Zibeline n°13 novembre 2008
Zibeline n°13 novembre 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de novembre 2008

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : L'amicale Zibeline

  • Format : (205 x 270) mm

  • Nombre de pages : 80

  • Taille du fichier PDF : 9,8 Mo

  • Dans ce numéro : assises régionales... résister et construire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
18 THÉÂTRE PORT-DE-BOUC OUEST PROVENCE CAVAILLON Dans tous les sens À l’origine pièce radiophonique, John et Joe, que l’auteure hongroise Agota Kristof écrivit en 1972 (en français), se transforme, grâce à la mise en scène de Laurent Vercelletto, en un spectacle burlesque et musical. Deux compères, éternels fauchés qui se retrouvent au café pour boire des verres, vont mettre à l’épreuve leur amitié pour une simple histoire de billet de loterie. Pourquoi ? Parce que tout est une histoire d’argent, et que « si l’on ne veut pas se faire avoir, il s’agit d’en avoir ». Eux n’en n’ont pas. Si ce n’est que Joe a un billet, un billet de loterie que John lui emprunte pour payer l’ardoise du jour. Le billet est bien sûr gagnant… À qui revient alors le gain ? Auparavant, Pierre Lericq et sa cie Les Epis Noirs, auront enflammé la salle avec L’Odyssée des épis noirs ou le monde à l’envers. Un spectacle ébouriffant de théâtre musical, qui entremêle un Odyssée de boulevard avec trois comédiens et trois musiciens et l’épopée d’Ulysse. Enfin, seul en scène, Pierre Lericq vous fera pénétrer son univers. Dans Le compas dans l’œil, Paul, son personnage, est coupable. Coupable d’avoir tué son père de 235 coups de compas. Et face aux jurés imaginaires que représente le public, Paul va raconter. Les souvenirs de son enfance et de R'Now"..b. Le compas dans l'oeil X-D.R En plein décalage Savoureux moment en perspective que cette Correspondance de Groucho Marx adaptée pour le théâtre par Patrice Leconte et jouée par Jean-Pierre Marielle et Pierre Vanier. Figure emblématique de l’absurde, de la fantaisie et de l’humour dévastateur, Groucho Marx écrivait, répondait au courrier qu’il recevait, laissant libre cours à son goût pour l’absurde et la provocation ; les frères Warner, des critiques, une revue de jardinage, son fils, un éditeur… peu importait ! Jean-Pierre Marielle, grand admirateur luimême de Groucho Marx, se glisse dans cet esprit fin et singulier, tandis que Pierre Vanier personnifie les correspondants successifs et que le Groucho Trio les accompagne sur scène. Puis, en décembre, rendez-vous dans l’Atelier de Jean-Claude Grumberg avec la cie Eclats de Scènes (également au Théâtre de Lenche, voir page Correspondance de Groucho Marx Pascalito 13). Un atelier de confection, celui de monsieur Léon, entre 1945 et 1952. Entre récit historique et autobiographique, Grumberg livre un portrait fort et émouvant d’une génération marquée par l’absence, l’espérance et l’insouciance, au cœur d’une France qui se relève, tant bien que mal, de la guerre et de la shoah. D.M. Correspondance de Groucho Marx mes Patrice Leconte Le 28 nov L’Atelier Jean-Claude Grumberg Le 9 déc La Colonne (Miramas) 04 90 58 37 86 www.scenesetcines.fr Correspondance de Groucho Marx Les 18 et 19 déc Théâtre de Nîmes 04 66 36 65 10 www.theatredenimes.com Le 30 nov Salle Emilien Ventre, Rousset 04 42 29 82 53 www.rousset-fr.com son adolescence ressurgissent, savoureux, de la première télé à la première boum, des vacances à la ferme à la découverte du théâtre. Irrévérencieux, drôle, tendre, fou, à l’image de ce comédien hors norme. DOMINIQUE MARÇON Le compas dans l’œil Pierre Lericq Le 25 nov L’Odyssée des épis noirs Pierre Lericq Le 28 nov John et Joe mes Laurent Vercelletto Les 2 et 3 déc Théâtre Le Sémaphore 04 42 06 39 09 www.theatre-semaphore-portdebouc.com Sonnez le rappel ! Si vous n’avez pas encore vu la dernière création de Didascalies and Co, ne la ratez pas au terme de sa tournée régionale, à Cavaillon. Dans sa mise en scène de Ceux qui partent à l’aventure, Renaud Marie Leblanc a réussi à donner rythme et ironie au texte en étoile de Noëlle Renaude, qui change de niveau narratif et se rit des conventions dramatiques, des personnages et des vraisemblances. Par un fléchage adéquat (au sens propre du terme !) R. M. Leblanc rend ces circonvolutions limpides. Par la grâce aussi de ses jeunes comédiens, d’une souplesse et d’une réactivité rares… À ne pas rater, si l’on en croit l’avis d’une Zibulone Gapençaise, à consulter en page 80 ! A.F. Ceux qui partent à l’aventure du 20 au 25 nov Scène Nationale de Cavaillon (84) www.theatredecavaillon.com les 18 et 19 nov Théâtre de Grasse 04 93 40 53 00 www.theatredegrasse.com
