Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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30 MUSIQUE CONCERTS Épatant… et sans épate ! La 1276 e séance de la Musique de Chambre de Marseille nous a fait découvrir, le 21 octobre, un trio russe pure souche : le Trio Equinox Lorsqu’ils s’installent sur scène, les membres du Trio Equinox ont un peu l’air de préretraités qui se piquent de faire de la musique pour meubler leur temps libre… Certes, l’habit fait souvent le moine… mais en l’occurrence, ce sont de grands musiciens qui se cachent sous cette mise réservée. Dès l’allegro du Trio n°1 de Beethoven, on sent toute la finesse du toucher de Dina Yoffe au clavier, la subtilité du timbre vaporeux d’Igor Kiritchenko au violoncelle, la solidité de Michael Violons à l’abbaye Deux concerts du festival de Saint- Victor ont proposé un double visage du violon : du baroque austère de Patrick Bismuth (le 23 octobre), au « diable » flamboyant de Nemanja Radulovic (le 13 novembre) Bach dans le texte Les Concertos brandebourgeois de Bach proposent une variété de dispositifs instrumentaux allant du « grosso » quasi strict, polyphonique et un peu archaïque, mêlant des lignes violes à de délicates parties d’altos (Concerto n°6), au « concertino » Vaiman au violon. Et quelle technique ! Ces trois-là font partie de la dernière génération de musiciens formés au « pays des soviets » : un piano chantant au son profond et à la percussion dosée, un violon plein d’aplombà l’intonation sûre, un violoncelle au coup d’archet large… Et quelle cohésion, quel équilibre dans les pianissimi ! De fait, dans le Trio élégiaque de Rachmaninov, encore tout empreint de romantisme, le lyrisme flamboyant fait force de loi, et chaque instrument s’approprie la voix vibrante jusqu’au sommet pathétique ! Enfin, dans le chef d’œuvre qu’est le Trio n°1 de Brahms (sorte d’aboutissement du Beethoven éponyme écrit un demi-siècle auparavant), le souffle Patrick Bismuth X-D.R est brillant, le discours conduit en paliers sonores maîtrisés : du paroxysme à la sérénité retrouvée, de l’épique à la danse passionnée… Et tout ça sans un zeste d’esbroufe ! JACQUES FRESCHEL À venir à la Société de Musique de chambre Après le violoncelliste François Salque et Eric la Sage au piano (le 18 nov), on attend le jeune et talentueux Quatuor Amadeo Modigliani dans Le lever de Soleil de Haydn et La Jeune fille et la Mort de Schubert (le 2 déc), avant un récital du pianiste Ronald Brautigam pour des Sonates de Haydn et les « Waldstein » & « Appassionata » de Beethoven (le 16 déc). ambigu, consacrant, pour ainsi dire, un véritable soliste : le violon (Concerto n°4) ou le clavecin (Concerto n°5). Patrick Bismuth (violon et alto) et son ensemble La Tempesta, ont livré, sur instruments et « diapason » anciens, une version de ces trois fameux opus pour le moins éloignée des interprétations lisses d’il y a quarante ans ! Au gré d’une machine rythmique qui avance sans cesse, les instrumentistes n’ont pas oublié de faire chanter les flûtes et les cordes (Bismuth adopte dans le Concerto en la mineur une technique assez classique dans l’usage des coups d’archet et du vibrato), danser les dynamiques, ni de proposer des tableaux sonores contrastés, lumineux, virtuoses ou épurés… En dépit d’une présence scénique un peu « en dedans » (paradoxale pour des musiciens de métier !), on retient, outre la maîtrise musicale de Bismuth, la qualité des phrasés de la violoncelliste Pauline Warnier et l’engagement chambriste de la claveciniste Hélène Dufour. Concerts à 20h30 à l’auditorium de la Faculté de médecine de Marseille. Adhésions S.M.C.M. à l’Espace Culture 04 96 11 04 60 boutique Harmonia mundi 04 91 33 08 12 ou les soirs de concert Igor Kiritchenko, Trio Equinox X-D.R Tchaïkovski… L’affiche variée permet aussi de découvrir un quintette moderne et abordable du compositeur italien Annunziata évoquant un vent qui souffle en Grèce (Meltemi). Les pièces baroques du programme mettent en exergue, peut-être davantage encore, le jeu généreux de Radulovic : des multiples ornementations sur la basse minimaliste et obstinée de Vitali (Chaconne en sol mineur) à l’impressionnante cadence à découvert, fougueuse et vibrante, des Trilles du diable de Tartini. Prodigues en bis, les artistes concluent par l’acrobatique final de l’Eté de Vivaldi et la Romance andalouse de Sarasate… Si Radulovic passe près de chez vous, ne le loupez pas ! JACQUES FRESCHEL Bête de scène Dès l’entame du fameux Prélude de Kreisler, on sent toute la puissance expressive du prodige Serbe. Nemanja Radulovic a juste 23 ans… mais quel métier ! Le violoniste fait le spectacle, tient la scène en communion avec le Quatuor Illico (et Stanislas Kuchinski à la contrebasse), communique son enthousiasme, varie les nuances, les couleurs, les phrasés… Le ton est ludique : c’est du violon champagne ! Le choix de pièces célèbres du répertoire ravit l’auditoire : l’élégant Rondo en la majeur de Schubert, l’épique et nostalgique Légende de Wieniawski ou le lyrique Souvenir d’un lieu cher de À venir à Saint Victor Le festival se clôt avec deux concerts : un récital du contre-ténor Max-Emmanuel Cencic dans Haendel et Scarlatti (le 27 nov.) avant un programme Beethoven. Olivier Charlier joue le Concerto pour violon et l’Orchestra Sinfonica di Sanremo (dir. André Bernard) l’Ouverture de Coriolan et sa 4 e Symphonie (5 déc.). Festival de Saint-Victor. Concerts à 20h30. 04 91 05 84 48 – http://www.chez.com/saintvictor
