Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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28 CIRQUE COMONI CAVAILLON SALINS ISTRES Une histoire de famille À l’invitation de la Maison des Comoni, le clan Romanès a planté son chapiteau à Toulon et rajouté des séances supplémentaires, succès oblige Dès les lumières éteintes, une vingtaine d’artistes déboulent sur la piste aux sons du violon, de l’accordéon et des hourras qui ne cesseront pour ainsi dire jamais ! Dans un joyeux désordre et un rythme endiablé, ils dansent, ils chantent, ils sautent d’une corde à un trapèze, multiplient balles et ballons, alternent drôlerie et acrobatie. C’est ça le cirque Romanès, et ça dure depuis la première guerre mondiale… Sans paillettes ni starlettes, c’est avant tout une histoire de clan où les plus jeunes attendent leur tour assis sur les genoux de leurs aînés. Le public adore qui est pris par l’ambiance bon enfant et la chaleur communicative : le grand-père joue du violon, les filles défient le vide, la mère chante la nostalgie tsigane, le tout dans une course folle Maroquiné On a déjà vu Taoub (Tissu en arabe). Et on a été transportés. Par le talent des acrobates marocains, mais aussi et surtout par la chaleur qui émane de leur spectacle, humain malgré l’exploit. Aurélien Bory, leur metteur en piste, a réussi là un pari presque impossible : inventer une forme de cirque contemporain tout en conservant les particularités traditionnelles du groupe acrobatique de Tanger. De ses corps à corps, de ses qui laisse à peine le temps de respirer. Certes, le public apprécie la virtuosité des jeunes femmes (équilibriste, contorsionniste ou fildefériste) mais sans jamais avoir la peur au ventre car le cirque Romanès ne joue pas dans cette catégorie-là. Ici, pas de roulement de tambour, pas de bête sauvage (une chèvre fera l’affaire avec beaucoup d’humour !). Pas de performance non plus ni d’exploit. Juste quelques numéros traditionnels à taille familiale, ponctués de chants et de musiques. Avec, en guise de Monsieur Loyal, un artiste à la silhouette dégingandée et à l’humour décalé, façon Mister Bean pour son côté « tombé des nues », qui marie avec brio les gags du clown, la maîtrise du jongleur et le mystère du magicien… Quand la lueur mouvements circulaires, de ses jeux dansés avec les costumes, les tissus. C’est beau, et chaud, et pleins d’arômes inhabituels… A.F. Taoub les 11 et 12 déc Scène Nationale de Cavaillon (84) 04 90 78 64 64 www.theatredecavaillon.com Rendez-vous avec Monsieur i Un peu avant midi, comme chaque premier mercredi du mois, la foule s’est rassemblée sur le parvis de l’Opéra. Que se passera-t-il aujourd’hui, lorsque les sirènes donneront le signal, dans cet espace carré, tout blanc, borné de huit plots, blancs aussi, et de hauteurs diverses, soutenant chacun un objet ? Cela va de la sirène en métal à la bouteille de plongée, en passant par la (vraie) poule morte, la quille miniature en bois de cèdre ou la lettre de doléances d’un habitant de Château-Gombert. Au milieu, une chaise, blanche également, et un Monsieur Loyal, vêtu de blanc forcément, qui évoque avec exaltation les objets exhibés et… un certain Monsieuri. Car tous les objets ont été prêtés (c’est du moins ce qu’on nous dit) par cet énigmatique personnage, et les 12 minutes montre en main entre les deux sonneries de sirènes vont permettre d’en faire le tour, dans un hommage parodique à un être dont on n’entendra que la voix, si tant est que ce soit la sienne. Portrait ludique et en creux d’un absent, réel ou fictif ? Réflexion sur le bien-fondé de ces sirènes auxquelles Lieux Publics donne, depuis quelques saisons déjà, une place d’honneur ? Ce mercredi 5 novembre, c’était le GdRA qui posait ces questions. FRED ROBERT À venir sur le Parvis Autre mois, autre registre. Un rendezvous à ne pas manquer avec la tragédie racinienne, dans une version de Phèdre revisitée (et très accélérée !) par Noëlle Renaude, mise en scène par Renaud 0 D des bougies