Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 DANSE Jeune maturité Le ballet d’Europe a 5 ans seulement, et pourtant il fait partie du paysage comme un grand ! C’est une des rares compagnies de danse qui tourne à l’international, qui danse dans de grands théâtres parisiens, et les ballets nationaux y recrutent souvent les danseurs repérés et formés par Jean-Charles Gil… Ce qui permet au chorégraphe de renouveler sa cie et de se concentrer, comme ici, sur de très jeunes danseurs ou des solistes d’expérience… Pour fêter le premier temps de cet anniversaire (il y en aura quatre autres) le ballet présente à la Friche des Workshops, créations des danseurs Jean-Philippe Bayle, Florencia Gonzalez, Pierre Henrion, Ludovick le Floc’h, Christophe Roméro, Aline Richard et Fabrice Gallarague. Libres de leurs choix et de leur esthétique, ils déclinent cependant dans ces workshops une unité musicale autour de titres de musique actuelle. Et autour BALLET D’EUROPE PAVILLON NOIR GTP des interprètes… puisque les chorégraphes deviennent danseurs des pièces de leurs camarades ! AGNÈS FRESCHEL Démonstration virtuose Pockemon Crew a remporté des prix dans le monde entier. Ils sont huit. Huit feux follets sur une scène qui semble parfois être trop étroite pour leurs évolutions. Huit athlètes, huit acrobates, huit gymnastes, mais surtout huit danseurs ! Le stade de la battle des concours de hip hop est ici dépassé Pockemon Crew -Cest ça la vie Alloua Sayad Ballet d'Europe J.-C. Verchere Workshops les 28 et 29 nov à 20h Ballet d’europe 04 96 13 01 12 Friche de la Belle de Mai www.balletdeurope.org b dans une réelle recherche chorégraphique, qui donne ses lettres de noblesse à ce genre. Les mouvements très codés, tricks, footwork, freeze, locking, popping, phases, smurf… sont ici orchestrés dans un véritable propos. Une vidéo crée un fil conducteur, donnant un titre à chaque partie du spectacle. Il s’agit d’une autofiction, un récit de vie émouvant, (les premiers pas enfantins sont délicieux !) drôle, (même dans les passages les plus dramatiques, l’humour est toujours présent), fort de la somme des expériences des ces danseurs dont le bonheur de danser est communicatif. Le sourire ne les quitte pas, même pour les passages les plus difficiles. La salle les ovationne, et leur prestation lors d’un rappel débridé vous donne envie de les voir encore ! M.C. C’est ça la vie a été dansé du 4 au 7 nov À venir au Pavillon Noir A journey into the future, création de Anuanga, jeune danseur chorégraphe du Kenya qui travaille sur les traditions Maasaï pour les amener vers la modernité. Les 27 et 28 nov. Les rêves de Karabine Klaxon, un quintette enchanté de Carolyn Carlson, bestiaire fantastique traversé de fantasmes comme un roman de Lewis Caroll. Du 4 au 8 déc. Que ma joie demeure, une pièce baroque et jubilatoire de Béatrice Massin, qui semble ici réinventer le plaisir de danser ensemble, dans une égalité homme/femme, un tourbillon de couleurs et juste ce qu’il faut de nostalgie douloureuse. Du 16 au 19 déc. Ombres japonaises Dans l’obscurité une respiration s’élève. Une autre répond. Marionnettes citrouille. L’une dévore l’autre. Chant murmuré. Ombre. D’étranges esprits, lumières mobiles et virevoltantes semblent avoir choisi de se poser là. Incarnations ? Jeu lutin, mutin d’un Oberon japonais ? Un corps endormi dans la chute d’un long kimono rouge pendu aux cintres, peu à peu s’éveille, s’anime. Le chant porté par Dorothée Munyaneza, nimbe la scène d’une aura poignante et profondément humaine, le martèlement des pas tisse un réseau envoûtant de signes. Le rêve est initiation, d’ailleurs est-ce du rêve, ce lieu où la conscience et le merveilleux se rejoignent ? Le conte japonais de Miminashi Houichi met en scène un moine, ici un secrétaire kafkaïen, aux prises avec un fantôme. Dans cette chorégraphie, Kaori Ito utilise différents moyens d’expression, acrobaties, mimes, théâtre d’ombre, chant, danse enfin, avec une maîtrise sans faille, au profit d’un spectacle qui navigue avec subtilité entre les registres, du comique au drame, du jeu à la tragédie. On pourrait reprocher quelques longueurs, un propos qui parfois perd sa teneur, un sens qui échappe… Le spectacle de Kaori Ito reste d’une tenue remarquable, la chorégraphie est riche, technique et enlevée à la fois. Cette jeune chorégraphe a su faire partager sa vision poétique par une approche sensible du monde dans un univers onirique. Magique ! MARYVONNE COLOMBANI Noctiluque a été créé les 24 et 25 oct. Voir la critique de nos Zibulons page 76 0 Kaori Ito Régina Mierzwa
