attribué le Prix du long métrage de fiction à Mascarades de Lyes Salem, une mention à La maison jaune d’Amor Hakkar et le Prix du film documentaire à Algérie, histoires à ne pas dire de Jean Pierre Lledo. Les cinéphiles d’Apt ont pu dialoguer avec les cinéastes présents : le franco-marocain, Daoud Aoulad-Syad, le plus bavard de tous qui a beaucoup parlé d’En attendant Pasolini, Jean-Pierre Lledo qui a fait beaucoup parler avec Algérie, histoires à ne pas dire, Leila Kilani et ses Lieux interdits et Angèle Diabang Brener et sa Griotte de Senghor. Ils ont pu assister aussi aux leçons de cinéma qu’ont données Mahamat Saleh Haroun dont a pu voir Sexe, gombo et beurre salé et Expectations ; Gaston Kaboré (voir encadré) et Lyes Salem, dont le court métrage Cousines avait obtenu le César du meilleur CM en 2005 et dont on a vu le premier long métrage, Mascarades. On ne peut que vous conseiller d’envisager un court séjour à Apt pour la 7 e édition en 2009 ! ANNIE GAVA Institut Culturel Italien 04 91 48 51 94 www.iicmarsiglia.esteri.it I CINÉMA La leçon de Gaston Kaboré a 55 Gaston Kaboré est le cinéaste qui a réalisé le premier long métrage du Burkina Faso, en 1982. Après des études d’histoire à la Sorbonne et de cinéma à l’ESEC, il décide de raconter l’Histoire en racontant des histoires. « Pendant ma maîtrise d’histoire, j’ai remarqué que l’Afrique était racontée en permanence par des anthropologues, des ethnologues, des sociologues… presque exclusivement non Africains ». Il réalise Wênd Kûuni, (Le don de Dieu en 1982), récompensé par le César du film franco-phone. Cette année, à Apt, ont été présentés deux de ses films, Buud Yam, (une suite 15 ans après à Wênd Kûuni) et Rabi, réalisé en 1992, « le plus personnel de mes films ». Les deux films se situent à l’époque pré-coloniale, pour éviter d’avoir à traiter le traumatisme. Les deux films sont des films d’apprentissage, les deux films sont des contes. La musique et le passé Gaston Kaboré a donné une leçon de cinéma devant une salle captivée par ses mots simples et remplis d’humanité ; on l’aurait écouté très longtemps parler du rythme de ses films, de son rapport au temps. « Le temps de la réflexion, de l’imprégnation, déter-mine la longueur du plan. J’essaie de répondre à une musique intérieure, sans oublier le temps du silence, essayant de capter des choses très fragiles. J’essaie de filmer le temps des personnages ». C’est aussi pour transmettre un message que Gaston Kaboré a fondé en 2003, à Ouagadougou, le Centre de formation audiovisuel, Imagine, qui permet aux plus jeunes d’apprendre le métier, de connaître le cinéma. « Ce qui manque le plus à l’Afrique, c’est la réappropriation de son passé : comprendre d’où l’on vient. On ne peut accéder à la modernité sans cela ! La modernité, c’est la tradition régénérée ».



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