pâlit, la fête se termine autour d’un vin chaud et de spécialités. Car c’est à une fête plus qu’à un spectacle que le public a été convié ! MARIE GODFRIN-GUIDICELLI Masculins féminine Trois pièces pour trois acrobates aux Salins : Mathurin Bolze et Hedi Thabet entament la soirée en forme de triptyque par un duo au sol, mais sur béquilles. Puis Chloé Moglia, trapéziste magique, propose deux numéros solitaires, séparée pour l’occasion de son acolyte Mélissa Von Vépy : un numéro où elle se balance au gré… d’un énorme crochet de boucher ; et un où elle évolue sur (sous, dans, autour…) d’une barre fixe. Marie Leblanc. Une préfiguration en forme de concentré succédané de la prochaine création de sa Cie Didascalies and Co. Alors, venez nombreux, quand mugiront les prochaines sirènes, pour renouer avec la tragédie grecque, revisité par Racine, Noëlle Renaude, et jetée sur le parvis ! Sirènes et midi net, Parvis de l’Opéra de Marseille. Prochaines sirènes le mercredi 5 décembre…. À midi net ! Le cirque Romanes X-D.R Rien dans les poches a été présenté du 20 oct au 4 nov à Toulon par le Pôle Jeune Public Toulon Provence Méditerranée Attention : ces acrobates-là sont sans doute parmi les plus fabuleux du monde : par leur technique, et par leur façon de le poétiser. A.F. Ali - Croc- Nimbus le 11 déc Théâtre des Salins, Martigues 04 42 49 02 00 www.theatre-des-salins.fr Tout à trace A l’Olivier, pour finir l’année, un spectacle virtuose, offert comme un cadeau de noël : les Sept doigts de la main est une cie de cirque québequois, des acrobates qui pratiquent les agrès les plus complexes, dans des spectacles où les techniques scénographiques contemporaines (vidéo, numérique…) éloignent l’acrobatie de sa théâtralité souvent nostalgique, et artisanale. Du « grand spectacle » de cirque, avec grands effets, dans la lignée du cirque contemporain canadien. A.F. Trace Les 13 et 14 déc Théâtre de l’Olivier, Istres 04 42 55 24 77 www.scenesetcines.fr
À quel fou se vouer ? Samedi 1er novembre. Salon. Midi au château de l’Emperi. Le temps nuageux n’incite pas à la baignade et pourtant les danseurs-comédiens d’Artonik vont se livrer à des jeux de plage pas toujours tendres. On the beach... Par un matin d’été des jeunes femmes se préparent à la baignade ; un homme cuve sa nuit, un autre joue de la guitare. Très vite les corps se heurtent et se jettent dans l’eau tandis qu’une femme tente de faire « pousser » des poupons/bébés sur le sable et qu‘une autre s’agite jusqu’à l’épuisement. Monde absurde, image sans complaisance de notre société : le rire est grinçant. 14h30. Ex Nihilo présente un Trajet de ville place de l’Europe. Onze hommes et femmes marchent, se croisent, s’ignorent, se jettent au sol et repartent. Bande-son de guitare basse et de voix qui donnent des ordres en plusieurs langues. Rythme intense. Un homme tombe, les jeunes spectateurs s’empressent à son secours. On respire : la jeunesse est spontanément belle ! 16h. Générik Vapeur : des hommes bleus envahissent l’espace, lancent des fumigènes, tirent une langue bleue et concupiscente aux passants qu’ils entraînent dans une promenade jouissive en roulant de gros bidons bleus dans un Bivouac assourdissant. Efficace ! Le soir. Ilotopie. Le ciel est lourd, mais les regards scrutent plutôt le plan d’eau Saint-Suspi, à peine éclairé. Des ombres furtives se dessinent, on devine un monde parallèle, grouillant. Et voilà que Rues animées LIEUX PUBLICS LA FOLLE HISTOIRE iss La 2 e édition de la manifestation Small is beautiful organisée par Lieux Publics, centre national de création des arts de la rue a eu lieu à Saint-André, au cœur des quartiers nord, et dans le centre ville de Marseille. Pendant trois jours des artistes de rue européens furent invités avec une dizaine d’installations, de spectacles qu’on découvrait au détour d’une rue, sur une place ou sur le boulodrome. Ariane Numero Agnes Mellon La cie Ex Nihilo D.M touts’anime, s’illumine, voituresquiklaxonnent, lampadaires qui se dressent, frêles