Grave et sobre Dans un décor dépouillé, déboulant sur un plan incliné, apparaît Dom Juan, empanaché, le visage maquillé de blanc, un rien pathétique ; Sganarelle, valet philosophe s’il en est, observe et se prépare. Le ton est donné : pour sa première mise en scène, Philippe Torreton, qui campe le personnage-clé, ne fera pas dans la légèreté et sera sans complaisance. Dom Juan est un être immature, porté par des pulsions quasi animales, se moque des conventions, et des personnes, ce qui le rend souvent lâche. En contrepoint Sganarelle, le valet craintif et superstitieux apporte un peu d’humour, même si l’on regrette que Jean-Paul Farré n’en fasse pas plus. Et Done Elvire (Anne Bouvier) manque un peu d’ampleur et d’aplomben femme offensée. Petit à petit Dom Juan se dévoile, en proie aux doutes, la tension s’installe et les scènes qui réunissent le maître et son valet sont empreintes de profondeur, de gravité. Jusqu’à la reprise : après l’entracte, on ne retrouve plus le rythme des premières scènes, les silences de Dom Juan, prostré, alourdissent le jeu ; attendue, la scène du commandeur déçoit, point de statue mais un fracas de sons et de lumières, une bâche qui se soulève et une tension qui, du coup, n’est pas au rendez-vous. Reste l’impression générale d’une grande sobriété mise au service du texte, sur lequel s’appuient d’excellents comédiens. D.M. e À venir au Théâtre de Fos Philippe Dorin n’est pas un inconnu pour les spectateurs de Ouest Provence. Déjà présent dans la programmation l’année dernière avec Sacré Silence (à Fos) et Dans ma maison de papier… (à Istres), il revient avec L’hiver quatre chiens mordent mes pieds et mes mains, qui a reçu le Molière du spectacle jeune public et a tourné partout en France et dans la région. Quatre moments d’une histoire très contrastée, au fil de quatre saisons de la vie, dans lesquelles évolueront cinq personnages. Trois comédiens et deux enfants, en prise avec le temps qu’il fait et le temps qui passe (le 25 nov). Toujours en direction du jeune public, l’association L’ombre chinoise crée La légende du prince Rama, d’après le poème épique de Valmiki, le Ramayana. Un récit des aventures du prince et de sa femme, la princesse Sita, du roi-démon Rahwna et du singe guerrier à queue de lion. Du théâtre d’ombre, de la danse et du théâtre masqué, mis en scène et en jeu par Carole Errante et Eric Meslay, ce dernier exposant par ailleurs sa collection de marionnettes dans le hall du théâtre du 1er au 4 décembre (les 9 et 10 déc). Le 29 nov, Beyrouth Adrénaline livrera la vision de Hala Ghosn, jeune auteur-metteur en scène sur la guerre civile qui s’est déroulée dans son pays d’origine, le Liban. Ici pas de décryptage, mais plutôt une vision éclatée de la guerre au travers d’une famille qui tente de se retrouver, entre Paris, pour ceux qui ont de la 19 Dom Juan Pascal Gely Agence Bernand chance, et le Liban, pour ceux qui y habitent ; et y vivent, malgré les décalages, malgré l’absurdité des situations. D.M. Théâtre de Fos 04 42 11 01 99 www.scenesetcines.fr Di qualita ! b L’Opéra éclaté, compagnie nationale de théâtre lyrique et musical a fait grande impression lors de la représentation d’Un Barbier de Séville à l’Olivier le 21 octobre. Sous la direction artistique d’Olivier Desbordes, qui signe la mise en scène, les acteurschanteurs s’en donnent à cœur joie. Du texte de Beaumarchais sont extraits de savoureux passages que les comédiens jouent en français, agrémentés des airs de l’opéra de Rossini, chantés en italien. Légèrement en retrait, un petit orchestre de six musiciens soutient le tout. Dans le décor imposant d’une