Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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34 MUSIQUE OPÉRA L’Amour en voyage b Le Voyage à Reims de Rossini a permis à de jeunes talents lyriques de se produire sur la scène de l’opéra d’Avignon grâce au Centre Français de promotion lyrique et à la collaboration de dix-sept maisons d’opéra Voyage a Reims Alain Julien L’action du Voyage à Reims se situe dans une station thermale des Vosges méridionales et se présente comme une succession de tableaux dont le thème conducteur est… l’Amour ! Au fil des scènes légères, la beauté des voix des jeunes artistes a tonifié une partition peu entraînante et donné une certaine cohérence à un argument manquant de force. Jeux scéniques et touches d’humour à l’appui, ces chanteurs ont tout mis en œuvre pour nous conduire dans les contrées mystérieuses des « Voix de l’Amour » : une parisienne trop sûre d’elle, une poétesse enchanteresse, un allemand rigide, un français trop empressé ou encore un russe éméché… tous ces personnages ont défilé sur la scène et nous ont offert un panorama vocal très apprécié. De duos passionnés à un merveilleux sextuor, Oxana Shilova, Hye Myung Kang, Kleopatra Papatheo-logou, Istvan Kovacs, Gerardo Garciacano ou James Elliot ont fait preuve d’un talent et d’une présence dignes d’artistes expérimentés. C’est à Plombières-les-Bains que Rossini a planté le décor de son opéra : au XIX e siècle, cette station était un haut lieu touristique, et le Tout-Paris, ainsi que les Princes d’Europe s’y pressèrent. Le Voyage à Reims nous en livre d’ailleurs un portrait croustillant… Il ne faut pas oublier que cet opéra fut composé en l’honneur du couronnement de Charles X qui, par sa politique réactionnaire, fut rapidement détrôné au profit du Duc d’Orléans. Mise au placard, la partition du Voyage fut remaniée pour donner naissance au Comte Ory. Longtemps oublié, le manuscrit original fut retrouvé en 1970 à la bibliothèque du Conservatoire de Paris. Il a été dit que cet opéra est une « excroissance caricaturale » du bel canto rossinien… On y trouve 14 premiers rôles, et en effet, le chant y prime sur la dramaturgie ! CHRISTINE REY « Un orchestre ne doit jamais mourir ! » Concert exceptionnel le 16 octobre en Avignon ! Pour sauver l’OLRAP (voir Zib 12), plus de 250 musiciens se sont réunis sous la baguette de Jonathan Schiffman, qui a su, avec art et adresse, diriger cet immense ensemble symphonique durant plus de trois heures. Les œuvres interprétées, choisies pour leur popularité et leur pouvoir expressif, ont permis d’entendre de merveilleux musiciens venus des quatre coins de France et d’Europe pour soutenir leurs confrères de l’orchestre. De Wagner à Ravel, l’OLRAP a transmis une émotion rare. Retenons la prestation du violoniste David Grimal dans les Airs bohémiens de Sarasate. Habité par la musique, le son pur, enchanteur et virtuose nous fait dire que sur scène il n’y avait pas un violon et un musicien, mais un seul « être » transcendé. Dans un autre répertoire, mais non moins époustouflant, le pianiste Vahan Mardirossian a conquis l’auditoire avec la Rapsody in blue par un jeu dynamique, virtuose et un humour contagieux… Notons également la participation exceptionnelle David Grimal X-D.R de Mikhail Rudy, très en forme dans le 1er mouvement du Concerto n°1 de Tchaïkovski : la symbiose entre le soliste et l’orchestre fut parfaite et il semble que le pianiste ait mis, ce soir, toute son âme russe profondément mouvante dans son interprétation. La seconde partie nous a permis d’entendre de grandes voix comme la soprano Nathalie Manfrino dans La Bohème, Elisabeth Vidal dans l’Air des clochettes de Lakmé ou encore Woljtek Smilek dans la Ronde du veau d’or de Faust. Ce concert fut aussi exceptionnel grâce au soutien moral venu de partout : pendant qu’au dessus de la scène défilaient sur un bandeau des paroles de soutien de grands noms de la musique, se trouvaient, dehors, nombre de mélomanes qui, n’ayant pu avoir de places, ont écouté sa retransmission. Tout fut spectaculaire, et les nombreux bis ont montré combien la ville d’Avignon tenait à ses musiciens et à son orchestre ! Une intervention de Jonathan Schiffman a marqué les esprits : « Ce soir, il n’y a qu’une famille, nous avons un combat pour la survie de la musique (…). Les chefs passent, les orchestres restent. » La liquidation judiciaire n’est plus à l’ordre du jour, mais l’orchestre n’est en sursis que pour 6 mois. Il semble qu’il y aura, de toutes façons, des licenciements. À l’heure où nous écrivons ces lignes, on attend avec impatience la visite de Christine Albanel (du 16 au 18 nov) dans la Cité des papes.C.R.
