Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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50 ARTS VISUELS ARTOTHÈQUE HÔPITAL CAROLINE Art irrationnel Connu pour ses mises en scènes de poupées Barbie, Olivier Rebufa expose au Frioul un ensemble de pièces interrogeant sa relation fondamentale au sacré. Chacun est bienvenu Avatars du dieu Mam, 2007. Techinque infographie 3D, tirages impression encres pigmantées avec gris gris de protection au dos du cadre, 120x120 cm Avatars du dieu Mam, 2007. Techinque infographie 3D, tirages impression encres pigmantées avec gris gris de protection au dos du cadre, 120x120 cm Signe des temps ou réalisation de la prophétie de Malraux ? L’aspiration en début de ce siècle à un regain de spiritualité s’incarne particulièrement dans le monde de l’art. La tendance chamanique s’expose à New York (NeoHooDoo...), à Paris (Pollock et le Chamanisme) et… à Marseille avec, dans le cadre des Rencontres du Sacré, l’exposition résidence d’Olivier Rebuffa, Kawat- Kamul, qui signifie faire une offrande à un Dieu. Loin des vibrations urbaines, Olivier Rebufa s’installe en résidence à l’hôpital Caroline sur l’île du Frioul et expose une partie de ses recherches sur les relations entre l’art, la photographie son médium d’élection, et le sacré. Il accueillera le visiteur pour y partager leurs expériences et réflexions. Initié aux rites animistes en Guinée Bissau, il travaille actuellement à ce rapprochement de l’image photographique, technologie moderne et occidentale, avec une possible charge spirituelle dont elle pourrait être porteuse. Parlant des images faites notamment en Afrique noire où il est né : « La plupart des artistes qui reviennent de là-bas ramènent des documents. J’essaie de mettre mes photos au service du rituel, savoir quel pouvoir elles pourraient contenir ». Comment donc une œuvre d’art peut être investie de cette potentialité magique évoquée par François Bazzoli lors du débat organisé en ouverture des Rencontres à l’Espace Culture ? La photographie -et partant, les autres arts- peutelle produire des images actives, et non pas seulement narratives et de réjouissance esthétique ? En ce sens, il s’agit de s’intéresser à « ce que l’objet fait plutôt que ce qu’il dit » remarque l’anthropologue Anne-Christine Taylor. À l’ère de la reproductibilité industrialisée, Walter Benjamin rappelait la présence de l’aura intrinsèque à l’œuvre d’art, plus tard Joseph Beuys et Ligia Clark avaient particulièrement insisté sur cette part de l’art, sur ses pouvoirs de guérison. Le manque de sens, de spiritualité insistent certains, serait-il le mal de ce siècle ? CLAUDE LORIN Du 20 au 29 nov, à l’Espace Culture a lieu un cycle de conférences organisé par l’association Zingha autour du thème du sacré dans le cadre des Rencontres du sacré à Caroline, pour se clore sur un Retour de Caroline, La part du mythe dans l’histoire de l’homme, du 17 déc au 5 janv. Kawat-KamulOlivier Rebufa Hopital Caroline, île du Frioul jusqu’au 29 nov association Zingha 04 91 08 14 33 Espace Culture 04 96 11 04 60 www.espaceculture.net Rencontres fictives Pendant que Van Gogh et Monticelli trônent à la Vieille Charité, l’artothèque accroche en deux volets les œuvres de nos contemporains inspirés eux aussi par les maîtres. Avec la part belle donnée à Jean-Jacques Surian en première partie Pour ce premier rendez-vous -le second aura lieu en début 2009- sont invités Olivier Bernex, Maurice Fanciello, Gabriel Delprat et Jean- Jacques Surian. Ce dialogue singulier montre comment ces artistes contemporains se sont emparés de l’œuvre et des éléments biographiques de leurs pairs pour fabriquer des mises en scènes travaillées par leurs esthétiques très personnelles. Par exemple, Le Voyage à Marseille, ensemble de dix-sept pièces réalisées entre 1999-2000 qui fait suite à la série Le Retour de Van Gogh conçue par Jean-Jacques Surian en 1975-1976, révèle en fictions parfois amusées, dans le style si caractéristique de l’auteur, les (im)possibles retrouvailles de Van Gogh avec Monticelli. L’artiste confectionne des mythologies improbables pour l’exégète de l’histoire de l’art, mais à haute teneur symbolique parfois : tel ce portrait de Van Gogh en marionnette jaune (les variations chromatiques du Hollandais restreintes à un aplat uniforme) articulée et rattachée (prisonnière ?) à un châssis sans toile (fenêtre ?), maigre pantin réduit à un mouvement mécanique étriqué ; ou encore Vincent et Monticelli à Marseille chez les putes rue Bouterie. Le voyage comme la rencontre ont bien eu lieu. Version iconoclaste ! CLAUDE LORIN Van Gogh, Monticelli et autres rencontres Jean-Jacques Surian, O. Bernex, M. Fanciello, G.Delprat jusqu’au 19 déc Artothèque Antonin Artaud 04 91 06 38 05 http://www.lyc-artaud.ac-aixmarseille.fr/artotheque La collection de la première artothèque créée en France dans un établissement scolaire, possède plus 365 œuvres dont quelques séries remarquables