maison dont on ne voit que les six fenêtres, les comédiens passent allégrement du chanté au parlé, tous très convaincants, portés par une mise en scène dynamique et par moments très drôle, Olivier Desbordes s’approchant souvent de la comédia dell’arte. Mêler l’opéra et le théâtre offre à tous une excellente occasion de se familiariser avec le genre lyrique. D.M. À venir à l’Olivier Le jeune public sera choyé en cette fin d’année, à commencer par un spectacle librement inspiré de l’œuvre de Perrault, Peau d’Âne. La cie Hippolyte a mal au cœur reprend les grandes lignes du conte Un Barbier de Seville Nelly Blaya (fuyant son père amoureux, la fille du roi s’enfuit cachée sous une peau d’âne), pour se recentrer sur cette peau, symbole d’une mue d’où sortiraient les jeunes filles qui deviennent femmes. Seule dans ma peau d’âne (le 28 nov) fait exploser les carapaces pour laisser perler douceur et émotion. Dans Le cheval de bleu (le 2 déc), il était une fois une petite fille, qui perdait toujours tout, et son grandpère, qui trouvait toujours tout. Surtout des histoires, des histoires de chevaux, sa passion, avec l’évocation du cheval de bleu dans chacune. Et puis un jour, la petite fille a perdu son grand-père. Mais pas ses histoires, ni la poésie qui enrobe tout et fait revivre tous les grands-pères et leurs histoires. Pour les plus grands, enfin, il sera question de passion espagnole avec Yerma, de Federico Garcia Lorca, mis en scène par le compositeur toulousain Vicente Pradal avec des comédiens de La Comédie Française, deux musiciens et une chanteuse. Entre références au flamenco et chants populaires, la tragédie prendra forme jusqu’au drame final (le 10 déc). L’Olivier (Istres) 04 42 56 48 48 www.scenesetcines.fr



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 1Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 2-3Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 4-5Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 6-7Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 8-9Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 10-11Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 12-13Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 14-15Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 16-17Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 18-19Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 20-21Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 22-23Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 24-25Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 26-27Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 28-29Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 30-31Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 32-33Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 34-35Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 36-37Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 38-39Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 40-41Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 42-43Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 44-45Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 46-47Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 48-49Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 50-51Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 52-53Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 54-55Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 56-57Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 58-59Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 60-61Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 62-63Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 64-65Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 66-67Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 68-69Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 70-71Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 72-73Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 74-75Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 76-77Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 78-79Zibeline numéro 13 novembre 2008 Page 80