Jésus est né en Provence Depuis sa création en 1986, l’ensemble des Festes d’Orphée s’attache à la diffusion du patrimoine provençal baroque. Aussi a-t-il proposé le 22 oct. une conférence à la Chapelle Ste Catherine, leur résidence permanente depuis 1998, ainsi qu’un concert à l’Eglise Saint Laurent. Cette soirée inaugurait la 11 e saison des Festes d’Orphée avec pour thématique le Concert de Marseille. Après avoir abordé au cours de la conférence le concert marseillais baroque, créé sur le modèle du concert spirituel de Paris, Guy Laurent a élargi le sujet au répertoire provençal baroque, riche mais malheureusement sujet à peu d’études. L’auditoire a pu ainsi apprendre que l’opéra français n’a pas été l’apanage de Lully et de Rameau mais également d’André Campra et de Jean-Joseph Mouret, et que si Marseille était une ville moins alphabétisée que Paris au XVII e et au XVIII e siècles, sa vie culturelle et musicale était conséquente. Guy Laurent a même affirmé que, contrairement à ce que la fierté parisienne voudrait nous faire croire, il Une musique du cœur ! Le 17 octobre à l’Alcazar, la Un idéal mCrliterrnnéc 4 Henri masi n’était pas impossible que le concert marseillais ait précédé le concert parisien ! Une petite heure plus tard, dans l’Eglise Saint Laurent, mitoyenne de la Chapelle Ste Catherine, l’ensemble instrumental soliste des Festes d’Orphée composé de flûtes, d’une viole de gambe, d’un clavecin, d’un orgue et d’un théorbe, a présenté des duos, des suites de danse du compositeur marseillais Pierre Gautier. On y a découvert avec plaisir une écriture complexe, un sens du rythme et du contrepoint qui n’ont en effet rien à envier à Lully. SUSAN BEL À venir aux Festes d’Orphée Marseille, Eglise Saint Laurent Il faudra attendre le 12 déc. pour redécouvrir le patrimoine provençal avec les motets de Noël de Auphand, Dupertuys et Archimbaud à 20h30. L’ensemble se consacrera également au baroque italien le 2 déc. avec des œuvres de Carissimi et Lotti, également à l’Eglise Saint Laurent. Voilà bientôt quarante ans qu’Henri Tomasi conférence est mort musicale et, aussi curieux animée que cela puisse paraître, aucune biographie n’avait été publiée à son sujet… par Claude Tomasi, auteur de Nombreux la première pourtant sont biographie ceux qui, sur journalistes, son père interprètes Henri ou Tomasi, musico- rendu défendent hommage l’art singulier à un grand de ce alogues, compositeur Corse né à Marseille. du XXNonobstant, e siècle c’est peut-être de cela dont souffre l’image du musicien : de « régionalisme » … Il faut dire aussi que la production de Tomasi est contemporaine d’une avant-garde parisienne dédaigneuse des personnalités situées hors des « écoles » et créant, comme lui, des opus au lyrisme chaleureux, à la mélodie prégnante… et s’adressant au cœur ! De folklorisme, on n’en trouve point chez Tomasi et sa Méditerranée s’étend bien au-delà du delta du Nil et des colonnes d’Hercule… Toute la musique entendue ce jour-là, de Don Juan de Manara au Requiem pour la Paix, de la Symphonie du Tiers Monde au Silence de la Mer, jusqu’au Retour à Tipasa… a célébré l’art lumineux et sensuel d’un musicien universel. On a répondu présent pour la sortie du livre (pudiquement publié sous un pseudonyme par un fils qui se consacre avec amour à la réhabilitation de son père) : du comédien Frank Gétreau, au musicologue Lionel Pons... Défenseur de la première heure du compositeur, le Quintette à vents de Marseille a joué ses fameuses Variations sur un thème corse, quand le jeune Ensemble Pythéas a interprété deux mouvements de son Trio à cordes. Si bien qu’au bout de deux heures passionnantes, l’assemblée est sortie convaincue que la musique de cette personnalité riche et complexe devrait enfin résonner « hors les murs » et Aix, Chapelle des Oblats Motets de Noël ainsi que les 16 et 18 déc. Splendeur du baroque italien le 25 nov. 04 42 99 37 11 www.orphee.org connaître une vraie reconnaissance nationale. Gageons que la sortie du livre y participera ! JACQUES FRESCHEL Livre + CD Henri Tomasi : un idéal méditerranéen aux éditions Albania www.maxminnIti.corn COK S R V DANS E MUNICIPAL ENRps üGU5 ou JEU 11au5AM13DÉC 2H3 GxG[EGRAPx-1â I R ; l{j N G'MEW INERPR çxl, RIE 0 0`'S1QUE INERpR lK OUP EBARDTER1Eû lhét R PATRICE CHER 31 Choeur Festes d'Orphee X-D.R THÉÂTRE www.theatre-des-salins.fr Q4 42 49 02 00



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