Journées particulières Les arts, la création, le partage, donc la culture en actes dans un service de psychiatrie, rappellent combien un hôpital ne peut être ni un lieu ni une pensée clos. Le projet Mémento d’Aurélie Pétrel ravive cette impérieuse nécessité au cœur du 3bisf Aurélie Pétrel est une jeune photographe (elle est née en 1980) dont le travail traduit déjà une solide expérience et une maturité surprenantes. En témoignent la pertinence de sa démarche et les échanges fructueux avec les participants de l’atelier qu’elle a commencé début octobre et qui se clôturera fin novembre avec l’installation Mémento, comprenant photographies, rétro projections et vidéo. Au lieu de travailler sur une thématique, elle a proposé tout de go de « décortiquer le processus créatif ». Chacun était incité à rendre compte Machines - 2008/Photographie contre-collée sur dibond, 50 x 50 cm 3BIS F VŒUX D’ARTISTES ARTS VISUELS 51 Barcelone - 2006/Diptyque, photographie contre-collée sur aluminium, 73 x 73 cm et 73 x 114 cm d’une journée au sein de l’établissement, réelle ou imaginée, du lever au coucher du soleil à travers croquis, dessins, photographies, provoquant ainsi interrogations et questionnements dont celui central de l’auteur et de la création. Lors de sessions ponctuelles, ils ont été amenés à aborder le statut de l’image et son analyse en fonction des expériences vécues, la présence du corps dans ses déplacements. En particulier ceux qu’Aurélie Pétrel désigne par les inter gestes, ceux-là même apparemment anodins exécutés entre deux actes particuliers. Une trentaine de scénarios à partir de story-boards ont débouché sur des mini clips vidéo de vingt secondes à sept minutes réalisés avec et par les stagiaires. À partir de cette matière première, la plasticienne a conçu une installation en trois éléments : sur un mur, un seul tirage photographique grand format ; au sol un important caisson lumineux de photos sur duratrans dont la forme anamorphosée (très étrange car indéterminée mais suggestive : sarcophage, vaisseau, monolithe atterri de 2001 L’Odyssée de l’Espace ?) est empruntée à la verrière zénithale qui éclaire la pièce ; enfin, sur le second mur, une vidéo condensant les expériences et les réalisations élaborées lors de cette résidence de création. D’où le titre du projet : Mémento.C.L. Mémento Aurélie Pétrel du 28 nov au 18 déc 3bis f lieu d’arts contemporains 04 42 16 17 75 www.3bisf.com www.aureliepetrel.com Chorégraphie - 2005/Tirage offset, 63 x 85,6 cm =*1 Ititt.Ar sinqcig6lun7 Les artistes ont un don À propos de l’acte du don, le philosophe Jacques Derrida insistait sur le fait que le premier des dons serait celui de la présence. Cette attitude particulièrement désintéressée dans le rapport de soi vers l’autre : ainsi le don « …n’est pas don d’une chose… mais qui donne sans rien donner ». Si dans le don il y a beaucoup plus que le simple fait de donner -appelons cela générosité-, il n’en reste pas moins que l’économie nous rattrape face et dans la maladie. 11jours,111artistes,1111oeuvresuniques,à111euros (format 20x20cm, encadrées), c’est un bon calcul. Depuis 2003, Vœux d’artistes a pu redistribuer l’équivalent de 800000 euros en faveur des enfants hospitalisés dans les services d’oncologie pédiatriquedelarégion. Cesactionscaritativespermettent en particulier d’améliorer les conditions d’accueil et de séjour, les équipements médicaux et de confort, la formation du personnel et la recherche. Plusieurs ateliers artistiques, en musique et arts plastiques, ont pu ainsi être créés apportant lesi, _... ;'MI III M i v.C.B bienfaits de l’art à l’hôpital. Et on aimerait croire que l’art puisse guérir, que donner simplement fasse que la vie ne leur soit pas reprise. Avec quelques doutes au moment des restructurations « nécessaires » des hôpitaux et des services de santé plus généralement, où le geste caritatif est encouragé quand les subsides publics diminuent. Les actes généreux de certains sont-ils vraiment, pour tous, désintéressés ? C.L. Vœux d’artistes jusqu’au 23 nov Maison de l’artisanat et des métiers d’art 04 91 54 80 54 www.maisondelartisanat.org www.vdart.fr



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