Danse de musée Le Pays d’aix s’apprétant à fêter Picasso, le Grand Théâtre de Provence a invité le Ballet Europa à présenter son programme Picasso et la danse, fait de restitutions de pièces du début du siècle (le XX e) et de créations autour des costumes et décors que le peintre créa dans les années 20. La première vertu de l’entreprise est de donner une mémoire à la danse : en dehors de l’Opéra de Paris, où peut-on voir aujourd’hui des pièces du répertoire ? Pourquoi la danse se prive-t-elle d’une démarche patrimoniale que le théâtre, les arts plastiques, la musique explorent abondamment ? Certes la danse, art jeune, possède un répertoire classique et romantique pas toujours passionnant... mais plonger dans le répertoire moderne (ou baroque) est ravigorant. D’abord parce qu’on peut y voir, comme dans Parade (Satie/Massine) ou Pulcinella (Stravinsky/Massine, repris par Ana Maria Stekelman) combien la démarche de Diaghilev et des ballets Russes était révolutionnaire : la poésie, les personnages cubistes, la danse à peine dansée, statique, contrainte par des cp costumes/sculptures somptueux de couleurs et d’humour, restent d’une modernité qu’on avait oubliée, et qu’aucun ballet aujourd’hui n’oserait se permettre sans se voir reprocher son minimalisme. Après cela les facéties de Thierry Malandain autour de Mercure (Satie/Massine) sonnent comme un hommage : les trois tableaux plastiques se À fleur d’émotion Deux mots sur Blanche-Neige (pour le reste voir article sur notre site www.journalzibeline.fr) : les 5 représentations au GTP (du 12 au 16 nov), qui ont rassemblé plus de 10000 spectateurs, étaient pleines dès l’ouverture des réservations. Le public, les 5 fois, était debout, enthousiaste, ep emporté. Si à Lyon, lors de la création, le spectacle était encore un peu jeune, à Aix la pièce fut irréprochable. Certains moments (le duo final, la danse verticale des troglodytes, la pomme, le miroir..) sont d’une beauté à couper le souffle, à faire monter les larmes (bon Mahler y aide un peu). Blanche Neige Agnes Mellon Flamenco M. Logvinov. réfèrent à la chorégraphie originale mais en tirent les lignes vers un burlesque beaucoup plus contemporain... La seule déception de la soirée, relative, viendra du Quadroflamenco : les danses traditionnelles exécutées plus que magistralement par l’École de Flamenco du Conservatoire Royal de Madrid ne convoquent pas la même mémoire, et l’Espagne de Picasso, dans Angelin Preljocaj retrouve l’esprit qui avait présidé à Roméo et Juliette, et s’autocite d’ailleurs abondamment. Il abolit le sexe exhibé et l’amour de la violence qui avaient fait sa réputation sulfureuse, et une part de son succès. La pièce est intemporelle, classique dès sa création. Quant à la mise en place de l’intrigue, au Ballet de Cour abstrait du début, il est sans doute ce que la pièce contient de plus ardu : le chorégraphe introduit un vocabulaire gestuel contemporain, personnel (oblique, brisé, angulaire...) dans des mouvements d’ensemble au schéma spatiaux classiques, calqués sur les fugues et reprises musicales. C’est inattendu, et intéressant. D’ailleurs la pièce n’a pas fini de cheminer, de tourner, et de soulever les foules... A.F. 25 ses décors et ses couleurs distanciées, outrées, appelait sans doute une autre esthétique que ces conventions. Mais le public du GTP a adoré ! AGNÈS FRESCHEL Picasso et la danse a été donné au GTP le 18 oct Légende éculée n Avec son mètre 63 et ses 50 kg, Fred Astaire n’a jamais été un séducteur mais son style entraînant a ravi les foules de tous âges. Avec l’évocation de sa carrière, Josette Baïz et ses danseurs de la Cie Grenade ont créé un spectacle enlevé et distrayant mais auquel il manque le petit quelque chose qui en fasse une création inoubliable. Présentée comme une cérémonie de remise de prix à grand spectacle avec présentateurs au micro, grands escaliers illuminés sous une nuit étoilée (belle scénographie de Dominique Drillot), tenues de soirées chics et noires, la démonstration ne convainc pas complètement. Le propos est superficiel et l’évocation des vrais rapports tendus de Fred Astaire et Ginger Rogers, alors qu’ils font rêver les Margot de l’époque, ne nous emballe pas ! Autre époque, autres tocades ! Cela n’enlève rien aux performances des 14 danseurs qui apportent une note d’humour à leurs mouvements parfois décalés et se donnent à fond. L’utilisation des escaliers est intéressante, permettant des sauts et des abandons. Le travail des claquettes est original avec de beaux ensembles rythmés. Et la musique jazz des années 40 accompagne joyeusement les danseurs qui visiblement se sont beaucoup amusés à faire revivre la légèreté rapide des chorégraphies de Fred Astaire. CHRIS BOURGUE Blanche Neige sera au Corum (Montpellier) les 17 et 18 déc Eden Club a été dansé au Grand Théâtre de Provence les 7 et 8 nov



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