esquifs à peine éclairés, mécaniques impressionnantes… Tout circule, les êtres s’invectivent, la musique suit les effets d’artifices, quelques détonations ponctuent le tout. Ballottés au gré des tableaux, les spectateurs enthousiastes sortent à regret de ce monde onirique qui s’évapore sur l’eau, chimère éphémère qui nous aura transportés bien loin… Le dimanche 9 novembre. Salon. La ville accueille le grand final. Ils sont tous là, pour un défilé en ordre dispersé mené vélo battant par une patrouille de France survoltée, revue et corrigée par Génerik Vapeur : des hommes à têtes d’ânes servent à boire avec leurs pouces, les facteurs de No Tunes International déclament des courriers improbables, Ex Nihilo s’empare de la rue et danse avec les murs et le mobilier urbain, Jean- Georges Tartar(e) est là aussi… Emmenée la foule suit, hilare, et obéit aux injonctions décalées : avec plus ou moins d’Ordre et de Méthode, tout le monde se retrouve face au pré de la cie Artonik pour un clap de fin joyeux et chaleureux. …Avant cela, à Miramas À côté du bus-expo est posée une oreille rose géante et parlante ; calés en son creux deux enfants écoutent, amusés, d’autres enfants donner leur vision de l’espace urbain. Quelques minutes pour échapper au brouhaha ambiant. Car c’est jour de marché, et voilà que surgissent les gens de couleurs de la Cie Ilotopie, la peau peinte, mutants évadés de quelque planète lointaine qui se faufilent entre les étals. Les réactions sont nombreuses, admiratives ou agressives : presque nus sous leurs couleurs, ces « gens » interpellent, remettent en cause la notion de l’Autre : différent, mais pas tant que ça justement… …Avant cela, à Saint-Rémy Tour dans la ville avec No Tunes International pour un Rendez-vousparticulier. Il s’agit d’honorer la mémoire d’un ami disparu en retournant sur les lieux où il a vécu. Évocation des premières amours, vin d’honneur et roses rouges ! Vous avez dit Folle Histoire ? C.B ET D.M Generik VapeurC.B ARTS DE LA RUE 29 La Folle histoire des Arts de la rue a pris fin le 9 nov, après 6 semaines de festivités dans les B-d-R… Le premier à attirer les regards, et les interrogations, fut le performeur allemand Johan Lorbeer en cantonnierbalayeur lévitant au-dessus du public, les bottes clouées au mur, le regard goguenard. Poésie suspendue, silencieuse, défi gravitationnel… On poursuit le chemin. Notre regard s’arrête alors sur un drôle de couple, assis par terre dans une rue. Sophie Leso et Marc de Pablo, silencieux, vont se mettre en mouvement, se rencontrer au gré d’une danse gracieuse, deux corps qui se frôlent et s’imbriquent, liés par un fil rouge dont la pelote se dévide doucement… « Silence is sexy » … On est d’accord. Un peu plus tard, sur le boulodrome, un drôle de tapage a commencé. Le Tony Clifton Circus y a installé son campement. Rubbish Rabbit démarre au son d’une guitare saturée et des harangues d’un des deux clowns de cette cie italienne. Le second commence déjà à s’échauffer, tandis qu’un traducteur, très drôle et volontairement approximatif, rend compte du délire ambiant. Ils sont fous, différents, et libres. Et se comportent comme des enfants qu’on aurait lâchés une heure sans surveillance, bousillant tout ce qui leur tombe sous les mains, d’une barbie à un ananas, jusqu’à la menace finale qui se traduira par un visage (complice) entarté sous les rires soulagés d’un public conquis. Fin de journée, et changement de ton avec le spectacle sensible des comédiens allemands de Théâtre Fragile. We meet in Paradise, nous promettent des personnages masqués, traits effacés, sortis d’une caisse noire, apeurés, demandant silencieusement l’asile, attendant un geste… En repartant, on croise Ronan Tablantec (voir Zib n°12), aux prises avec un public hilare. La journée se terminera avec un grand banquet de quartier, que demander de plus ? DOMINIQUE MARÇON Small is beautiful s’est déroulé les 23, 24 et 25 octobre à Marseille



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