Le bouffon triomphe ! L’opéra Rigoletto de Verdi, dans une production qui avait déjà fait ses preuves à Marseille, Avignon ou Lausanne, a connu un vrai succès populaire à Toulon grâce à un excellent plateau vocal On connaissait l’habile mise en scène d’Arnaud Bernard conçue pour l’adaptation lyrique de Le Roi s’amuse d’Hugo. Glorifiant l’humanisme renaissant, un décor unique met en espace, au pied d’une monumentale bibliothèque, le cabinet d’étude du Duc de Mantoue, la tour/maison mobile de Gilda, tantôt géante ou maquette mise en perspective dans la « Cité idéale », et une barque/tombeau… Mais aussi experte soit l’idée directrice de ce Rigoletto-là, on n’oublie pas que la réussite de l’ouvrage tient avant tout à la valeur du plateau vocal. Au pied du Faron, le public varois a d’abord été saisi par la direction alerte de Giuliano Carella à la tête d’un orchestre et de chœurs d’hommes manifestement à l’aise dans un répertoire épousant l’expression naturelle des théâtres méridionaux. Sur la scène, dans le rôle-titre du bouffon, Marco di Felice a fait montre de qualités vocales et scéniques de premier plan : un timbre qui reste consistant sur tout le registre, des aigus clairs, une maîtrise adéquate de « l’aperto/coperto » … Voilà un vrai baryton verdien ! On a senti, dès l’entrée de Rosanna Savoia, l’écueil qui guettait la soprano dans l’abord du personnage de col Gilda : celui d’épaissir sa pâte vocale. Avec métier, la musicienne, habituée à jongler avec les répertoires, a judicieusement allégé son timbre, adopté une conduite belcantiste des phrasés pour un emploi qui consacre l’innocence juvénile. La prise de rôle de Leonardo Capalba est plus contestable. Si les airs célèbres, entonnés sur des tempi fringants, ont été bien maîtrisés, les demi-teintes savamment dosées, une tendance à surjouer le mot a parfois altéré la ligne de chant et l’égalité des couleurs. Et l’engagement physique brouillon du ténor a nui à la noblesse donjuanesque du Duc… Cependant, au final, ces petits bémols ont été envoyés aux oubliettes ! Aux côtés de brillants seconds rôles (Taras Konoshenko/Sparafucile, Annie Vavrille/Magdalena, LeandroLopez Garcia/Monterone…), le trio majeur et leur chef ont longtemps été salués sous les vivats. JACQUES FRESCHEL À venir à l’opéra de Toulon L’esthétique musicale évolue allègrement entre le lyrisme romantique de Verdi et le modernisme modéré de Benjamin Britten (1913-1976). Cependant, avec le Songe d’une nuit d’été (d’après Shakespeare), l’Opéra de Toulon affiche un nouveau chefd’œuvre ! Un opus qui fait la part belle au contre-ténor (le rôle d’Oberon fut créé par Alfred Deller en 1960), aux voix d’enfants, multiplie les personnages secondaires et conserve la fantaisie de la pièce originelle. Rachid Ben Abdeslam et Maïra Kerey chantent le couple royal (Oberon/Titania) sous la baguette de Steuart Bedford dans une mise en scène de Jean-Louis Martinoty. A Midsummer Night’s Dream le 7 déc à 14h30 les 5 et 9 déc à 20h Opéra de Toulon (84) 04 94 92 70 78 www.operadetoulon.fr Brillants Brigands L’opéra d’Avignon a accueilli les 8 et 9 novembre, la compagnie Les Brigands qui a joué, après une longue tournée très applaudie, l’opéra bouffe éponyme d’Offenbach C’est en 1869 que le créateur de l’opéra bouffe compose Les Brigands. Dès sa création l’ouvrage reçoit mille louanges : le livret du tandem Meilhac & Halévy est alerte, plein de rebondissements et, comme toujours chez Les Brigands Claire Besse. Offenbach, les personnages de l’opéra font allusion à de véritables personnalités bien connues de cette France du Second Empire. « Tout le théâtre d’Offenbach est parodie » nous rappelle Philippe Gut… et Nietzsche d’y voir « la forme suprême de la spiritualité » ! Comme pour ses autres ouvrages scéniques, Les Brigands reflète la joie de vivre et l’insouciance de cette époque : l’action se situe « entre le Duché de Mantoue et le royaume de Grenade » et des brigands tentent de faire fortune, au gré d’intrigues amoureuses et de rencontres italo-espagnoles. Le spectacle nous a offert une scène riche en couleurs : variété des costumes et des décors, ensembles vocaux dynamiques, livret truculent porté par une musique tourbillonnante, le tout joué par une troupe d’une vitalité, d’un entrain hors du commun et menée avec passion par le jeune chef Benjamin Lévy… Nous retiendrons le jeu de scène et les voix d’Emmanuelle Goizé (Fragoletto), Marie-Benédicte Souquet (Fiorella) et Christophe Crapez (Falsacappa).C.R. 35 Rigoletto Frederic Stephan L'D}fkmImp prisenle DANSE CONTEMPORAINE EN MÉDITERRANÉE RACHIDGIIRAMOAHEICHRISTGPHEHALE$7GEGRGESAPPAIR EMANUEL 6A1 I MAIM AVRAM I KARIMA HARBOUR ABOU LA6RAAI KARRY KAMAL KARRYI PACG DECINA MARSEILLE SIRES ARLES IC1iATEAII-ARNDIIKIAVIGNON Rif ; iuit CONSEIL PACA.L3 GENERPL r—A441.1E o a.a..i porzr 6



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